21/04/2007

Syndicalisme

Le droit de grève mis à mal !

 

De plus en plus, les critiques fusent parmi nos dirigeants, tant patronaux que gouvernementaux et aussi certains médias, pour dénoncer cette « atteinte au droit du travail » qu’est la grève. C’est inadmissible ! Pourquoi ?

 

On se plaint que le courrier n’est pas distribué lorsque les facteurs sont en grève, les causes peuvent être leurs revendications non suivies par le patron ; (par exemple : « géoroute », planification informatisée de distribution du courrier, fait des ravages ; les bureaux de poste ferment les un après les autres, les cadences deviennent infernales dans les centres de tri ; la poste de proximité a pratiquement disparu). Instaurer un service minimum mettrait la pagaille dans cette entreprise où chaque postier est interactif !

Et si les trains ne roulent plus, par exemple parce que les accompagnateurs font grève, en cause les négociations n’aboutissent pas entre les cheminots et leurs patrons (un exemple : les agressions deviennent de plus en plus fréquentes, deux la semaine dernière, quatre rien que pour le week-end dernier, çà suffit !). Là aussi sont cités les navetteurs pris en otage, les travailleurs et les étudiants. Le service minimum n’assurerait pas assez de matériel roulant pour les navetteurs, ce serait là aussi la pagaille, c’est irréalisable ! Même chose pour les autres sociétés de transport (la STIB, les TEC, DE LIJN,…).

Les hôpitaux sont un cas à part, étant donné que les malades doivent absolument toujours être suivis, est-ce pour autant que le personnel hospitalier ne puisse bénéficier d’aucun droit de protestation ?

Quand aux établissements pénitentiaires, si une grève survient, on effectue le remplacement des gardiens de prison par les forces de l’ordre en « intérim » ; déforçant la sécurité des citoyens ; mais est-ce pour autant que le droit de grève des gardiens doit être remis en question ?

 

En France, Sarkozy préconise l’instauration d’un service minimum pour soi-disant ne pas pénaliser les usagers à ces services ; mais « lorsque le vent souffle en France les volets claquent en Belgique », c’est bien connu ; chez nous certains candidats aux futures élections parlementaires proposent la même chose pour leur programme, André Antoine (CDH) et Willy Borsus sont de ceux-là ; Daniel Bacquelaine (MR) a également travaillé sur un texte en proposition à la chambre depuis 2003.

 

Et pour conclure.

 

Diminuer les effets des grèves, c’est leur ôter un moyen majeur de défense aux travailleurs. Leurs droits et leur liberté s’en trouveraient diminués. Le patronat aurait dès lors toujours la part belle pour imposer ses exigences ; et c’est inadmissible !

La grève est un moyen de pression universellement reconnu, et il n’est pas question d’ôter ce droit au travailleur ! Les partisans du véritable socialisme, tout comme les syndicats, s’opposent à tout service minimum, qui vide le droit de grève de son sens.

 

 

Alex Pozetti

12:24 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Vie sociale | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syndicat, droits, societe, exploitation, poste, sncb, patronat, greves |  Facebook |

Commentaires

IL FAUT RESTER REALISTE Le droit de greve doit rester, mais débrayer pour tout et pour rien est nuisible à la société. Ces derniers temps beaucoup se mettent en grève pour des betises, a force d'augmenter les jours de grève pour tout et rien, il y aura encore plus de fermeture d'entreprise, plus de privatisation!!! Il faut un cadre social, mais juste!!!!
Des idées d'un autre temps!

Écrit par : LAURENT | 22/04/2007

Juste, mais ... Il faut parfois se mettre à la place des grèvistes pour se rendre compte du désarroi qui conduit à pareille extrêmité!
La grève est certes un moyen de pression qu'il faut utiliser de manière parcimonieuse et en dernier recours; mais la perte financière provoquée par un arrêt de travail est assez conséquente et n'incite aucun travailleur à en arriver là. Actuellement il faut réellement qu'ils soient "à bout" pour user de ce moyen de pression.
Il est clair aussi que les syndicats privilégient le dialogue, la concertation plutôt que la grève, mais actuellement (et surtout dans les services publics) les représentants patronaux désertent leurs responsabilités ou se renvoient la balle l'un l'autre, de sorte qu'aucun problème ne se résout facilement; et c'est bien là une des causes majeures de pas mal d'arrêts de travail.

Écrit par : Alex | 22/04/2007

Chacun ses opinions Le communisme est mort, mais c'est bien de défendre ses opinions

Écrit par : Laurent | 06/06/2007

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