30/06/2010

Après les pièges à l'emploi, les pièges aux congés

(Extrait de "LALIBRE.BE") 29/06/2010.


pict_242079Le patronat belge constate que pour un salaire médian de 2.500 euros brut par mois, le travail à 4/5ème temps ne représente quasiment aucune différence en terme de salaire net.

Après les pièges à l'emploi, par lesquels une certaine partie de la population active est encouragée à ne pas travailler, ce sont les "pièges aux congés" qui menacent, avertit la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) dans son Livret statistique publié mardi. Ainsi, le patronat belge constate que pour un salaire médian de 2.500 euros brut par mois, le travail à 4/5ème temps ne représente quasiment aucune différence en terme de salaire net. Un 4/5ème ajouté à un congé parental et à une prime attribuée par la Flandre ne représente en effet qu'une perte salariale de 1 à 4 pc. Et un 4/5ème ajouté à un crédit-temps fait baisser le salaire net de 5 à 7 pc.

"Pour pas mal de parents célibataires ou cohabitants, le travail à temps partiel est presque aussi lucratif que le travail à temps plein. Et si l'on tient compte du coût de la garde des enfants, le système du 4/5ème apparaît encore plus attrayant", écrit notamment la FEB dans son Livret.

"Mais budgétairement (750 millions d'euros en 2009) et d'un point de vue organisationnel, les limites ont été atteintes. Avec les déficits de plus en plus importants de la sécurité sociale, on peut se demander si le travail à temps partiel peut encore être soutenu financièrement", précise la fédération patronale.

06:53 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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