28/04/2007

Michael Moore a emmené des ouvriers de "Ground Zero" à Cuba

Mardi 17 avril 2007

(Belga) Le documentariste controversé Michael Moore a emmené des ouvriers qui sont tombés malades après avoir nettoyés le site de "Ground Zero" à Cuba pour prouver que le système d'assistance médicale du pays communiste est supérieur à celui des Etats-Unis.

Moore a passé deux ans à filmer "Sicko", une critique acerbe des compagnies pharmaceutiques américaines et du système médical américain. Selon le New-York Post, le réalisateur oscarisé a invité des ouvriers responsables du nettoyage du site de "Ground Zero" à l'accompagner à Cuba pour recevoir des soins médicaux. Sa démarche veut prouver que des personnes considérées comme des héros sont obligées de partir dans un pays communiste pour recevoir des soins adéquats. Le film "Sicko" sera présenté au prochain festival de Cannes. (MDP)

 

(Proposé par P. C., d'un parti de gauche)

15:36 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Vie sociale | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cuba, medecine, heros, reconnaissance, communisme, realite |  Facebook |

21/04/2007

Syndicalisme

Le droit de grève mis à mal !

 

De plus en plus, les critiques fusent parmi nos dirigeants, tant patronaux que gouvernementaux et aussi certains médias, pour dénoncer cette « atteinte au droit du travail » qu’est la grève. C’est inadmissible ! Pourquoi ?

 

On se plaint que le courrier n’est pas distribué lorsque les facteurs sont en grève, les causes peuvent être leurs revendications non suivies par le patron ; (par exemple : « géoroute », planification informatisée de distribution du courrier, fait des ravages ; les bureaux de poste ferment les un après les autres, les cadences deviennent infernales dans les centres de tri ; la poste de proximité a pratiquement disparu). Instaurer un service minimum mettrait la pagaille dans cette entreprise où chaque postier est interactif !

Et si les trains ne roulent plus, par exemple parce que les accompagnateurs font grève, en cause les négociations n’aboutissent pas entre les cheminots et leurs patrons (un exemple : les agressions deviennent de plus en plus fréquentes, deux la semaine dernière, quatre rien que pour le week-end dernier, çà suffit !). Là aussi sont cités les navetteurs pris en otage, les travailleurs et les étudiants. Le service minimum n’assurerait pas assez de matériel roulant pour les navetteurs, ce serait là aussi la pagaille, c’est irréalisable ! Même chose pour les autres sociétés de transport (la STIB, les TEC, DE LIJN,…).

Les hôpitaux sont un cas à part, étant donné que les malades doivent absolument toujours être suivis, est-ce pour autant que le personnel hospitalier ne puisse bénéficier d’aucun droit de protestation ?

Quand aux établissements pénitentiaires, si une grève survient, on effectue le remplacement des gardiens de prison par les forces de l’ordre en « intérim » ; déforçant la sécurité des citoyens ; mais est-ce pour autant que le droit de grève des gardiens doit être remis en question ?

 

En France, Sarkozy préconise l’instauration d’un service minimum pour soi-disant ne pas pénaliser les usagers à ces services ; mais « lorsque le vent souffle en France les volets claquent en Belgique », c’est bien connu ; chez nous certains candidats aux futures élections parlementaires proposent la même chose pour leur programme, André Antoine (CDH) et Willy Borsus sont de ceux-là ; Daniel Bacquelaine (MR) a également travaillé sur un texte en proposition à la chambre depuis 2003.

 

Et pour conclure.

 

Diminuer les effets des grèves, c’est leur ôter un moyen majeur de défense aux travailleurs. Leurs droits et leur liberté s’en trouveraient diminués. Le patronat aurait dès lors toujours la part belle pour imposer ses exigences ; et c’est inadmissible !

La grève est un moyen de pression universellement reconnu, et il n’est pas question d’ôter ce droit au travailleur ! Les partisans du véritable socialisme, tout comme les syndicats, s’opposent à tout service minimum, qui vide le droit de grève de son sens.

 

 

Alex Pozetti

12:24 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Vie sociale | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syndicat, droits, societe, exploitation, poste, sncb, patronat, greves |  Facebook |

31/03/2007

Définitions intéressantes et objectives trouvées sur le "net".

Libéralisme et collectivisme

 

Le libéralisme

 

Plus qu'une théorie politique le libéralisme est également une conception économique de la gestion de la production et de l'organisation des rapports sociaux qui en découlent. Issu de la montée en puissance de la bourgeoisie à la fin du dix-huitième et au début du dix-neuvième siècle, la théorie libérale s'oppose clairement aux conceptions féodales et proclame que tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. Elle fait de l'idée de liberté politique (entendue comme liberté d'expression) ainsi que de l'idée de liberté économique (entendue comme liberté de jouissance de sa propriété) le cœur de sa réflexion politique.

Les théoriciens du libéralisme développent également une conception de la société où l'homme est représenté comme un simple individu séparé des autres individus. Ses intérêts sont conçus comme antagonistes avec ceux des autres hommes. La compétition est ainsi comprise comme le mode général de gestion des rapports humains : la concurrence universelle comme le seul mode possible d'existence.

Attachée à l'idée de liberté mais pas à celle "d'égalité fondée sur le partage des ressources existantes", le libéralisme est très favorable aux personnes qui ont un capital à faire fructifier mais très défavorable à ceux qui n'ont rien et qui sont obligés de vendre leur force de travail dans des conditions misérables. La justification qu'elle apporte aux contradictions produites par le " marché libre " tend de ce point de vue à en faire le pur et simple reflet idéologique du capitalisme.

On peut dire en ce sens du libéralisme politique qu'il est le reflet du libéralisme économique qui n'est rien d'autre que l'organisation capitaliste de la production. Il est à noter également que de nos jours et depuis la révolution française, le libéralisme va de pair avec les conceptions républicaines.

Très critiqué par Marx ainsi que par les révolutionnaires du dix-neuvième et du vingtième siècle, le libéralisme est aujourd'hui présenté comme le meilleur système économique et politique existant mais pour combien de temps ?

 

La sociale démocratie ou libéralisme social

 

Les représentants de la sociale démocratie se présentent comme les défenseurs d'un système politique et économique qui serait la synthèse des revendications sociales des communistes et de celles des libéraux en matière économique. Ils affirment qu'il est possible de concilier les intérêts du marché et de ceux qui possèdent la réalité des moyens de production avec ceux des salariés et des citoyens les plus pauvres. C'est autour de l'idée d'une redistribution partielle des richesses qu'ils fondent leur croyance en un système social relativement équilibré : les riches étant censés partager une part de leur richesse avec les pauvres pour que ceux-ci ne se montrent pas trop violents, ni ne se révoltent.

Issue de la dissidence avec les penseurs marxistes et communistes traditionnels, les théoriciens de la sociale démocratie prônent la conciliation et non pas le combat, l'entente plutôt que la lutte. Les grands penseurs de la sociale démocratie (aujourd'hui oubliés) sont des personnes comme Karl Kautsky. Sur le plan économique, John Mayard Keynes est leur grand représentant.

Aujourd'hui la plupart des gouvernements européens sont sociaux démocrates sans que pour autant les problèmes liés à la pauvreté, à l'exclusion et à la misère aient été en aucune manière réglés.

 

L'ultralibéralisme

 

L'ultra libéralisme représente la version sauvage de la philosophie et du système libéral. Elle ne se contente pas d'affirmer que la concurrence imposée par le marché est saine et qu'elle est favorable à l'épanouissement humain mais elle affirme également que toute politique sociale où toute intervention de l'Etat dans le domaine économique est extrêmement nuisible. Très inégalitaire et source de multiples problèmes sociaux, la théorie ultralibérale est sans pitié pour les pauvres et les plus démunis. Sa haine de l'Etat comme acteur de la vie sociale n'est rien d'autre que le reflet de son désir de voir augmenter considérablement les revenus des personnes les plus riches (qui ne sont plus taxés dans un univers où l'Etat est réduit à sa portion congrue).

Les économistes de l'école de Chicago sont les grands représentants de l'ultralibéralisme au niveau de l'organisation de la production. Au niveau politique Ronald Reagan aux Etats-Unis et Margaret Thatcher en Angleterre, ont été les grands représentants de l'ultralibéralisme. Aujourd'hui George W Bush, se fait le porte-parole de cette conception de l'organisation économique et politique de la société.

Toute l'entreprise de construction de la mondialisation au niveau planétaire repose également sur cette conception du monde avec ce que cela comporte comme renforcement des inégalités et comme capacité d'exclusion, de gâchis sur le plan de l'existence de millions d'êtres humains.

 

Le communisme d'Etat

 

Théorie collectiviste et égalitariste la conception communiste des affaires politiques, se présente avant tout comme une théorie révolutionnaire de l'organisation sociale et comme la philosophie la plus opposée au capitalisme et aux différentes formes de libéralisme.

Elle remet tout d'abord en cause le fait de la propriété privée et propose de faire de tous les objets produits la propriété des personnes qui les produisent et non pas de celles qui les font faire. Pour les théoriciens du communisme dans sa version orthodoxe, la propriété doit être publique et non privée. C'est l'Etat qui se substitue aux particuliers et gère l'organisation de tous les rapports sociaux, c'est lui qui représente la masse des producteurs et fait en sorte qu'aucune inégalité ne soit établie entre eux, c'est lui qui assure la distribution des biens et des richesses en permettant aux plus pauvres d'avoir des conditions de vie décentes.

L'Etat possesseur véritable des moyens de production est censé défendre les intérêts des prolétaires en empêchant que ne se continue l'exploitation sauvage dont ceux-ci sont victimes. Il fait d'eux des hommes à part entière en leur permettant d'être maîtres de leur propre vie, en empêchant qu'ils soient condamnés à vendre leur force de travail sur un marché dont ils ne maîtrisent pas les règles et qui les domine totalement.

Marx et Engels sont les grands théoriciens de la philosophie communiste. Révolutionnaires engagés dans les grands mouvements ouvriers qui ont eu lieu au dix-neuvième siècle, frappés par la misère où se trouvait l'ensemble de la classe ouvrière, ils se sont révoltés contre l'ordre bourgeois et l'oppression qu'il générait. Leur théorie, exposée dans des ouvrages comme Le Manifeste du parti communiste, Le Capital ou l'Anti-Dühring, a considérablement marqué les révolutionnaires de tous les pays (notamment au vingtième siècle) et a donné les moyens à certain d'entre eux de mener le projet communiste à son terme (Lénine en Russie, Fidel Castro à Cuba, Mao-Tse-Toung en Chine sont au vingtième siècle les grandes figures politiques du communisme mondial).

Très dénigrée depuis la chute du système soviétique et le passage de la Chine à une économie de marché qui ne dit pas son nom, le communisme demeure une référence dont se réclament encore aujourd'hui les révolutionnaires (Le Sous-commandant Marcos au Chiapas, les révolutionnaires colombiens..).

 

Le communisme libertaire ou anarchisme

 

Le régime anarchiste est celui où n'existe plus aucune forme de domination, où toutes les hiérarchies sont abolies, où le pouvoir est totalement décentralisé, où chaque unité de production est de petite taille et pratique l'autogestion (en grec "an " "archè" signifie sans commandement).

Très égalitaire mais aussi sincèrement attaché à l'idée de liberté, le communisme libertaire représente la version non autoritaire du communisme. Elle proclame le refus de toutes les hiérarchies et de toutes les formes de répression (notamment celles liées au pouvoir d'Etat).

En affirmant qu'il n'a ni Dieu ni maître, l'anarchiste entend se libérer de toutes les contraintes liées à l'organisation économique, politique et idéologique que l'on trouve dans les autres systèmes. Pour lui la liberté authentique réside non pas dans le marché libre mais dans la disparition de toutes les sources d'inégalité qu'elles soient économiques (exploitation de l'homme par l'homme) politiques (création de hiérarchies fonctionnelles sur le plan administratif) sociale (division de la société en classes) idéologiques (aliénation dans la religion où dans différentes sortes de dogmes).

Pour autant on ne saurait dire qu'il n'y a pas d'ordre dans la conception et le plan d'organisation anarchiste. En effet un ordre horizontal lie les gens entre eux à la base et se substitue aux ordres "verticaux" qui sont mis en place dans les autres systèmes. Dans l'anarchisme, en effet, il n'y a pas de place pour la notion de supérieur et d'inférieur : tous les hommes se trouvent sur le même plan sans distinction de race, de classe ni de fonction. La démocratie directe est dans cette perspective la seule forme de démocratie que puisse reconnaître l'anarchisme.

Proudhon, Kropotkine, Bakounine sont au dix-neuvième siècle les grandes figures de l'anarchisme et du communisme libertaire. Sartre à sa manière mais aussi Marcuse et Wilhelm Reich ont été leurs continuateurs les plus prestigieux.

Critiqué par les libéraux et par ceux d'entre les communistes qui ont accordé une trop grande confiance à l'Etat, le communisme libertaire représente pourtant le type de gouvernement qui par sa dimension locale et son goût de la liberté constitue peut-être pour les hommes une solution d'avenir.