06/08/2010

Les sans-abris en France, ...les martyrs de l'exclusion sarkoziste!

Des pratiques que l'on peut carrément qualifier de "barbares".

 

Dans un pays où les "droits de l'homme" sont censés être des plus respectés.

 

Des brutalités d'un autre âge, d'un autre temps ?

 

Digne du fascisme le plus élémentaire.

 

Si Sarkozy avait une frange et portait une petite moustache, il pourrait aisément se faire appeler ADOLF H..... !

 

Vidéo à voir, à méditer, et réagir !

 

01/08/2010

Congo-Kinshasa: Allégement de la dette - plus de confusion sur les chiffres


29 Juillet 2010 (Extrait de "AllAfrica.com")


Impacts-du-programme-dassainissement-urbain-de-kinshasa-pauk-sur-lenvironnement-cas-de-la-c8.pngKinshasa — Plus de confusion sur le montant réellement annulé le 1er juillet 2010 à l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE. Il n'y aura donc plus de controverse sur le sujet, pense le Premier ministre, Adolphe Muzito, qui a dépêché hier mercredi devant la presse son directeur de cabinet adjoint en charge de suivi des programmes avec les institutions de Bretton Woods pour lever toute équivoque sur le sujet.

Depuis l'atteinte le 1er juillet 2010 du point d'achèvement de l'initiative de réduction de la dette en faveur des pays pauvres très endettés (I-PPTE), plusieurs chiffres ont circulé sur le montant de la dette annulée à l'issue des Conseils d'administration du FMI et de la Banque mondiale.

S'il est vrai que le montant annulé dépassait les 10 milliards Usd, de profondes divergences sont apparues sur la hauteur exacte de ce montant. Aussi, pour éviter toute forme de confusion à ce sujet, le Premier ministre, Adolphe Muzito, a dépêché hier mercredi 28 juillet son directeur de cabinet adjoint en charge de suivi de programmes avec les IBW, Jean-Claude Nachega pour lever toute forme de voile sur le sujet.

Après sa prestation devant la presse, l'on en sait un peu plus sur la portée des chiffres repris dans le communiqué conjoint publié le 1er juillet 2010 par le FMI et la Banque mondiale. Tout comme, plus de doute possible sur le montant exact consenti en terme d'allégement de la dette par ces deux institutions.

Ces précisions du gouvernement ont donc l'avantage de mettre fin à la distraction qui couvait dans une bonne partie de la population congolaise, concernant les avantages financiers réels obtenus au point d'achèvement de l'I-PPTE.

Le gouvernement se devait donc de clarifier le débat pour éviter que la confusion ne se généralise dans l'opinion publique. Le chiffre exact de la dette annulée étant désormais connue, il n'y a donc de raison de s'attarder sur un débat vidé de sa substance.

L'essentiel aujourd'hui est de tourner les regards vers le futur en ayant pour seule priorité la poursuite de grands travaux de reconstruction.

Jean-Claude Nachega pense que le moment ne prête pas à une quelconque forme de distraction, la RDC ayant obtenu un avantage en termes de réduction que nul autre pays inscrit à l'I-PPTE n'a obtenu avant. « Il s'agit, note-t-il, du plus grand allègement de dette dont n'ait jamais bénéficié un pays dans le cadre de ces deux initiatives (IPPTE et IADM) ».

Voici en intégralité le contenu de la conférence de presse animée par Jean-Claude Nachega.

Point de presse du Dircaba, J.C. Nachega, sur le point d'achèvement (les chiffres)

« Comment l'atteinte du point d'achèvement a-t-elle affecté le niveau et la structure à la fois du stock et du service de la dette de la RD Congo?

La RD Congo a bénéficié d'allègements significatifs à la fois du stock et du service de sa dette publique extérieure.

Le stock de la dette extérieure, estimé à 13,704.9 milliards de dollars américains, représentant 125 pourcent du PIB, à fin décembre 2009, a diminué pour s'établir à 2,931 milliards de dollars américains, représentant 24 pourcent du PIB, à la fin de cette année 2010.

L'allègement du stock de la dette est donc d'environ 80 pourcent, soit 10,774 milliards de dollars américains, dont : 491 millions de dollars américains de la part du FMI ; 1,832 milliard de dollars américains de la Banque Mondiale (AID) ; environ 7,4 milliards de dollars américains de la part des pays bilatéraux membres du Club de Paris Etats-Unis, France, Belgique, ...) ; et le reste provenant de créanciers bilatéraux non membres du Club de Paris (Serbie et Monténégro, Koweït, Taiwan-province de la Chine, Arabie Saoudite ...) et des commerciaux (dont Club de Londres).

L'allègement total (au fil des ans) du service nominal de la dette (principal plus intérêts) est de 12,3 milliards de dollars américains dont : 11,1 milliards de dollars américains au titre de l'initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) ; et 1,2 milliards de dollars EU au titre de l'initiative d'allègement de la dette multilatérale (IADM). N.B: Il s'agit du plus grand allègement de dette dont n'ait jamais bénéficié un pays dans le cadre de ces deux initiatives (IPPTE et IADM) ».

29/07/2010

Médiamensonges : Lorsque CNN fait dire le contraire...

Silvio Rodriguez aux États-Unis
Pascual SERRANO (Extrait de "LE GRAND SOIR")

arton11113-19394.jpgEn juin dernier, le chanteur, auteur, compositeur cubain, Silvio Rodríguez, a fait une tournée à travers les États-Unis. Au cours d’une interview avec la presse, alors qu’on l’interrogeait à propos des prisonniers cubains, tant ceux qui sont actuellement incarcérés à Cuba, accusés d’avoir conspiré au service d’une puissance étrangère, que ces cinq Cubains, prisonniers aux USA, accusés d’espionnage, il a textuellement répondu ceci :

« Nos héros, parce que pour nous, ces cinq Cubains qui se trouvent ici, aux États-Unis, sont des héros, ils devraient être libres ; ça fait plus de dix ans qu’ils sont en prison suite à des condamnations absurdes ; ces cinq Cubains sont venus ici pour espionner les terroristes qui nous envoyaient des bombes et qui conspiraient pour causer des souffrances physiques à Cuba. Moi, je ne peux pas les comparer avec des gens qui ont conspiré au service du gouvernement (des États-Unis) ou d’une partie de ce gouvernement qui, de tous les gouvernements, est celui qui veut nous nuire le plus. Pour moi, ce sont deux choses très différentes. Je pense que ceux qu’on appelle les prisonniers politiques cubains ont violé les lois cubaines et c’est pour cette raison qu’ils ont été sanctionnés ; je pense que les sanctions ont été trop dures et je pense qu’ils devraient être libres, peut-être pas tous, mais une bonne partie d’entre eux et, bien entendu, ceux d’entre eux qui ont des problèmes de santé ».

La journaliste de CNN mélange tout et présente ainsi les déclarations de Silvio Rodríguez :

« Et quant aux dissidents, quant aux prisonniers politiques cubains, il a dit qu’il respectait leur cause ; il parle aussi des espions cubains prisonniers aux États-Unis, accusés d’espionnage, et il dit que comme ils ont violé les lois, ils est juste qu’ils soient en prison, mais que leurs condamnations sont trop sévères ».

Exactement tout le contraire.

Les vidéos des deux déclarations peuvent être vues (en espagnol) :


25/07/2010

L'origine des guerres (reflexion de Fidel Castro)

La Havane. 12 Juillet  2010

(Article extrait de "GRANMA.CU")

L’origine des guerres

Fidel Alejandro Castro Ruz (2).jpgJ’AI affirmé le 4 juillet que les Etats-Unis ne céderaient pas, et l’Iran non plus: «…les uns, par arrogance de puissants; l’autre, par la résistance au joug et par la capacité de combattre, comme cela est arrivé si souvent dans l’histoire de l’homme.»

Dans presque toutes les guerres, une des parties souhaite l’éviter, et parfois les deux. En l’occurrence, celle-ci éclaterait, même si l’une de parties ne le désire pas, comme cela arriva lors des guerres mondiales de 14-18 et de 39-45, séparées par vingt-cinq ans à peine.

La boucherie fut effroyable. Ces guerres n’auraient pas éclaté sans des erreurs de calculs préalables des deux parties qui défendaient des intérêts impérialistes et croyaient pouvoir atteindre leurs objectifs sans de si terribles coûts.

Dans le cas présent, l’une des parties défend des intérêts nationaux absolument justes; l’autre poursuit des visées illégitimes et des intérêts bassement matériels.

Quand on analyse toutes les guerres qui se sont déroulées dans les annales de l’Histoire, on constate que l’une des parties a toujours visé ces objectifs-ci.

L’illusion qu’il soit possible de les atteindre en l’occurrence sans la plus terrible de toutes les guerres est absolument vaine.

Dans l’un des meilleurs articles publiés sur le site web Global Research, le 11 avril 2010,  Rick Rozoff apporte de nombreux critères incontestables sur les visées des USA. Toute personne qui se veut bien informée doit les connaître.

Selon cet auteur, les USA pensent qu’«une guerre peut être gagnée sans même avoir été lancée. Il est possible de remporter la victoire si l’adversaire sait qu’il est vulnérable à une attaque instantanée et non détectable, écrasante et dévastatrice, sans qu’il puisse se défendre ou exercer des représailles».

C’est «un pays qui aspire à rester le seul Etat dans l’histoire à exercer une domination militaire complète sur terre, dans les airs, sur les mers et dans l’espace.»

«Qui maintient et étend des bases militaires et des troupes, des groupes de bataille formés de porte-avions et de bombardiers stratégiques sous presque toutes les latitudes et longitudes. Qui possède pour ce faire un budget de guerre record depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale: 708 milliards de dollars pour le prochain exercice fiscal»

«…le premier pays à avoir mis au point et utilisé des armes atomiques.»

«…les USA conservent 1 550 ogives nucléaires déjà déployées et 2 200 (ou 3 500 selon certains calculs) de plus entreposées, et une triade de vecteurs de lancement terrestres, aériens et sous-marins».

«Leur arsenal non nucléaire utilisé pour neutraliser et détruire les défenses aériennes et stratégiques, potentiellement toutes les forces militaires importantes d’autres nations, sera constitué de missiles balistiques intercontinentaux, de missiles balistiques adaptés pour être lancés à partir de sous-marins, de missiles de croisière et de bombardiers hypersoniques, et de bombardiers stratégiques "super-furtifs" non détectables par les radars et donc capables de déjouer les défenses terrestres et aériennes.»

Rozoff énumère les nombreuses conférences de presse, réunions et déclarations de ces derniers mois en provenance des chefs de l’état-major interarmes et de hauts fonctionnaires de l’administration étasunienne.

Il explique les engagements des USA envers l’OTAN et leur coopération renforcée avec leurs alliés du Proche-Orient, autrement dit, en premier lieu, Israël. Il écrit:

«Les USA intensifient aussi leurs programmes de guerre spatiale et cybernétique afin d’être en mesure de paralyser les systèmes de surveillance et de commandement militaires, de contrôle, de communications, d’informatique et de renseignement d’autres nations, les laissant absolument sans défense sauf au niveau tactique le plus élémentaire.»

Il rappelle que la Russie et les USA ont signé à Prague, le 8 avril dernier, le nouveau Traité START qui «ne contient aucune contrainte sur la capacité actuelle ou planifiée des USA en matière d’attaque conventionnelle globale rapide.»

Il rapporte de nombreuses nouvelles à ce sujet et donne un exemple éloquent sur les visées des USA:

« Le département de la Défense explore actuellement toute la gamme de technologies et de systèmes concernant la capacité d’attaque conventionnelle globale rapide qui pourrait offrir au président des choix plus crédibles et techniquement viables pour faire face à de nouvelles menaces en évolution.»

Je suis d’avis qu’aucun président, voire le chef militaire le plus expert, n’aurait un instant pour savoir quoi faire si cela n’était pas déjà programmé dans les ordinateurs.

Rozoff, imperturbable, rappelle l’analyse faite par Elaine Grossman sur Global Security Network dans un article intitulé  «Les essais concernant le missile d’attaque globale pourraient coûter 500 millions de dollars»:

«L’administration Obama a demandé 239,9 millions de dollars au profit des services militaires à des fins de recherche-développement sur une attaque globale instantanée pour l’exercice fiscal 2011…. Si le financement se maintient au niveau prévu dans les années à venir, le Pentagone aura dépensé quelque 2 milliards de dollars pour cette capacité d’attaque globale instantanée d’ici la fin de l’exercice fiscal 2015, selon les documents budgétaires soumis au Capitole ce dernier mois.»

«Un scénario tout aussi horrifiant au sujet des effets d’une attaque conventionnelle globale rapide, cette fois en version maritime, est apparu voilà trois ans dans la revue Popular Mechanics:

«Un sous-marin atomique classe Ohio émerge dans le Pacifique, attendant l’ordre de tir du président. Quand celui-ci arrive, le sous-marin tire un missile balistique Trident-II de 65 tonnes qui atteint en deux minutes plus de 22 000 km/heure. Il accélère au-dessus des océans et dans l’espace extra-atmosphérique sur des milliers de kilomètres.

«Au sommet de la parabole, en suspension dans l’espace, les quatre ogives du Trident se séparent et commencent à redescendre vers la planète.

«Les ogives, qui voyagent à près de 21 000 km/h, sont remplies de tringles de tungstène, un métal deux fois plus résistant que l’acier.

«Les ogives explosent juste au-dessus de l’objectif, répandant sur la zone des milliers de tringles, dont chacune est douze fois plus destructrice qu’une balle calibre 50. Tout ce qui se trouve dans un rayon de 280 m2 autour de ce tourbillon métallique est anéanti»

Rozoff explique ensuite la colonne écrite le 7 avril, sous le titre: «La surprise nucléaire d’Obama», par l’ancien chef de l’Etat-major interarmes russe, le général Leonid Ivachov, qui, après avoir fait référence au discours prononcé par le président étasunien à Prague, un an avant – «l’existence de milliers d’armes nucléaires est l’héritage le plus dangereux de la Guerre froide» – et à sa signature de START II dans cette même ville, le 8 avril dernier, affirme:

«L’histoire des USA durant le siècle dernier n’offre aucun exemple que les élites étasuniennes aient fait le moindre sacrifice pour l’humanité ou pour les peuples d’autres pays. Serait-il dès lors réaliste d’attendre que l’arrivée à la Maison-Blanche d’un président afro-étasunien change la philosophie politique de ce pays traditionnellement axée sur la domination mondiale? Ceux qui croient à quelque chose de pareil devraient alors se demander pourquoi les USA – le pays dont le budget militaire dépasse déjà celui de tous les autres pays du monde réunis – continuent de dépenser des sommes d’argent énormes pour se préparer à la guerre.»

Le général russe affirme:

«Le concept d’Attaque globale immédiate implique une frappe concentrée par des milliers d’armes conventionnelles de précision durant deux à quatre heures, qui détruirait complètement les infrastructures vitales du pays cible et le forcerait donc à capituler.»

«Le concept d’Attaque globale immédiate vise à maintenir le monopole des USA dans le domaine militaire et à creuser l’écart entre eux et le reste du monde. De pair avec le déploiement de missiles de défense censés blinder les USA face à des frappes de représailles russes et chinoises, l’initiative d’Attaque globale immédiate est en train de faire de Washington le dictateur mondial de l’ère moderne.»

«Par essence, la nouvelle doctrine nucléaire est un élément de la nouvelle stratégie de sécurité étasunienne qu’on pourrait mieux décrire comme stratégie de l’impunité totale. Les USA dopent leur budget militaire, lâchent les rênes de l’OTAN comme gendarme mondial et planifient des manœuvres réelles en Iran pour tester dans la pratique cette initiative d’Attaque globale immédiate. Entre-temps, Washington parle d’un monde absolument exempt d’armes nucléaires.»

Au fond, Obama prétend leurrer le monde en parlant d’une humanité exempte d’armes nucléaires, lesquelles seraient remplacées par d’autres extrêmement destructrices, mais mieux adaptées à la volonté de terroriser les dirigeants des Etats et de garantir cette nouvelle stratégie d’impunité totale.

Les Yankees croient que la reddition de l’Iran est proche. Dans ce sens, on s’attend à ce que l’Union européenne fasse connaître son propre train de sanctions le 26 juillet.

Les 5+1 se sont réunis la dernière fois le 2 juillet, après que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé que «son pays reprendrait les négociations fin août avec la participation du Brésil et de la Turquie».

Un haut fonctionnaire de l’UE «a averti que ni le Brésil ni la Turquie ne seront invités à ces conversations, du moins pas à ce niveau».

«Le ministre des Affaires étrangères iranien, Manouchehr Mottaki, s’est déclaré partisan de défier les sanctions internationales et de continuer d’enrichir l’uranium.»

Depuis le mardi 5 juillet où l’Union européenne a réitéré qu’elle prendrait de nouvelles mesures, l’Iran a répondu qu’il ne négociera pas avant septembre.

Les possibilités de surmonter cet obstacle insurmontable diminuent de jour en jour.

Ce qui va se passer est si évident qu’on peut le prévoir d’une façon quasi exacte.

Je dois de mon côté faire mon autocritique: j’ai commis l’erreur d’affirmer dans mes Réflexions du 27 juin que le conflit éclaterait le jeudi, le vendredi ou, au plus tard, le samedi. On savait alors que des bâtiments de guerre israéliens naviguaient vers l’Iran aux côtés des forces navales yankees, et que l’ordre d’arraisonner les cargos iraniens avait déjà été donné.

J’avais toutefois négligé une étape préalable: que l’Iran refuse concrètement l’inspection de ses cargos. Analysant le langage tortueux de la résolution du Conseil de sécurité imposant des sanctions à ce pays, je n’ai pas fait attention à ce détail sans lequel le mandat de perquisition ne pouvait être pleinement valable. C’était tout ce qu’il manquait.

Le délai de soixante jours fixé par le Conseil de sécurité le 9 juin pour recevoir des informations sur la mise en œuvre de sa Résolution prendra fin le 8 août.

Mais il s’est passé en fait quelque chose de plus lamentable. J’ai travaillé à partir du dernier document élaboré sur ce thème épineux par notre ministère des Relations extérieures, lequel ne contenait pas deux paragraphes cruciaux, les derniers de cette Résolution, que voici:

«36.  Demande au Directeur général de l’AIEA de présenter dans les 90 jours au Conseil des gouverneurs de l’AIEA et parallèlement, pour examen, au Conseil de sécurité un rapport concernant la suspension complète et durable par l’Iran de toutes les activités mentionnées dans la résolution 1737 (2006) et l’application par ce pays de toutes les mesures prescrites par le Conseil des gouverneurs et des décisions énoncées dans les résolutions 1737 (2006), 1747 (2007) et 1803 (2008) et dans la présente résolution;

«37.  Affirme qu’il examinera les mesures prises par l’Iran au vu du rapport demandé au paragraphe 36 ci-dessus, qui doit être présenté dans un délai de 90 jours, et: a) qu’il suspendra l’application des mesures susmentionnées si l’Iran suspend, et aussi longtemps qu’il suspendra, toutes les activités liées à l’enrichissement et au retraitement, y compris la recherche-développement, sous vérification de l’AIEA, pour ouvrir la voie à des négociations de bonne foi permettant de parvenir rapidement à un résultat mutuellement acceptable; b) qu’il mettra fin aux mesures visées aux paragraphes 3, 4, 5, 6, 7 et 12 de la résolution 1737 (2006), aux paragraphes 2, 4, 5, 6 et 7 de la résolution 1747 (2007), aux paragraphes 3, 5, 7, 8, 9, 10 et 11 de la résolution 1803 (2008) et aux paragraphes 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 21, 22, 23 et 24 ci-dessus dès qu’il aura constaté, après réception du rapport visé au paragraphe précédent, que l’Iran respecte pleinement les obligations que lui imposent ses résolutions pertinentes et se conforme aux exigences du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, et que celui-ci l’aura confirmé; c) que, au cas où  il ressortirait du rapport demandé au paragraphe 36 ci-dessus que l’Iran n’a pas appliqué les dispositions des résolutions 1737 (2006), 1747 (2007) et 1803 (2008) et de la présente résolution, il adoptera, en vertu de l’Article 41 du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, toutes autres mesures qui pourraient être requises pour  persuader l’Iran de se conformer à ces résolutions et aux exigences de l’AIEA, et  souligne que de nouvelles décisions devront être prises si de telles mesures additionnelles s’avéraient nécessaires…»

Un compagnon du ministère, sans doute épuisé par le travail de nombreuses heures consistant à faire des copies de tous les documents, s’est endormi. Si j’ai pu découvrir cet oubli, c’est parce que je désirais avoir toute l’information possible et échanger des vues sur ces questions délicates.

A mon avis, les Etats-Unis et leurs alliés de l’OTAN ont dit leur dernier mot. Deux puissants Etats dotés d’autorité et de prestige n’ont pas exercé leur droit de veto pour bloquer cette résolution perfide de l’ONU. C’était pourtant là la seule possibilité de gagner du temps à la recherche d’une formule pour sauver la paix, un objectif qui leur aurait procuré plus d’autorité pour continuer de se battre en sa faveur.

Aujourd’hui, tout est suspendu à un mince fil.

J’ai cherché avant tout à mettre en garde l’opinion publique internationale sur le cours des événements.

J’y suis arrivé en partie en observant ce qu’il se passait, en ma qualité de dirigeant politique qui a affronté pendant de longues années l’Empire, ses blocus et ses crimes inqualifiables. Mais je ne le fais pas par esprit de vengeance.

Je n’hésite pas à courir le risque de compromettre ma modeste autorité morale.

Je continuerai d’écrire plusieurs autres Réflexions sur ce point en juillet et en août pour aller plus loin, sauf incident qui déclenche les armes meurtrières braquées les unes sur les autres.

J’ai beaucoup apprécié les derniers matchs de la Coupe du monde de football et les matchs de volley-ball de la Ligue mondiale où notre courageuse équipe s’est qualifiée à la tête de son groupe.

Fidel Castro Ruz

Le 11 juillet 2010

20 h 14

(Traduction ESTI)

11/02/2010

Immensément riche, il décide de se séparer de sa fortune... pour le bonheur !

Mr Rabeder, 47 ans, un businessman Anglais, a pris une grande décision.

(Origine de l'article: "Yahoo.news")

Il a en effet décidé de se séparer du fruit de ses dures années de labeur, à savoir... sa fortune !

Ainsi, il a mis en vente sa luxueuse villa (avec lac et vue imprenable sur les Alpes) pour 1,6 millions d'euros, ainsi que : sa résidence de 17 hectares en Provence, estimée à 700 000 euros, ses 6 avions planeurs à 400 000 euros et son Audi A8, cotée à l'argus 50 000 euros.

Ces signes extérieurs de richesse, Mr Rabeder n'en veut plus. "Mon idée principale est de ne plus rien laisser derrière moi. Je me suis rendu compte qu'au final l'argent était contre-productif. Et que pire que tout, il ne m'apportait pas du tout le bonheur... au contraire même" a-t-il déclaré au Daily Telegraph.

Il prévoit même de retourner vivre très modestement, dans un petit studio. L'intégralité de l'argent récolté sera reversée à des associations caritatives, en Amérique Latine.

"Pendant très longtemps, j'ai cru que l'argent ne pouvait apporter que du bonheur. Je viens d'une famille très très pauvre où la valeur 'travail' était très importante (...) Mais récemment, j'ai testé un truc fou : dépenser tout ce que je pouvais dépenser pendant trois semaines, dans des voyages à travers le monde. C'est horrible ! Toutes les personnes que j'ai fréquentées n'ont jamais été 'vraies' avec moi. J'avais l'impression que nous étions tous, entre privilégiés, des 'acteurs'. Que rien n'était vrai. Il n'y avait aucune connexion."

Depuis qu'il a pris cette décision, Mr Rabeder se sent aujourd'hui "plus libre".

11:41 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Morale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : luxe, richesse, argent |  Facebook |

21/01/2010

Capitalism - A Love Story : Bande-Annonce (VOSTFR/HD)

19:45 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Morale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : capitalisme, michael_moore |  Facebook |

30/12/2009

La Conscience des consciences. L’humanité au coeur des peuples.

La Conscience des consciences. L’humanité au coeur des peuples.

Oscar FORTIN (Article extrait de "Le grand soir")


arton9673-05fc8Il y a de ces périodes où les évènements se bousculent plus intensément et plus rapidement qu’à certaines autres époques. Nous vivons tous, comme individus, comme sociétés et comme peuples, dans des « bulles » qui constituent, à un moment ou l’autre, ce qu’est le monde pour nous. Un vieux proverbe yiddish dit : « Pour le ver qui vit dans un radis, le monde entier est un radis. » C’est vrai pour nous qui vivons dans une culture, dans un système politique, dans une croyance religieuse, dans un système économique et qui pensons qu’en dehors de ces formes d’appartenance, c’est le néant. Ces « bulles » sont nos repères jusqu’à ce que nous en sortions.

L’histoire nous enseigne qu’il y a de ces « bulles » qui éclatent sous la pression de consciences qui n’arrivent plus à s’accommoder d’un monde qui étouffe et déshumanise. Les plus âgés se souviendront des années 1950 et 1960, marquées par l’éclatement de bulles dans plusieurs secteurs. Il y a eu l’éclatement de la bulle sociale avec la montée des mouvements sociaux, celle des travailleurs et des syndicats, celle des luttes révolutionnaires en Amérique latine, en Afrique et en Asie. On se souviendra de mai 1968, en France, mais aussi de toutes les autres manifestations importantes dans les pays du Nord et du Sud, de l’Est et de l’Ouest. Il y a eu, également, l’éclatement de la bulle morale et religieuse que les mouvements hippies des années 1960 et la tenue du Concile Vatican II illustrent merveilleusement bien. Plus près de nous, n’assistons-nous pas à l’éclatement de la bulle de systèmes économiques et politiques qui nous retiennent dans un monde de moins en moins crédible, de plus en plus exclusif, discriminatoire et fermé aux exigences d’une conscience humanitaire ouverte à tous les peuples de la terre ? Si « la bulle des cavernes », il y a de cela des millénaires, n’a pu retenir l’arrivée de l’ « HOMO SAPIENS », l’HOMME PENSANT, et qu’il en fut de même des autres « bulles » qui se sont formées tout au long de son histoire, comment n’en serait-il pas de même pour celles qui nous enferment aujourd’hui dans un monde qui nous garde à l’étroit ? Le père Teilhard de Chardin, ce grand paléontologue du siècle dernier, bien connu pour sa vision sur l’évolution de l’Univers et de l’Homme, disait « qu’un courant héréditaire et collectif de réflexion s’établit et se propage : l’avènement de l’Humanité à travers les Hommes. Selon cette pensée, l’évolution de l’HOMO SAPIENS suit son cours. Son développement dans l’Histoire se mesure à la qualité de l’HUMANISME dont il est l’incarnation.

Un regard rapide sur le monde qui nous entoure nous laisse plutôt avec la déprime. Les oligarchies et les empires continuent à faire la loi et à imposer leurs volontés aux deux tiers de l’Humanité. Ils ont la force des armes, celle de la corruption et de la manipulation. Un peu plus, nous les prendrions pour des dieux alors que le monde auquel ils nous convient est fondé sur le mensonge, l’hypocrisie, l’exploitation et la cupidité. Une situation pratiquement irréversible, tellement les moyens sont disproportionnés entre les uns et les autres. Pourtant, il y a quelque part une CONSCIENCE qui n’a pas abdiqué et qui porte la force de ce « courant héréditaire et collectif » à laquelle ces forces stagnantes de l’évolution ne sauraient résister. Ne vivons-nous pas à une époque où la « conscience des personnes et celle des peuples » se trouvent à la croisée des chemins où elles doivent faire siens, soit les impératifs d’une Humanité inclusive ou soit la cupidité d’une Humanité qui en exclue les deux tiers ? N’est-ce pas là le défi que les personnes et les peuples devront relever en ce XXIème siècle ?

En Amérique Latine, des personnes et des peuples répondent à ce défi en redonnant la parole à leur conscience et en répondant oui à une HUMANITÉ toujours plus inclusive. Les oligarchies, les hiérarchies et l’Empire s’y résistent. Tous les arguments et tous les moyens sont bons. Par contre, l’histoire de l’évolution nous enseigne qu’autant les forces de la matière n’ont pu retenir, il y a des milliers d’années, l’émergence de l’HOMO SAPIENS, autant les forces oligarchiques et ses alliés ne sauront retenir l’émergence de l’HOMME NOUVEAU, CONSCIENCE DES CONSCIENCES. Le combat de David contre Goliath se poursuit, mais la force physique ne peut en aucun temps rivaliser avec la force morale des consciences.

Je regrette que nos médias se fassent si peu l’écho de l’émergence de cette HUMANITÉ INCLUSIVE et de ceux et celles qui s’en font les prophètes et les instigateurs. Je me considère un privilégié, assis aux premières loges, lorsque je lis les réflexions de Fidel Castro, que j’écoute les propos d’Évo Morales, cet homme hors du commun, que je ressens dans le plus profond de mon être l’inspiration que portent les discours d’Hugo Chavez. Je suis émerveillé lorsque je vois arrivé, à la Présidence de l’Uruguay, un homme dont la trajectoire a été un long chemin de croix, 15 années en prison, torturé, humilié, mais resté toujours serein et sans rancune. Avant tout, aimant de son peuple, de la justice, de la vérité, et de beaucoup d’humanité. Une véritable préfiguration de cette HUMANITÉ à laquelle nous aspirons tous et toutes et à laquelle nous somme conviés. Ce n’est certainement pas en écoutant Michelletti du Honduras, Uribe de la Colombie, Alan Garcia du Pérou, Hilary Clinton des États-Unis ou Harper du Canada que je vais trouver ce fil d’Ariane conducteur de l’évolution de l’homme vers UNE HUMANITÉ INCLUSIVE.

« L’Issue du Monde, les portes de l’Avenir, l’entrée dans le super-humain, elles ne s’ouvrent en avant ni à quelques privilégiés, ni à un seul peuple élu entre tous les peuples ! Elles ne céderont qu’à une poussée de tous ensemble, dans une direction où tous ensembles peuvent se rejoindre et s’achever dans une rénovation spirituelle de la Terre. » (Teilhard de Chardin, Le Phénomène Humain, p. 245)

Oscar Fortin
Québec, le 17 décembre 2009

08:45 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Morale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : societe, humanite, evolution, spiritualite |  Facebook |

26/12/2009

Copenhague : discours prononcé par Hugo Chávez Frías

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(Source: houlala.net)

Voici la traduction du discours prononcé par Hugo Chávez Frías, président de la République Bolivarienne du Venezuela au Sommet Climatique des Nations Unies à Copenhague, Danemark le 16 décembre 2009.

Monsieur le président, messieurs, mesdames, excellences, amies et amis : Je vous promets que je ne vais parler plus que celui qui a le plus parlé ici durant cette après-midi.

Permettez-moi un commentaire initial qu’il faut prendre comme faisant parti des points préalablement soulevés par les délégations du Brésil, de la Chine, de l’Inde, et de la Bolivie — nous demandions la parole mais il n’a pas été possible de la prendre.

La représentante de la Bolivie — j’en profite pour saluer le président Evo Morales, qui est là-bas
(Applaudissements), président de la République de la Bolivie — a dit parmi d’autres choses — j’ai pris note — : "Le texte présenté n’est pas démocratique, il n’est pas inclusif".

J’arrivais à peine et nous nous asseyions quand nous entendons la Présidente de la séance précédente, la Ministre, dire qu’il y avait un document là, mais que personne ne connaît. J’ai demandé ce document, nous ne l’avons pas encore ; je crois que personne ne sait rien de ce document, top secret. Maintenant, certainement la camarade bolivienne l’a dit : "Il n’est pas démocratique, il n’est pas inclusif".

Maintenant, mesdames, messieurs : est-ce que n’est pas précisément la réalité de ce monde ? Est-ce que nous sommes dans un monde démocratique ? Est-ce que le système mondial est inclusif ? Pouvons-nous attendre quelque chose de démocratique, inclusif du système mondial actuel ? Ce que nous vivons sur cette planète est une dictature impériale et depuis ici nous continuons de la dénoncer : A bas la dictature impériale et que vivent les peuples, la démocratie et l’égalité sur cette planète !
(Applaudissements).

Ce que nous voyons ici est reflet de cela : une exclusion. Il y a un groupe de pays qui se croient supérieurs à nous ceux du Sud, à nous le Tiers Monde, à nous les sous-développés, ou comme dit mon grand ami Eduardo Galeano, nous les pays écrasés comme écrasés par un train qui nous a roulé dessus durant l’histoire.

Ne nous étonnons donc pas de cela, ne nous étonnons pas : Il n’y a pas de démocratie dans le monde, et ici nous sommes, une fois encore, devant une preuve de la puissante dictature impériale mondiale.

Ici deux jeunes hommes sont montés
[NDT : il parle de deux militants de Greenpeace], heureusement, les agents de l’ordre ont été décents, quelques poussées par là, et ils ont collaboré : non ?

Là-dehors il y a beaucoup de gens : vous le savez ? Clairement ils ne tiennent pas dans ce salon. J’ai lu dans la presse qu’il y a eu de multiples détentions, de multiples protestations intenses là dans les rues de Copenhague, et je veux saluer tous ces gens qui sont là-dehors, la plupart d’entre eux sont des jeunes
(Applaudissements). Certes, ce sont des jeunes gens préoccupés beaucoup plus que nous je crois, et avec juste raison par l’avenir du monde. La majorité de ceux qui sont ici ont le soleil dans le dos ; ceux qui sont dehors ont le soleil devant eux et ils s’inquiètent beaucoup.

On pouvait me dire, monsieur le président, un fantôme parcourt le Copenhague, en paraphrasant Karl Marx, le grand Karl Marx. Un fantôme parcourt les rues de Copenhague, et je crois que ce fantôme marche en silence dans cette salle, il passe entre nous, il passe par les couloirs, sort par dessous, monte. Ce fantôme est un fantôme épouvantable, presque personne ne veut le nommer. Le capitalisme est le fantôme ! (
Applaudissements) Presque personne ne veut le nommer, c’est le capitalisme. Là les peuples rugissent, là dehors ils sont entendus.

J’ai lu plusieurs slogans qui sont peints dans les rues, et je crois que les slogans de ces jeunes gens j’en ai entendu certains quand son venu le jeune homme et la jeune fille là-bas. Il y en a deux que j’ai noté, deux slogans puissants entendus parmis d’autres :

L’un est : "Ne changez pas le climat, changez le système"
(Applaudissements), et je prends cette phrase pour nous : Ne changeons pas le climat, changeons le système et, par conséquent, nous commencerons à sauver la planète. Le capitalisme, le modèle de développement destructif est entrain d’en finir avec la vie, et menace certainement d’en finir avec l’espèce humaine.

L’autre phrase pousse à la réflexion, très en phase avec la crise bancaire qui a parcourue le monde et qui le frappe encore, et la manière dont les pays riches du Nord ont aidé les banquiers et les grandes banques ; les seuls États-Unis pour sauver des banques..., bon, j’ai perdu le chiffre, mais c’est astronomique. Ils disent dans les rues : "Si le climat était une banque, ils l’auraient déjà sauvé", et je crois que c’est vrai
(Applaudissements). Si le climat était une banque capitaliste, les plus grands, les gouvernements riches l’auraient déjà sauvé.

Je crois qu’Obama n’est pas arrivé, il a reçu le Prix Nobel de la Paix presque le même jour où il envoyait encore 30 000 soldats pour tuer des innocents en Afghanistan, et il vient se présenter maintenant ici avec le Prix Nobel de la Paix le Président des États-Unis.

Les États-Unis ont la petite machine pour faire des billets, pour faire des dollars et ils ont sauvé..., bon, ils croient avoir sauvé les banques et le système capitaliste.

Bien, je ferme la parenthèse, c’est cela que je voulais faire là-bas, parce que nous levions la main pour accompagner le Brésil, l’Inde, la Bolivie, et la Chine, dans leur position intéressante que le Venezuela et les pays de l’Alliance Bolivarienne [
NDT : l’Alba] partagent avec fermeté ; mais, bon, ils ne nous ont pas donné la parole, ne me comptez pas ces minutes, s’il vous plaît, Président, c’était pour dire cela (Applaudissements).

Eh bien, soyez fixés, en venant là j’ai eu le goût de connaître cet écrivain français, Hervé Kempf. Je recommande ce livre, je le recommande, il est traduit en espagnol — il est là Hervé — aussi en français, et en anglais sûrement, Comment les riches détruisent la planète, de Hervé Kempf. En cela il dit ce que le Christ a dit : "Il sera plus facile de faire passer un chameau dans le chas d’une aiguille, que de faire entrer un riche dans le royaume des cieux". Le Christ Notre Seigneur a dit cela
(Applaudissements).

Les riches détruisent la planète. Est-ce que cela veut dire qu’ils pensent partir ailleurs quand ils auront détruit ici, ils ont des plans pour partir pour une autre planète ? Jusqu’à présent onr n’a rien vu sur l’ensemble de la galaxie.

À peine j’ai reçu ce livre — Ignacio Ramonet me l’a offert, il est aussi ici dans la salle — et en terminant le prologue ou le préambule il y a cette phrase très importante. Kempf dit ceci : "Nous ne pourrons pas réduire la consommation matérielle au niveau mondial si nous ne faisons pas en sorte que les puissants descendent de quelques marches, et si nous ne combattons pas l’inégalité ; il est nécessaire d’avoir en tête le principe de base écologiste, si utile à l’heure de prendre conscience : penser globalement et agir localement, additionnons-y le principe qu’impose la situation : moins consommer et mieux distribuer". Je crois que c’est un bon conseil que nous donne cet écrivain français Hervé Kempf.

Et bien, monsieur le président, le changement climatique est, sans doute, le problème environnemetal le plus dévastateur de ce siècle : des inondations, des sécheresses, des orages violents, des ouragans, le dégel, la montée du niveau moyen de la mer, l’acidificacion des océans et des vagues de chaleur, tout cela accentu l’impact des crises globales qui nous frappent.

L’actuelle activité humaine surpasse les seuils de soutenabilité en mettant en danger la vie sur la planète ; mais face à cela aussi nous sommes profondément inégaux, je veux le rappeler. Les 500 millions de personnes les plus riches : cinq cents millions !, c’est 7% : sept pour cent !, seven percent de la population mondiale. Ceux là, les 7% sont responsables, ces 500 millions de personnes les plus riches sont responsables de 50% des émissions polluantes, tandis que les 50% plus pauvres sont responsable de seulement 7% des émissions polluantes.

C’est pourquoi j’attire l’attention, il est un peu bizarre de placer ici les États-Unis et la Chine au même niveau. Les États-Unis ont environ 300 millions d’habitants ; la Chine a presque cinq fois plus population que les États-Unis. Les États-Unis consomment plus de 20 millions de barils de pétrole quotidiens, la Chine arrive à peine à 5 ou 6 millions de barils quotidiens. On ne peut pas demander la même chose aux États-Unis et à la Chine. Je crains que là il faille discuter.

Que nous pouvions les chefs de l’état et de gouvernement nous asseoir et discuter vraiment, vraiment, de ces sujets.

Ensuite, monsieur le président, 60% des écosystèmes de la planète sont abîmés, 20% de l’écorce terrestre est dégradé. Nous avons été les témoins impassibles de la déforestation, de la transformation des terres, de la désertification, des altérations des cours d’eau douce, la surexploitation des ressources de la mer, de la contamination et de la perte de la diversité biologique. L’utilisation exacerbée de la terre dépasse de 30% sa capacité de régénération. La planète perd sa capacité de s’autoréguler, cela la planète le perd ; chaque jour plus d’ordures qui ne peut en être absorbé sont produites. La survie de notre espèce martèle la conscience de l’humanité.

Malgré l’urgence, deux ans de négociations se sont écoulés pour conclure une deuxième période de compromis sous le Protocole de Kyoto et nous assistons à ce rendez-vous qui se terminera sans accord réel et significatif.

Et, certes, sur le texte qui ne vient d’on ne sait où — comme l’a qualifié le représentant chinois — le Venezuela dit et les pays de l’Alba nous disons, que nous n’acceptons pas, comme nous l’avons déjà dit, aucun autre texte qui n’est pas celui qui provient des groupes de travail, du Protocole de Kyoto et de la Convention, ce sont les textes légitimes qui étaient discutés avec tant d’intensité durant ces dernières années et depuis des heures ici. Je crois que vous n’avez pas dormi ; en plus de cela vous n’avez pas déjeuné, vous n’avez pas dormi : hein ? Il ne me semble pas logique que sorte un document "qui vient de nulle part", comme on dit.

L’objectif scientifiquement soutenable pour la réduction des émissions de gaz polluants est d’obtenir un accord de coopération a long terme, et on dirait bien, aujourd’hui, à cette heure, que cela semble avoir échoué, pour l’instant. Quelle est la raison ? Sans aucun doute la raison est l’attitude irresponsable et le manque de volonté politique des nations les plus puissantes de la planète.
Personne ne doit se senter offensé, je recours au grand José Gervasio Artigas qui a dit : "Avec la vérité pas d’offense pas de peur" ; mais, en vérité c’est une attitude irresponsable, d’avancées, de reculs, d’exclusion, d’une manière élitiste d’un problème qui se posent à tous et que nous pourrons seulement résoudre tous ensemble.

Le conservatisme politique et l’égoïsme des grands consommateurs, des pays les plus riches dénotent une haute insensibilité et un manque de solidarité envers les plus pauvres, les affamés, les plus vulnérables aux maladies, aux catastrophes naturelles.

Monsieur le président, un nouvel accord unique applicable est indispensable. Un accord unique appliqué à des parties absolument inégales, de part l’ampleur de leurs contributions et de leurs capacités économiques, financières et technologiques et qui est basée sur le respect stricte des principes contenus dans la Convention.

Les pays développés devraient établir des compromis inaliénables, clairs et concrets dans la diminution substantielle de leurs émissions et assumer les obligations d’assistance financière et technologique aux pauvres pays, pour faire face aux dangers destructeurs du changement climatique. En ce sens, la singularité des états insulaires et des pays les moins développés devrait être pleinement reconnue.

Monsieur le président, le changement climatique n’est pas le seul problème qui affecte aujourd’hui l’humanité ; d’autres fouets et injustices nous guettent, le fossé qui sépare les pays riches et pauvres n’a pas arrêté de s’agrandir, malgré tous les Objectifs du Millénaire, le Sommet de Monterrey sur le financement, tous ces sommets — comme le disait ici le Président du Sénégal, en dénonçant une grande vérité, des promesses et des promesses et des promesses inaccomplies, et le monde continue sa marche destructive.

Le total des revenus des 500 individus les plus riches du monde est supérieur aux total des revenus des 416 millions des personnes les plus pauvres. 2 800 millions de personnes vivent dans la pauvreté, avec moins de deux dollars par jour, cela représente 40% de la population globale : 40% de la population globale ! Qui obtiennent seulement 5% des revenus mondiaux.

Aujourd’hui environ 9,2 millions d’enfants par an meurent avant d’atteindre la cinquième année de vie, et 99,9% de ces morts arrivent dans les pays pauvres. Dans ces pays le taux de mortalité infantile est de 47 morts pour 1 000 naissances ; mais il est de seulement 5 pour 1 000 dans les pays riches. L’espérance de vie de la planète est de 67 ans, dans les pays riches elle est de 79, tandis que dans plusieurs nations pauvres cet âge est de seulement 40 ans.

S’ajoutent les 1 100 millions d’habitants qui n’ont pas accès à l’eau potable ; 2 600 millions sans service d’assainissement ; plus de 800 millions d’analphabètes et 1 020 millions de personnes affamées. C’est là la scène du monde.

Maintenant, la cause : quelle est la cause ? Parlons de la cause, ne fuyons pas les responsabilités, ne fuyons pas la profondeur de ce problème. La cause, sans doute — je reviens au sujet — de tout ce panorama désastreux est le système métabolique, destructif du capital et de son modèle incarné : le capitalisme.

Ici il y a une citation que je veux vous lire, brièvement, de ce grand théologien de la Libération, Leonardo Boff, comme nous savons, un brésilien, nuestroamericano.

Leonardo Boff dit, sur ce sujet, ce qui suit : "Quelle est la cause ? Ah !, la cause est le rêve de chercher le bonheur à travers de l’accumulation matérielle et le progrès sans fin, en utilisant pour cela la science et la technique, avec lesquelles toutes les ressources de la Terre peuvent être exploités sans bornes", et il cite ici Charles Darwin et sa sélection naturelle, la survie des plus forts ; mais nous savons que les plus forts survivent sur les cendres des plus faibles.

Jean Jacques Rousseau — faut-il toujours le rappeler — disait cela : "Entre le fort et le faible la liberté opresse". C’est pourquoi l’empire parle de liberté, c’est la liberté pour opresser, pour envahir, pour assassiner, pour anéantir, pour exploser, c’est sa liberté. Et Rousseau ajoute la phrase salvatrice : "Seule la loi libère".

Il y a plusieurs pays qui jouent à "ici il n’y a pas de document [secret]", parce que précisément ils ne veulent pas de loi, ils ne veulent pas de norme, parce que l’inexistence de cette norme leur permet de jouer leur liberté exploitante, leur liberté irrésistible.
[immuable ?]

Faisons un effort et pressons-nous, ici et dans les rues, pour que sorte d’ici un compromis, que l’on sorte un document qui engage les pays les plus puissants de la Terre !
(Applaudissements).

Je vous demande, Président, Leonardo Boff : l’avez-vous connu, Boff ? Je ne sais pas s’il a pu venir Leonardo, je l’ai connu il y a peu au Paraguay ; je l’ai toujours lu — : "Une Terre finie peut-elle supporter un projet infini ?" La thèse du capitalisme : le développementisme infini, c’est un modèle destructif, acceptons-le.

Ensuite Boff nous demande : "Qu’est-ce que nous pourrions attendre de Copenhague ?". À peine cette confession simple : ainsi que nous sommes nous ne pouvons pas continuer, et une intention simple : Allons-nous changer d’une direction ? Faisons-le, mais sans cynisme, sans mensonges, sans doubles calendriers, sans documents "venus de nulle part", avec la vérité en avant.

Jusqu’à quand, nous demandons-nous depuis le Venezuela, monsieur le président, mesdames, messieurs, jusqu’à quand allons-nous permettre de telles injustices et inégalité ? Jusqu’à quand allons-nous tolérer l’actuel ordre économique international et les mécanismes de marché en vigueur ? Jusqu’à quand allons-nous permettre que de grandes épidémies comme le Sida frappe des populations entières ?

Jusqu’à quand allons-nous permettre que les affamés ne puissent pas se nourrir ni nourrir leurs propres enfants ? Jusqu’à quand allons-nous permettre que des millions d’enfants continuent de mourir de maladies guérissables ? Jusqu’à quand allons-nous permettre des conflits armés qui massacrent des millions d’êtres humains innocents, pour s’approprier le pouvoir sur les ressources d’autres peuples ?

Arrêtez les agressions et les guerres, nous demandons nous les villages du monde aux empires, à ceux qui cherchent à continuer de dominer le monde et nous exploitent ! Plus de bases militaires impériales ni de coups d’État !

Construisons un ordre économique et social plus juste et équitable. Éradiquons la pauvreté. Arrêtons tout de suite les hauts niveaux d’émission, freinons la dégradation de l’environnement et évitons la grande catastrophe du changement climatique. Intégrons-nous dans le noble objectif d’être tous plus libres et solidaires !

Monsieur le président, il y a deux siècles presque un vénézuélien universel, un libérateur de nations et un précurseur de consciences, a laissé pour la postérité un apophtegme empli de volonté : "Si la nature s’oppose, nous lutterons contre elle et nous ferons qu’elle nous obéit". C’était Simón Bolívar, Le Libérateur.

Depuis le Venezuela bolivarien, où un jour comme aujourd’hui, certes, depuis 10 ans exactement nous vivons la plus grande tragédie climatique de notre histoire, la tragédie de Vargas, comme on l’appelle ; depuis ce Venezuela dont la révolution essaie de conquérir une justice pour tout son peuple, ce qui est seulement possible par le chemin du socialisme...

Le socialisme, l’autre fantôme dont parlait Karl Marx, celui-là marche aussi par là ; ou plutôt c’est comme un contre-fantôme. Le socialisme, c’est la direction, c’est la direction pour le salut de la planète, je n’ai pas de moindre doute. Et le capitalisme est le chemin vers l’enfer, vers la destruction du monde.

Le socialisme, depuis ce Venezuela qui affronte les menaces de l’empire nord-américain, depuis ces pays nous façonnons l’ALBA, l’Alliance Bolivarienne, nous exhortons, avec respect, mais de tout mon âme j’exhorte, au nom de nombreuxsur cette planète, les gouvernements et les peuples de la Terre, en paraphrasant Simón Bolívar,

Le Libérateur : si la nature destructive du capitalisme s’oppose, nous lutterons contre lui et nous feront qu’il nous obéisse, nous n’attendront pas des bras croisés la mort de l’humanité.

L’histoire nous appelle à l’union et à la lutte. Si le capitalisme résiste, nous sommes obligés d’engager la bataille contre le capitalisme et à ouvrir les chemins du salut de l’espèce humaine. Cela nous échoit, en levant les drapeaux du Christ, de Mahomet, de l’égalité, de l’amour, de la justice, de l’humanisme, du vrai humanisme le plus profond. Si nous ne le faisions pas, la création la plus merveilleuse de l’univers, l’être humain, disparaîtra : il disparaîtra !

Cette planète a des milliers de millions d’années, et cette planète a vécu milliers de millions d’années sans nous, l’espèce humaine ; c’est-à-dire qu’elle n’a pas besoin de nous pour exister. Maintenant, nous sans la Terre nous ne pouvons pas vivre, et nous cassons la Pachamama, comme dit Evo, comme disent nos frères aborigènes de l’Amérique du Sud.

Finalement, monsieur le président, déjà pour finir, écoutons Fidel Castro quand il dit : "Une espèce est en danger d’extinction : l’homme". Ecoutons Rosa Luxemburg quand elle dit : "Le socialisme ou la barbarie". Ecoutons le Christ Rédempteur, quand il dit : "Bienheureux les pauvres, parce que le royaume des cieux sera pour ceux-ci ".

Monsieur le président, des mesdames et messieurs, soyons capables de faire de cette Terre ne soit pas la tombe de l’humanité, faisons de cette Terre un ciel, un ciel de vie, de paix et de fraternité pour toute l’humanité, pour l’espèce humaine.

Monsieur le président, des mesdames et messieurs, très grandes merci et bon appétit
(Applaudissements).

Source : Portal Cuba Copenhague : discurso pronunciado por Hugo Chávez Frías via BellaCiao Es
Traduction : Primitivi

17:45 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Morale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chavez, copenhague, pollution, economie, imperialisme, planete, exploitation |  Facebook |

21/12/2009

Copenhague porte le capitalisme vert sur ses fonts baptismaux

jeudi 10 décembre 2009 par Le Citoyen

arton178Ils sont venus, ils sont tous là, pour une belle photo de famille. Quelle famille que celle du capitalisme triomphant qui transmute le carbone en euros et en dollars ! Vive la pollution, vive la couche d’ozone, vive le réchauffement climatique et vive ceux qui, pour en faire commerce, bénéficient de l’ensemble des médias planétaires. Il fallait faire peur aux pauvres et aux moins pauvres. C’est fait. Avec les même images de la banquise qui s’écroule et de ce bel ours blanc qui dérive sur un morceau de glace. Bravo ! Joli scénario. La Terre se meurt et l’homme — c’est a dire, vous et moi , mais sûrement pas les multinationales — en est le seul responsable !

Coupable !

Vous n’aviez qu’à éteindre la lumière du couloir avant de partir ! Vous n’aviez qu’à ne pas laisser votre téléviseur ou votre ordinateur en veille le soir ! Vous n’aviez qu’a acheter des ampoules basse consommation ! Vous n’aviez qu’à recycler vos déchets ! Vous n’aviez qu’à rouler à vélo ! Vous n’aviez qu’a prendre le train — même s’il a été supprimé car il n’était pas rentable ! Vous n’aviez qu’a vous chauffer à l’électricité nucléaire fournie par un prestataire privé, de préférence ! Vous n’aviez qu’à ne pas manger autant de viande de bovins dont les flatulences ignobles percent la couche d’ozone ! Vous n’aviez qu’à ne pas acheter cette belle salle à manger dont le bois, à coup sûr, provient de la déforestation de la forêt primaire ! Vous auriez dû faire l’impasse sur votre pot de yaourt qui fait en moyenne 7 600 kilomètres pour venir échouer dans votre assiette !

Non, mais, puisqu’on vous le dit ! Vous n’êtes pas raisonnables du tout, vous les humains ! Même Sarkozy vous le dit ! Vous n’êtes pas du tout, du tout, responsables. A la limite du laxisme même ! C’est à cause de vous que les océans vont monter de plusieurs mètres, envahissant, de ce fait, des pans entiers de votre beau pays en noyant femmes, enfants, vieillards et chômeurs ou autres crève la faim ! Oui. Vous l’avez bien entendu, c’est à cause de vous ! Même Cohn Bendit vous l’a dit, et vous avez été nombreux à voter pour lui ! Et Nicolas Hulot, il vous le dit aussi en vous fourguant ses déodorants et autres produits dérivés ! Même Greenpeace vous le dit dans ses campagnes médiatiques : vous êtes responsables… Vous polluez trop… Coupable ! Coupable ! Oui, coupable, même vous le chômeur aux fins et aux débuts de mois difficiles, même vous qui dormez dans la rue ! Tout est de votre faute ! Tout !

Vive la décroissance !

Et pourtant… Et pourtant, personne ne vous le dit, mais… nous allons vous faire une confidence : tout ce qui arrive à notre pauvre planète, alors bien sur, vous êtes un peu responsable, parce qu’on vous a conditionné, mais le problème, il est ailleurs ! Il est dans la consommation et la croissance !
Hé oui, tout ce qui arrive mais dont personne n’a parlé à Copenhague et pour cause, c’est la faute du flouze, de l’oseille, de l’artiche.. Du fric quoi !

C’est pour cela que Le CITOYEN soutient la décroissance ! Car c’est le seul moyen de sauver la planète. Consommer moins, beaucoup moins.
Aller à l’essentiel en banissant le superflu.

Et si la croissance s’arrête, imaginez ce qui va se passer ! Plus de CAC 40, plus de boursicoteurs qui s’en mettent plein les fouilles, plus de fonds de pension, plus de dividendes à deux chiffres, plus de banquiers qui jouent au Monopoly avec votre argent. Et peut être, plus de délocalisation, le coût de la vie qui diminue, les légumes et le pain au juste prix. Il n’y aura plus aucun intérêt de privatiser le service public. Imaginez ce monde là ! Il est souhaitable, possible si nous décidons de moins consommer ou de consommer plus intelligemment. Et si nous relocalisons l’industrie, l’agriculture… Si le pot de yaourt ne faisait plus que 20 km pour venir dans votre assiette au lieu des 7 600 d’aujourd’hui ! Imaginez, imaginez !

Quand le Dieu de la finance change le carbone en dollars et en euros

Ce n’est ni a Kyoto, ni à Copenhague que les problèmes climatiques et celui, plus crucial encore, de la survie de l’espèce humaine vont trouver une solution à la hauteur des enjeux. Non. Dans ces sommets là, on parle pognon et l’on imagine la meilleure solution de faire du fric avec l’écologie et la peur du lendemain. On appelle cette façon de faire, le capitalisme vert et les écotartufes qui gravitent autour, les All Gorre, Hulot, Arthus Bertrand ne sont que des marionnettes agitées par les grands de ce monde pour effrayer le bon peuple et le culpabiliser afin qu’il accepte les solution que le capitalisme propose. Ces solutions, vous les connaissez : payez ! Payez encore et toujours. Taxe carbone, TIPP, etc. L’imagination est au pouvoir quand il s’agit de plumer le consommateur, le contribuable et les pauvres en général.

Elle l’est tout autant quand il s’agit de faire des cadeaux somptueux à ceux qui polluent le plus ou qui font le plus de bénéfices.

Le coupable de tous nos maux porte le nom de capitalisme, c’est lui qu’il faut combattre et éradiquer et non pas l’homme. Plaçons l’être humain au centre de toutes les préoccupations et nous sauverons la terre et l’humanité.

14:30 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Morale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : climat, ecologie, sommet, copenhague, capitalisme, planete, destruction |  Facebook |

18/12/2009

"Si le climat était une banque, les pays riches l’auraient déjà sauvé"

Hugo Chávez à Copenhague : "Si le climat était une banque, les pays riches l’auraient déjà sauvé"

Le président Hugo Chávez se trouve à Copenhague pour y rencontrer les mouvements sociaux et les collectifs de lutte contre la destruction de la planète ainsi que pour participer à la XVème Conférence de l’Organisation de Nations Unies (ONU) sur le changement climatique. Comme le président Evo Morales, il a réitéré que le capitalisme est la cause fondamentale de la destruction de la Terre Mère.

Le mandataire vénézuélien a demandé aux représentants des pays présents au sommet de changer le monde. "Sans cynisme, sans double discours, avec la vérité pour point de départ". Il a accusé les pays riches d’être responsables de l’impasse actuelle, faute de "volonté politique" pour baisser les émissions de C02.

"Si le climat était une banque les gouvernements des pays riches l’auraient déjà sauvé", a-t-il déclaré en faisant allusion aux pancartes déployées par les manifestants qui exigent un accord juste pour sauver le monde.

Dans son discours en plenière il a expliqué pourquoi le socialisme est la voie pour le sauvetage de la Terre face au capitalisme destructeur et déprédateur des ressources naturelles. Il a exhorté les gouvernements de toute la Terre à lutter contre la nature destructrice de ce système.

"Dehors grondent les peuples. J’ai repris quelques uns de leurs slogans. Le premier : ne changez las le climat, changez le système. Changeons le système et nous commencerons à changer la planète" a-t-il expliqué.

L’Histoire, selon lui, oblige aujouird’hui les peuples à mener la lutte contre le capitalisme au nom de l’égalité, de la justice et de l’humanisme ; "si nous ne le faisons pas, cette merveilleuse création qu’est l’univers disparaîtra".

Il a averti les gouvernements du monde entier qu’"ils ne s’étonnent pas de ce qu’on cherche à imposer un document non participatif. Il y a un groupe de pays qui se croient supérieurs á nous, les pays écrasés comme nous appelle Eduardo Galeano. Nous ne pouvons rien attendre du système impérial, nous ne pouvons attendre aucune inclusion".

"Nous n’acceptons aucun texte qui ne provienne des groupes de travail, du protocole de Kyoto ou de la convention qui sont les moyens légaux de chercher une solution, il ne me semble pas logique qu’apparaisse un document du néant. Faisons pression pour que d’ici sorte un document contraignant, qui nous oblige à nous responsabiliser vis-à-vis de la planète".

"On pourrait dire qu’un spectre hante Copenhague, et parcourt en silence cette salle, rôde dans les couloirs. Il sort, revient. C’est le spectre du capitalisme. Avec leur modèle capitaliste les riches détruisent cette planète. Serait-ce qu’ils ont déjà fait leurs plans pour émigrer à une autre ?" a dénoncé Chávez.

Le mandataire a recommandé la lecture du livre "Comment les riches détruisent la planète" du journaliste et chercheur français Hervé Kempf, et a cité l’auteur en avertissant que nous ne "pourrons réduire la consommation matérielle, sur le plan global, sans faire descendre les puissants de quelques marches. Il est nécessaire de consommer moins et de répartir mieux".

Il a rappelé à l’audience que "sept pour cent de la population mondiale est responsable des 50 pour cent des émissions polluantes, alors que les 50 pour cent plus pauvres sont responsables des 7 pour cent des émissions globales".

Il a en outre affirmé que 60 pour cent des écosystèmes sont abîmés, que 20 pour cent de la terre est dégradée et que la diversité biologique s’éteint. "La planète est en train de perdre sa capacité de s’autoréguler, chaque jour se répandent des déchets qui ne peuvent plus être assimilés. Nous ne sommes pas nécessaires pour que la terre existe, mais sans elle nous ne pouvons vivre. Aidons à la sauver".

"Depuis les pays qui formons l’ALBA, nous exhortons les gouvernements et les peuples de la terre à lutter contre la nature destructrice du capitalisme, nous sommes obligés d’ouvrir la voie du sauvetage de l’espèce humaine", a-t-il ajouté.

Source : Radio Nacional de Venezuela

Traduction : Thierry Deronne, pour www.larevolucionvive.org.ve

EN COMPLEMENT
Vidéo du discours (en espagnol) http://www.legrandsoir.info/Videos-...

23:38 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Morale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : copenhague, ecologie, climat, environnement, planete, sauvetage, chavez, alba |  Facebook |

26/10/2009

.... Pour un peu se dérider.

Une fable moderne....

decoration
Un berger faisait paître son troupeau au fin fond d'une campagne quand, d'un nuage de poussière, surgit une rutilante Range-Rover venant dans sa direction.

Le chauffeur, un jeune homme dans un complet Armani, chaussures Gucci, lunettes Ray Ban et cravate Hermès, se penche par la fenêtre et demande au berger :

Si je peux vous dire exactement combien de moutons il y a dans votre troupeau, m'en donnerez-vous un ?

Le berger regarde le jeune homme, puis son troupeau broutant paisiblement et répond simplement :

- Certainement !

L'homme gare sa voiture, ouvre son ordinateur portable, le branche à son téléphone cellulaire, navigue sur Internet vers la page de la NASA, communique avec un système de navigation par satellite, balaie la région, ouvre une base de données et quelque trente fichiers Excel aux formules complexes.

Finalement, il sort un rapport détaillé d'une dizaine de pages de son imprimante miniaturisée et s'adresse au berger en disant :

- Vous avez exactement 1586 moutons dans votre troupeau.
- C'est exact, dit le berger. Et comme nous l'avions convenu, prenez-en un. Il regarde le jeune homme faire son choix et expédier sa prise à l'arrière de son véhicule, puis il ajoute :

- Si je devine avec précision ce que vous faites comme métier, me
rendrez-vous ma bête ?

- Pourquoi pas ? répondit l'autre.

- Vous êtes Ingénieur Qualité et vous faites des audits, dit le berger.

- Vous avez parfaitement raison, comment avez-vous deviné ?

- C'est facile. Vous débarquez ici alors que personne ne vous l'a
demandé, vous voulez être payé pour avoir répondu à une question dont je connais déjà la réponse et dont tout le monde se fout et, manifestement, vous ne connaissez absolument rien à mon métier.

Maintenant, rendez-moi mon chien...

Conclusion:

C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son, que certains ont l'air brillants avant d'avoir l'air con !!!

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22/10/2009

La révolte nait-elle spontanément?

L'expérience de la grenouille

Par Olivier Clerc

 

"Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite. L'eau se chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température commence à grimper. L'eau est chaude. C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille; ça la fatigue un peu mais elle ne s'affole pas pour autant. L'eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle est aussi affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température de l'eau va ainsi monter jusqu'au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s'être extraite de la marmite.

Cette expérience peu recommandable est riche d'enseignements. Elle montre que lorsqu'un changement négatif s'effectue de manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps pas de réaction, pas d'opposition, pas de révolte."

 


14:30 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Morale | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/10/2009

Albert Einstein: "Pourquoi le socialisme?"

Pourquoi le socialisme?
Albert Einstein
1949

halsman-philippe-albert-einstein-7200016.1239054611Est-il convenable qu’un homme qui n’est pas versé dans les questions économiques et sociales exprime des opinions au sujet du socialisme? Pour de multiples raisons je crois que oui.

Considérons d’abord la question au point de vue de la connaissance scientifique. Il pourrait paraître qu’il n’y ait pas de différences méthodologiques essentielles entre l’astronomie, par exemple, et l’économie : les savants dans les deux domaines essaient de découvrir les lois généralement acceptables d’un groupe déterminé de phénomènes, afin de rendre intelligibles, d’une manière aussi claire que possible, les relations réciproques existant entre eux. Mais en réalité de telles différences existent. La découverte de lois générales en économie est rendue difficile par la circonstance que les phénomènes économiques observés sont souvent influencés par beaucoup de facteurs qu’il est très difficile d’évaluer séparément. En outre, l’expérience accumulée depuis le commencement de la période de l’histoire humaine soi-disant civilisée a été — comme on le sait bien — largement influencée et délimitée par des causes qui n’ont nullement un caractère exclusivement économique. Par exemple, la plupart des grands États dans l’histoire doivent leur existence aux conquêtes. Les peuples conquérants se sont établis, légalement et économiquement, comme classe privilégiée du pays conquis. Ils se sont attribués le monopole de la terre et ont créé un corps de prêtres choisis dans leur propre rang. Les prêtres, qui contrôlèrent l’éducation, érigèrent la division de la société en classes en une institution permanente et créèrent un système de valeurs par lequel le peuple fut dès lors, en grande partie inconsciemment, guidé dans son comportement social.

Mais la tradition historique date pour ainsi dire d’hier ; nulle part nous n’avons dépassé ce que Thorstein Veblen appelait "la phase de rapine" du développement humain. Les faits économiques qu’on peut observer appartiennent à cette phase et les lois que nous pouvons en déduire ne sont pas applicables à d’autres phases. Puisque le but réel du socialisme est de dépasser la phase de rapine du développement humain et d’aller en avant, la science économique dans son état actuel peut projeter peu de lumière sur la société socialiste de l’avenir.

En second lieu, le socialisme est orienté vers un but éthico-social. Mais la science ne peut pas créer des buts, encore moins peut-elle les faire pénétrer dans les êtres humains ; la science peut tout au plus fournir les moyens par lesquels certains buts peuvent être atteints. Mais les buts mêmes sont conçus par des personnalités animées d’un idéal moral élevé et — si ces buts ne sont pas mort-nés, mais vivants et vigoureux — sont adoptés et portés en avant par ces innombrables êtres humains qui, à demi inconscients, déterminent la lente évolution de la société.

Pour ces raisons nous devrions prendre garde de ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques quand il s’agit de problèmes humains ; et nous ne devrions pas admettre que les spécialistes soient les seuls qui aient le droit de s’exprimer sur des questions qui touchent à l’organisation de la société.

D’innombrables voix ont affirmé, il n’y a pas longtemps, que la société humaine traverse une crise, que sa stabilité a été gravement troublée. Il est caractéristique d’une telle situation que des individus manifestent de l’indifférence ou, même, prennent une attitude hostile à l’égard du groupe, petit ou grand, auquel ils appartiennent. Pour illustrer mon opinion je veux évoquer ici une expérience personnelle. J’ai récemment discuté avec un homme intelligent et d’un bon naturel sur la menace d’une autre guerre, qui, à mon avis, mettrait sérieusement en danger l’existence de l’humanité, et je faisais remarquer que seule une organisation supranationale offrirait une protection contre ce danger. Là-dessus mon visiteur me dit tranquillement et froidement : "Pourquoi êtes-vous si sérieusement opposé à la disparition de la race humaine ?"

Je suis sûr que, il y a un siècle, personne n’aurait si légèrement fait une affirmation de ce genre. C’est l’affirmation d’un homme qui a vainement fait des efforts pour établir un équilibre dans son intérieur et qui a plus ou moins perdu l’espoir de réussir. C’est l’expression d’une solitude et d’un isolement pénibles dont tant de gens souffrent de nos jours. Quelle en est la cause ? Y a-t-il un moyen d’en sortir ?

Il est facile de soulever des questions pareilles, mais il est difficile d’y répondre avec tant soit peu de certitude. Je vais néanmoins essayer de le faire dans la mesure de mes forces, bien que je me rende parfaitement compte que nos sentiments et nos tendances sont souvent contradictoires et obscurs et qu’ils ne peuvent pas être exprimés dans des formules aisées et simples.

L’homme est en même temps un être solitaire et un être social. Comme être solitaire il s’efforce de protéger sa propre existence et celle des êtres qui lui sont le plus proches, de satisfaire ses désirs personnels et de développer ses facultés innées. Comme être social il cherche à gagner l’approbation et l’affection de ses semblables, de partager leurs plaisirs, de les consoler dans leurs tristesses et d’améliorer leurs conditions de vie. C’est seulement l’existence de ces tendances variées, souvent contradictoires, qui explique le caractère particulier d’un homme, et leur combinaison spécifique détermine dans quelle mesure un individu peut établir son équilibre intérieur et contribuer au bien-être de la société. Il est fort possible que la force relative de ces deux tendances soit, dans son fond, fixée par l’hérédité. Mais la personnalité qui finalement apparaît est largement formée par le milieu où elle se trouve par hasard pendant son développement, par la structure de la société dans laquelle elle grandit, par la tradition de cette société et son appréciation de certains genres de comportement. Le concept abstrait de "société" signifie pour l’individu humain la somme totale de ses relations, directes et indirectes, avec ses contemporains et les générations passées. Il est capable de penser, de sentir, de lutter et de travailler par lui-même, mais il dépend tellement de la société — dans son existence physique, intellectuelle et émotionnelle — qu’il est impossible de penser à lui ou de le comprendre en dehors du cadre de la société. C’est la "société" qui fournit à l’homme la nourriture, les vêtements, l’habitation, les instruments de travail, le langage, les formes de la pensée et la plus grande partie du contenu de la pensée ; sa vie est rendue possible par le labeur et les talents de millions d’individus du passé et du présent, qui se cachent sous ce petit mot de "société".

Il est, par conséquent, évident que la dépendance de l’individu de la société est un fait naturel qui ne peut pas être supprimé — exactement comme dans le cas des fourmis et des abeilles. Cependant, tandis que tout le processus de la vie des fourmis et des abeilles est fixé, jusque dans ses infimes détails, par des instincts héréditaires rigides, le modèle social et les relations réciproques entre les êtres humains sont très variables et susceptibles de changement. La mémoire, la capacité de faire de nouvelles combinaisons, le don de communication orale ont rendu possibles des développements parmi les êtres humains qui ne sont pas dictés par des nécessités biologiques. De tels développements se manifestent dans les traditions, dans les institutions, dans les organisations, dans la littérature, dans la science, dans les réalisations de l’ingénieur et dans les œuvres d’art. Ceci explique comment il arrive que l’homme peut, dans un certain sens, influencer sa vie par sa propre conduite et comment, dans ce processus, la pensée et le désir conscients peuvent jouer un rôle.

L’homme possède à sa naissance, par hérédité, une constitution biologique que nous devons considérer comme fixe et immuable, y compris les impulsions naturelles qui caractérisent l’espèce humaine. De plus, pendant sa vie il acquiert une constitution culturelle qu’il reçoit de la société par la communication et par beaucoup d’autres moyens d’influence. C’est cette constitution culturelle qui, dans le cours du temps, est sujette au changement et qui détermine, à un très haut degré, les rapports entre l’individu et la société. L’anthropologie moderne nous a appris, par l’investigation des soi-disant cultures primitives, que le comportement social des êtres humains peut présenter de grandes différences, étant donné qu’il dépend des modèles de culture dominants et des types d’organisation qui prédominent dans la société. C’est là-dessus que doivent fonder leurs espérances tous ceux qui s’efforcent d’améliorer le sort de l’homme : les êtres humains ne sont pas, par suite de leur constitution biologique, condamnés à se détruire mutuellement ou à être à la merci d’un sort cruel qu’ils s’infligent eux-mêmes.

Si nous nous demandons comment la structure de la société et l’attitude culturelle de l’homme devraient être changées pour rendre la vie humaine aussi satisfaisante que possible, nous devons constamment tenir compte du fait qu’il y a certaines conditions que nous ne sommes pas capables de modifier. Comme nous l’avons déjà mentionné plus haut, la nature biologique de l’homme n’est point, pour tous les buts pratiques, sujette au changement. De plus, les développements technologiques et démographiques de ces derniers siècles ont créé des conditions qui doivent continuer. Chez des populations relativement denses, qui possèdent les biens indispensables à leur existence, une extrême division du travail et une organisation de production très centralisée sont absolument nécessaires. Le temps, qui, vu de loin, paraît si idyllique, a pour toujours disparu où des individus ou des groupes relativement petits pouvaient se suffire complètement à eux-mêmes. On n’exagère pas beaucoup en disant que l’humanité constitue à présent une communauté planétaire de production et de consommation.

Je suis maintenant arrivé au point où je peux indiquer brièvement ce qui constitue pour moi l’essence de la crise de notre temps. Il s’agit du rapport entre l’individu et la société. L’individu est devenu plus conscient que jamais de sa dépendance de la société. Mais il n’éprouve pas cette dépendance comme un bien positif, comme une attache organique, comme une force protectrice, mais plutôt comme une menace pour ses droits naturels, ou même pour son existence économique. En outre, sa position sociale est telle que les tendances égoïstes de son être sont constamment mises en avant, tandis que ses tendances sociales qui, par nature, sont plus faibles, se dégradent progressivement. Tous les êtres humains, quelle que soit leur position sociale, souffrent de ce processus de dégradation. Prisonniers sans le savoir de leur propre égoïsme, ils se sentent en état d’insécurité, isolés et privés de la naïve, simple et pure joie de vivre. L’homme ne peut trouver de sens à la vie, qui est brève et périlleuse, qu’en se dévouant à la société.

L’anarchie économique de la société capitaliste, telle qu’elle existe aujourd’hui, est, à mon avis, la source réelle du mal. Nous voyons devant nous une immense société de producteurs dont les membres cherchent sans cesse à se priver mutuellement du fruit de leur travail collectif — non pas par la force, mais, en somme, conformément aux règles légalement établies. Sous ce rapport, il est important de se rendre compte que les moyens de la production — c’est-à-dire toute la capacité productive nécessaire pour produire les biens de consommation ainsi que, par surcroît, les biens en capital — pourraient légalement être, et sont même pour la plus grande part, la propriété privée de certains individus.

Pour des raisons de simplicité je veux, dans la discussion qui va suivre, appeler "ouvriers" tous ceux qui n’ont point part à la possession des moyens de production, bien que cela ne corresponde pas tout à fait à l’emploi ordinaire du terme. Le possesseur des moyens de production est en état d’acheter la capacité de travail de l’ouvrier. En se servant des moyens de production, l’ouvrier produit de nouveaux biens qui deviennent la propriété du capitaliste. Le point essentiel dans ce processus est le rapport entre ce que l’ouvrier produit et ce qu’il reçoit comme salaire, les deux choses étant évaluées en termes de valeur réelle. Dans la mesure où le contrat de travail est "libre", ce que l’ouvrier reçoit est déterminé, non pas par la valeur réelle des biens qu’il produit, mais par le minimum de ses besoins et par le rapport entre le nombre d’ouvriers dont le capitaliste a besoin et le nombre d’ouvriers qui sont à la recherche d’un emploi. Il faut comprendre que même en théorie le salaire de l’ouvrier n’est pas déterminé par la valeur de son produit.

Le capital privé tend à se concentrer en peu de mains, en partie à cause de la compétition entre les capitalistes, en partie parce que le développement technologique et la division croissante du travail encouragent la formation de plus grandes unités de production aux dépens des plus petites. Le résultat de ces développements est une oligarchie de capitalistes dont la formidable puissance ne peut effectivement être refrénée, pas même par une société qui a une organisation politique démocratique. Ceci est vrai, puisque les membres du corps législatif sont choisis par des partis politiques largement financés ou autrement influencés par les capitalistes privés qui, pour tous les buts pratiques, séparent le corps électoral de la législature. La conséquence en est que, dans le fait, les représentants du peuple ne protègent pas suffisamment les intérêts des moins Privilégiés. De plus, dans les conditions actuelles, les capitalistes contrôlent inévitablement, d’une manière directe ou indirecte, les principales sources d’information (presse, radio, éducation). Il est ainsi extrêmement difficile pour le citoyen, et dans la plupart des cas tout à fait impossible, d’arriver à des conclusions objectives et de faire un usage intelligent de ses droits politiques.

La situation dominante dans une économie basée sur la propriété privée du capital est ainsi caractérisée par deux principes importants: premièrement, les moyens de production (le capital) sont en possession privée et les possesseurs en disposent comme ils le jugent convenable ; secondement, le contrat de travail est libre. Bien entendu, une société capitaliste pure dans ce sens n’existe pas. Il convient de noter en particulier que les ouvriers, après de longues et âpres luttes politiques, ont réussi à obtenir pour certaines catégories d’entre eux une meilleure forme de "contrat de travail libre". Mais, prise dans son ensemble, l’économie d’aujourd’hui ne diffère pas beaucoup du capitalisme "pur".

La production est faite en vue du profit et non pour l’utilité. Il n’y a pas moyen de prévoir que tous ceux qui sont capables et désireux de travailler pourront toujours trouver un emploi ; une "armée" de chômeurs existe déjà. L’ouvrier est constamment dans la crainte de perdre son emploi. Et puisque les chômeurs et les ouvriers mal payés sont de faibles consommateurs, la production des biens de consommation est restreinte et a pour conséquence de grands inconvénients. Le progrès technologique a souvent pour résultat un accroissement du nombre des chômeurs plutôt qu’un allégement du travail pénible pour tous. L’aiguillon du profit en conjonction avec la compétition entre les capitalistes est responsable de l’instabilité dans l’accumulation et l’utilisation du capital, qui amène des dépressions économiques de plus en plus graves. La compétition illimitée conduit à un gaspillage considérable de travail et à la mutilation de la conscience sociale des individus dont j’ai fait mention plus haut.

Je considère cette mutilation des individus comme le pire mal du capitalisme. Tout notre système d’éducation souffre de ce mal. Une attitude de compétition exagérée est inculquée à l’étudiant, qui est dressé à idolâtrer le succès de l’acquisition comme une préparation à sa carrière future.

Je suis convaincu qu’il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer ces maux graves, à savoir, l’établissement d’une économie socialiste, accompagnée d’un système d’éducation orienté vers des buts sociaux. Dans une telle économie, les moyens de production appartiendraient à la société elle-même et seraient utilisés d’un façon planifiée. Une économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la société, distribuerait le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de travailler et garantirait les moyens d’existence à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant. L’éducation de l’individu devrait favoriser le développement de ses facultés innées et lui inculquer le sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de la glorification du pouvoir et du succès, comme cela se fait dans la société actuelle.

Il est cependant nécessaire de rappeler qu’une économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une telle économie pourrait être accompagnée d’un complet asservissement de l’individu. La réalisation du socialisme exige la solution de quelques problèmes socio-politiques extrêmement difficiles : comment serait-il possible, en face d’une centralisation extrême du pouvoir politique et économique, d’empêcher la bureaucratie de devenir toute-puissante et présomptueuse ? Comment pourrait-on protéger les droits de l’individu et assurer un contrepoids démocratique au pouvoir de la bureaucratie ?

10:45 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Morale | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : philosophie, morale, socialisme, societe, einstein |  Facebook |

09/02/2008

Pink - Dear Mr Président

10:17 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Morale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chanson, guerre, pauvrete, usa, bush |  Facebook |

02/01/2008

Message de Nouvel-An 2008

Bonjour,

 

Recevez mes meilleurs vœux pour 2008; et surtout meilleurs vœux de courage pour se battre contre l'ennemi du peuple, contre le Grand-Capital exploiteur.

 

Un message de Nouvel-An, un message d'espoir, un message à l'intention de celles et ceux qui n'ont sûrement pas les moyens de lire ce message, pour que nous pensions à eux, plus particulièrement.

 

Ils vivent dans la rue, ils n'ont pas les moyens de se vêtir convenablement, de se loger décemment, de se nourrir et se chauffer comme il se doit.

 

Ayons une pensée pour eux, et aidons-les comme nous le pouvons, dans la solidarité; et luttons pour que la pauvreté grandissante ne devienne pas le fléau du peuple.

Peuple assassiné en bonne et due forme, en toute légalité, par la bourgeoisie, par la minorité profiteuse.

 

La pauvreté ne devrait pas exister, la pauvreté n'a aucune raison d'être, à notre époque, et pourtant, vous qui lisez ce message et moi qui l'écrit, nous serons peut-être demain dans la rue, avec les exclus.

 

Ensemble, luttons, pour que cesse cette exploitation !

 

Nous vivons une ère de régression sociale sans précédent. Tout ce que nos arrière-grands-parents et grands-parents ont obtenu en luttant parfois jusqu'à la mort, nous sommes occupés de tout perdre en quelques années seulement. On ne compte plus les entreprises qui ferment, souvent sans raison valable, si ce n'est que pour la recherche d'un profit toujours grandissant, au seul bénéfice de cette minorité exploiteuse. Les entreprises privées, mais aussi publiques sont touchées de plein fouet par les manigances spéculatives des gens qui nous dirigent réellement, le patronat, les investisseurs, la bourgeoisie, le Capital.

 

Tout coûte de plus en plus cher, tout augmente, sauf nos salaires.

 

Nous sommes en guerre, le peuple est en guerre, une guerre perpétuelle contre la bourgeoisie. C'est la lutte des classes. Malheureusement une majorité d'entre-nous est anesthésiée par le superficiel, l'individualisme, le confort personnel, l'autosatisfaction.

 

Il n'existe aucune baguette magique permettant de gagner ces batailles; non, aucune recette-miracle non plus, mais seulement un concept, une idéologie, le socialisme, le socialisme vrai, et surtout ce  qui peut se résumer en un mot:

 

LA SOLIDARITE

12:28 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Morale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : socialisme, bourgeoisie, pauvrete, nouvel-an, exploitation, capitalisme, societe |  Facebook |

09/10/2007

L'histoire du p'tit didier.

Un peu d'humour... 

Toute allusion à un personnage existant ou ayant existé ne serait vraiment qu'un pur hasard, ...vraiment.

âne
Le petit Didier déménage à la campagne et achète un âne à un vieux fermier pour 100 Euros. 
Le fermier doit livrer l'âne le lendemain mais justement, le lendemain...
 
- Désolé fiston, mais j'ai une mauvaise nouvelle: 

l'âne est mort. 
- Bien alors, rendez-moi mon argent. 

- Je ne peux pas faire ça. Je l'ai déjà tout dépensé... 
- OK alors, vous n'avez qu'à m'apporter l'âne. 
- Qu'est-ce que tu vas faire avec? 
- Je vais le faire gagner par un tirage au sort à une tombola. 
- Tu ne peux pas faire tirer un âne mort ! 
-Certainement que je peux. Je ne dirai à personne qu'il est mort. 

Dans sa situation, le fermier se dit qu'il ne peut pas vraiment refuser. Il amène donc l'âne au petit Didier. Un mois plus tard, il revient voir le petit Didier : 
-  Qu'est devenu mon âne mort ? 
- Je l'ai fait tirer au sort. J'ai vendu 500 billets à 2 euros: ça m'a fait une recette de 1.000 € 
- Et personne ne s'est plaint ? 
- Seulement le gars qui a gagné. Ça fait que je lui ai rendu ses 2 euros. 

... 
Didier a vieilli et est devenu ministre des finances... et, pour gagner plus, il est toujours entouré d'ânes...


19:13 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Morale | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : reynders, ministre, finances, exploiteur, margoulin, escroc, profiteur |  Facebook |

16/02/2007

 Vidéo et livre intéressants

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Le zoo, l’usine et la prison.

 

Un film, un débat, un livre.

Ce genre de film ne peut exister que par le bouche à oreilles des amis, des amis, des amis…

Comme vous verrez en fin de mail, il circule pas mal pour le moment

Venez donc le samedi 24 février à Cuesmes pour la présentation du livre « Une enfance d’en bas »

 

 

Vous cherchez un bon film engagé pour introduire un débat?

Jeunes "des quartiers" et travailleurs en lutte: même combat?

Enseignement à deux vitesses, insécurité, violences dans les écoles: pas de solution?

Et la solidarité dans tout ça?

 

Après la mort de son père à l'usine, Lila  (Safia Zellit) a connu une jeunesse difficile. 

A l'Atelier, elle rencontre Manon (Emmanuelle Ruelle), dix ans, espiègle et insouciante malgré la maladie qui guette.

L'usine ferme, les travailleurs luttent. Au piquet de grève, Lila reconnaît Dario, (Roberto D'Orazio) le délégué.

En face, des officiels projettent l'inauguration d'une prison

mais au bout de la nuit, des solidarités prennent forme....

 

Le zoo, l'usine et la prison n'est pas un xième film "noir" sur l'exclusion.

Rêve, poésie et tendresse sont au rendez-vous:

"En septante minutes, le film condense pas mal de problèmes de notre société, sans verser dans le misérabilisme

mais en dégageant une folle énergie de l'espoir" (Le Soir, 03/10/2005)

 

N'hésitez pas à nous contacter!

Possibilité de débat avec des membres de l'équipe du film.

Conditions très intéressantes: nous n'avons pas fait ce film pour gagner de l'argent...

Pour tout contact ou toute commande de DVD: Le Coron asbl 065/841901/ lecoron@hotmail.com
J-P Griez, scénariste et coréalisateur, est aussi l'auteur d'un livre  publié aux Editions du Cerisier, 

"Une enfance d'en bas", qui aborde la même problématique sous un autre angle. 

 

Soirée de présentation du livre : le Samedi 24 février à 18h30 rue du Cerisier n°20 à Cuesmes.

Ce serait très sympa si vous pouviez être là.

« Ce bouquin, c’est un peu comme un cri que je n’arrive plus à contenir, le cri de ces gamins et ces gamines que je croise depuis 20 ans, broyés par le système ou je ne sais quoi.

Et j’ai envie de me battre pour que d’autres l’entendent. A travers ce livre, à travers un film. »

 

Jean Pierre GRIEZ

Jean-pierregriez@hotmail.com  tél : 065/318508

 

Ps : si un malheur devait vous empêcher d’être là le 24, vous pouvez toujours vous racheter et acheter le livre, 10,80 euros, pas cher, et même le faire connaître…

A commander aux  editionsducerisier@skynet.be  tél : 065/313444

 

Prochaines projections/débat du film :

 

- le 14 février à 19H30 au Centre Culturel de Visé

- le 26 février à 14 H à l'Institut Cardijn de Louvain la Neuve
-
 le  1 mars à 19 H à la Maison de la Laïcité de Manage

- le 10 mars à 16 H au Centre Culturel de Rossignol
le 16 mars à 20 H à la Maison de la Laïcité de Binche 

- le 22 mars à 10H à l'Institut Technique Libre de Ath

- le 23 mars à 19H30 à la Maison de la Laïcité d'Engis

- le 24 mars à 20H au Centre Culturel d'Evere

 

 

"Le zoo, l'usine et la prison" est une coproduction de l'asbl Le Coron et du Gsara.

 

13:37 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Morale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre, film, societe |  Facebook |

28/01/2007

Il ne suffit pas toujours de dire ce que l'on pense...

Il ne suffit pas toujours de dire ce que l’on pense pour en espérer un quelconque changement, encore faut-il pouvoir agir concrètement.

Mais est-ce que s’exprimer n’est pas déjà une façon d’agir ?

Si par exemple l’endoctrinement, ou l’endormissement des masses contribuait au repli sur soi-même et à l’acceptation d’un destin allant inconsciemment ou non à l’encontre de ce que l’on espère pour soi-même et pour ceux que l’on aime, comment réaliser l’erreur commise du mauvais chemin emprunté si ce n’est par une ouverture d’esprit sur un dialogue autre, sur une façon de voir faisant fi des idées préconçues ?

 

Le matérialisme dialectique, justement, propose une vision abstractionnelle de l’idéal sociétaire tel que nous le concevons, ou plutôt que l’on nous a imposé à percevoir tel.

 

Nous bénéficions malheureusement d’un lourd héritage d’endoctrinement idéaliste mis en exergue par les religions, dans les temps passés, mais encore bien maintenant, actuellement les gens ont besoin de se retrouver dans un modèle, même s’il est surréaliste, une idole. Ce qui entraîne à conclure une large propension de chacun à vouloir être maîtrisé par une « force supérieure » et donc une excellente prédisposition humaine à la servilité !

 

Traiter l’humain de mouton ne serait pas encore juste non plus, puisque la minorité dominante est humaine, elle aussi ; et elle prône le respect de l’individu…mais à son avantage ! L’individu, si l’on considère l’appellation faite de chacun de nous dans notre société actuelle, issu d’une individualisation à l’extrême, de la possibilité d’admettre ou de faire admettre qu’une séparation matérielle est possible entre tous, alors que nous vivons ensemble ; un comble ! Une contradiction surréaliste, et pourtant bien ancrée en chacun ; croire que le destin de notre voisin n’est pas lié au nôtre tout en vivant côte à côte.

 

Analysez et réfléchissez maintenant à ces deux groupes opposés de mots synonymes :

 

1°) Individualisme, distinction, isolement, seul.

2°) Collectivité, communauté, solidarité, ensemble.

 

Ensuite posez-vous les questions :

- Pensez-vous être seul(e) sur cette Terre ?

- Pensez-vous devoir vous approprier le maximum de richesses pour VOUS seul(e) ? Si oui, dites-moi pourquoi, donnez-moi une utilité raisonnable la justifiant, une utilité matérielle.

- Pensez-vous pouvoir dissocier totalement la vie et le destin de deux personnes vivant en deux points diamétralement opposés de la planète ?

 

Si la totalité des réponses à ces trois questions est NON,  il y a des chances que vous soyez ouvert au dialogue, à l’ouverture, à la possibilité d’existence d’une communauté, où la collectivité, solidaire, nous fais vivre ensemble, dans le respect de tous ; le concept communiste. Eh oui ! Il y aurait un communiste qui sommeille en vous, rien de moins !

 

Le communisme est, par excellence, un mode de gestion participative de tous et avec chacun ; la communauté, la vraie, passe, il faut l’admettre, par l’autogestion par tous, tout en étant ouverte et démocratique, contrairement à ce que l’on puisse penser.

 

Mais le communisme est un mot qui fait bien peur à notre époque. Ce mot a beaucoup été salit par l’endoctrinement libéralisant de notre société « à l’occidentale », dominée par cette minorité s’accaparant toutes les richesses, les matières premières d’une part, l’outil et la main d’œuvre d’autre part ; il s’agit de l’ensemble appelé « les moyens de production », devenant de ce fait appropriés par la bourgeoisie, les quelques « individus », isolés, farouchement dévorés par une soif de domination des peuples, rongés par leur ambition démesurée, contrôlant par le pouvoir de leur argent (fruit de notre asservissement) les gens qui nous gouvernent ! Car aussi sûrement ces gens issus de partis se prétendant différents les uns des autres ; ils ont beau se nommer CDH, MR, PS, ECOLO, et tous leur satellites, ils n’en demeurent pas moins des partis sociaux-démocrates bonnement dominés par la bourgeoisie !

13:48 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Morale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, philo, socialisme, communisme, societe, social |  Facebook |