30/08/2007

Pauvre PS, tu n'as plus de socialisme que le nom!

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De François F., Liège, le 30 août 2007 : 

Bonjour, 

Voici la lettre ouverte que j'ai écrite ce matin à Demotte. Elle est publiée sur le bog de sud presse, sur rtl info et sur mon blog perso. Je l'ai aussi envoyée à 5 quotidiens francophones. 

Lien RTL info : http://www.rtlinfo.be/news/article/28311/0/?#BLOC_show_co...

Lien Sud presse : http://blog.sudpresse.be/redaction/2007/08/29/3785/#comme...

Blog perso : http://lesgensdabord.skynetblogs.be/ 

"Lettre ouverte à M Demotte", 

Cher M. le ministre-président, 

A la question "C'est du libéralisme, ça?" vous répondez "Je suis un socialiste moderne".

J'y vois un superbe aveu de la position actuelle du PS : abandon des travailleurs au profit du grand capital. Je ne vois dans votre pacte aucunes mesures d'améliorations pour ceux qui travaillent et qui contribuent à la sueur de leur front à enrichir vos camarades capitalistes.

Vous êtes pour limiter le droit de grève alors que votre propre parti à construit toute sa puissance, dans le passé, sur le combat des travailleurs "grévistes". Un peu d'histoire : Savez-vous combien de travailleurs belges (à ce moment-là nous étions encore unis) sont morts dans les rues et au piquet de grève pour arracher les acquis sociaux et de démocratie qui ont fait de vous un ministre-président?

La grève, M. Le ministre, est le garant ultime des libertés. Savez-vous que la première chose interdite par Hitler et Mussolini fut justement la grève. Depuis 1973, date du 1er choc pétrolier, date à laquelle il y avait 80000 chômeurs, les travailleurs ont subis mesures d'austérité sur mesures d'austérité et le résultat est que nous avons maintenant 600.000 chômeurs et 13 % des belges vivent sous le seuil de pauvreté.

Il est clair que "se serrer la ceinture" ne concerne que ceux qui alimentent le gâteau de la richesse et non ceux qui le mangent. Le leitmotiv actuel est "des riches toujours plus riches et des pauvres toujours plus pauvres". A la force de diminuer le pouvoir d'achat des travailleurs, il viendra le moment où nous ne pourrons plus acheter les biens produits et ce sera la crise profonde avec les pires conséquences pour les travailleurs. A terme cette politique n'est plus tenable. Nous, les travailleurs, nous savions depuis longtemps que les libéraux favorisaient le grand capital et maintenant, nous savons que les socialistes aussi. Toucher au droit de grève, quelque soit sa forme, est une atteinte profonde aux libertés démocratiques et un oubli inacceptable aux générations de travailleurs qui se sont battus pour les acquérir. Je suis sûr qu'ils doivent se retourner dans leurs tombes. Il y a cent ans, les travailleurs n'avaient aucuns droits, avec vous, nous sommes sur le chemin pour perdre ce qui nous restent d'acquis sociaux et démocratiques.

"Qui ne connaît l'histoire est appelé à la revivre". Et si vous pensiez aux gens d’abord, avant le profit …" 

Avec mes amitiés combatives,François

François F. 


Au cas où vous auriez des difficultés à accéder à l'interview de Demotte, cliquez sur http://www.archive-host2.com/membres/up/1469707911/Demott...


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27/08/2007

Flexicurité; Cuba - EM n°79

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"Moderniser le droit du travail pour relever les défis du 21ème siècle."
C'est sous ce titre éloquent que la commission européenne a publié un livre vert à la fin de l'année 2006. C'était le baptême officiel du modèle de flexicurité.Derrière ce nouveau concept, selon Jo Cottenier, se cache une véritable atteinte au droit du travail. Au nom de la flexibilité, il est prévu de démanteler une bonne partie de ce qui protégeait le travailleur du licenciement abusif. En matière de sécurité d'emploi, plus rien ne sera garanti, sauf la promesse d'aider le travailleur qui a perdu son emploi à en trouver un autre.En Allemagne, les réformes Hartz sont un avant-goût de ce qui attend les autres pays européens en matière de mesures pour encourager la flexicurité, explique le Dr Erich Meuerer.La manière dont les atteintes aux acquis sociaux ont été abordées au Luxembourg est détaillée par Ali Ruckert.

Quel est le secret de cinquante ans d'opposition fructueuse aux tentatives des Etats-Unis pour rétablir à Cuba les conditions de "capitalisme casino" d'avant 1959? Eugenio Suarez Pérez explique comment le parti communiste Cubain œuvre continuellement au renforcement de ses liens avec les masses. Une expérience dont peuvent s'inspirer tous les partis communistes du monde.

Un parti communiste pour répondre aux défis du 21ème siècle, c'est le sujet de la résolution générale du séminaire communiste international de Bruxelles de mai 2007, résolution approuvée, au moment de la clôture de ce numéro, par 49 partis et organisations communistes.

Pour commander ce N° d'études Marxistes:www.marx.be è Etudes Marxistes è Vente è Commander.

24/08/2007

Deux textes récents de Fidel Castro.

fidel
Fidel  Castro;

Réflexions sur de dures mais évidentes réalités;

Cliquez sur ces lignes pour accéder au texte complet.

Cuba, le 3 août 2007


Notre rôle est-il de produire de l'énergie bon marché pour les pays riches?

Cliquez sur ces lignes pour accéder au texte complet.

Cuba, le 14 mai 2007

21/08/2007

François F., un Camarade au coeur bien à gauche.

Cliquez sur le texte:

Accédez au blog de François F. en cliquant sur ces phrases.
Si vous êtes d’accord avec ce qui est dit ;

 Alors faites-lui un commentaire de soutien, dans la catégorie "chat" ; Pour que nous ayons le plaisir d’encore le lire.

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La privatisation du bien commun - 1

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La privatisation du bien commun - 2

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La privatisation du bien commun - 3

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La privatisation du bien commun - 4

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La privatisation du bien commun - 5

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La privatisation du bien commun - 6

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La privatisation du bien commun - 7

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19/08/2007

Conséquences des augmentations des prix de l'énergie.

La hausse des prix du gaz, ou de l'électricité; aura des répercussions sur tout le reste des produits de consommation courante et de première nécessité qui dépendent, directement ou indirectement, du prix à la fourniture de ces énergies.

Le pain, par exemple, qu'on nous dit qu'il va augmenter pour atteindre les 2,00€ pour le pain de 800gr, est dû à une pénurie de blé, mais aussi et surtout à la hausse progressive des produits pétroliers. Hé oui, il faut bien le cuire, ce pain, acheminer les matières premières vers les boulangers puis transporter le produits finis à leur destination-point de vente.

Il est donc très prévisible que tout ce qui dépend des énergies autres que pétrolières augmenteront également; et qui trinquera encore? Devinez!

Notre pouvoir d'achat n'en a pas fini de fondre comme neige au soleil, amenant une régression sociale grandissante, créant son lot de gens démunis; la pauvreté ne va aller qu'en grandissant, la classe moyenne est appelée à disparaître à terme pour laisser la place aux deux catégories des ultra-riches, et les autres, nous! Saviez-vous que 2% de la population planétaire détient 50% de la richesse mondiale?

Lisez aussi l'article précédent sur les augmentations d'Electrabel.

 

00:58 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Economie-politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : exploitation, capitalisme, pauvrete, precarisation, energie |  Facebook |

Hausse des prix pratiqués par Electrabel

 Il n’est jamais trop tard: à son tour, la CNE dénonce les tarifs d’ELECTRABEL ...  

La marchandisation, le libéralisme, la libre concurrence, l’économie de marché: les "bienfaits" du réformisme, de l’opportunisme, de l'intégration au capitalisme et à l’Euro-dictature des multinationales, à l’exploitation de l'homme par l’homme ..., y compris sur le plan syndical:

Roger Romain  

 

La CNE nous informe que : "La libéralisation du secteur du Gaz et de l'Electricité va apporter des baisses de prix pour les particuliers et les entreprises. "  Voilà le credo de la Commission européenne pour justifier la privatisation de ce secteur.  Aujourd'hui, nous savons qu'il n'en est rien. Au contraire, nous constatons les dégâts de 3 ans de libéralisation en Flandre:

   -+ augmentation des tarifs,

   -+ augmentation des prix du raccordement,

   -+ augmentation du nombre de compteurs limités (appelés compteurs à budget) ; ce qui prouve une précarisation accrue des ménages.

   Depuis le 1er janvier 2007, la Wallonie et Bruxelles sont à leur tour dans la tourmente libérale et Electrabel a décidé de frapper fort. Le gaz va augmenter de 13 à 20 % en septembre prochain pour les particuliers et l'électricité va aussi augmenter pour les entreprises.  Vous devez savoir qu'Electrabel appartient à la société multinationale Suez, que celle-ci veut, avec l'aide de la droite française, mettre la main sur GDF (Gaz de France) afin d'augmenter son pouvoir sur le secteur de l'énergie. Pour ce faire, Suez a besoin de beaucoup de moyens financiers et a fait acheter par sa filiale belge (Electrabel) son autre filiale belge (Tractebel) pour la somme de 20 milliards d'euros.  Electrabel qui réalise déjà de gros bénéfices n'a pas assez de" liquide" pour réaliser l'opération et doit donc emprunter une partie de l'investissement.

Electrabel a donc décidé de taxer le consommateur belge afin de financer les décisions hégémoniques de sa maison mère.  La CNE trouve cela révoltant et interpelle les décideurs politiques qui ont tant vanté les bienfaits de cette libéralisation. La CNE interpelle aussi les organismes de contrôle nationaux et régionaux du secteur, les associations de consommateurs, ainsi que les confédérations syndicales afin qu'ils organisent la résistance et la mobilisation pour le droit de se chauffer et de s'éclairer à des prix accessibles et raisonnables.  L'accès à l'énergie indispensable à une vie digne et décente doit devenir un droit garanti par les pouvoirs publics. 

00:36 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Economie-politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : exploitation, capitalisme, profit, escroquerie, liberalisme |  Facebook |

15/08/2007

Manif de Lille cheminots, service minimum et droit de grève

Article complet concernant la manifestation des cheminots à Lille le 31 juillet dernier en rapport avec le droit de grève.

00:04 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Vie sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syndicalisme, greve, cheminots, manifestations |  Facebook |

13/08/2007

Là où nous nous dirigeons!

……Vers la famine et la pauvreté?
Le peuple crevant de faim n’a plus les moyens de se payer à manger, ne sait plus se chauffer convenablement en hiver, ne sait plus se soigner correctement faute des coûts médicaux élevés et les plus démunis ne savent même plus se loger; une affabulation ….. ou bientôt la triste vérité ?

Les prix du pain, du lait, des pâtes, de la viande, du gaz, des produits pétroliers et bien d’autres encore sont en nette augmentation ces derniers temps, pourquoi ?
Notre société est basée sur une économie à politique dite "capitaliste", et donc très tributaire des marchés, tant nationaux qu'internationaux, ce qui fait qu'un déséquilibre provoqué de l'autre côté de la planète se répercutera immanquablement sur notre économie; c'est d'ailleurs dans cette optique que l'on a justifié les augmentations de produits pétroliers durant cet été par les départs en vacances massifs des Américains, entre-autre; mais aussi cette économie capitaliste dépend des capitaux investis en bourse et donc de leur fluctuation; car même ce que nous avons dans notre assiette tous le jours, quoique l'on dise ou que l'on en pense, dépend indirectement du bon vouloir des riches bourgeois investisseurs qui se "sucrent" sur notre dos!

Pour en savoir plus, cliquez ici!

12/08/2007

Droit de grève

Allemagne - Le droit de grève provisoirement supprimé pour les cheminots

En conflit avec la direction depuis plus d'un mois à propos des salaires, le syndicat allemand des conducteurs de trains avait prévu une grève générale pour le 9 août. Un tribunal de Nuremberg l'a interdite. (Alice Bernard)

Et ce n'est pas mieux en France ; mais la Belgique est simplement retardée par la formation chaotique du prochain gouvernement. Les travailleurs sont progressivement muselés, par les atteintes sur le droit de grève, qui est un droit légal internationalement reconnu. Les patrons vont pouvoir faire tout ce qu'ils veulent et exploiter les salariés à leur guise. La vague libérale submergeant l'entièreté de l'Europe n'a pas fini de créer des remous et surtout l'engloutissement des acquis sociaux durement obtenus (parfois dans le sang) par nos grands-parents ! (Alex Pozetti)

……….La suite……..

06/08/2007

Un rapprochement PCB-PTB? ....Rien d'utopique, selon le PTB....

Pour Marcel Baiwir (1917-2007)

 

Cliquez sur le texte pour en savoir plus :

Marcel Baiwir était attaché à son parti. Mais il était aussi un grand partisan de l'unité des communistes et notamment d'un rapprochement entre le PC et le PTB, condition à ses yeux de la sauvegarde d'un parti véritablement communiste. Il fallait pour cela dépasser les divergences du passé, disait-il.

20:23 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : socialisme, communisme, unite, politique |  Facebook |

05/08/2007

A propos de Staline

Staline !

 

Qui était cet homme ?

 

(de Youri Yémélianov):

 

.....Maintenant 15 ans après la chute du socialisme en Europe la grande majorité des peuples des anciens pays socialistes ont pris conscience des maux du capitalisme et en conséquence la nostalgie massive des avantages perdus du socialisme se développe. Il fait que les actuels dirigeants capitalistes de la Russie et des autres anciens pays socialistes renouvellent leurs efforts de propagande antisocialistes et anticommunistes.....

.....Cependant, les expériences des 15 dernières années ont rendu beaucoup de personnes en Russie plus méfiantes de la propagande officielle. Malgré la forte pression des autorités, des musées et des monuments consacrés à Staline sont apparus dans une ville après l'autre partout en Russie. De plus en plus, les auteurs écrivent des articles et des livres dans lesquels ils réfutent le mensonge officiel du passé soviétique et rendent hommage à Staline.....

 

Qu’en pense t’on maintenant là-bas ?

 

A-t’il commit tous les crimes dont l’accuse le révisionnisme capitaliste ?

 

Allez voir sur :

 

 http://www.revolutionarydemocracy.org/French/staltruth.htm

 

10:52 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Médiamensonges | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : revisionnisme, staline, communisme, urss, socialisme |  Facebook |

Question de moyens!

Le salaire de la misère et le salaire de la honte !

 

Il n’y a pas si longtemps encore, un copain, on va l’appeler Maheux (allusion au personnage, père d’une grande famille et mineur, dans le roman ‘Germinal’ d’Emile Zola), me faisait part de son désarroi face à son licenciement de chez X-Y, son salaire moyen de 1.350€ net/mois(*) lui permettait de vivre décemment car sa jeune épouse ajoutait ses 300€ et des poussières d’allocations de chômage, leurs deux jeunes bambins ne crevaient pas de faim (il y avait les alloc. Familiales aussi); mais restructuration oblige, la loi du marché, de l’offre et de la demande ; bon ben …faut faire avec, C4, puis les 800€(*) et quelques qu’il percevait alors au chômage suffisaient à peine pour vivre raisonnablement, mais la zizanie s’installa dans le couple qui finit par divorcer, la vente de la voiture ne suffisant plus à payer les pensions réclamées ni à rembourser les différents prêts en cours, n’ayant plus de famille, Maheux se retrouva à la rue, les petits boulots « en noir » ne suffisant pas à ses besoins, ceux de sa tendre divorcée et de ses petits, en ont fait …un clodo de plus (oh pardon ; on dit un S.D.F. actuellement, encore une hypocrisie de notre époque) ! Et pourtant ; ….

 

…. Pourtant nos patrons et directeurs d’entreprises Belges, privées ou publiques, se plaignent de ne pas gagner assez ; en cause, le salaire de leurs homologues voisins plus ou moins plus lointains percevant un salaire allant parfois jusqu’à 20 ou 30 fois (aux USA) l’équivalant au leur, les chiffres sont pourtant là (**):

 

Albert Frère (GBL) : ……………………………….. 2,032 millions €/an = +/- 170.000 €/mois

Jean-Paul Votron (Fortis) : ………………………. 2,735 millions €/an = +/- 227.800 €/mois

Pierre-Olivier Beckers (Delhaize) : ……………... 2,220 millions €/an = +/- 185.000 €/mois

Didier Bellens (Belgacom) : ……………………..  2,195 millions €/an = +/- 183.000 €/mois

Roch Doliveux (UCB) : …………………………..... 1,846 millions €/an = +/- 154.000 €/mois

Axel Miller (Dexia) : ……………………………..... 1,500 millions €/an = +/- 125.000 €/mois

Johnny Thys (Poste) : ……………………………… 820.000 €/an = +/- 68.350 €/mois (base)

M. Descheemaecker (SNCB) : …………………… 210.000 €/an = +/-  17.500 €/mois (base)

Paul Buysse (Beckaert) : …………………………... 208.800€/an = +/- 17.400 €/mois (base)

(Sources : Trends-tendances, RTBF, DH)

 

Après tout il est bien vrai qu’aux USA, ….. :

 

Howard Solomon (Forest labs) : …………… 43 millions €/an = +/- 3,580 millions €/mois

W. W. McGuire (United health grp) : ……… 46 millions €/an = +/- 3,808 millions €/mois

R. D. Fuld (Lehman Br. Holdings) : ………. 57,8 millions €/an = +/- 4,817 millions €/mois

Richard D. Fairbank (capital financ.) : ……… 69 millions €/an = +/- 5,75 millions €/mois

Lawrence J. Ellison (Oracle) : …………... 133,7 millions €/an = +/- 11,142 millions €/mois

(Sources : Trends-tendances)

 

Pôôôvre Maheux, si tu savais ! Zola peut bien se retourner dans sa tombe, son « Germinal » pourrait être réécrit ! Même les misérables de Victor Hugo peuvent revendiquer leur place dans notre société !

On pourrait s’exclamer aussi du fait, dans ces lignes et les autres textes, même ceux de mes camarades sur leurs sites ou leurs blogs, ne font que relater, constater, sans toutefois apporter de solutions concrètes au problème ; pourtant il n’existe pas 36 moyens pour régler cela. Il existe bien des scandales de-ci-delà un peu partout dans le monde, dévoilant ces salaires mirobolants, la fausse-solution des différents gouvernements à la solde de ces pontes sera de leur faire cacher un peu mieux leurs revenus aux yeux de tous sans pour autant en diminuer le contenu ; et pourtant, les plus nantis s’accaparant de plus en plus les richesses, les moyens de production, creusant encore plus le fossé séparant la classe dominante patronale et celle du dominé dont le pouvoir d’achat diminue toujours ; l’équilibre de ces mêmes richesses, le partage des biens, la mise à niveau de notre société est plus que nécessaire, le communisme, le socialisme Marxiste-léniniste EST la solution !!

 

(*) Revenu tout relatif, puisque la qualité de vie se juge non pas sur ce que l’on perçoit, mais plutôt sur le pouvoir d’achat, qui lui, est très très bas pour un salaire pareil, et qui diminue d’années en années pour cette catégorie ; contrairement à celui des plus gros salaires, qui lui, augmente sans cesse de manière exponentielle! Un salaire doit être en effet amputé des taxes, prêts divers, charge nécessaires pour vivre, etc.… ; il reste des clopinettes (quand il en reste !).

 

(**) Revenus moyens cités sans tenir compte des « à-côtés », le total étant constitué de :

-          Rémunération fixe (compris dans les chiffres cités) ;

-          Salaire variable (estimation comprise dans les chiffres cités) ;

-          Stock-options (non-compris dans les chiffres cités, pour certains)

-          Parachutes dorés (non-compris dans les chiffres cités, consistant en des primes de départs, etc.., équivalent généralement à plusieurs années de traitement)

-          Avantages en nature (voitures, cartes de crédit, bonus divers, etc…)

 

Alex

02/08/2007

De Ludo Martens ....

Le socialisme doit se défendre

Dans le Manifeste du Parti communiste, Marx décrit la lutte des classes comme le moteur de l’évolution sociale. Deux ans plus tard, il aura cette formule : « Les révolutions sont les locomotives de l’histoire. »

Dans les pages consacrées au « socialisme bourgeois et petit-bourgeois », Marx et Engels se moquent de tous ceux qui imaginent des « remèdes aux anomalies sociales » en se plaçant en dehors de la lutte des classes.

Ces mêmes socialistes petit-bourgeois nous tiennent aujourd’hui le discours suivant : « Votre critique contre la bourgeoisie est pertinente, mais la bourgeoisie a raison dans ses critiques contre le communisme. Tous les morts sont à regretter, qu’ils aient perdu la vie à cause de l’impérialisme ou du communisme. »

Ce raisonnement, nous l’avons souvent entendu en juin 1989, lorsque le gouvernement chinois a réprimé l’émeute contre-révolutionnaire à Beijing. Nous avons argumenté que la restauration du capitalisme dans un pays d’un milliard cent millions d’hommes, un pays aux équilibres précaires, condamnerait des centaines de milliers de gens à la mort. L’argument a été couvert par les hurlements d’Amnesty International et autres défenseurs des « droits de l’impérialisme ».

Or, en février 1998, je lis un article d’un éminent spécialiste hollandais de la Chine, adversaire notoire du communisme, dans lequel il avoue aujourd’hui que « le tournant que la Chine a pris en 1989 n’a pas été mauvais pour le pays ». Si les réformes de Zhao Ziyang avaient été poursuivies, « il est probable que la Chine aurait connu une longue régression sociale comme l’Union soviétique. (…) Il y a beaucoup de chances que la Chine aurait connu une implosion politique comme l’URSS. (…) Deng Xiaoping a évoqué un jour le scénario apocalyptique de cent millions de réfugiés chinois qui déstabiliseraient plusieurs régions du monde. »

Nous revendiquons le droit du socialisme à se défendre face à un ennemi qui ne recule devant aucun acte de barbarie. La Chine avait le devoir de réprimer l’émeute contre-révolutionnaire. Marx a justifié la violence de la Commune de Paris contre ses ennemis et Engels reprochait à la Commune « de ne pas s’être servie assez largement de l’autorité du peuple en armes face aux bourgeois ».

En juin 1989, le Parti communiste chinois a sauvé la vie de centaines de milliers de Chinois qui auraient péri en cas de désordre et de chaos généralisés. L’incident qui fit trois à six cents victimes peut être regretté, mais n’a guère d’importance, si ce n’est celle qu’il tire de la monstrueuse campagne anticommuniste que l’ensemble du monde impérialiste a organisée. Quelques semaines avant les événements de Beijing, des manifestations de masse contre les plans du FMI étaient réprimées au Venezuela. Il y a eu quatre mille morts, mentionnés en cinq lignes par des journaux qui, peu après, ont titré en première page : « Devenu fou, le pouvoir communiste a forcé l’armée à massacrer une foule sans défense. »

Du même point de vue, les communistes revendiquent la violence révolutionnaire par laquelle le Parti bolchevik de Staline a vaincu la contre-révolution. Prenons seulement l’exemple de l’épuration des années 1937-1938. Le Parti bolchevik a estimé de façon réaliste la barbarie monstrueuse qui s’abattrait sur le peuple soviétique dès le début de l’agression nazie. Il fallait exterminer la cinquième colonne et les contre-révolutionnaires qui se mettraient inévitablement au service des « libérateurs ». C’était le devoir de Staline devant le peuple soviétique et devant l’humanité.

L’épuration était inévitablement une affaire extrêmement compliquée. Dès janvier 1938, Staline indiquait qu’il y avait des saboteurs et des agents doubles qui lançaient de fausses accusations et exécutaient des communistes loyaux.

Malgré toutes les difficultés, l’épuration a atteint ses buts.

Pendant la première année de la guerre, l’Union soviétique a souvent été à deux doigts de la défaite. Que se serait-il passé si des dizaines de milliers de contre-révolutionnaires avaient pu se mettre au service des nazis pour donner la chasse aux bolcheviks, organisateurs de la résistance ? Si des traîtres au sein de l’armée avaient capitulé et étaient passés à l’ennemi ?

La bourgeoisie française et belge prétend que l’épuration était « criminelle ». Nous la comprenons parfaitement. Cette bourgeoisie est presque passée en bloc dans la collaboration. Elle nous assure que Boukharine, Zinoviev et d’autres condamnés à mort des procès de Moscou étaient de « bons communistes ». Le président du Parti socialiste belge, Henri De Man, était bien tout autant un bon socialiste. Pourtant, il est passé avec armes et bagages chez les hitlériens ! La bourgeoisie nous assure que le général Toukhatchevski, fusillé en 1937, était un patriote. Le général Pétain, héros de la France, ne l’était pas moins. Mais il est bien devenu le chef de la collaboration nazie !

Sans l’épuration, l’Union soviétique n’aurait pas gagné la guerre. Comment estimer le nombre de communistes qui auraient été exterminés en cas de victoire nazie ? Comment estimer le nombre de morts qu’il aurait fallu pour libérer le pays de l’occupation, et cela à partir d’une situation où la grande majorité des cadres communistes auraient disparu ? En l’absence du soutien soviétique, quel aurait été le nombre de morts supplémentaires que la Chine et les pays de l’Europe de l’Est auraient dû compter pour se libérer du fascisme ?

Dans les siècles à venir, l’humanité enfin libérée de la barbarie impérialiste rendra l’hommage qu’ils méritent au grand Parti bolchevik et à Staline.

La nécessité de l’épuration a reçu aujourd’hui une nouvelle confirmation, après la victoire de la contre-révolution en Union soviétique. Ce sont exactement les tendances bourgeoises et petite-bourgeoises que Staline a combattues, qui ont pris le pouvoir avec Khrouchtchev. Elles ont eu besoin de trente ans pour détruire de l’intérieur la forteresse socialiste. Elles ont réalisé de l’intérieur ce qu’Hitler a essayé en vain de l’extérieur : restaurer le capitalisme et soumettre l’Union soviétique à la domination et au pillage impérialistes. Grâce à la « démocratie », la production industrielle russe a chuté de 60%, provoquant le chômage et la misère noire. La moitié de l’économie russe est maintenant aux mains de 5 700 organisations mafieuses. En cinq ans, de 1990 à 1994, la Russie a compté 1 700 000 morts supplémentaires par rapport aux années quatre-vingts. Un million sept cent mille morts, c’est le prix de la restauration capitaliste.

Extraits, Ludo Martens