09/10/2009

LA LUTTE ECONOMIQUE ET POLITIQUE DE LA CLASSE OUVRIERE CONTRE L’EXPLOITATION CAPITALISTE

Le marxisme et la réalité montrent que bien loin de fonctionner au bénéfice de tous les membres de la société, le capitalisme sert de plus en plus les intérêts d’une poignée de milliardaires tandis qu’il est incapable d’assurer la satisfaction des besoins élémentaires des travailleurs.

Le capitalisme tend constamment à réaliser l’accumulation de la misère au pôle ouvrier de la société et l’accumulation de la richesse à l’autre pôle, du côté de la bourgeoisie.

Cela ne signifie pas que la paupérisation de la classe ouvrière soit une chose fatale et que les travailleurs doivent être obligatoirement un peu plus misérables chaque jour sans que la lutte ouvrière ne puisse rien pour y remédier !

Les salariés peuvent dans une certaine mesure arrêter la baisse des salaires, freiner le mouvement descendant du niveau de vie. La période du Front Populaire pendant laquelle la classe ouvrière française, grâce à la réalisation de son unité et au rassemblement autour d’elle des classes moyennes, a imposé au patronat d’importantes réformes sociales, en est un exemple probant : en 1936, la classe ouvrière a fait reculer la misère.

Mais depuis, la tendance à la paupérisation a repris le dessus : le niveau de vie des travailleurs s’est abaissé.

Cela souligne l’immense importance de l’unité de la classe ouvrière et de la lutte quotidienne, seules armes des prolétaires pour maintenir leur niveau de vie face aux empiètements du capital.

1) LA NECESSITE DE LA LUTTE ECONOMIQUE

a) La lutte économique est indispensable pour freiner le mouvement descendant du niveau de vie de la classe ouvrière, pour obtenir l’augmentation des salaires et de meilleures condtions de travail (retour aux 40 heures, etc.)

La vie montre qu’aucune loi sociale n’est jamais promulguée par l’Etat capitaliste, aucune amélioration n’est jamais consentie par les patrons sans la lutte unie de la classe ouvrière.

Toute conquête sociale est menacée par la bourgeoisie si elle n’est pas défendue par l’action ouvrière. Les atteintes portées par le pouvoir autoritaire aux conquêtes sociales montrent bien que celles-ci ne sont jamais acquises une fois pour toutes.

b) La lutte économique constitue, en outre, une école pour les travailleurs.

Elle prépare la classe ouvrière à des combats de plus grande envergure. Elle favorise le développement de la conscience de classe et de son unité de combat : elle aide à prendre conscien,ce de l’origine de classe des maux qui l’accablent, elle constitue une base importante de rassemblement de toutes les forces ouvrières contre les monopoles et leur instrument, le pouvoir personnel.

Aussi les communistes attachent-ils la plus grande importance à l’organisation des luttes économiques. Ils considèrent la défense des travailleurs, l’établissement de leurs revendications, l’organisation de leur union et de leur action pour les faire triompher, comme une tâche quotidienne impérieuse pour le Parti, pour chacune de ses cellules d’entreprises. Ils militent activement dans les syndicats et se préoccupent sans cesse de les renforcer et d’améliorer leur fonctionnement.

2 )NECESSITE DE LA LUTTE POLITIQUE

Les communistes considèrent qu’il n’est pas possible de s’en tenir à la lutte purement économique des ouvriers contre tel ou tel capitaliste, sans la relier à la lutte politique générale de la classe ouvrière contre la classe capitaliste.

a) La lutte politique contre le pouvoir des monopoles et pour ka conquête du pouvoir sur la bourgeoisie est nécessaire pour obtenir la libé »ration définitive de la classe ouvrière de l’exploitation et de l’oppression.

La lutte économique ne peut, par elle-même, soustraire le prolétariat à l’exploitation. Elle vise les effets du capitalisme (bas salaires, etc.) et non la cause fondamentale de la misère qui est le capitalisme lui-même.

C’est la raison pour laquelle les communistes, tout en organisant la lutte des travailleurs pour les revendications économiques, montrent aux prolétaires qu’ils ne peuvent améliorer radicalement leur sort dans ce régime. Pour supprimer définitivement l’exploitation, assurer le bonheur des travailleurs, il faut abolir le capitalisme, la propriété privée des moyens de production, et instaurer le socialisme qui seul apporte à tous une vie heureuse et cultivée.

b) La lutte politique est indispensable pour la réalisation des objectifs démocratiques immédiats de la classe ouvrière (paix en Algérie – désarmement – élimination du pouvoir personnel et rénovation de la démocratie).

Les victoires politiques de la classe ouvrière facilitent l’obtention de ses revendications économiques, l’amélioration de son niveau de vie.

La victoire du Front Populaire en 1936, a permis à la classe ouvrière d’importantes réformes sociales : augmentation des salaires, 40 heures, congés payés, etc. ; grâce à la victoire dans la lutte contre le fascisme hitlérien, après la guerre, elle a pu compléter ces conquêtes. La fin de la guerre d’Algérie, la réalisation des mesures de désarmement, facilitera l’obtention des revendications ouvrières (augmentation des salaires, abrogation des taxes de vie chère, etc.) La réalisation de la tâche capitale posée devant le mouvement ouvrier et démocratique à l’heure actuelle, la restauration et la rénovation de la démocratie, permettra un relèvement sensible du niveau de vie de la classe ouvrière ; la démocratie rénovée portera un coup à la toute puissance du capital : les richesses, fruit du labeur des travailleurs, ne seront plus accaparées par les trusts français et étrangers.

La tâche de la cellule d’entreprise ne peut donc pas se limiter aux questions économiques. Elle dirige et oriente la lutte des travailleurs contre le pouvoir personnel, pour la paix, les libertés, en tenant compte des conditions concrètes du lieu où elle rayonne.

CONCLUSION

La domination des monopoles aggrave à l’extrême l’exploitation des travailleurs.

Se battre contre l’exploitation et la surexploitation des travailleurs, contre la spoliation des masses laborieuses, c’est lutter contre l’épuisement et pour la vie normale du peuple, c’est lutter pour l’avenir de la France.

Pour que la classe ouvrière déploie largement ses forces, il est indispensable que le Parti, la cellule ripostent à l’offensive idéologique de la bourgeoisie, fassent la clarté sur la réalité de l’exploitation capitaliste, sur la communauté d’intérêts de tous les travailleurs, sur l’antagonisme fondamental qui les opposent au capital. Cette lutte est la condition première pour ouvrier des perspective à la classe ouvrière : elle lui montre que son salut réside dans la lutte contre les monopoles et leur politique et non dans la collaboration de classe ; elle est indispensable aux progrès de l’unité ouvrière, ainsi qu’à la réalisation de l’union de toutes forces démocratiques et nationales sur des bases justes. Elle est nécessaire pour faire comprendre aux ouvriers la nécessité de lutter pour en finir avec la domination du capital.

(Source: Gauche Communiste.net)

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