01/06/2009

Stop au cirque politique!

L'exclusion sociale, la précarité, l'incertitude future, autant d'hésitations que de désarroi face à la politique actuelle menée par les partis les plus en vue.

Autant la sympathie peut être source de confiance, autant la tromperie peut susciter la méfiance collective.

A coup sûr, des changements profonds seront visibles lors des élections du 7 juin. Le paysage politique sera quelque peu modifié, mais pas en profondeur. Non. Le gouvernement belge sera toujours dirigé par la coalition élue il y a deux ans. Les pratiques douteuses seront toujours présentes.

Ces élections seront toutefois interprétées comme baromètre électoral, mais au mépris pur et simple, dans la plus pure abnégation des responsabilités des 4 grands partis, ceux les plus en vue, ceux qui sont si médiocrement omniprésents, ceux qui ne tiennent pas compte, ou si peu, de l'électorat qui les a placés.

Les citoyens belges auront, le 8juin prochain, une fois de plus, le sentiment d'avoir été grugés, meurtris dans leur soi-disant liberté d'opinion, de cette soi-disant démocratie, celle qui leur impose la loi des "grands", au service des "très grands", au service d'un système qui a montré de quoi il est capable, ses limites dépassées, sa faillite, tout simplement.

Comme en 1929, la crise actuelle ne se répercutera pas tout de suite sur les gens, sur monsieur et madame tout-le-monde. Non, car en fait plusieurs phases seront exécutées préalablement. Notamment le renflouement des banques privées par les deniers publics, l'argent du contribuable. Ensuite, cet argent, il faudra le rembourser, et qui va payer selon vous?

Comme dans toute grosse crise structurelle du système capitaliste, les gens qui constituent la majorité de la société, les travailleurs, les salariés ou les indépendants, les allocataires sociaux, etc.. paieront, et paieront même très cher cette crise qui n'est pas la leur, mais bien celle des capitalistes, la crise du système.

A coup sûr, des changements peuvent être faits, dans le paysage politique, en leur montrant qui nous sommes, le 7 juin, en votant pour un parti qui n'est pas de cette majorité écrasante et oppressante, toute dévouée à l'exploitation, notre exploitation.

Ce blog n'est pas neutre, ce blog est politique, c'est sûr, et donc il est lié à une opinion, l'opinion du blogueur, fatalement. Cette opinion est bien à gauche, et non de cette gauhe-caviar qui n'a plus de socialiste que le nom, mais un vrai parti de gauche, un parti qui crie haut et fort, qu'il est grand temps de mettre fin à tout ce cirque politique, pour les gens du peuple d'abord, et surtout pas pour le profit d'une minorité exploiteuse.

Le Parti du Travail de Belgique (PTB+) est un bon choix, et j'espère que ce sera également le votre, c'est la liste 18, n'oubliez surtout pas, car vous aussi, vous avez le droit de dire "STOP AU CIRQUE POLITIQUE".

03:22 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ptb, socialisme, capitalisme, marx, crise, travail, travailleurs |  Facebook |

17/05/2008

Vénézuela - Chàvez et le prix de l'énergie.

Venezuela : Chávez taxe les superprofits du secteur de l’énergie

Le président Chávez lève un impôt exceptionnel sur les profits des multinationales du pétrole. Rendement estimé : neuf milliards de dollars par an, à réinvestir immédiatement dans des initiatives sociales.

TOny Busselen

Hugo Chavez veut utiliser l’argent rapporté par le nouvel impôt entre autres dans des projets de construction de logements sociaux et de coopératives pour la production de produits de base à des prix acceptables.

Sur proposition du Président Hugo Chávez, le parlement du Venezuela a approuvé mi-avril une loi qui impose une plus lourde imposition des bénéfices des multinationales dès que le prix du baril dépasse 70 dollars. Cette nouvelle loi rapporterait 200 millions de dollars par semaine, soit quelques milliards de dollars par an.
    Chávez a expliqué comme suit la nouvelle mesure : « L’augmentation du prix du pétrole fait exploser les bénéfices des géants du pétrole, sans que cela leur demande le moindre effort. Je veux un nouvel impôt sur les superprofits des multinationales. Le produit de cet impôt doit aller à des programmes sociaux pour s’attaquer rapidement aux problèmes des groupes les plus pauvres. Les pilotes en seront les comités de quartier et les mouvements populaires. »

Intensifier la lutte contre la pauvreté

Chávez avance deux objectifs de cette imposition des multinationales : « le premier but est l’amélioration du niveau de vie des quartiers populaires. Pour cela, nous allons concentrer notre effort sur certaines zones à problèmes. On a déjà identifié 381 quartiers dans 74 communes. Au total, il s’agit de millions d’habitants. Nous devons intensifier la lutte contre la pauvreté dans ces régions les plus pauvres ».
    Il y a dans ces zones des problèmes urgents de fourniture d’électricité, d’eau, de distribution de produits de base, de soins et de médicaments, de matériel de rénovation des logements, etc. Chávez a souligné aussi qu’une partie sera utilisée à financer la nationalisation d’un certain nombre d’entreprises stratégiques, comme des cimenteries et l’entreprise sidérurgique Sidor.

Renforcer le pouvoir populaire

    « À côté de ça, il y a un deuxième but, plus ambitieux, plus lent aussi, mais qu’il faut mener de front. Il s’agit de la formation de valeurs socialistes à travers des projets concrets. » Environ la moitié des neuf milliards de dollars que cet impôt va rapporter doivent être investis dans la construction du socialisme. « Nous devons construire pas à pas des communautés socialistes à partir de la base », a dit Chávez.
    Dans les quartiers populaires dont les conseils de quartier sont bien établis et fonctionnent démocratiquement, on va lancer de nouveaux projets de construction collective de logement social et de coopératives de production de produits de base. Les coopératives agricoles et les collectifs ouvriers dans les usines pourront compter aussi sur un soutien particulier. « On peut ainsi renforcer l’idéal du socialisme par en bas », a-t-il déclaré.

Intervenir contre les multinationales, ça paie

Chávez n’est évidemment pas d’accord avec ceux qui conseillent de ne pas toucher aux multinationales, sous prétexte qu’elles seraient toutes puissantes. Et il fait tout le contraire. Des interventions contre des multinationales étrangères du pétrole ont déjà rendu possibles des réalisations importantes de l’État vénézuélien :
    « Ces dernières années, la nationalisation de la société pétrolière vénézuélienne PDVSA nous a donné une marge financière pour de grands projets. Elle nous a donné l’aisance financière pour financer les actions sociales de notre révolution : subside à la nourriture de base, soins de santé, enseignement, édification de coopératives, etc.
    Mais il y a plus : à Cuba, nous avons réparé et rouvert une raffinerie. On y raffine aujourd’hui déjà 60 000 barils par jour. Nous projetons une raffinerie au Nicaragua aussi, et au Brésil, chaque fois avec la société pétrolière nationale du pays. Idem en Chine : là on construit trois raffineries avec la China Petroleum Corporation. Rien de tout cela n’aurait été possible sans la nationalisation de notre société pétrolière. Bravo aux ouvriers du pétrole ! Bravo à la classe ouvrière du Venezuela ! La classe ouvrière est fondamentale pour notre révolution socialiste ! »

En Belgique aussi,
il faut un impôt sur les bénéfices exorbitants

    Aujourd’hui, les prix du gaz et de l’électricité explosent. Sur le site www.6pourcent.be, depuis fin janvier 2008, plus de 85 000 personnes ont déjà signé la pétition pour diminuer la TVA sur le gaz et l’électricité de 21 à 6 %. Un impôt exceptionnel sur les bénéfices exorbitants d’Electrabel financerait parfaitement une telle baisse de TVA. L’augmentation du prix du pétrole fait faire aux producteurs d’énergie des bénéfices faramineux. Notre gouvernement suivra-t-il l’exemple de Chávez ?

19:33 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : chavez, venezuela, energie, sociamisme, equitable, societe |  Facebook |

30/03/2008

RSF se fait virer par l'UNESCO

Actuellement Robert Ménard occupe le devant de la scène dans les journaux télévisés, dans les débats sur le Tibet (il y a deux jours sur Frnace 5), dans les journaux au travers de publicités payées avec des attaques directes contre la Chine: dernier en date, l'actrice Emmanuelle Béart portant le t-shirt de RSF avec les anneaux olympiques remplacés par des menottes, et avec le commentaire: le pays où le plus grand nombre de journalistes sont enfermés. Ménard est très connu par les organisations de solidarité autour de Cuba qui se sont rendues comptes de son rôle anti-cubain frénétique en liaison avec les "gusanos", les Cubains de Miami, et donc aussi le gouvernement des E.-U. Et de son silence autour des assassinats de journalistes en Colombie.

 

RSF se fait virer par l'UNESCO
12 mars 2008
L'aut'journal

L’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO) a retiré à l’ONG Reporters sans frontières (RSF), basé en France, la codirection du Jour pour la liberté sur Internet.

Des sources diplomatiques de l’UNESCO ont révélé à l’agence Prensa latina que l’organisme de l’ONU avait pris cette décision en raison du manque d’éthique évident et répété de RSF, dans sa campagne pour disqualifier un certain nombre de pays.

Selon plusieurs médias, les agissements de RSF ne correspondent pas à l’image ni aux buts de l’UNESCO, pour qui RSF agit de façon sensationnaliste en voulant s’ériger en tribunal d’inquisition à l’égard de pays en voie de développement.

Ces mêmes sources précisent que pour cette raison et aussi à cause des agissements passés de RSF, l’UNESCO entend mettre fin, de façon définitive, à ses relations avec l’ONG française, et elle exclut tout type de collaboration future avec celle-ci.

RSF, accusée à maintes reprises d’entretenir des liens étroits avec la CIA américaine, a lancé aujourd’hui sa campagne visant à dénoncer les pays où se pratiquerait une cybercensure.

Curieusement, signalent certains diplomates qui ne veulent pas qu’on mentionne leurs noms, aucun pays occidental n’apparaît sur la liste noire de RSF qui concentre son tir sur les pays dit du Tiers Monde.

Le journaliste québécois Jean-Guy Allard a révélé à plusieurs reprises, dans des articles et dans un livre publié il y a quelques années, que l’organisation Reporters sans frontières recevait des subventions de la National Endowment for Democraty (NED), un organisme paravent de la CIA. Le même journaliste a aussi dévoilé les liens de RSF avec des agents avoués de la CIA.

Rappelons que l’Union européenne a versé, en 2005, plus de un million d’Euros à RSF.

Précisons que la campagne que lance aujourd’hui RSF, en prétendant bénéficier de l’appui de l’UNESCO, ce qui est totalement faux, a été organisée par l’agence de publicité Saatchi & Saatchi, de New York, une filiale de la multinationale Publicis, la quatrième entreprise de publicité et de relations publiques la plus grande au monde, qui a, parmi ses principaux clients, General Mills, Johnson & Johnson, Toyota, Visa, Coca-Cola, Heinz, Mc Donald’s, Philip Morris, General Motors, Citibank et, tenez-vous bien, l’armée américaine! Pour une ONG qui prétend défendre la liberté d’opinion, disons qu’elle a su s’entourer d’amis on ne peut plus fidèles.
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Sources : Prensa latina et Jean-Guy Allard. Traduit de l’espagnol par Jacques Lanctôt.
 
 
 
 
 
 
 
 
Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus sur RSF: 2 livres
 
 
 



 

Maxime Vivas
La Face cachée de Reporters sans frontières
De la CIA aux faucons du Pentagone

Voici, détaillés dans ces pages, les fréquentations douteuses, les financements honteux, les hargnes sélectives, les indulgences infondées, les tentatives de dissimulations, les manipulations des chiffres, les mensonges réitérés de Reporters sans frontières, le tout au service d’une cause sans rapport avec les objectifs affichés. Observons son ardeur au travail contre les pays pauvres que l’Occident veut soumettre et son silence face aux concentrations économiques dans les médias des pays riches. Notons sa mansuétude envers les « bavures » de l’US Army, ses « oublis » dans la comptabilisation de journalistes qui en sont victimes.
Ce livre dévoile les paravents de la CIA qui alimentent RSF en dollars : le Center for a Free Cuba et la National Endowment for Democracy (NED) via l’United States Agency for International Development (USAID).
Et il n’y a pas qu’eux : l’Open Society Institute du milliardaire et magnat international de la presse George Soros, ami personnel de Bush, qui s’agite partout où peut être mis en place un gouvernement pro-états-unien, fait partie aussi des généreux financiers de RSF.
Alors, RSF ??? Association humanitaire ou bras médiatique européen de la CIA et des faucons du Pentagone ?

Ecrivain et cyberjournaliste, ex-référent littéraire d’Attac-France, Maxime Vivas (prix Roger Vailland 1997) a publié sept livres (romans, polars, humour, essai), des nouvelles et des centaines d’articles traduits en plusieurs langues sur des dizaines de sites Internet. Il écrit également pour la presse quotidienne et assure chaque semaine une chronique
littéraire sur Radio Mon Païs à Toulouse.
Il a notamment écrit deux recueils (collectifs) de nouvelles publiés suite à la catastrophe d’AZF : Toulouse, sang pour sang (Le Corbeau, 2001) et AZF, Toulouse sang dessus dessous (Loubatières, 2001). Il a également participé à l’ouvrage avec Danielle Bleitrach et Victor Dedaj à l’ouvrage Les États-Unis de mal empire (Aden, 2005)



 'Le dossier Robert Ménard. Pourquoi Reporters sans frontières s'acharne sur Cuba' de Jean Guy Allard, très intéressant à lire

13:59 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

29/03/2008

Mais qui est vraiment le Dalaï-Lama ?

Le professeur Domenico Losurdo a écrit un article fort intéressant (voir ci-dessous) sur La cooptation du Dalaï Lama en Occident et dans la race blanche et la dénonciation du péril jaune. Tentative de démembrement de la Chine. Le caractère sanguinaire du Tibet sous le Dalaï Lama. 
 Il a publié l'an dernier aux Editions Aden un livre :  "Le péché iriginel du XXe siècle" où il réfute le thèse suivante: Peu à peu se fait jour l’idée que le communisme serait la cause initiale de tous les crimes du XXe siècle. Pour les tenants d’une histoire réactionnaire, le génocide de « race» initié par les nazis ne serait qu’une réponse au génocide de « classe » lancé par les bolcheviques.
 

 
La Chine, le Tibet et le Dalaï Lama


Le 22 mars 2008
« L’Ernesto. Rivista Comunista », n° 5, novembre/décembre 2003

Célébré et transfiguré par la cinématographie hollywoodienne, le Dalaï Lama continue sans aucun doute à jouir d’une vaste popularité : son dernier voyage en Italie s’est terminé solennellement par une photo de groupe avec les dirigeants des partis de centre-gauche, qui ont ainsi voulu témoigner estime et révérence à l’égard du champion de la lutte de « libération du peuple tibétain».

Mais qui est réellement le Dalaï Lama ? Disons déjà, pour commencer, qu’il n’est pas né dans le Tibet historique, mais dans un territoire incontestablement chinois, très exactement dans la province de Amdo qui, en 1935, année de sa naissance, était administrée par le Kuomintang. En famille, on parlait un dialecte régional chinois, si bien que notre héros apprend le tibétain comme une langue étrangère, et est obligé de l’apprendre à partir de l’âge de trois ans, c’est-à-dire à partir du moment où, reconnu comme l’incarnation du 13ème Dalaï Lama, il est enlevé à sa famille et enfermé dans un couvent, pour être soumis à l’influence exclusive des moines qui lui enseignent à se sentir, à penser, à écrire, à parler et à se comporter comme le Dieu-roi des Tibétains, c’est-à-dire comme Sa Sainteté. 

1.     Un « paradis » terrifiant

Je tire ces informations d’un livre (Heinrich Harrer, Sept ans au Tibet, diverses éditions en français autour du film de J-J. Annaud, je reprends ici la notation des pages de l’auteur de l’article dans la version italienne du livre, chez Mondadori, NdT) qui a même un caractère semi-officiel (il se conclut sur un « Message » dans lequel le Dalaï Lama exprime sa gratitude à l’auteur) et qui a énormément contribué à la construction du mythe hollywoodien. Il s’agit d’un texte, à sa façon, extraordinaire, qui réussit à transformer même les détails les plus inquiétants en  chapitres d’histoire sacrée. En 1946, Harrer rencontre à Lhassa les parents du Dalaï Lama, qui s’y sont transférés désormais depuis de nombreuses années, abandonnant leur Amdo natal. Cependant, ceux-ci ne sont toujours pas devenus tibétains : ils boivent du thé à la chinoise, continuent à parler un dialecte chinois et, pour se comprendre avec Harrer qui s’exprime en tibétain, ils ont recours à un « interprète ». Certes leur vie a changé radicalement : « C’était un grand pas qu’ils avaient réalisé en passant de leur petite maison de paysans d’une province chinoise reculée au palais qu’ils habitaient à présent et aux vastes domaines qui étaient maintenant leur propriétés ». Ils avaient cédé aux moines un enfant d’âge tendre, qui reconnaît ensuite dans on autobiographie avoir beaucoup souffert de cette séparation. En échange, les parents avaient pu jouir d’une prodigieuse ascension sociale. Sommes-nous en présence d’un comportement discutable ? Que non. Harrer se dépêche immédiatement de souligner la « noblesse innée » de ce couple (p. 133) : Comment pourrait-il en être autrement puisqu’il s’agit du père et de la mère du Dieu-roi ?

Mais quelle société est donc celle sur laquelle le Dalaï Lama est appelé à gouverner ? Un peu à contrecœur, l’auteur du livre finit par le reconnaître : «  La suprématie de l’ordre monastique au Tibet est absolue, et ne peut se comparer qu’avec une dictature. Les moines  se méfient de tout courant qui pourrait mettre en péril leur domination ». Ce n’est pas seulement ceux qui  agissent contre le « pouvoir » qui sont punis mais aussi « quiconque le met en question » (p. 76). Voyons les rapports sociaux. On dira que la marchandise la plus bon marché  est celle que constituent les serfs (il s’agit, en dernière analyse d’esclaves). Harrer décrit gaiement sa rencontre avec un haut- fonctionnaire : bien que n’étant pas un personnage particulièrement important, celui-ci peut cependant avoir à sa disposition « une suite de trente serfs et servantes » (p.56). Ils sont soumis à des labeurs non seulement bestiaux mais même inutiles : « Environ vingt hommes étaient attachés à la ceinture par une corde et traînaient un immense tronc, en chantant en cœur leurs lentes mélopées, et avançant du même pas. En nage, et haletants, ils ne pouvaient pas s’arrêter pour reprendre leur souffle, car le chef de file ne l’autorisait pas. Ce travail terrible fait partie de leur impôt, un tribut de type féodal ». Ç’aurait été facile d’avoir recours à la roue, mais « le gouvernement ne voulait pas la roue » ; et, comme nous le savons, s’opposer ou même seulement discuter le pouvoir de la classe dominante pouvait être assez dangereux. Mais, selon Harrer, il serait insensé de vouloir verser des larmes sur le peuple tibétain de ces années-là : « peut-être était-il plus heureux ainsi » (p.159-160).

Un abîme incommensurable séparait les serfs des patrons. Pour les gens ordinaires, on ne devait adresser ni une parole ni un regard au Dieu-roi. Voici par exemple ce qu’il advient au cours d’une procession :

« Les portes de la cathédrale s’ouvrirent et le Dalaï Lama sortit lentement (…) La foule dévote s’inclina immédiatement. Le cérémonial religieux aurait exigé que l’on se jetât par terre, mais il était impossible de le faire à cause du manque de place.  Des milliers de gens  se courbèrent donc, comme un champ de blé sous le vent. Personne n’osait  lever les yeux. Lent et compassé, le Dalaï Lama commença sa ronde autour du Barkhor (…) Les femmes  n’osaient pas respirer ».

La procession finie, l’atmosphère change radicalement :

« Comme réveillée soudain d’un sommeil hypnotique, la foule passa à ce moment-là de l’ordre au chaos (…) Les moines soldats entrèrent immédiatement en action (…) A l’aveuglette, ils faisaient tourner leurs bâtons sur la foule (…) mais malgré la pluie de coups, les gens y revenaient comme s’ils étaient possédés par des démons (…) Ils acceptaient maintenant les coups et les fouets comme une bénédiction. Des récipients de poix bouillante tombaient sur eux, ils hurlaient de douleur, ici le visage brûlé, là les gémissements d’un homme roué de coups ! » (p.157-8).

Il faut noter que ce spectacle est suivi par notre auteur avec admiration et dévotion. Le tout, ce n’est pas un hasard, est compris dans un paragraphe au titre éloquent : « Un dieu lève la mai, en bénissant ».  Le seul moment où Harrer a une attitude critique se trouve quand il décrit les conditions d’hygiène et de santé dans le Tibet de l’époque. La mortalité infantile fait rage, l’espérance de vie est incroyablement basse, les médicaments sont inconnus, par contre des médications assez particulières ont cours : « souvent les lamas font des onctions à leurs patients avec leur salive sainte ; ou bien tsampa ( ? NdT) et beurre sont mélangés avec l’urine des saints hommes pour obtenir une sorte d’émulsion qui est administrée aux malades ». (p.194). Ici, même notre auteur dévot et tartuffe a un mouvement de perplexité : même s’il a été « convaincu de la réincarnation du Dieu Enfant » (p. 248), il n’arrive cependant pas à  « justifier le fait qu’on boive l’urine du Buddha vivant », c’est-à-dire du Dalaï Lama. Il soulève la question avec celui-ci, mais sans trop de résultats : le Dieu-roi «  ne pouvait pas combattre seul de tels us et coutumes, et dans le fond, il ne s’en préoccupait pas trop ». Malgré cela, notre auteur, qui se contente de peu, met de côté ses réserves, et conclut imperturbable : « En Inde, du reste, c’était un spectacle quotidien de voir les gens boire l’urine des vaches sacrées ». (p.294).

A ce point, Harrer peut continuer sans plus d’embarras son œuvre de transfiguration du Tibet prérévolutionnaire. En réalité, celui-ci est lourd de violence, et ne connaît même pas le principe de responsabilité individuelle : les punitions peuvent aussi être transversales, et frapper les parents du responsable d’un délit même assez léger voire imaginaire (p. 79). Qu’en est-il des crimes considérés comme plus graves ? « On me rapporta l’exemple d’un homme qui avait volé une lampe dorée dans un ces temples de Kyirong. Il fut déclaré coupable, et ce que nous aurions nous considéré comme une sentence inhumaine fut exécutée. On lui coupa les mains en public, et son corps mutilé mais encore vivant fut entouré d’une peau de yak mouillée. Quand il arrêta de saigner, il fut jeté dans un précipice » (p. 75). Pour des délits mineurs aussi, par exemple, « jeu de hasard » on peut être puni de façon impitoyable s’ils sont commis les jours de festivité solennelle : « les moines sont à ce sujet inexorables et inspirent une grande crainte, parce que plus d’une fois il est arrivé que quelqu’un soit mort sous la flagellation de rigueur, la peine habituelle » (p. 153). La violence la plus sauvage caractérise les rapports non seulement entre « demi-dieux » et « êtres inférieurs » mais aussi entre les différentes fractions de la caste dominante : on « crève les yeux avec une épée » aux responsables des fréquentes « révolutions militaires » et « guerres civiles » qui caractérisent l’histoire du Tibet prérévolutionnaire (la dernière a lieu en 1947) (p.224-5). Et pourtant, notre zélé converti au lamaïsme ne se contente pas de déclarer que « les punitions sont plutôt drastiques, mais semblent être à la mesure  de la mentalité de la population » (p.75). Non, le Tibet prérévolutionnaire est à ses yeux une oasis enchantée de non-violence : « Quand on est depuis quelques temps dans le pays, personne n’ose plus écraser une mouche sans y réfléchir. Moi-même, en présence d’un tibétain, je n’aurais jamais osé écraser un insecte seulement parce qu’il m’importunait » (p.183). Pour conclure, nous sommes face à un « paradis » (p.77). Outre Harrer, cette opinion est aussi celle du Dalaï Lama qui dans son « Message » final se laisse aller à une poignante nostalgie des années qu’il a vécues comme Dieu-roi : « nous nous souvenons de ces jours heureux que nous passâmes ensemble dans un pays heureux » (happy) soit, selon la traduction italienne, dans « un pays libre ».

2.     Invasion du Tibet et tentative de démembrement de la Chine 

Ce pays « heureux » et « libre », ce « paradis » est transformé en enfer par l’ « invasion » chinoise. Les mystifications n’ont pas de fin. Peut-on réellement parler d’ « invasion » ? Quel pays avait donc reconnu l’indépendance du Tibet et entretenait avec lui des relations diplomatiques ? En réalité, en 1949, dans un livre qu’il publie sur les relations Usa-Chine, le Département d’Etat américain publiait une carte éloquente en elle-même : en toute clarté, aussi bien le Tibet que Taiwan y figuraient comme parties intégrantes du grand pays asiatique, qui s’employait une fois pour toutes à mettre fin aux amputations territoriales  imposées par un siècle d’agression colonialistes et impérialistes. Bien sûr, avec l’évènement des communistes au pouvoir, tout change, y compris les cartes géographiques : toute falsification historique et géographique est licite quand elle permet de relancer la politique commencée à l’époque avec la guerre de l’opium et, donc, d’aller vers le démantèlement de la Chine communiste.

 C’est un objectif qui semble sur le point de se réaliser en 1959.  Par un changement radical en regard  de la politique suivie jusque là, de collaboration avec le nouveau pouvoir installé à Pékin, le Dalaï Lama choisit la voie de l’exil et commence à brandir le drapeau de l’indépendance du Tibet. S’agit-il réellement d’une revendication nationale ? Nous avons vu que le Dalaï Lama lui-même n’est pas d’origine tibétaine et qu’il a été obligé d’apprendre une langue qui n’est pas sa langue paternelle. Mais portons plutôt notre attention sur la caste dominante autochtone.

D’une part, celle-ci, malgré la misère générale et extrême du peuple, peut cultiver ses goûts de raffinement cosmopolite : à ses banquets on déguste « des choses exquises  provenant de tous les coins du monde » (p.174-5). Ce sont de raffinés parasites qui les apprécient, et qui, en faisant montre de leur magnificence, ne font assurément pas preuve d’étroitesse provinciale : « les renards bleu viennent de Hambourg, les perles de culture du Japon, les turquoises de Perse via Bombay, les coraux d’Italie et l’ambre de Berlin et du Königsberg » (p.166). Mais tandis qu’on se sent en syntonie avec l’aristocratie parasite de tous les coins du monde, la caste dominante tibétaine considère ses serviteurs comme une race différente et inférieure ; oui, « la noblesse a ses lois sévères : il n’est permis d’épouser que quelqu’un de son rang » (p. 191). Quel sens cela a-t-il alors de parler de lutte d’indépendance nationale ? Comment peut-il y avoir une nation et une communauté nationale si, d’après le chantre même du Tibet prérévolutionnaire, les « demi-dieux » nobles, loin de considérer leurs serviteurs comme leurs concitoyens, les taxent et les traitent d’ « êtres inférieurs » (p. 170 et 168) ?

 D’autre part, à quel Tibet pense le Dalaï Lama quand il commence à brandir le drapeau de l’indépendance ? C’est le Grand Tibet, qui aurait du rassembler de vastes zones hors du Tibet proprement dit, en annexant aussi les populations d’origine tibétaine résidant dans des régions comme le Yunnan et le Sichuan, qui faisaient partie depuis des siècles du territoire de la Chine et qui furent parfois le berceau historique de cette civilisation multiséculaire et multinationale. C’est clair, le Grand Tibet représentait et représente un élément essentiel du projet de démantèlement d’un pays qui, depuis sa renaissance en 1949, ne cesse de déranger les rêves de domination mondiale caressés par Washington. 

Mais que serait-il arrivé au Tibet proprement dit si les ambitions du Dalaï Lama s’étaient réalisées ? Laissons pour le moment de côté les serfs et les « êtres inférieurs » à qui, bien entendu, les disciples et les dévots de Sa Sainteté ne prêtent pas beaucoup d’attention. Dans tous les cas, le Tibet révolutionnaire est une « théocratie » (p.169) : « un européen est difficilement en mesure de comprendre quelle importance on attribue au plus petit caprice du Dieu-roi ». Oui, « le pouvoir de la hiérarchie était illimité » (p.148), et il s’exerçait sur n’importe quel aspect de l’existence : « la vie des gens est réglée par la volonté divine, dont les interprètes sont les lamas » (p.182). Evidemment, il n’y a pas de distinction entre sphère politique et sphère religieuse : les moines permettaient « aux tibétaines les noces avec un musulman à la seule condition de ne pas abjurer » (p.169) ;  il n’était pas permis de se convertir du lamaïsme à l’Islam. Comme la vie matrimoniale, la vie sexuelle aussi connaît sa réglementation circonspecte : « pour les adultères, des peines très drastiques sont en vigueur, on leur coupait le nez » (p. 191).  C’est clair : pour démanteler la Chine, Washington n’hésitait pas à enfourcher le cheval fondamentaliste du lamaïsme intégriste et du Dalaï Lama.

A présent, même Sa Sainteté est obligé d’en prendre acte : le projet sécessionniste a largement échoué. Et voilà  apparaître des déclarations par lesquelles on se contenterait de l’ « autonomie ». En réalité, le Tibet est depuis pas mal de temps une région autonome. Et il ne s’agit pas que de mots. En 1988 déjà, tout en formulant des critiques, Foreign Office, la revue étasunienne proche du Département d’Etat, dans un article de Melvyn C. Goldstein, avait laissé passer quelques reconnaissances importantes : dans la Région Autonome Tibétaine, 60 à 70 % des fonctionnaires sont d’ethnie tibétaine et la pratique du bilinguisme est courante. Bien sur, on peut toujours faire mieux ; il n’en demeure pas moins que du fait de la diffusion de l’instruction, la langue tibétaine est aujourd’hui parlée et écrite par un nombre de personnes bien plus élevé que dans le Tibet prérévolutionnaire. Il faut ajouter que seule la destruction de l’ordre des castes et des barrières qui séparaient les « demi-dieux » des « êtres inférieurs » a rendu possible l’émergence à grande échelle d’une identité culturelle et nationale tibétaine. La propagande courante est l’envers de la vérité.

Tandis qu’il jouit d’une ample autonomie, le Tibet, grâce aussi aux efforts massifs du gouvernement central, connaît une période d’extraordinaire développement économique et social. Parallèlement au niveau d’instruction, au niveau de vie et à l’espérance moyenne de vie, s’accroît aussi la cohésion entre les différents groupes ethniques, comme confirmé entre autres par l’augmentation des mariages mixtes entre hans (chinois) et tibétains. Mais c’est justement ce qui va devenir le nouveau cheval de bataille de la campagne anti-chinoise. L’article de B. Valli sur La Repubblica du 29 novembre 2003 en est un exemple éclatant. Je me bornerai ici à citer le sommaire : « L’intégration entre ces deux peuples est la dernière arme pour annuler la culture millénaire du pays du toit du monde ». C’est clair, le journaliste s’est laissé  aveugler par l’image d’un Tibet à l’enseigne de la pureté ethnique et religieuse, qui est le rêve des groupes fondamentalistes et sécessionnistes. Pour en comprendre le caractère régressif, il suffit de redonner la parole au chroniqueur qui a inspiré Hollywood. Dans le Tibet prérévolutionnaire, en plus des tibétains, et des chinois, « on peut rencontrer aussi des ladaks, des boutans (orthographe non garantie, NdT), des mongols, des sikkimais, des kazakhs, etc ». Les népalais sont aussi largement présents : « Leurs familles demeurent presque toujours au Népal, où eux-mêmes rentrent de temps en temps. En cela ils se différencient des chinois qui épousent volontiers des femmes tibétaines, et mènent une vie conjugale exemplaire ». (p. 168-9). La plus grande « autonomie » qu’on revendique, on ne sait d’ailleurs pas très bien si pour le Tibet à proprement parler ou pour le Grand Tibet, devrait-elle comporter aussi la possibilité pour le gouvernement régional d’interdire les mariages mixtes et de réaliser une pureté ethnique et culturelle qui n’existait même pas avant 1949 ?

3.     La cooptation du Dalaï Lama en Occident et dans la race blanche et la dénonciation du péril jaune 

L’article de Repubblica est précieux car il nous permet de cueillir la subtile veine raciste qui traverse la campagne anti-chinoise actuelle. Comme il est notoire, dans sa recherche des origines de la race « aryenne » ou « nordique » ou « blanche », la mythologie raciste et le Troisième Reich ont souvent regardé avec intérêt l’Inde et le Tibet : c’est de là qu’allait partir la marche triomphale de la race supérieure. En 1939, à la suite d’une expédition de SS, l’autrichien Harrer arrive en Inde du Nord (aujourd’hui Pakistan) et, de là, pénètre au Tibet. Lorsqu’il rencontre le Dalaï Lama, il le reconnaît immédiatement, et le célèbre, comme membre de la race supérieure blanche : « Sa carnation était beaucoup plus claire que celle du tibétain moyen, et par certaines nuances plus blanche même que celle de l’aristocratie tibétaine » (p. 280). Par contre, les chinois sont tout à fait étrangers à la race blanche. Voilà pourquoi la première conversation que Sa Sainteté a avec Harrer est un événement extraordinaire : celui-ci se trouve « pour la première fois seul avec un homme blanc » (p. 277). En tant que substantiellement blanc le Dalaï Lama n’était certes pas inférieur aux « européens » et était de toutes façons « ouvert aux idées occidentales » (p. 292 et 294). Les Chinois, ennemis mortels de l’Occident, se comportent bien autrement. C’est ce que confirme à Harrer un « ministre–moine » du Tibet sacré : « dans les écritures anciennes, nous dit-il, on lisait une prophétie : une grande puissance du Nord fera la guerre au Tibet, détruira la religion et imposera son hégémonie au monde » (p.114). Pas de doute : la dénonciation du péril jaune est le fil conducteur du livre qui a inspiré la légende hollywoodienne du Dalaï Lama.

Revenons à la  photo de groupe qui a mis un terme à son voyage en Italie. On peut considérer comme physiquement absents mais bien présents du point de vue des idées Richard Gere et les autres divas de Hollywood, inondés de dollars pour la célébration de la légende du Dieu-roi, venu du mystérieux Orient. Il est désagréable de l’admettre mais il faut en prendre acte : tournant le dos depuis quelques temps à l’histoire et à la géographie, une certaine gauche se révèle désormais capable de ne plus s’alimenter que de mythes théosophiques et cinématographiques, sans plus prendre de distances même avec les mythes cinématographiques les plus troubles. 

Publié dans « L’Ernesto. Rivista Comunista », n° 5, novembre/décembre 2003, p. 54-57.

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

20:38 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : chine, tibet |  Facebook |

19/02/2008

Télévision: la machine à laver le cerveau.

Télévision: de l'info sans infos

La nouvelle censure

Le principe de base de la censure moderne consiste à noyer les informations essentielles dans un déluge d'informations insignifiantes diffusées par une multitude de médias au contenu semblable. Cela permet à la nouvelle censure d'avoir toutes les apparences de la pluralité et de la démocratie.

Cette stratégie de la diversion s'applique en premier lieu au journal télévisé, principale source d'information du public.

De l'info sans infos...

Depuis le début des années 90, les journaux télévisés ne contiennent quasiment plus d'information. On continue d'appeler "journal télévisé" ce qui devrait en réalité être appelé un "magazine".

Un J.T. moyen contient au maximum 2 à 3 minutes d'information. Le reste est constitué de reportages anecdotiques, de faits divers, de micros-trottoirs et de reality-shows sur la vie quotidienne.

...et une censure sans censeurs

Toute la subtilité de la censure moderne réside dans l'absence de censeurs. Ceux-ci ont été efficacement remplacés par la "loi du marché" et la "loi de l'audience". Par le simple jeu de conditions économiques habilement crées, les chaines n'ont plus les moyens de financer le travail d'enquête du vrai journalisme, alors que dans le même temps, le reality-show et les micros-trottoirs font plus d'audience avec un coût de production réduit.

Même les évènements importants sont traités sous un angle "magazine", par le petit bout de la lorgnette. Ainsi, un sommet international donnera lieu à une interview du chef-cuistot chargé du repas, à des images de limousines officielles et de salutations devant un bâtiment, mais aucune information ni analyse à propos des sujets débattus par les chefs d'états. De même, un attentat sera traité par des micros-trottoirs sur les lieux du drame, avec les impressions et témoignages des passants, ou une interview d'un secouriste ou d'un policier.

A ces insignifiances s'ajouteront le sport, les faits-divers, les reportages pittoresques sur les villages de la France profonde, sans oublier les pubs déguisées pour les produits culturels faisant l'objet d'une campagne de promotion (spectacles, films, livres, disques...).

Information déstructurée pour mémorisation minimale.

Tous les psychologues et spécialistes des neurosciences savent que la mémorisation des informations par le cerveau se fait d'autant mieux que ces informations sont présentées de façon structurée et hiérarchisée.

La structuration et la hiérarchisation de l'information sont aussi des principes de base enseignés à tous les étudiants en journalisme.

Or depuis 10 ans, les journaux télévisés font exactement le contraire, en enchainant dans le désordre des sujets hétéroclites et d'importance inégale (un fait divers, un peu de politique, du sport, un sujet social, un autre fait divers, puis à nouveau de la politique, etc.) , comme si le but recherché était d'obtenir la plus mauvaise mémorisation possible des informations par le public. Une population amnésique est en effet beaucoup plus facile à manipuler...

© Syti.net, 1998

Cet article paru il y a 10 ans n'a pas perdu de son sens, mais pourrait être complété par une étude sur l'abrutissement des masses par les médias.

Car depuis lors, grande époque des jeux télévisés « idiots », se sont ajouté les talk-shows, encore très à la mode, mais surtout les émissions invasives du genre « loft-story », « star-accadémy », « Ko-Lanta », ou même « l'île de la tentation ». Le spectateur est devenu son propre acteur en s'observant lui-même à travers les autres.

Il est possible actuellement de tout connaître, même les sentiments des autres, rien qu'en regardant dans « la petite lucarne » qu'est la TV. L'idiotie n'a plus aucune limite, on nous fait avaler n'importe quelle imbécillité, du moment que ce soit du sensationnel.

Et c'est très dangereux !

Dangereux dans l'optique de la manipulation, car il est un fait certain que ces pratiques ne sont pas innocentes du tout. La télévision est devenue une machine à laver le cerveau, une machine à abrutir. Une machine à réfléchir sans devoir faire marcher ses neurones. Du « prédigéré » médiatique.

Ce qui est d'autant plus inquiétant est de constater que l'individu moyen passe environ ses quatre heures par jour devant la télé, et que celle-ci est regardée par les plus en plus jeunes (la baby-sitter audio-visuelle).

La manipulation des foules peut faire resurgir les montres du passé. Il faut bien admettre que si un petit moustachu germanique très connu dans les années 1920/1930 possédait les moyens de communications dont nous disposons actuellement, ses micros auraient dû moins souffrir par ses harangues. Et sa propagande se serait mieux diffusée. Ses camps d'extermination ne seraient pas pour autant dévoilés, quoiqu'on puisse croire, car aujourd'hui même, lorsque l'on montre certaines vérités aux populations, l'effacement de nos mémoires est déjà programmée.

Nous sommes devenus des spectateurs de la vie, des spectateurs idiots. 

17:39 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : medias, manipulation |  Facebook |

18/01/2008

Mise en garde - Sur internet

03:23 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : pirates, pedophiles, hackers, internet, informatique |  Facebook |

17/01/2008

Une poignée d'hommes détient la majorité des richesses planétaires!

Les 10 hommes

les plus riches du monde en  2007

(Easybourse.com) Selon le classement annuel (de juin 2006 à juin 2007) du magazine américain Forbes, les 10 personnalités les plus fortunées au monde pèsent ensemble quelque 350 milliards de dollars. Sans surprises, le PDG de Microsoft, Bill Gates, arrive en tête du palmarès avec 56 milliards de dollars de réserves personnelles, suivi de Warren Buffet avec 52 milliards de dollars et Carlos Slim Helú, avec 49 milliards de dollars...

Le magazine Forbes recense les milliardaires du monde entier à l'exception des têtes couronnées sinon dans le cas où leur fortune est privée. Selon le classement publié le 8 mars 2007, les milliardaires sont 946, grâce à l'entrée de 153 nouveaux membres. Au total, le montant des 20 plus grandes fortunes du monde est de 3 500 milliards de dollars, en progression de 35% par rapport à 2006.

Quant aux nouveaux entrants dans le top 20, on notera la présence de David Thomson, héritier de Thomson Corporation, Stefan Persson, héritier de la marque H&M, ainsi que Mukesh et Anil Ambani, héritiers des industries Reliance.

1 - William Gates (USA, 51 ans) : 56 milliards de dollars
Pour la treizième année consécutive, le PDG de Microsoft s'est vu décerné le titre d'homme le plus riche du monde avec à son actif 56 milliards de dollars, soit une hausse de 10% par rapport à 2006.

2 - Warren Buffett (USA, 76 ans) : 52 milliards de dollars
Homme d'affaires et investisseur américain, il fut surnommé «l'oracle d'Omaha», et a engrangé une fortune considérable grâce à ses investissements réalisés à travers sa compagnie, Berkshire Hathaway, dont il conserve 38% du capital. Il vient d'entamer l''acquisition de Marmon Holdings, un conglomérat détenu par les Pritzker, une très riche famille de Chicago.

3 - Carlos Slim Helu (Mexique, 67 ans) : 49 milliards de dollars
Cet homme d'affaires mexicain, en réalité d'origines libanaise et mexicaine, serait l'homme le plus riche du monde, avec ses 59 milliards de dollars de patrimoine en juillet 2007. Ses entreprises, dont  Telmex ou Grupo Carso, génèrent 5% du PIB mexicain et pèsent 40% de la capitalisation de la bourse de Mexico.

4 - Ingvar Kamprad (Suède, 80 ans) : 33 milliards de dollars
Entrepreneur d'origine suédoise, il a réalisé sa fortune en créant la célèbre chaîne de magasins Ikea. En 2006, il est passé de la 10e à la 4e place du classement des hommes les plus riches de la planète.

5 - Lakshmi Mittal (Inde, 56 ans) : 32 milliards de dollars
Milliardaire indien, Lakshmi Mittal a fait fortune grâce à l'industrie sidérurgique. Fondateur et actionnaire majoritaire de la Mittal Steel Company NV, principal producteur d'acier au monde, il en est l'actuel président. Spécialisé dans la reprise d'usines au bord de la faillite (comme en Roumanie ou à Chicago), Lakshmi Mittal est considéré comme l''homme le plus riche d''Angleterre.

6 - Sheldon Adelson (USA, 73 ans) 26 milliards de dollars
Milliardaire américain, Sheldon Adelson est également promoteur immobilier et propriétaire de plusieurs casinos. En 2007, il fit une offre infructueuse pour devenir le propriétaire d'un des principaux journaux israéliens, Maariv.

7 - Bernard Arnault (France, 58 ans) : 26 milliards de dollars
Industriel et propriétaire d'une entreprise de travaux publics, Ferret-Savinel, Bernard Arnault détient en 2007, un patrimoine personnel de 26 milliards de dollars à travers un montage de holdings : Montaigne Finance contrôle la financière Agache, qui contrôle Christian Dior, qui possède la Financière Jean Goujon, qui détient un peu plus de 42% de LVMH dont il devient actionnaire majoritaire en 1989. Il conduira d''ailleurs la société à devenir le premier groupe de luxe au monde devant le suisse Richemont. Récemment, Bernard Arnault a fait l'acquisition du quotidien économique Les Echos, cédant pour cela son concurrent La Tribune.

8 - Amancio Ortega (Espagne, 71 ans) : 24 milliards de dollars
Homme d'affaires espagnol, il est le fondateur de la marque de vêtements et de magasins Zara. Il s'est aujourd'hui également diversifié dans l'hôtellerie, l'électricité, etc.

9 - Li Ka-shing (Hong Kong, 78 ans) : 23 milliards de dollars
L'homme d'affaire hongkongais possède une firme constituée de filiales réparties dans quarante pays différents. Concentrés principalement sur les deux conglomérats Hutchison Whampoa et Cheung Kong, ses avoirs représentent 11,5% de la bourse de Hong Kong. Grâce à sa fortune construite dans l'immobilier, Li Ka-shing est également à la tête du groupe Watson, numéro un mondial de la gestion de ports.

10 - David Thomson (Canada, 49 ans) : 22 milliards de dollars
Sa fortune, il la doit à son père, Kenneth Thomson qui, héritier de la société Thomson, développa l'entreprise familiale pour en faire une des multinationales canadiennes les plus importantes en matière d'édition professionnelle. David Thomson a succédé à son père à la tête de Thomson Corp. en 2002. Quant à la famille Thomson, elle détient toujours 70% de l'entreprise via le holding The Woodbridge Company Limited, société d'investissement chargée de gérer les intérêts des Thomson.

N.S.

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08:06 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : egoisme, exploitation, richesses, fortune, appauvrissement, capitalisme |  Facebook |

10/01/2008

Un peu d'humour ? ......Quoique ......!

 

Pour le prochain Noël ......peut-être ?

NOEL

19:22 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : humour |  Facebook |

Invitation, le 19 janvier

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Bienvenu au drink de Nouvel an de la section carolo du Parti du Travail de Belgique!

C’est l’occasion pour le parti de souhaiter une bonne année à  tous : un mot de bienvenue, un verre pour la rentrée, une petite restauration à petit prix et des chansons avec Claudine Mahy (Mémé Loubard)

 A la Braise. Rue Zénobe Gramme, 21

6000 Charleroi

De 17h à 20h

Plus d’infos : 071/32.45.65 ou 0473/218.572

Mail : charleroi@ptb.be

18:53 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : invitation, ptb, charleroi, nnouvel_an |  Facebook |

24/12/2007

Bonnes fêtes de fin d'année

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11:26 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nouvel-an, noel |  Facebook |

17/12/2007

La manifestation de samedi 15 décembre 2007 - La vidéo.

Cliquez sur le lien ci-dessous, ensuite  >  , puis sur zoom :

 

La vidéo de la manif

18:02 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : exploitation, ptb, manifestation, pouvoir_d achat, socialisme, solidarite |  Facebook |

18/11/2007

Une image qui en dit long (Solidaire 14/11/07)

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13:05 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, capitalisme, exploitation, social, sarkozy |  Facebook |

29/10/2007

Le prix de l'énergie en hausse? Réunion d'information.

Le prix de l'énergie est sans cesse en hausse, ... et ce n'est pas fini ; on annonce de véritables catastrophes et une pénurie d'approvisionnement en Belgique, ... le bon prétexte qui fera encore grimper les prix.

Solution du politique: "consommez moins" (!!!)

Réunion d'information à Quaregnon le 16 novembre prochain, cliquez sur le lien ci-dessous pour en savoir plus:

Réunion d'information à Quaregnon (à 4 Km de Mons), cliquez sur ce lien pour lire l'affiche et la télécharger (Format PDF).

Télécharger en format "WORD"

11:46 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : exploitation, augmentations, politique, economie, energie, gaz, electricite, prix, hausse |  Facebook |

Sauvons la solidarité !

 SLS

11:18 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : solidarite, separatisme, regions, economie, belgique |  Facebook |

07/10/2007

Signez la pétition "Sauvons la solidarité"

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Pétition: Sauvons la solidarité

Nous sommes Wallons, Bruxellois ou Flamands, nous sommes citoyens du monde. Nous ne voulons pas qu’on érige de nouveaux murs entre des gens, entre des régions et entre des pays. Nous ne voulons pas que le principe de base de solidarité soit remplacé par ceux de concurrence et d’égoïsme. Qui tirera profit de dresser les gens les uns contre les autres ?

Tout ce que nous avons aujourd’hui en Belgique, nous l’avons obtenu ensemble, Flamands, Bruxellois et Wallons. La solidarité entre les citoyens les plus riches et les plus pauvres, ainsi que la solidarité entre les régions plus riches et les plus pauvres sont des piliers de notre société belge.

Nous voulons pour chacun un salaire convenable pour le même travail, indépendamment de la langue que nous parlons. Nous voulons que tous nos concitoyens aient le même droit à des conditions de travail et de vie saines et sécurisées, indépendamment du lieu où se situe l’usine ou le bureau. Nous voulons que tout qui perd son boulot, puisse avoir droit au même soutien et aide, indépendamment de la région où il habite. Nous voulons que chaque enfant ait les mêmes chances, indépendamment de la région de naissance. Nous voulons que toutes les personnes âgées conservent un droit identique à une pension décente, indépendamment du fait qu’elles vivent à Bruxelles, en Flandre ou en Wallonie. Bref, nous voulons la solidarité, pas la scission.

 

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07:43 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : solidarite, communaute, societe, union, belgique_unie |  Facebook |

30/09/2007

Crime de guerre USA en Irak

19:16 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : guerre, irak, usa, crimes |  Facebook |

26/09/2007

Pauvre P.S.!

Ils ne changeront jamais! Lire la suite en cliquant sur ces mots.

23:15 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ps, vol, arnaque, escrocs, bandits |  Facebook |

23/09/2007

Pétition pour le soutien aux réelles victimes des attentats du 11 septembre 2001

http://www.reopen911.info/petition.html

" Les attentats du 11 septembre furent une tragédie pour les 3 000 victimes directes et le sont toujours pour toutes les victimes indirectes présentes et à venir (plus de 650 000 morts en Irak).

Ce drame sur-médiatisé a servi de prétexte à :

  • la promulgation, dans de nombreux pays dont les nôtres, de lois liberticides prises au nom de notre protection contre le "terrorisme",
  • à l'intensification sans précédent d'une prétendue <> menée par l'administration US et ses alliés contre des pays dont les liens avec ces attentats sont loin d'être clairement prouvés.

Le rapport final de la commission d'enquête sur le 11 septembre censée faire toute la lumière sur ces attentats a laissé de nombreuses questions cruciales sans réponses. Il comporte, de l'avis même du président de la commission d'enquête, de nombreux mensonges, invraisemblances et omissions d'ordre militaire (sur les procédures d'interceptions par exemple) et également scientifique (effondrement de la troisième tour WTC7).

Pour toutes ces raisons, les signataires se joignent :

  • aux familles des victimes des attentats du 11 septembre 2001,
  • à un nombre toujours croissant de représentants de l'administration, des services de renseignements, des armées, des médias et de citoyens Etats-uniens, - aux scientifiques et experts civils ou militaires de toutes nationalités, qui, à travers le monde, remettent en question la version officielle du 11 septembre et réclament l'instauration d'une commission d'enquête internationale et indépendante sur ces attentats.

Afin que ce soutien se traduise dans les faits, nous demandons :

  • d'une part à nos mandataires locaux, nationaux et européens d'interpeller leurs assemblées respective sur le sujet,
  • d'autre part à nos chefs d'Etat et/ou de gouvernement respectifs de proposer devant le Conseil de Sécurité de l'ONU une résolution appelant à l'instauration d'une commission d'enquête internationale indépendante sur les attentats du 11 septembre - à l'image de la commission d'enquête internationale sur l'attentat perpétré contre le premier ministre libanais, Rafic Hariri.

Enfin, nous invitons tous les journalistes à jouer pleinement le rôle que tout citoyen est en droit d'attendre d'eux dans une démocratie, en les informant des enjeux en question."

http://www.reopen911.info/petition.html

18:06 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : petition, attentats, terroristes, 11septembre |  Facebook |

17/09/2007

Forum "Belgique en danger"

belgiqueendanger
Un nouveau forum pour la bonne cause, parce que nous aussi nous avons droit à la parole!

19:41 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : separatisme, union, politique, belgique |  Facebook |

09/09/2007

Jusque quand aurons-nous du pétrole? Et après?

pétrole jpeg
 

Les spéculations sur notre vie, sur notre avenir, sur notre bien-être, ont toujours motivé une certaine catégorie de gens. Qui pourrait se douter que même se retrouver dans un inendie tel que le provoquent les sècheresses actuelles peut faire gagner pas mal d'argent à des investisseurs de moins en moins scrupuleux? De là à en conclure que même les guerres sont voulues pour fabriquer du fric sur le dos des peuples, il n'y a qu'un pas! Lisez la suite, çà commence avec des prévisions sur nos réserves pétrolières, mais la fin est tout simplement dégoûtante! Enfin, vous jugerez.


Le monde manquera-t-il bientôt de pétrole?



On n'en a pas parlé au journal de 20 heures... et on n'en parlera pas avant qu'il ne soit trop tard !

On commencera par montrer du doigt les politiciens qui ont ignoré cette terrible menace parce qu'ils savaient qu'elle ferait dérailler les élections.

Ensuite, on accusera les médias, qui ont laissé de côté des preuves effarantes, disponibles depuis des années -- simplement parce que ce n'était pas assez "sexy" pour figurer en première page.

Puis on accusera l'OPEP, qui a délibérément dissimulé la vérité sur cette crise pendant plus d'une décennie... simplement pour pouvoir jouer sur les quotas d'exportation et engranger plus de pétrodollars.

Et on accusera les "grandes pétrolières" qui ont non seulement enterré ces preuves dans les années 50 ..mais ont même utilisé d'autres fausses données pour faire grimper le cours de leurs actions.

Mais montrer tout le monde du doigt ne changera rien au séisme énergétique dont je voudrais vous parler.

Un séisme, quel séisme ?

 

19:21 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mediamensonges, capitalisme, exploitation |  Facebook |

05/09/2007

Encore et toujours Demotte, l'antisocial!

Visible sur  http://demotte.wallonie.be/site/Textes.asp?DocID=516&v1ID=&RevID=&namePage=&pageParent=

Rudy Demotte présente son Pacte social pour la Wallonie [29/08/2007]

Rudy Demotte a présenté son Pacte social pour la Wallonie. Il estime que pour "mettre les Wallons au travail", la paix entre patrons et syndicats est nécessaire.

 

"Il faut un nouveau pacte social wallon, liant mouvement syndical, patronat, responsables publics", estime Rudy Demotte. Se référant à l'accord obtenu à Charleroi dans le cadre du dossier Ryanair, le ministre-président wallon estime par ailleurs qu'un "délai minimal à respecter avant d'entreprendre des actions de type grève semble être une dynamique qui pourrait être étendue à d'autres secteurs". "Le principe d'une grève sauvage est un type d'action à proscrire dans une Région qui s'attache à réussir son redéploiement économique", avance-t-il. Il pense que pour les investisseurs, "notre Région pâtit encore de son image gréviste". Il attend également du patronat qu'il considère les syndicats comme son premier partenaire et qu'il s'engage dans un processus de concertation sociale plus important. "Je souhaite des engagements forts tant en ce qui concerne la qualité des contrats, les salaires ou encore la formation". Rudy Demotte prévient: "Je serai un ministre-président de terrain. J'irai partout où les choses bougent en Wallonie, habité par une obsession quasi monomaniaque".

 

Analysons un peu mieux ce texte :

 

Il dit que « pour "mettre les Wallons au travail", la paix entre patrons et syndicats est nécessaire. », doit-on entendre par là que:

1°) Les Wallons ne travaillent pas ? Que sont-ils alors ? Des fainéants ?

2°) La paix est nécessaire (?), or, trouvez-vous qu’il y ait encore beaucoup de grèves actuellement ?

3°) Que peut-on comprendre à propos de "paix entre patrons et syndicats" ? Les travailleurs devront complètement "fermer leur gueule" et se soumettre complètement aux volontés du Patronat et des actionnaires ?

 

Il dit que "Il faut un nouveau pacte social wallon, liant mouvement syndical, patronat, responsables publics", cela veut-il dire que:

1°) Les pactes étant une imposition des volontés du patronat aux travailleurs, ces derniers seront davantage muselés par des réglementations strictes et abusives ?

2°) En précisant "mouvement syndical", le syndicat servirait à quoi ? Il ne servirait plus que d'organisme de paiement aux chômeurs ? (oh! Pardon, les "travailleurs sans emploi").

 

Il dit qu'un "délai minimal à respecter avant d'entreprendre des actions de type grève semble être une dynamique qui pourrait être étendue à d'autres secteurs". "Le principe d'une grève sauvage est un type d'action à proscrire dans une Région qui s'attache à réussir son redéploiement économique", Ce qui confirme que:

1°) Ca sous-entend: "Syndicats, fermez vos gueules et laissez-nous faire, c'est nous qui décidons" ?

2°) Sachant qu'une grève est toujours un acte sauvage, car ressentie durement par les travailleurs privés de leur salaire, ce moyen de lutte est toujours le dernier recours lorsque des négociations n'aboutissent pas; cela veut-il donc dire que le patron aura beau jeu car toute négociation ne devra plus être nécessairement sanctionnée par un mouvement de grève ?

 

Demotte, n'oublies surtout pas ton tablier BLEU lorsque tu te rendras partout où les choses bougent, comme pour tous tes copains du PS!

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21/08/2007

La privatisation du bien commun - 1

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La privatisation du bien commun - 2

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La privatisation du bien commun - 3

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La privatisation du bien commun - 4

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La privatisation du bien commun - 5

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La privatisation du bien commun - 6

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La privatisation du bien commun - 7

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12/08/2007

Droit de grève

Allemagne - Le droit de grève provisoirement supprimé pour les cheminots

En conflit avec la direction depuis plus d'un mois à propos des salaires, le syndicat allemand des conducteurs de trains avait prévu une grève générale pour le 9 août. Un tribunal de Nuremberg l'a interdite. (Alice Bernard)

Et ce n'est pas mieux en France ; mais la Belgique est simplement retardée par la formation chaotique du prochain gouvernement. Les travailleurs sont progressivement muselés, par les atteintes sur le droit de grève, qui est un droit légal internationalement reconnu. Les patrons vont pouvoir faire tout ce qu'ils veulent et exploiter les salariés à leur guise. La vague libérale submergeant l'entièreté de l'Europe n'a pas fini de créer des remous et surtout l'engloutissement des acquis sociaux durement obtenus (parfois dans le sang) par nos grands-parents ! (Alex Pozetti)

……….La suite……..

11/05/2007

Le capital se nourrit du profit; le prolétariat se nourrit de ses miettes!

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Une éternelle revendication

 

Trouvez-vous que la société dans laquelle non vivons actuellement, la société capitaliste, est juste et équitable ? Devons-nous continuer à la subir sans réagir ? Oui ? Alors ne lisez pas ce qui suit.

 

La privatisation est l’appropriation, ou d’une certaine manière le vol légal, pour employer un terme plus vrai, donc le vol des biens dévolus naturellement à tout un chacun, des moyens de production, par les patrons, les capitalistes, les actionnaires, dans le but d’en obtenir le maximum de profit sur le dos de tous les autres. L’être humain que nous sommes, privé de tout droit sur ses biens collectifs, desquels il dépend socialement, se voit ainsi également privé de la liberté de jouir de ces biens nécessaires, à fortiori nous pouvons même dire que rien ne nous appartient, pas même nous. Posons-nous donc les questions :

 

« Privé de la liberté de jouir comme il le désire de ses acquis, matériels ou sociaux, l’homme est-il toujours libre ?  Quelle place vaut encore la démocratie dans un système basé uniquement sur l’égoïsme ?  Peut-on encore parler de réelle démocratie dans un système capitaliste ?».

 

Bien-sûr, une structure sociétaire est nécessaire pour ne pas en arriver à certaines dérives, il doit donc y avoir une hiérarchie. Prenons l’anarchie, par exemple, elle qui ne tolère aucun maître, aucune supériorité, aucune supervision des mécanismes de la société, c’est l’autogestion sans gestion, et çà, c’est non seulement utopique mais irréalisable, car l’anarchie ne tient aucunement compte des différences entre les gens, chaque particulier. L’anarchie a cependant ceci de commun avec le communisme, c’est qu’il ne tolère pas l’exploitation de l’homme par l’homme.

 

Le vrai socialisme, le communisme, prône le partage équitable de tous les biens de la collectivité, donc les richesses produites par la force de travail, sans égoïsme, sans profit ; car tous, nous avons le droit de jouir de ce qui nous appartient, en toute liberté, en tenant compte de tous les besoins de la collectivité, équitablement !

La hiérarchie, citée plus haut, est nécessaire, mais les différences telles que l’on rencontre actuellement, qui ne sont que le fruit d’un accroissement de la recherche effrénée du profit par un petit nombre de personnes peu scrupuleuses sur toutes les autres, ces différences doivent absolument être réduites, voire supprimées, pour une abolition de l’exploitation entre les classes sociales, d’une part, puis l’abolition pure et simple de ces classes pour n’en faire qu’une seule. Marx, Lénine et les autres sont des précurseurs de la pensée socialiste, du socialisme véritable.

 

Winston Churchill a dit : « Le vice inhérent au capitalisme est le partage non équitable des richesses. Le vice inhérent au socialisme est le partage équitable de la misère. ». Alors, devons-nous attendre d’être complètement enterrés sous la misère pour que nous réagissions ?

 

La social-démocratie et tous ses partis politiques à la solde du patronat et des méga-riches, que ce soit le PS, le MR, Ecolo ou le CDH et leurs homologues Flamands ont beau avoir tous un discours qui laisse entrevoir un semblant de « social », les exploités seront toujours le peuple, soumis à la soi-disant démocratie de cette société uniquement basée sur le profit de certains gros actionnaires ; leur ligne politique est identique, basée sur la seule philosophie du profit, il suffit pour s’en convaincre de constater les accords et les interactions entre eux hors période électorale, et à l’approche de la campagne pré-électorale des discussions, des semblants de conflits, des insignifiances, surgissent entre eux, uniquement pour nous donner l’impression de différences, de faire croire qu’une démocratie existe, alors que ce n’est qu’un leurre ; tous les partis traditionnels ne parlent que d’une seule langue, sans consistance, maintenant le flou et l’ambiguïté afin de mieux tromper le peuple. La solidarité ? L’appel à la solidarité, par ces partis traditionnels, se concrétise dans un sens unique, et nous récoltons les miettes, afin que survivent tant bien que mal, et même plutôt mal que bien, les plus défavorisés, alors qu’il serait plus opportun d’offrir de l’emploi pour tous et des conditions de vie plus décentes aux malades, aux handicapés, du repos bien mérité pour les travailleurs âgés, l’accès aux soins appropriés pour tous, surtout aux plus démunis. Il ne devrait pas y avoir de sans-abris dans une société soi-disant riche !

Et la vraie liberté ? La vraie démocratie ? Actuellement, le travailleur, l’employé, le petit indépendant, le peuple, a juste la liberté de produire encore et encore pour enrichir encore et encore la classe la mieux nantie, celle des exploiteurs, celle de nos dirigeants !

 

Pour les néophytes, la crainte du communisme et de ses soi-disant mauvais côtés n’est absolument pas fondée du tout, car dans l’opinion que chacun a du communisme, bien des mensonges ont été dits, par le révisionnisme auquel nous avons tous été soumis depuis notre plus tendre enfance par la société capitaliste, car nous avons été conditionnés pour vivre dans un environnement tel que nous l’avons aujourd’hui, on nous a appris à devenir des exploités.

Mais cela peut changer et pour çà il faut le vouloir ; il ne faut nullement devenir fataliste. Des changements peuvent être faits, pour le bien de la communauté, des changements doivent être faits, pour le bien de tous, pour une société plus juste, pour une société plus équitable, pour le bien-être de tous, pour les gens d’abord, et non pour le profit de certains !

 

Seule une vraie politique réellement à l’écoute du besoin des gens peut sortir le peuple du marasme actuel dans lequel, si rien n’est fait, nous nous enfoncerons de plus en plus. Réagissons, faisons le bon choix le 10 juin prochain, pour nous, mais surtout pour nos enfants et petits-enfants, pour la survie de notre planète, pour un monde meilleur.

 

18:28 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : marxisme, leninisme, socialisme, capitalisme, proletariat, exploitation |  Facebook |