04/01/2008

les pratiques douteuses du directeur général de l'IDEA.

De : Dr Jan Keijzer

Conseiller communal PTB+ à La Louvière


Communiqué de presse

Les pratiques douteuses du directeur général de l’Idea

Divers mandataires politiques liégeois ont été épinglés dans la presse, récemment, pour avoir cédé à leur propre SPRL leur siège d’administrateur dans certaines sociétés publiques. Ceci à des fins d’enrichissement personnel puisque leur rémunération est moins taxée en société qu’en personne physique. De plus, cela leur permet de contourner la règle qui limite le revenu total d’un mandataire public à une fois et demie le salaire d’un député.

Ce que la presse ne semble pas avoir dévoilé, c’est que cette pratique se rencontre également dans le Hainaut. Par exemple, en la personne de Jean-François Escarmelle, directeur général de l’intercommunale Idea. Ce proche d’Elio Di Rupo compte pas moins de 40 mandats (9 étant rémunérés), sans compter son emploi de chargé de cours à l’Université Mons-Hainaut. Parmi les mandats rémunérés, celui d’administrateur de la Socofe, un holding public qui fédère des intérêts communaux et intercommunaux wallons.

Les annexes du Moniteur (13-11-2007) ont publié cet extrait du procès-verbal du conseil d’administration de la Socofe tenu le 17 septembre 2007 : « Le conseil prend acte de la démission de leur mandat d’administrateur de Messieurs André Gilles au 01/06/2007 et Jean-François Escarmelle au 01/07/2007. Afin de pourvoir à leur remplacement, il désigne à titre provisoire la SPRL SGM représentée par Monsieur André Gilles et la SPRL Gestion-Innovation représentée par Monsieur Jean-François Escarmelle. » Ce P-V est signé par le président de la Socofe, Jean-Claude Marcourt, également ministre wallon de l’Economie.

La SPRL Gestion-Innovation a été constituée le 15 mai 2007 par Jean-François Escarmelle et ses deux fils. Elle a pour objet social, notamment, « la réalisation de prestation de gestion, d’administration, de management, pour compte de tiers. » Et aussi : « La gestion de son patrimoine mobilier et immobilier. » En clair, les rémunérations de la Socofe seront versées à cette SPRL à des conditions fiscales favorables et celle-ci pourra avec ces sommes acquérir des biens mobiliers et immobiliers et se transformer ainsi en société patrimoniale familiale (ce qui permettrait aussi, potentiellement, aux héritiers de Jean-François Escarmelle d’échapper aux droits de succession) .

Le PTB dénonce de telles pratiques. Le recours à l’ingénierie fiscale ne nous étonne plus trop lorsqu’il est le fait d’administrateurs de sociétés privées à la recherche du profit maximal. Il est, par contre, particulièrement choquant venant de mandataires qui gèrent les affaires publiques. Et a fortiori de socialistes qui prétendent défendre les intérêts du peuple.

Les mandataires du PTB vivent avec un salaire modeste et reversent intégralement leurs jetons de présence à leur parti. Moi-même, j’ai reversé l’intégralité des jetons de présence (plus de 900 euros jusqu’ à ce jour) perçus depuis mon élection au conseil communal de La Louvière. Nous pensons qu’on ne peut défendre réellement la population lorsque son revenu dépasse largement le revenu moyen.

18:55 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Economie-politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : profit, fiscalite, fraude, politique |  Facebook |

Commentaires

Il fallait longtemps nous montrer un directeur général qui n’aurait pas de pratiques douteuses dans son arsenal de l’influence publique. Quoi qu’il en soit on va tout de même espérer que la défense réelle de la population n’est pas tout à fait utopique.

Écrit par : Caitlin - Funny Emo Pictures | 10/04/2009

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