03/12/2007

Belgique: Enfer ou Paradis fiscal ?

Belgique:

Enfer ou Paradis fiscal ?

Première partie (+/- 12 min., cliquez sur >, puis "zoom").

Deuxième partie (+/- 12 min.)

Troisième partie (+/- 11 min.)

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27/08/2007

Flexicurité; Cuba - EM n°79

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"Moderniser le droit du travail pour relever les défis du 21ème siècle."
C'est sous ce titre éloquent que la commission européenne a publié un livre vert à la fin de l'année 2006. C'était le baptême officiel du modèle de flexicurité.Derrière ce nouveau concept, selon Jo Cottenier, se cache une véritable atteinte au droit du travail. Au nom de la flexibilité, il est prévu de démanteler une bonne partie de ce qui protégeait le travailleur du licenciement abusif. En matière de sécurité d'emploi, plus rien ne sera garanti, sauf la promesse d'aider le travailleur qui a perdu son emploi à en trouver un autre.En Allemagne, les réformes Hartz sont un avant-goût de ce qui attend les autres pays européens en matière de mesures pour encourager la flexicurité, explique le Dr Erich Meuerer.La manière dont les atteintes aux acquis sociaux ont été abordées au Luxembourg est détaillée par Ali Ruckert.

Quel est le secret de cinquante ans d'opposition fructueuse aux tentatives des Etats-Unis pour rétablir à Cuba les conditions de "capitalisme casino" d'avant 1959? Eugenio Suarez Pérez explique comment le parti communiste Cubain œuvre continuellement au renforcement de ses liens avec les masses. Une expérience dont peuvent s'inspirer tous les partis communistes du monde.

Un parti communiste pour répondre aux défis du 21ème siècle, c'est le sujet de la résolution générale du séminaire communiste international de Bruxelles de mai 2007, résolution approuvée, au moment de la clôture de ce numéro, par 49 partis et organisations communistes.

Pour commander ce N° d'études Marxistes:www.marx.be è Etudes Marxistes è Vente è Commander.

24/08/2007

Deux textes récents de Fidel Castro.

fidel
Fidel  Castro;

Réflexions sur de dures mais évidentes réalités;

Cliquez sur ces lignes pour accéder au texte complet.

Cuba, le 3 août 2007


Notre rôle est-il de produire de l'énergie bon marché pour les pays riches?

Cliquez sur ces lignes pour accéder au texte complet.

Cuba, le 14 mai 2007

19/08/2007

Conséquences des augmentations des prix de l'énergie.

La hausse des prix du gaz, ou de l'électricité; aura des répercussions sur tout le reste des produits de consommation courante et de première nécessité qui dépendent, directement ou indirectement, du prix à la fourniture de ces énergies.

Le pain, par exemple, qu'on nous dit qu'il va augmenter pour atteindre les 2,00€ pour le pain de 800gr, est dû à une pénurie de blé, mais aussi et surtout à la hausse progressive des produits pétroliers. Hé oui, il faut bien le cuire, ce pain, acheminer les matières premières vers les boulangers puis transporter le produits finis à leur destination-point de vente.

Il est donc très prévisible que tout ce qui dépend des énergies autres que pétrolières augmenteront également; et qui trinquera encore? Devinez!

Notre pouvoir d'achat n'en a pas fini de fondre comme neige au soleil, amenant une régression sociale grandissante, créant son lot de gens démunis; la pauvreté ne va aller qu'en grandissant, la classe moyenne est appelée à disparaître à terme pour laisser la place aux deux catégories des ultra-riches, et les autres, nous! Saviez-vous que 2% de la population planétaire détient 50% de la richesse mondiale?

Lisez aussi l'article précédent sur les augmentations d'Electrabel.

 

00:58 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Economie-politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : exploitation, capitalisme, pauvrete, precarisation, energie |  Facebook |

Hausse des prix pratiqués par Electrabel

 Il n’est jamais trop tard: à son tour, la CNE dénonce les tarifs d’ELECTRABEL ...  

La marchandisation, le libéralisme, la libre concurrence, l’économie de marché: les "bienfaits" du réformisme, de l’opportunisme, de l'intégration au capitalisme et à l’Euro-dictature des multinationales, à l’exploitation de l'homme par l’homme ..., y compris sur le plan syndical:

Roger Romain  

 

La CNE nous informe que : "La libéralisation du secteur du Gaz et de l'Electricité va apporter des baisses de prix pour les particuliers et les entreprises. "  Voilà le credo de la Commission européenne pour justifier la privatisation de ce secteur.  Aujourd'hui, nous savons qu'il n'en est rien. Au contraire, nous constatons les dégâts de 3 ans de libéralisation en Flandre:

   -+ augmentation des tarifs,

   -+ augmentation des prix du raccordement,

   -+ augmentation du nombre de compteurs limités (appelés compteurs à budget) ; ce qui prouve une précarisation accrue des ménages.

   Depuis le 1er janvier 2007, la Wallonie et Bruxelles sont à leur tour dans la tourmente libérale et Electrabel a décidé de frapper fort. Le gaz va augmenter de 13 à 20 % en septembre prochain pour les particuliers et l'électricité va aussi augmenter pour les entreprises.  Vous devez savoir qu'Electrabel appartient à la société multinationale Suez, que celle-ci veut, avec l'aide de la droite française, mettre la main sur GDF (Gaz de France) afin d'augmenter son pouvoir sur le secteur de l'énergie. Pour ce faire, Suez a besoin de beaucoup de moyens financiers et a fait acheter par sa filiale belge (Electrabel) son autre filiale belge (Tractebel) pour la somme de 20 milliards d'euros.  Electrabel qui réalise déjà de gros bénéfices n'a pas assez de" liquide" pour réaliser l'opération et doit donc emprunter une partie de l'investissement.

Electrabel a donc décidé de taxer le consommateur belge afin de financer les décisions hégémoniques de sa maison mère.  La CNE trouve cela révoltant et interpelle les décideurs politiques qui ont tant vanté les bienfaits de cette libéralisation. La CNE interpelle aussi les organismes de contrôle nationaux et régionaux du secteur, les associations de consommateurs, ainsi que les confédérations syndicales afin qu'ils organisent la résistance et la mobilisation pour le droit de se chauffer et de s'éclairer à des prix accessibles et raisonnables.  L'accès à l'énergie indispensable à une vie digne et décente doit devenir un droit garanti par les pouvoirs publics. 

00:36 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Economie-politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : exploitation, capitalisme, profit, escroquerie, liberalisme |  Facebook |

13/08/2007

Là où nous nous dirigeons!

……Vers la famine et la pauvreté?
Le peuple crevant de faim n’a plus les moyens de se payer à manger, ne sait plus se chauffer convenablement en hiver, ne sait plus se soigner correctement faute des coûts médicaux élevés et les plus démunis ne savent même plus se loger; une affabulation ….. ou bientôt la triste vérité ?

Les prix du pain, du lait, des pâtes, de la viande, du gaz, des produits pétroliers et bien d’autres encore sont en nette augmentation ces derniers temps, pourquoi ?
Notre société est basée sur une économie à politique dite "capitaliste", et donc très tributaire des marchés, tant nationaux qu'internationaux, ce qui fait qu'un déséquilibre provoqué de l'autre côté de la planète se répercutera immanquablement sur notre économie; c'est d'ailleurs dans cette optique que l'on a justifié les augmentations de produits pétroliers durant cet été par les départs en vacances massifs des Américains, entre-autre; mais aussi cette économie capitaliste dépend des capitaux investis en bourse et donc de leur fluctuation; car même ce que nous avons dans notre assiette tous le jours, quoique l'on dise ou que l'on en pense, dépend indirectement du bon vouloir des riches bourgeois investisseurs qui se "sucrent" sur notre dos!

Pour en savoir plus, cliquez ici!

05/08/2007

Question de moyens!

Le salaire de la misère et le salaire de la honte !

 

Il n’y a pas si longtemps encore, un copain, on va l’appeler Maheux (allusion au personnage, père d’une grande famille et mineur, dans le roman ‘Germinal’ d’Emile Zola), me faisait part de son désarroi face à son licenciement de chez X-Y, son salaire moyen de 1.350€ net/mois(*) lui permettait de vivre décemment car sa jeune épouse ajoutait ses 300€ et des poussières d’allocations de chômage, leurs deux jeunes bambins ne crevaient pas de faim (il y avait les alloc. Familiales aussi); mais restructuration oblige, la loi du marché, de l’offre et de la demande ; bon ben …faut faire avec, C4, puis les 800€(*) et quelques qu’il percevait alors au chômage suffisaient à peine pour vivre raisonnablement, mais la zizanie s’installa dans le couple qui finit par divorcer, la vente de la voiture ne suffisant plus à payer les pensions réclamées ni à rembourser les différents prêts en cours, n’ayant plus de famille, Maheux se retrouva à la rue, les petits boulots « en noir » ne suffisant pas à ses besoins, ceux de sa tendre divorcée et de ses petits, en ont fait …un clodo de plus (oh pardon ; on dit un S.D.F. actuellement, encore une hypocrisie de notre époque) ! Et pourtant ; ….

 

…. Pourtant nos patrons et directeurs d’entreprises Belges, privées ou publiques, se plaignent de ne pas gagner assez ; en cause, le salaire de leurs homologues voisins plus ou moins plus lointains percevant un salaire allant parfois jusqu’à 20 ou 30 fois (aux USA) l’équivalant au leur, les chiffres sont pourtant là (**):

 

Albert Frère (GBL) : ……………………………….. 2,032 millions €/an = +/- 170.000 €/mois

Jean-Paul Votron (Fortis) : ………………………. 2,735 millions €/an = +/- 227.800 €/mois

Pierre-Olivier Beckers (Delhaize) : ……………... 2,220 millions €/an = +/- 185.000 €/mois

Didier Bellens (Belgacom) : ……………………..  2,195 millions €/an = +/- 183.000 €/mois

Roch Doliveux (UCB) : …………………………..... 1,846 millions €/an = +/- 154.000 €/mois

Axel Miller (Dexia) : ……………………………..... 1,500 millions €/an = +/- 125.000 €/mois

Johnny Thys (Poste) : ……………………………… 820.000 €/an = +/- 68.350 €/mois (base)

M. Descheemaecker (SNCB) : …………………… 210.000 €/an = +/-  17.500 €/mois (base)

Paul Buysse (Beckaert) : …………………………... 208.800€/an = +/- 17.400 €/mois (base)

(Sources : Trends-tendances, RTBF, DH)

 

Après tout il est bien vrai qu’aux USA, ….. :

 

Howard Solomon (Forest labs) : …………… 43 millions €/an = +/- 3,580 millions €/mois

W. W. McGuire (United health grp) : ……… 46 millions €/an = +/- 3,808 millions €/mois

R. D. Fuld (Lehman Br. Holdings) : ………. 57,8 millions €/an = +/- 4,817 millions €/mois

Richard D. Fairbank (capital financ.) : ……… 69 millions €/an = +/- 5,75 millions €/mois

Lawrence J. Ellison (Oracle) : …………... 133,7 millions €/an = +/- 11,142 millions €/mois

(Sources : Trends-tendances)

 

Pôôôvre Maheux, si tu savais ! Zola peut bien se retourner dans sa tombe, son « Germinal » pourrait être réécrit ! Même les misérables de Victor Hugo peuvent revendiquer leur place dans notre société !

On pourrait s’exclamer aussi du fait, dans ces lignes et les autres textes, même ceux de mes camarades sur leurs sites ou leurs blogs, ne font que relater, constater, sans toutefois apporter de solutions concrètes au problème ; pourtant il n’existe pas 36 moyens pour régler cela. Il existe bien des scandales de-ci-delà un peu partout dans le monde, dévoilant ces salaires mirobolants, la fausse-solution des différents gouvernements à la solde de ces pontes sera de leur faire cacher un peu mieux leurs revenus aux yeux de tous sans pour autant en diminuer le contenu ; et pourtant, les plus nantis s’accaparant de plus en plus les richesses, les moyens de production, creusant encore plus le fossé séparant la classe dominante patronale et celle du dominé dont le pouvoir d’achat diminue toujours ; l’équilibre de ces mêmes richesses, le partage des biens, la mise à niveau de notre société est plus que nécessaire, le communisme, le socialisme Marxiste-léniniste EST la solution !!

 

(*) Revenu tout relatif, puisque la qualité de vie se juge non pas sur ce que l’on perçoit, mais plutôt sur le pouvoir d’achat, qui lui, est très très bas pour un salaire pareil, et qui diminue d’années en années pour cette catégorie ; contrairement à celui des plus gros salaires, qui lui, augmente sans cesse de manière exponentielle! Un salaire doit être en effet amputé des taxes, prêts divers, charge nécessaires pour vivre, etc.… ; il reste des clopinettes (quand il en reste !).

 

(**) Revenus moyens cités sans tenir compte des « à-côtés », le total étant constitué de :

-          Rémunération fixe (compris dans les chiffres cités) ;

-          Salaire variable (estimation comprise dans les chiffres cités) ;

-          Stock-options (non-compris dans les chiffres cités, pour certains)

-          Parachutes dorés (non-compris dans les chiffres cités, consistant en des primes de départs, etc.., équivalent généralement à plusieurs années de traitement)

-          Avantages en nature (voitures, cartes de crédit, bonus divers, etc…)

 

Alex

23/07/2007

En Grande-Bretagne ...comme il va en être bientôt partout ailleurs!

Grande-Bretagne: le fossé entre riches et pauvres se creuse:

 

Ce fameux modèle social anglais qui plait tant à Mr Sarkosy

Selon une étude de la Fondation Joseph Rowntree, le fossé entre les riches et les pauvres n'a jamais été aussi profond depuis 40 ans en Grande-Bretagne, alors qu'un nombre croissant de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté.

La part de la richesse nationale détenue par les plus riches a augmenté : en 1991, 1 % des Britanniques les plus riches détenaient 17 % de la richesse nationale, un chiffre passé à 24 % en 2002.

 

A contrario, entre 1990 et 2005, le nombre de ménages pauvres a augmenté, même si celui des très pauvres a baissé.

 Dans certaines villes, près de la moitié des familles vivent en dessous du seuil de pauvreté.

(source: UGICT-CGT)

 

24/05/2007

Pour un véritable socialisme, pour les gens, et non au révisionnisme néolibéral! Non au profit!

Socialisme et révisionnisme.

 

Les anti-communistes font toujours la part belle à tout ce qui peut contrer la survenue d'un système qui leur serait nuisible, la critique est vive, les propos ne sont pas souvent vrais, mais tout est bon pour décrier leurs opposants, mensonges à l'appui.

 

Des propos souvent tenus à tort : "les communistes, dans une société libérale telle que la nôtre, ne sont bons que pour se plaindre du système, mais il est utopique de croire qu’ils pourront changer quoi que ce soit en bien, surtout lorsqu’on constate les effets qu’ont eu les dictatures communistes".

Certes, il est vrai que la recherche du profit, exacerbant l'égoïsme de chacun, s'oppose à la solidarité et à l'égalité entre tous; les antagonismes opposant les deux systèmes provoqueront toujours la lutte des classes, alors que sous le communisme, il n'y aurait plus de classes différentes, tout le monde vivrait au même niveau; et à ce moment, les seuls à se plaindre de ce système seraient ceux-là qui ne recherchent que le profit au détriment des autres, il est donc normal, dans une société où ils sont Rois, une société libérale comme celle où nous vivons actuellement ; ces libéraux, ces néolibéraux, ces faux-socialistes, ces sociaux-démocrates, ne voient pas d'un bon œil l'arrivée d'un système économique opposé au leur, d'où les arguments sans cesse répétés et à nous-mêmes inculqués depuis notre plus jeune âge, pour contrer la venue d'une société égalitaire et juste, une société communiste.

 

Lénine dit, justement, en 1908, à propos du Marxisme et du révisionnisme: "Qu’est-ce qui rend le révisionnisme inévitable dans la société capitaliste ? Pourquoi est-il plus profond que les particularités nationales et les degrés de développement du capitalisme ? Mais parce que, dans chaque pays capitaliste, à côté du prolétariat se trouvent toujours les larges couches de la petite bourgeoisie, des petits patrons. La petite production a engendré et continue d’engendrer constamment le capitalisme, Celui-ci crée inéluctablement de nouvelles "couches moyennes" (appendice de la fabrique, travail à domicile, petits ateliers disséminés dans tout le pays, en raison des nécessités de la grosse industrie, par exemple le cycle et l’automobile, etc.). Ces nouveaux petits producteurs sont eux aussi inéluctablement rejetés dans les rangs du prolétariat. Dès lors il est parfaitement naturel que les conceptions petite-bourgeoises pénètrent encore et encore dans les rangs des grands partis ouvriers. Dès lors il est parfaitement naturel qu’il doive en être et qu’il en sera toujours ainsi jusqu’aux péripéties mêmes de la révolution prolétarienne. Car ce serait une grave erreur de croire que pour que cette révolution s’accomplisse, une prolétarisation "intégrale " de la majorité de la population soit nécessaire. Ce que nous traversons aujourd’hui, le plus souvent dans l’ordre des idées seulement : discussions au sujet des amendements théoriques à Marx; ce qui, à l’heure présente, ne se manifeste dans la pratique que pour certaines questions particulières du mouvement ouvrier — comme les divergences tactiques avec les révisionnistes et les scissions qui se produisent sur ce terrain, — la classe ouvrière aura nécessairement à le subir dans des proportions incomparablement plus vastes, lorsque la révolution prolétarienne aura aiguisé toutes les questions litigieuses, concentré toutes les divergences sur des points d’une importance immédiate pour la détermination de la conduite des masses, nous aura obligés, dans le feu de la lutte, à séparer les ennemis des amis, à rejeter les mauvais alliés pour porter à l’ennemi des coups décisifs."

 

Tous les peuples devraient pouvoir vivre en parfaite harmonie, et seule la tolérance des différences de chacun peut y contribuer, alors que le capitaliste n'a de cesse de soumettre les peuples dans l'unique but d'enrichissement dans une société individualiste, de l'asservissement des autres par le pouvoir de l'argent. Or, tout appartient à tout le monde, personne ne doit être soumis à personne, mais un système réellement social et équitable ne peut exister qu'au sein d'une société communiste. Pour un véritable socialisme.

 

17:40 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Economie-politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marx, lenine, equilibre, societe, revisionnisme, socialisme, partage |  Facebook |

04/05/2007

Argent ....trop cher !

 

Les grosses fortunes, tu chériras

Marco Van Hees


" Aujourd'hui, le nirvana des riches, c'est la Belgique. " L'homme qui formule cette expertise est un " passeur ". Il pratique une sorte de trafic d'êtres humains dont la cargaison n'est ni sans papiers, ni sans moyens. Et c'est sans sourciller que les exilés qu'il mène administrativement à bon port lui versent les 8 000 euros demandés par consultation. Il justifie ces honoraires par les " 350 analyses et rapports à éplucher concernant uniquement les problèmes liés à la Convention fiscale franco-belge . "

Extrait du nouveau livre

"Didier Reynders, l'homme qui parle à l'oreille des riches"


Effectivement, c'est de France que viennent ces exilés fiscaux, ces futurs sans-impôts. Pire qu'une dictature tropicale, ils fuient la Terreur. Celle qui horrifiait les privilégiés à la Révolution française et qui est resurgie à la fin du 20e siècle sous la forme d'un impôt sur la fortune. Il y a quelques années, ils fuyaient plutôt vers la Suisse. Mais, précise donc notre passeur, " aujourd'hui, le nirvana des riches, c'est la Belgique. Et dans le plus scrupuleux respect des lois. À son arrivée à Bruxelles, un émigré français ne doit même pas négocier ses impôts comme à Genève ."


Beaucoup se domicilient à Bruxelles, avec une prédilection pour ce riche quartier d'Uccle où est installé le Cercle de Lorraine. Mais oui, ce club patronal bruxellois que fréquente de temps à autre Didier Reynders. Comme nombre de ces fortunés Français ont fait leur cantine de cet ex-château de Mobutu, ils ont certainement dû échanger des propos affables avec un ministre si compréhensif.


La Belgique, qui ne taxe ni la fortune ni les gains boursiers, est l'objet d'une double immigration fiscale : des Pays-Bas et de France. Chez nos voisins du Nord, l'impôt sur la fortune qui existait depuis la fin du 19e siècle a été formellement supprimé en 2001. Mais pour être remplacé par un impôt de 30% sur le rendement du capital. Et ce rendement est évalué forfaitairement à 4% de la fortune. Cela reste donc, dans les faits, un impôt de 1,2% sur la fortune (30% x 4%).


Cela fait des années que les riches Néerlandais s'installent en Belgique pour des raisons fiscales. Lieu de prédilection: tout le long de la frontière, sur une zone qui va de la chic banlieue nord d'Anvers jusqu'aux Fourons (proches de Maastricht), en passant par la Campine. Même les parrains de la maffia néerlandaise viennent y passer des jours heureux. Au Grote Heide, un riche quartier de Neerpelt (Limbourg), on aperçoit de temps en temps leurs gardes du corps. Qui n'ont pu empêcher que quatre de ces maffiosi se fassent descendre, il y a quelque temps. Dire que l'endroit est si calme, d'ordinaire...


Mais les flux les plus actifs, pour le moment, viennent de France, où l'impôt sur la fortune comporte six tranches, de 0,55 à 1,80%. Faut dire que cette émigration est encouragée par des publicités publiées dans Le Figaro et divers journaux financiers. Selon un rapport du Sénat français, la Belgique attirait, en 2002, 14 % des exilés fiscaux français, devant la Suisse, les Etats-Unis et le Royaume-Uni.


Les patrons de la région lilloise émigrent plutôt dans les environs de Tournai, tout proches. Ce qui leur permet de faire la route quotidiennement vers leur entreprise. " Depuis que je vis en Belgique, confie l'un d'eux, le matin, je mets même moins de temps qu'auparavant . " Cas le plus célèbre: la famille Mulliez, actionnaire des hypermarchés Auchan, dont plusieurs cousins habitent la même rue du village de Néchin (commune d'Estaimpuis), à quelques centaines de mètres de la frontière.


Mais aujourd'hui, plus moyen de trouver, dans la région tournaisienne, des demeures correspondant au standing des exilés. Malgré le handicap de la langue, ils se rabattent donc sur la zone de Courtrai, où les grandes propriétés se négocient autour de 2,5 millions d'euros.


Les capitalistes parisiens optent plutôt pour la capitale belge. Soit la riche banlieue, comme à Rhode-Saint-Genèse. Soit les quartiers chics d'Uccle ou Ixelles où, malheureusement, l'"Impasse des milliardaires", ce square que protègent une grille et un gardien à l'entrée du Bois de la Cambre, affiche complet. Avec le Thalys, ils peuvent rejoindre Paris-Nord 26 fois par jour en 1h25. Un spécialiste de l'immobilier grand luxe explique sans retenue: " Les riches Belges mettent jusqu'à deux millions d'euros pour une habitation, les Français montent facilement à quatre millions . "


En France, l'impôt sur la fortune compte évidemment d'ardents adversaires. La référence à la Terreur n'est pas née de notre imagination. Un ouvrage menant campagne contre cet impôt la mentionne explicitement : c'est " un peu comme si, brusquement, ils [les fortunés] se retrouvaient deux siècles en arrière sous la Terreur avec l'ombre du cachot et de la guillotine . " Cette Terreur est telle que les nantis sont prêts à des extrémités pour la fuir (il est conseillé aux âmes sensibles de sauter la suite de ce paragraphe). Tel ce patron expliquant qu'il n'arrive pas à convaincre sa famille de s'expatrier en Belgique : " Je manquais d'arguments car la Belgique, impôts mis à part, n'est pas un paradis. La Wallonie est très pauvre et les Flamands n'ont pas cette finesse qui constitue le charme français . " Terrifiant, non ?


Toutefois, une grande partie de Français sont attachés à cet impôt qui symbolise la justice fiscale. Au point que la cote de popularité de Johnny Halliday, le supporter de Sarkozy le plus célèbre de la république, s'effondre lorsqu'il décide de s'installer en Suisse pour payer moins d'impôts de solidarité sur la fortune. Quant au président Chirac, il serait convaincu d'avoir perdu les présidentielles de 1988 à cause de cet impôt, qu'un gouvernement de droite avait supprimé, avant d'être réintroduit par un gouvernement socialiste. Depuis, il n'oserait plus évoquer son abolition.


Et en Belgique ? Quand on interroge le ministre des Finances Didier Reynders sur l'introduction d'un impôt sur la fortune, il dit non sans prononcer le mot : " On peut l'envisager selon certaines modalités mais, et on l'a vu en France, il ne semble pas très efficace dans la mesure où il fait fuir les grosses fortunes. Mais je comprends que certains aiment toujours mieux voir imposer les autres qu'eux-mêmes. C'est humain . "


Avons-nous bien compris le ministre ? Ne laisse-t-il pas sous-entendre que les travailleurs belges, qui sont parmi les plus taxés d'Europe, sont des égoïstes qui aimeraient voir imposer ces malheureux nantis qui ne payent pas un cent sur leur fortune ?


Les deux principaux arguments généralement avancés contre l'impôt sur la fortune sont, d'une part qu'il ne serait pas très efficace, d'autre part, qu'il ferait fuir les capitaux. Reynders parvient à fourrer ces deux arguments dans un petit morceau de phrase en y glissant un lien de cause à effet. Pourtant, une logique élémentaire nous souffle que si les grosses fortunes fuient cet impôt, c'est qu'il affiche une certaine efficacité. Pourquoi fuir la Terreur si la guillotine parvient tout au plus à vous raser le duvet du cou ?


Il est vrai que le rendement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est loin d'être exceptionnel. Son bilan n'en est pas moins positif, à lire un rapport de la Cour des comptes française démontrant que sa suppression n'est pas économiquement justifiée. Il y a en effet 300 à 400 fortunés par an fuyant le pays, soit 0,13% des redevables. Entre 1997 et 2001, près de 250 millions d'euros de capitaux ont ainsi quitté la France pour échapper à l'ISF. Dans le même temps, 10,3 milliards d'euros de recettes ont été générés par la collecte de l'ISF. Le rapport ajoute : " L'argument que l'on entend souvent, selon lequel il s'agirait d'une perte de capitaux pour la France, est mal fondé, car les investissements (entreprises, Bourse) de ces contribuables ne sont pas liés à leur lieu de résidence . " L'évidence même : ce n'est pas parce que la richissime famille Mulliez s'est exilée à Néchin que les 119 hypermarchés Auchan de France ont été délocalisés en Belgique.


Autre argument de Reynders contre un impôt sur la fortune : " Cet impôt existe déjà compte tenu du niveau élevé des droits d'enregistrement pour l'immobilier et des droits de succession . " Cela peut se défendre, si l'on donne une définition large à l'impôt sur la fortune. Dans ce cas, on peut même y ajouter le précompte immobilier. En effet, ce précompte frappe théoriquement les revenus immobiliers et non la fortune. Pourtant, il s'applique aussi à l'immeuble qu'occupe lui-même un propriétaire. Or, en Belgique, c'est le cas pour la majorité des logements. Ces immeubles ne rapportent aucun revenu, sauf à considérer comme tel le non-paiement d'un loyer. On pourrait donc assimiler le précompte immobilier à un impôt sur la fortune.


Il nous faut cependant préciser que le ministre, dont on connaît l'humour ravageur, joue sur les mots. Le débat ne porte pas sur un impôt sur la fortune, mais sur un impôt sur les grosses fortunes. Or, les trois impôts mentionnés concernent essentiellement l'immobilier, un patrimoine détenu pour une grande part par le bas peuple. Les schémas de répartition de la fortune montre en effet que plus une fortune est grande, plus la part des actifs financiers est importante. Peu de familles du pays possèdent autant de biens immobiliers que la famille Boël, par exemple. Pourtant tous leurs prestigieux châteaux et leurs milliers d'hectares de terres ne représentent que peu de choses par rapport à leur patrimoine financier, qui dépasse le milliard d'euros. Bref, si un impôt sur la fortune existe dans notre pays, c'est un impôt sur les plus petits patrimoines.


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Auteur : Marco Van Hees

Titre : Didier Reynders, l'homme qui parle à l'oreille des riches

Editions : Aden (www.aden.be )

Les holdings d'Albert Frère paient moins d'impôts que sa concierge. Par ailleurs, le financier carolo a reçu à dîner Didier Reynders et sa famille dans sa somptueuse villa de Marrakech...

Y a-t-il un lien de cause à effet entre ces deux faits ? Disons plutôt qu'ils sont deux manifestations de la politique du ministre des Finances et de ses liens avec les grands dirigeants d'entreprise.

Reynders prétend qu'il a réduit la pression fiscale. Pour les plus nantis, c'est clair. Mais pour le commun des contribuables, les chiffres sont loin d'en attester.

Cet ouvrage passe en revue les huit années du ministre au cabinet des Finances (1999-2007), en évaluant les conséquences de son action pour la population, les entreprises, les grosses fortunes et les fraudeurs. Le bilan est fabuleux... pour certains.

NB : après les 200 pages " Clearasil " (exemptes du moindre point noir) d'André Gilain (Didier Reynders, la face cachée de l'iceberg, Ed. Luc Pire), un ouvrage critique sur l'action du ministre des Finances s'imposait.

Licencié en sciences politiques (ULB), Marco Van Hees est à la fois journaliste et fonctionnaire au ministère des Finances. Il est l'auteur de C'est pas nous, c'est eux - Les fondements idéologiques de l'anti-tiers-mondisme (1990) et La fortune des Boël - Un énorme patrimoine, une immense dette sociale (2006).


02/04/2007

La privatisation du bien commun

La privatisation des biens collectifs ... en images

 

 

24/03/2007

Retraites dorées??? ...Cà dépend pour qui!

Retraites.

Les projets libéraux contre les aspirations des citoyens européens

Michel Husson, avril 2007

 

52% des Européens sont inquiets pour leur retraite, selon une enquête récente sur leurs aspirations. Cette proportion avoisine les deux tiers pour les travailleurs manuels et les chômeurs et dépasse 60 % pour les classes d’âge intermédiaires (25-54 ans). L’inquiétude est moindre chez les jeunes, éloignés de la retraite, et chez les seniors dont le sort est à peu près fixé. Le sentiment de « confiance » est majoritaire dans les pays scandinaves, mais elle est très faible en Allemagne (25 %), en France (32 %) et dans les pays de l’Est.

 

On a également posé aux salariés la question de savoir quelles étaient les solutions les plus acceptables à leurs yeux. Trois réponses étaient proposées :

 

1. Travailler et cotiser plus longtemps ;

2. Maintenir l’âge de la retraite et augmenter les cotisations salariées ;

3. Maintenir l’âge de la retraite et accepter de recevoir moins.

 

Selon une pratique répandue dans ce type de sondages, la question enferme les personnes interrogées dans un choix contraint puisqu’on ne leur propose d’autre issue que de travailler plus longtemps, cotiser plus (mais encore une fois à la charge des salariés) ou accepter une baisse de leur pension. L’option consistant à répartir autrement les richesses en transférant une partie des revenus financiers aux retraites est a priori en dehors du champ des possibilités. Il n’est donc pas surprenant qu’une personne sur trois ne se retrouve dans aucune de ces propositions, ne sait pas, ou préfère une combinaison des trois. Parmi ceux qui choisissent clairement une des possibilités offertes, près de la moitié choisissent de « maintenir l’âge de la retraite et augmenter les cotisations salariées ». Un tiers préfère « travailler et cotiser plus longtemps », et le reste (12 %) est d’accord pour « maintenir l’âge de la retraite et accepter de recevoir moins ».

 

Pour savoir si les autorités européennes prennent en compte ces aspirations, on peut se tourner vers le rapport sur la protection sociale et l’inclusion sociale que vient d’adopter la Commission européenne. Dans le mémorandum associé à ce rapport, on tombe d’abord sur un aveu : « des réformes récemment menées dans de nombreux États membres se sont soldées par une diminution de la retraite moyenne, par comparaison avec le salaire moyen d’un travailleur moyen pour un âge donné de départ à la retraite (taux de remplacement) ». L’effet de ces réformes correspond à la « possibilité » de « maintenir l’âge de la retraite et accepter de recevoir moins » qui est clairement minoritaire, puisque seulement 8 % des Européens la trouvent acceptable. Et la Commission entend bien continuer sur cette voie.

 

Elle annonce la couleur en décrivant la structure de financement des retraites qu’elle se fixe comme objectif pour 2050. La pension représenterait toujours en moyenne 65 % du revenu d’activité, comme en 2005. Mais la part couverte par les régimes publics passerait de 55 % à 40 %. La différence serait compensée, à parts égales, par les fonds de pension et assimilés, et par un allongement de la durée de vie active de deux ans en moyenne. Cette prospective est discutable car le maintien du taux de remplacement n’est pas assuré. Rien ne garantit que le recul de l’âge de la retraite augmente la durée de la vie active. Dans le cas français, le dernier rapport du COR prévoit exactement le contraire : « Entre 2003 et 2020, le recul supplémentaire de l’âge moyen de départ en retraite dû à la réforme de 2003 serait limité à 0,2 an dans le secteur privé et à 1 an ½ pour les fonctionnaires, pour des allongements de durée d’assurance de respectivement 1 an ¾ et 4 ans ¼ ».

 

En termes clairs, les salariés, compte tenu de la situation sur le marché du travail, ne pourront travailler qu’un peu plus longtemps et partiront à la retraite à peu près au même âge. Quant à la capitalisation, elle n’est à la portée que des salariés aisés, et sa montée en puissance ne peut que creuser les inégalités et étendre la pauvreté chez les retraités.

00:35 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Economie-politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : retraite, pension, revenus, liberaux, capitalistes |  Facebook |

05/03/2007

Pension privées: NON MERCI!

‘Mise en boîte’ médiatique aux conséquences pouvant être catastrophiques……pour nous !

 

Dans une certaine presse hebdomadaire sérieuse datée du 2 mars 2007, j’ai pu relever un article influençant à souhait, concernant l’épargne-pension ; mais de manière prétendument neutre, donc non-publicitaire. Pour mesurer la dangerosité d’un tel article, il est nécessaire de le « décortiquer » et de comprendre son véritable enjeu ; en voici son contenu :

 

« Pensions – La retraite vous inquiète.

 

La compagnie d’assurances XY a publié les résultats de son baromètre des pensions annuel. Le sondage portait sur les attentes  de la population active en matière de pensions et les expériences des pensionnés. L’étude montre que, généralement, les Belges prennent de plus en plus conscience que leur pension légale ne leur permettra pas de maintenir leur niveau de vie une fois qu’ils auront atteint l’âge légal d’admission à la pension. Seuls 52% des Belges actifs pensent qu’ils pourront boucler le mois avec leur revenu de pension. En 2004, ils étaient  encore 65% à partager cette idée. Soulignons que seulement 47% des pensionnés affirment que leur pension leur suffit. Bien que les Belges rêvent de pouvoir prendre leur pension à 57 ans, ils s’attendent néanmoins à ne pouvoir arrêter effectivement qu’à 61 ans. Constatation importante qui ressort de cette étude d’XY : de plus en plus de Belges préparent leur pension, et ce de plus en plus tôt.  Presque 75 % de la population active déclare être en train de préparer sa pension. Cette préparation commence en moyenne à 31 ans alors qu’en 2000 les travailleurs s’y mettaient à 42 ans, en moyenne. A la question de savoir combien ils épargnent pour compléter leur pension légale, ces Belges actifs répondent qu’ils mettent en moyenne 218 euros de côté par mois. Les indépendants, quant à eux, épargnent en moyenne 366 euros par mois. »

 

Le but premier d’un tel article est bien évidement de faire peur au travailleur de plus de trente ans qui n’aurait pas encore contracté une épargne-pension ; encore faut-il, pour se trouver dans la ‘moyenne’, il puisse économiser plus de 200 euros par mois !

La dangerosité de tels propos, proférés très régulièrement (trop même) dans la presse, réside dans ce que la naïveté du travailleur désemparé par la crainte de se retrouver démuni lorsqu’il prendra sa pension, se sente pratiquement obligé de faire la même chose que ses semblables, et donc de faire des économies ; lesquelles imposant de se « serrer la ceinture » à l’extrême. Comme si son pouvoir d’achat n’avait pas encore assez diminué (…).

La première réflexion qu’il faudrait avoir, c’est qu’étant donné sa cotisation pour sa pension légale durant sa carrière, est-il normal que le travailleur n’ait plus assez pour vivre décemment quand arrive le moment du départ à la retraite ?

Non, bien-sûr !

Secundo, il est clair que ce cercle vicieux de l’épargne-pension a pour but ultime de désagréger le système actuel des pensions légales ; pour un passage progressif au système « à l’Américaine », laissant de côté les plus démunis, tous ceux qui ne savent pas économiser ! Et laissant le travailleur aux risques des cours financiers ; en effet un travailleur ayant investi dans une épargne-pension pourrait voir celle-ci fondre comme neige au soleil en cas de crash boursier ou autre dévaluation du genre (l’exemple aux USA s’est produit lors de la faillite d’Enron, et en Albanie il y a une dizaine d’années!).

Tertio, comme déjà traité dans un article de ces blogs, le « capitaliste » impose sa mainmise, afin de mieux dominer le travailleur (ou tous les non-capitalistes), l’argent étant le meilleur outil pour ce faire. Les banques et le politique socio-démocrate (partis traditionnels) sont les instruments de ce ‘capital’ ; menant à notre asservissement, l’esclavage par l’argent est total !

Le remède à cela ?

Simple : ne plus se laisser dominer par le pouvoir de l’argent, ne pas prêter caution à ce genre de placement ne pouvant qu’être nuisible aux travailleurs, quels qu’ils soient, employés, fonctionnaires, manuels ou non, bref tous les salariés !

 

NE SCIEZ PAS LA BRANCHE SUR LAQUELLE VOUS ETES ASSIS !

 

A.P.

17:24 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Economie-politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pensions, travail, salaire, social, epargne-pension, finances |  Facebook |

28/02/2007

Quelques chiffres à méditer.

Quelques chiffres à méditer...

 

Selon un rapport du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD):

 

*       Les 3 personnes les plus riches du monde sont aussi riches que les 48 pays les plus pauvres.

*       Les avoirs des 84 personnes les plus riches dépassent le produit intérieur brut de la Chine avec ses 1,2 milliards d'habitants.

*       Les 225 personnes les plus riches disposent d'une fortune équivalente au revenu annuel cumulé des 47% d'individus les plus pauvres de la planète, soit plus de 3 milliards de personnes.

 

Selon le même organe des Nations-Unies, il suffirait de moins de 4% de la richesse cumulée de ces 225 plus grosses fortunes mondiales (évaluées à plus de 1000 milliards de dollars) pour donner à toute la population du globe l'accès aux besoins de base et aux services élémentaires: santé, éducation, alimentation.

 

Rapport ONU - PNUD 1998 - disponible chez Economica, 49, rue Héricart, 75015 Paris

 

Autres chiffres:

 

*       122 entreprises sont à l'origine de 80% de toutes les émissions de dioxyde de carbone

*       Pour sa fabrication, un yacht de luxe nécessite 200.000 heures de travail, soit 96 années de travail d'une personne (8 heures par jour, 5 jours sur 7). Ainsi, avec ce qu'il gagne en quelques jours, un milliardaire peut s'approprier la vie entière d'un autre être humain.

*       Aux Etats-Unis, les 100 plus importants PDG gagnent chacun en moyenne 1000 fois plus que leurs salariés "ordinaires"

*       La fortune personnelle de Bill Gates (50 milliards de dollars) est égale à la fortune cumulée des 106 millions d'Américains les plus pauvres...

*       Le budget militaire américain de la seule année 2004 a été de 480 milliards de dollars, ce qui représente une dépense de 27.342 dollars par heure depuis la naissance du Christ.

*       En 2002, George W. Bush a décidé une hausse des dépenses militaires de 40 milliards de dollars.

 

Cette seule augmentation du budget militaire américain représente exactement la somme qui serait nécessaire pour résoudre définitivement le problème de la faim dans le monde (selon les estimations de l'ONU).

 

 

16/02/2007

L'horreur impériale

9782930402048

 

"Auteur et orateur progressiste américain de premier plan, Parenti est éclairant et pénétrant et il n'a jamais peur de la vérité" - James Petras, professeur à la SUNY (New York).

Michael Parenti, ici traduit pour la première fois, nous offre un véritable manuel pour comprendre et combattre l'impérialisme américain en dix leçons:
1. Comment se réalise le processus de domination politique et économique?
2. Pourquoi la pauvreté et le sous-développement sont-ils le produit de l'impérialisme?
3. Qui sont les vainqueurs et les perdants de la construction impérialiste?
4. Que paie la population américaine elle-même pour les coûts cachés de l'impérialisme?
5. Comment les dirigeants américains empêchent l'opinion publique de comprendre que leur politique sert à favoriser les nantis?
6. Comment on fabrique des justifications pour faire accepter les interventions militaires à l'étranger?
7. Quels sont les prétextes des interventions militaires?
8. Comment les intérêts de l'Etat sapent la véritable démocratie?
9. Comment la propagande de guerre et les discours "humanitaires" de l'empire aliènent autant la population mondiale que le peuple des Etats-Unis?
10. Comment sont discriminés les intellectuels progressistes dans les universités américaines?

 

Voir sur:  http://www.epo.be/editions/presentation_livre.php?isbn=97...

Colophon:

isbn: 9782930402048 · 2004 · pb (12,5 x 20 cm) - 256p.
Titre orig.: Against Empire - traduit de l'américain par Serge Deruette

Ce livre est aussi publié en néerlandais - au livre néerlandophone

12:38 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Economie-politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : imperialisme, socialisme, horreur, domination, mondialisation |  Facebook |