02/01/2008

Message de Nouvel-An 2008

Bonjour,

 

Recevez mes meilleurs vœux pour 2008; et surtout meilleurs vœux de courage pour se battre contre l'ennemi du peuple, contre le Grand-Capital exploiteur.

 

Un message de Nouvel-An, un message d'espoir, un message à l'intention de celles et ceux qui n'ont sûrement pas les moyens de lire ce message, pour que nous pensions à eux, plus particulièrement.

 

Ils vivent dans la rue, ils n'ont pas les moyens de se vêtir convenablement, de se loger décemment, de se nourrir et se chauffer comme il se doit.

 

Ayons une pensée pour eux, et aidons-les comme nous le pouvons, dans la solidarité; et luttons pour que la pauvreté grandissante ne devienne pas le fléau du peuple.

Peuple assassiné en bonne et due forme, en toute légalité, par la bourgeoisie, par la minorité profiteuse.

 

La pauvreté ne devrait pas exister, la pauvreté n'a aucune raison d'être, à notre époque, et pourtant, vous qui lisez ce message et moi qui l'écrit, nous serons peut-être demain dans la rue, avec les exclus.

 

Ensemble, luttons, pour que cesse cette exploitation !

 

Nous vivons une ère de régression sociale sans précédent. Tout ce que nos arrière-grands-parents et grands-parents ont obtenu en luttant parfois jusqu'à la mort, nous sommes occupés de tout perdre en quelques années seulement. On ne compte plus les entreprises qui ferment, souvent sans raison valable, si ce n'est que pour la recherche d'un profit toujours grandissant, au seul bénéfice de cette minorité exploiteuse. Les entreprises privées, mais aussi publiques sont touchées de plein fouet par les manigances spéculatives des gens qui nous dirigent réellement, le patronat, les investisseurs, la bourgeoisie, le Capital.

 

Tout coûte de plus en plus cher, tout augmente, sauf nos salaires.

 

Nous sommes en guerre, le peuple est en guerre, une guerre perpétuelle contre la bourgeoisie. C'est la lutte des classes. Malheureusement une majorité d'entre-nous est anesthésiée par le superficiel, l'individualisme, le confort personnel, l'autosatisfaction.

 

Il n'existe aucune baguette magique permettant de gagner ces batailles; non, aucune recette-miracle non plus, mais seulement un concept, une idéologie, le socialisme, le socialisme vrai, et surtout ce  qui peut se résumer en un mot:

 

LA SOLIDARITE

12:28 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Morale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : socialisme, bourgeoisie, pauvrete, nouvel-an, exploitation, capitalisme, societe |  Facebook |

02/08/2007

De Ludo Martens ....

Le socialisme doit se défendre

Dans le Manifeste du Parti communiste, Marx décrit la lutte des classes comme le moteur de l’évolution sociale. Deux ans plus tard, il aura cette formule : « Les révolutions sont les locomotives de l’histoire. »

Dans les pages consacrées au « socialisme bourgeois et petit-bourgeois », Marx et Engels se moquent de tous ceux qui imaginent des « remèdes aux anomalies sociales » en se plaçant en dehors de la lutte des classes.

Ces mêmes socialistes petit-bourgeois nous tiennent aujourd’hui le discours suivant : « Votre critique contre la bourgeoisie est pertinente, mais la bourgeoisie a raison dans ses critiques contre le communisme. Tous les morts sont à regretter, qu’ils aient perdu la vie à cause de l’impérialisme ou du communisme. »

Ce raisonnement, nous l’avons souvent entendu en juin 1989, lorsque le gouvernement chinois a réprimé l’émeute contre-révolutionnaire à Beijing. Nous avons argumenté que la restauration du capitalisme dans un pays d’un milliard cent millions d’hommes, un pays aux équilibres précaires, condamnerait des centaines de milliers de gens à la mort. L’argument a été couvert par les hurlements d’Amnesty International et autres défenseurs des « droits de l’impérialisme ».

Or, en février 1998, je lis un article d’un éminent spécialiste hollandais de la Chine, adversaire notoire du communisme, dans lequel il avoue aujourd’hui que « le tournant que la Chine a pris en 1989 n’a pas été mauvais pour le pays ». Si les réformes de Zhao Ziyang avaient été poursuivies, « il est probable que la Chine aurait connu une longue régression sociale comme l’Union soviétique. (…) Il y a beaucoup de chances que la Chine aurait connu une implosion politique comme l’URSS. (…) Deng Xiaoping a évoqué un jour le scénario apocalyptique de cent millions de réfugiés chinois qui déstabiliseraient plusieurs régions du monde. »

Nous revendiquons le droit du socialisme à se défendre face à un ennemi qui ne recule devant aucun acte de barbarie. La Chine avait le devoir de réprimer l’émeute contre-révolutionnaire. Marx a justifié la violence de la Commune de Paris contre ses ennemis et Engels reprochait à la Commune « de ne pas s’être servie assez largement de l’autorité du peuple en armes face aux bourgeois ».

En juin 1989, le Parti communiste chinois a sauvé la vie de centaines de milliers de Chinois qui auraient péri en cas de désordre et de chaos généralisés. L’incident qui fit trois à six cents victimes peut être regretté, mais n’a guère d’importance, si ce n’est celle qu’il tire de la monstrueuse campagne anticommuniste que l’ensemble du monde impérialiste a organisée. Quelques semaines avant les événements de Beijing, des manifestations de masse contre les plans du FMI étaient réprimées au Venezuela. Il y a eu quatre mille morts, mentionnés en cinq lignes par des journaux qui, peu après, ont titré en première page : « Devenu fou, le pouvoir communiste a forcé l’armée à massacrer une foule sans défense. »

Du même point de vue, les communistes revendiquent la violence révolutionnaire par laquelle le Parti bolchevik de Staline a vaincu la contre-révolution. Prenons seulement l’exemple de l’épuration des années 1937-1938. Le Parti bolchevik a estimé de façon réaliste la barbarie monstrueuse qui s’abattrait sur le peuple soviétique dès le début de l’agression nazie. Il fallait exterminer la cinquième colonne et les contre-révolutionnaires qui se mettraient inévitablement au service des « libérateurs ». C’était le devoir de Staline devant le peuple soviétique et devant l’humanité.

L’épuration était inévitablement une affaire extrêmement compliquée. Dès janvier 1938, Staline indiquait qu’il y avait des saboteurs et des agents doubles qui lançaient de fausses accusations et exécutaient des communistes loyaux.

Malgré toutes les difficultés, l’épuration a atteint ses buts.

Pendant la première année de la guerre, l’Union soviétique a souvent été à deux doigts de la défaite. Que se serait-il passé si des dizaines de milliers de contre-révolutionnaires avaient pu se mettre au service des nazis pour donner la chasse aux bolcheviks, organisateurs de la résistance ? Si des traîtres au sein de l’armée avaient capitulé et étaient passés à l’ennemi ?

La bourgeoisie française et belge prétend que l’épuration était « criminelle ». Nous la comprenons parfaitement. Cette bourgeoisie est presque passée en bloc dans la collaboration. Elle nous assure que Boukharine, Zinoviev et d’autres condamnés à mort des procès de Moscou étaient de « bons communistes ». Le président du Parti socialiste belge, Henri De Man, était bien tout autant un bon socialiste. Pourtant, il est passé avec armes et bagages chez les hitlériens ! La bourgeoisie nous assure que le général Toukhatchevski, fusillé en 1937, était un patriote. Le général Pétain, héros de la France, ne l’était pas moins. Mais il est bien devenu le chef de la collaboration nazie !

Sans l’épuration, l’Union soviétique n’aurait pas gagné la guerre. Comment estimer le nombre de communistes qui auraient été exterminés en cas de victoire nazie ? Comment estimer le nombre de morts qu’il aurait fallu pour libérer le pays de l’occupation, et cela à partir d’une situation où la grande majorité des cadres communistes auraient disparu ? En l’absence du soutien soviétique, quel aurait été le nombre de morts supplémentaires que la Chine et les pays de l’Europe de l’Est auraient dû compter pour se libérer du fascisme ?

Dans les siècles à venir, l’humanité enfin libérée de la barbarie impérialiste rendra l’hommage qu’ils méritent au grand Parti bolchevik et à Staline.

La nécessité de l’épuration a reçu aujourd’hui une nouvelle confirmation, après la victoire de la contre-révolution en Union soviétique. Ce sont exactement les tendances bourgeoises et petite-bourgeoises que Staline a combattues, qui ont pris le pouvoir avec Khrouchtchev. Elles ont eu besoin de trente ans pour détruire de l’intérieur la forteresse socialiste. Elles ont réalisé de l’intérieur ce qu’Hitler a essayé en vain de l’extérieur : restaurer le capitalisme et soumettre l’Union soviétique à la domination et au pillage impérialistes. Grâce à la « démocratie », la production industrielle russe a chuté de 60%, provoquant le chômage et la misère noire. La moitié de l’économie russe est maintenant aux mains de 5 700 organisations mafieuses. En cinq ans, de 1990 à 1994, la Russie a compté 1 700 000 morts supplémentaires par rapport aux années quatre-vingts. Un million sept cent mille morts, c’est le prix de la restauration capitaliste.

Extraits, Ludo Martens

31/03/2007

Définitions intéressantes et objectives trouvées sur le "net".

Libéralisme et collectivisme

 

Le libéralisme

 

Plus qu'une théorie politique le libéralisme est également une conception économique de la gestion de la production et de l'organisation des rapports sociaux qui en découlent. Issu de la montée en puissance de la bourgeoisie à la fin du dix-huitième et au début du dix-neuvième siècle, la théorie libérale s'oppose clairement aux conceptions féodales et proclame que tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. Elle fait de l'idée de liberté politique (entendue comme liberté d'expression) ainsi que de l'idée de liberté économique (entendue comme liberté de jouissance de sa propriété) le cœur de sa réflexion politique.

Les théoriciens du libéralisme développent également une conception de la société où l'homme est représenté comme un simple individu séparé des autres individus. Ses intérêts sont conçus comme antagonistes avec ceux des autres hommes. La compétition est ainsi comprise comme le mode général de gestion des rapports humains : la concurrence universelle comme le seul mode possible d'existence.

Attachée à l'idée de liberté mais pas à celle "d'égalité fondée sur le partage des ressources existantes", le libéralisme est très favorable aux personnes qui ont un capital à faire fructifier mais très défavorable à ceux qui n'ont rien et qui sont obligés de vendre leur force de travail dans des conditions misérables. La justification qu'elle apporte aux contradictions produites par le " marché libre " tend de ce point de vue à en faire le pur et simple reflet idéologique du capitalisme.

On peut dire en ce sens du libéralisme politique qu'il est le reflet du libéralisme économique qui n'est rien d'autre que l'organisation capitaliste de la production. Il est à noter également que de nos jours et depuis la révolution française, le libéralisme va de pair avec les conceptions républicaines.

Très critiqué par Marx ainsi que par les révolutionnaires du dix-neuvième et du vingtième siècle, le libéralisme est aujourd'hui présenté comme le meilleur système économique et politique existant mais pour combien de temps ?

 

La sociale démocratie ou libéralisme social

 

Les représentants de la sociale démocratie se présentent comme les défenseurs d'un système politique et économique qui serait la synthèse des revendications sociales des communistes et de celles des libéraux en matière économique. Ils affirment qu'il est possible de concilier les intérêts du marché et de ceux qui possèdent la réalité des moyens de production avec ceux des salariés et des citoyens les plus pauvres. C'est autour de l'idée d'une redistribution partielle des richesses qu'ils fondent leur croyance en un système social relativement équilibré : les riches étant censés partager une part de leur richesse avec les pauvres pour que ceux-ci ne se montrent pas trop violents, ni ne se révoltent.

Issue de la dissidence avec les penseurs marxistes et communistes traditionnels, les théoriciens de la sociale démocratie prônent la conciliation et non pas le combat, l'entente plutôt que la lutte. Les grands penseurs de la sociale démocratie (aujourd'hui oubliés) sont des personnes comme Karl Kautsky. Sur le plan économique, John Mayard Keynes est leur grand représentant.

Aujourd'hui la plupart des gouvernements européens sont sociaux démocrates sans que pour autant les problèmes liés à la pauvreté, à l'exclusion et à la misère aient été en aucune manière réglés.

 

L'ultralibéralisme

 

L'ultra libéralisme représente la version sauvage de la philosophie et du système libéral. Elle ne se contente pas d'affirmer que la concurrence imposée par le marché est saine et qu'elle est favorable à l'épanouissement humain mais elle affirme également que toute politique sociale où toute intervention de l'Etat dans le domaine économique est extrêmement nuisible. Très inégalitaire et source de multiples problèmes sociaux, la théorie ultralibérale est sans pitié pour les pauvres et les plus démunis. Sa haine de l'Etat comme acteur de la vie sociale n'est rien d'autre que le reflet de son désir de voir augmenter considérablement les revenus des personnes les plus riches (qui ne sont plus taxés dans un univers où l'Etat est réduit à sa portion congrue).

Les économistes de l'école de Chicago sont les grands représentants de l'ultralibéralisme au niveau de l'organisation de la production. Au niveau politique Ronald Reagan aux Etats-Unis et Margaret Thatcher en Angleterre, ont été les grands représentants de l'ultralibéralisme. Aujourd'hui George W Bush, se fait le porte-parole de cette conception de l'organisation économique et politique de la société.

Toute l'entreprise de construction de la mondialisation au niveau planétaire repose également sur cette conception du monde avec ce que cela comporte comme renforcement des inégalités et comme capacité d'exclusion, de gâchis sur le plan de l'existence de millions d'êtres humains.

 

Le communisme d'Etat

 

Théorie collectiviste et égalitariste la conception communiste des affaires politiques, se présente avant tout comme une théorie révolutionnaire de l'organisation sociale et comme la philosophie la plus opposée au capitalisme et aux différentes formes de libéralisme.

Elle remet tout d'abord en cause le fait de la propriété privée et propose de faire de tous les objets produits la propriété des personnes qui les produisent et non pas de celles qui les font faire. Pour les théoriciens du communisme dans sa version orthodoxe, la propriété doit être publique et non privée. C'est l'Etat qui se substitue aux particuliers et gère l'organisation de tous les rapports sociaux, c'est lui qui représente la masse des producteurs et fait en sorte qu'aucune inégalité ne soit établie entre eux, c'est lui qui assure la distribution des biens et des richesses en permettant aux plus pauvres d'avoir des conditions de vie décentes.

L'Etat possesseur véritable des moyens de production est censé défendre les intérêts des prolétaires en empêchant que ne se continue l'exploitation sauvage dont ceux-ci sont victimes. Il fait d'eux des hommes à part entière en leur permettant d'être maîtres de leur propre vie, en empêchant qu'ils soient condamnés à vendre leur force de travail sur un marché dont ils ne maîtrisent pas les règles et qui les domine totalement.

Marx et Engels sont les grands théoriciens de la philosophie communiste. Révolutionnaires engagés dans les grands mouvements ouvriers qui ont eu lieu au dix-neuvième siècle, frappés par la misère où se trouvait l'ensemble de la classe ouvrière, ils se sont révoltés contre l'ordre bourgeois et l'oppression qu'il générait. Leur théorie, exposée dans des ouvrages comme Le Manifeste du parti communiste, Le Capital ou l'Anti-Dühring, a considérablement marqué les révolutionnaires de tous les pays (notamment au vingtième siècle) et a donné les moyens à certain d'entre eux de mener le projet communiste à son terme (Lénine en Russie, Fidel Castro à Cuba, Mao-Tse-Toung en Chine sont au vingtième siècle les grandes figures politiques du communisme mondial).

Très dénigrée depuis la chute du système soviétique et le passage de la Chine à une économie de marché qui ne dit pas son nom, le communisme demeure une référence dont se réclament encore aujourd'hui les révolutionnaires (Le Sous-commandant Marcos au Chiapas, les révolutionnaires colombiens..).

 

Le communisme libertaire ou anarchisme

 

Le régime anarchiste est celui où n'existe plus aucune forme de domination, où toutes les hiérarchies sont abolies, où le pouvoir est totalement décentralisé, où chaque unité de production est de petite taille et pratique l'autogestion (en grec "an " "archè" signifie sans commandement).

Très égalitaire mais aussi sincèrement attaché à l'idée de liberté, le communisme libertaire représente la version non autoritaire du communisme. Elle proclame le refus de toutes les hiérarchies et de toutes les formes de répression (notamment celles liées au pouvoir d'Etat).

En affirmant qu'il n'a ni Dieu ni maître, l'anarchiste entend se libérer de toutes les contraintes liées à l'organisation économique, politique et idéologique que l'on trouve dans les autres systèmes. Pour lui la liberté authentique réside non pas dans le marché libre mais dans la disparition de toutes les sources d'inégalité qu'elles soient économiques (exploitation de l'homme par l'homme) politiques (création de hiérarchies fonctionnelles sur le plan administratif) sociale (division de la société en classes) idéologiques (aliénation dans la religion où dans différentes sortes de dogmes).

Pour autant on ne saurait dire qu'il n'y a pas d'ordre dans la conception et le plan d'organisation anarchiste. En effet un ordre horizontal lie les gens entre eux à la base et se substitue aux ordres "verticaux" qui sont mis en place dans les autres systèmes. Dans l'anarchisme, en effet, il n'y a pas de place pour la notion de supérieur et d'inférieur : tous les hommes se trouvent sur le même plan sans distinction de race, de classe ni de fonction. La démocratie directe est dans cette perspective la seule forme de démocratie que puisse reconnaître l'anarchisme.

Proudhon, Kropotkine, Bakounine sont au dix-neuvième siècle les grandes figures de l'anarchisme et du communisme libertaire. Sartre à sa manière mais aussi Marcuse et Wilhelm Reich ont été leurs continuateurs les plus prestigieux.

Critiqué par les libéraux et par ceux d'entre les communistes qui ont accordé une trop grande confiance à l'Etat, le communisme libertaire représente pourtant le type de gouvernement qui par sa dimension locale et son goût de la liberté constitue peut-être pour les hommes une solution d'avenir.