05/03/2008

L'impôt, les riches, et la fortune (1)

 

La propriété privée des moyens de production enrichit très bien la classe la plus aisée, au détriment de tous les autres, ...la suite en images ...

 

L'impôt, les riches, et la fortune (2)

 

La propriété privée des moyens de production enrichit très bien la classe la plus aisée, au détriment de tous les autres, ...la suite en images ... 

 

04/03/2008

Le "Frankenstein fiscal" du Dr Reynders.

 

Tout ce que vous n'auriez jamais dû savoir sur les intérêts notionnels

Combien vont finalement coûter les intérêts notionnels?

  • Depuis quand Reynders savait-il que son estimation initiale était fortement sous-évaluée?
  • Ce coût va-t-il encore augmenter à l'avenir?
  • Les intérêts notionnels ont-ils créé des investissements et des emplois?
  • Quelle est la véritable raison ayant poussé à la création des intérêts notionnels?
  • Comment fonctionnent les montages fiscaux réalisés par de grandes entreprises?
  • Comment Reynders s'est-il rendu complice des abus dont ils nient l'existence?
  • Pourquoi les intérêts notionnels augmentent-ils l'inégalité entre les entreprises?
  • Quel est le véritable taux d'impôts payé par les sociétés belges?
  • Combien vous coûtent les intérêts notionnels?
  • Faut-il réformer ou supprimer cette déduction fiscale ?

Titre : "Le Frankenstein fiscal du Dr Reynders"

Sous-titre : "Tout ce que vous n'auriez jamais dû savoir sur les intérêts notionnels"

Auteur : Marco Van Hees

Format : pdf (843 Ko), 40 pages A4 + annexes.

  La brochure peut être téléchargée à l'adresse suivante :

http://www.ptb.be/fr/nouvelles/article/article/une-brochu...

 

05/08/2007

Question de moyens!

Le salaire de la misère et le salaire de la honte !

 

Il n’y a pas si longtemps encore, un copain, on va l’appeler Maheux (allusion au personnage, père d’une grande famille et mineur, dans le roman ‘Germinal’ d’Emile Zola), me faisait part de son désarroi face à son licenciement de chez X-Y, son salaire moyen de 1.350€ net/mois(*) lui permettait de vivre décemment car sa jeune épouse ajoutait ses 300€ et des poussières d’allocations de chômage, leurs deux jeunes bambins ne crevaient pas de faim (il y avait les alloc. Familiales aussi); mais restructuration oblige, la loi du marché, de l’offre et de la demande ; bon ben …faut faire avec, C4, puis les 800€(*) et quelques qu’il percevait alors au chômage suffisaient à peine pour vivre raisonnablement, mais la zizanie s’installa dans le couple qui finit par divorcer, la vente de la voiture ne suffisant plus à payer les pensions réclamées ni à rembourser les différents prêts en cours, n’ayant plus de famille, Maheux se retrouva à la rue, les petits boulots « en noir » ne suffisant pas à ses besoins, ceux de sa tendre divorcée et de ses petits, en ont fait …un clodo de plus (oh pardon ; on dit un S.D.F. actuellement, encore une hypocrisie de notre époque) ! Et pourtant ; ….

 

…. Pourtant nos patrons et directeurs d’entreprises Belges, privées ou publiques, se plaignent de ne pas gagner assez ; en cause, le salaire de leurs homologues voisins plus ou moins plus lointains percevant un salaire allant parfois jusqu’à 20 ou 30 fois (aux USA) l’équivalant au leur, les chiffres sont pourtant là (**):

 

Albert Frère (GBL) : ……………………………….. 2,032 millions €/an = +/- 170.000 €/mois

Jean-Paul Votron (Fortis) : ………………………. 2,735 millions €/an = +/- 227.800 €/mois

Pierre-Olivier Beckers (Delhaize) : ……………... 2,220 millions €/an = +/- 185.000 €/mois

Didier Bellens (Belgacom) : ……………………..  2,195 millions €/an = +/- 183.000 €/mois

Roch Doliveux (UCB) : …………………………..... 1,846 millions €/an = +/- 154.000 €/mois

Axel Miller (Dexia) : ……………………………..... 1,500 millions €/an = +/- 125.000 €/mois

Johnny Thys (Poste) : ……………………………… 820.000 €/an = +/- 68.350 €/mois (base)

M. Descheemaecker (SNCB) : …………………… 210.000 €/an = +/-  17.500 €/mois (base)

Paul Buysse (Beckaert) : …………………………... 208.800€/an = +/- 17.400 €/mois (base)

(Sources : Trends-tendances, RTBF, DH)

 

Après tout il est bien vrai qu’aux USA, ….. :

 

Howard Solomon (Forest labs) : …………… 43 millions €/an = +/- 3,580 millions €/mois

W. W. McGuire (United health grp) : ……… 46 millions €/an = +/- 3,808 millions €/mois

R. D. Fuld (Lehman Br. Holdings) : ………. 57,8 millions €/an = +/- 4,817 millions €/mois

Richard D. Fairbank (capital financ.) : ……… 69 millions €/an = +/- 5,75 millions €/mois

Lawrence J. Ellison (Oracle) : …………... 133,7 millions €/an = +/- 11,142 millions €/mois

(Sources : Trends-tendances)

 

Pôôôvre Maheux, si tu savais ! Zola peut bien se retourner dans sa tombe, son « Germinal » pourrait être réécrit ! Même les misérables de Victor Hugo peuvent revendiquer leur place dans notre société !

On pourrait s’exclamer aussi du fait, dans ces lignes et les autres textes, même ceux de mes camarades sur leurs sites ou leurs blogs, ne font que relater, constater, sans toutefois apporter de solutions concrètes au problème ; pourtant il n’existe pas 36 moyens pour régler cela. Il existe bien des scandales de-ci-delà un peu partout dans le monde, dévoilant ces salaires mirobolants, la fausse-solution des différents gouvernements à la solde de ces pontes sera de leur faire cacher un peu mieux leurs revenus aux yeux de tous sans pour autant en diminuer le contenu ; et pourtant, les plus nantis s’accaparant de plus en plus les richesses, les moyens de production, creusant encore plus le fossé séparant la classe dominante patronale et celle du dominé dont le pouvoir d’achat diminue toujours ; l’équilibre de ces mêmes richesses, le partage des biens, la mise à niveau de notre société est plus que nécessaire, le communisme, le socialisme Marxiste-léniniste EST la solution !!

 

(*) Revenu tout relatif, puisque la qualité de vie se juge non pas sur ce que l’on perçoit, mais plutôt sur le pouvoir d’achat, qui lui, est très très bas pour un salaire pareil, et qui diminue d’années en années pour cette catégorie ; contrairement à celui des plus gros salaires, qui lui, augmente sans cesse de manière exponentielle! Un salaire doit être en effet amputé des taxes, prêts divers, charge nécessaires pour vivre, etc.… ; il reste des clopinettes (quand il en reste !).

 

(**) Revenus moyens cités sans tenir compte des « à-côtés », le total étant constitué de :

-          Rémunération fixe (compris dans les chiffres cités) ;

-          Salaire variable (estimation comprise dans les chiffres cités) ;

-          Stock-options (non-compris dans les chiffres cités, pour certains)

-          Parachutes dorés (non-compris dans les chiffres cités, consistant en des primes de départs, etc.., équivalent généralement à plusieurs années de traitement)

-          Avantages en nature (voitures, cartes de crédit, bonus divers, etc…)

 

Alex

28/06/2007

Et encore, et encore .....

Banquier

Les Belges toujours plus riches? Vous êtes riche, vous?

Dire, redire, répéter, que les riches, dans cette société capitaliste sont amenés à devenir de plus en plus riches, se plaindre et toujours se lamenter, soit, comme je dis dans l’intro à ce blog : "Il faut dénoncer ce qui doit l'être", mais finalement çà en devient une éternelle rengaine, mais ce qu'il faut savoir c'est que cet état de chose n'est pas prêt de s'améliorer avec le gouvernement que l'on nous concocte pour le moment, et pour lequel "NOUS" avons voté, voici donc une série de trois articles parus sur dhnet.be; je vous laisse juges.

4.200 nouveaux riches

(La DH du 28/06/2007)

La Belgique compte désormais 68.000 citoyens millionnaires en dollar

BRUXELLES Chaque année, le cercle des millionnaires s'agrandit. En Belgique, on dénombrait 63.800 millionnaires en 2005, rejoints l'an dernier par 4.200 petits veinards qui font désormais partie de cette famille de privilégiés forte de 68.000 membres, selon le World Wealth Report de Merill Lynch et Capgemini, rendu public hier. Parmi les Belges les plus riches et les plus célèbres, c'est à nouveau Albert Frère qui occupe la plus haute marche du podium, faisant même partie du très fermé club des milliardaires (3,1 milliards), auquel un seul autre Belge appartient, d'origine kazakhe, Patokh Chodiev (1,9 milliard).

Depuis mars 2003, l'indice Bel-20 a plus que triplé, ce qui contribue fortement à l'enrichissement des Belges dont les sociétés sont cotées en Bourse et des investisseurs qui ont décidé de placer une partie de leurs avoirs financiers dans ces entreprises. En 2006, principalement entre août et octobre, la place boursière belge a enregistré d'excellentes performances, grimpant de 27,3 % sur l'année. Et les analystes s'attendent à voir le Bel-20 dépasser les 5.000 points cette année.

Mais pour faire fructifier leur argent, les riches aiment généralement se tourner vers des gestionnaires de fortunes. "Les principales entreprises de gestion de patrimoines ont compris que, pour réussir, elles devaient adapter leur modèle de service aux besoins individuels de leurs clients ", explique Robert J. McCann, président du Global Private Client Group de Merrill Lynch.

"En matière de services financiers, nous observons une tendance qui a déjà pris racine dans le secteur de la vente au détail et du divertissement. Les préférences individuelles et les besoins actuels changeants des clients sont de plus en plus pris en compte par les entreprises de gestion de patrimoines lorsqu'elles cherchent à mesurer l'efficacité de leurs modèles de service. Ces modèles doivent aider les conseillers à distinguer de meilleures opportunités visant à offrir de nouveaux produits et services", ajoute Bertrand Lavayssière, Group Director de Capgemini Financial Services.

Ainsi, on observe que les plus fortunés souhaitent se tourner vers des investissements de plus en plus mondialisés, complexes et proactifs.

Aujourd'hui, la majorité de leurs actifs provient de participations dans des entreprises et autres activités proactives de création de patrimoines.

Pour devenir très riche, il faut donc être... riche, ou gagner un très beau jackpot à l'Euro Millions. De quoi se gaver ad vitam aeternam de champagnes millésimés accompagnés de profiteroles au chocolat tout en profitant d'un coach personnel pour perdre les kilos superflus engrangés suite à ces excès.

V. S. © La Dernière Heure 2007

10 millions de rupins

(La DH du 28/06/2007)

Le patrimoine des plus fortunés a augmenté de 11,4 % en 2006, pour s'élever à 37.200 milliards de dollars

BRUXELLES Il y a quasi autant de millionnaires en dollar dans le monde que de Belges. Ils sont en effet 9,5 millions à posséder minimum un million de dollars, hors résidence principale et biens de consommation. Les ultra-HNWI (personnes disposant de plus de 30 millions de dollars d'avoirs financiers, hors résidence principale et biens de consommation) sont quant à eux 94.970 dans le monde.

Les pays Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) ont continué à jouer un rôle de plus en plus important dans l'économie mondiale en 2006. La Chine et la Russie se trouvent dans le top 10 des pays dont le nombre de millionnaires augmente le plus rapidement. Leur nombre a augmenté de 7,8 % en Chine et de 15,5 % en Russie. En Amérique latine, le nombre de millionnaires a augmenté de 10,2 %, continuant à dépasser la moyenne mondiale de 8,3 %.

En 2006, les millionnaires ont consacré plus d'argent à des investissements dans l'immobilier, liquidant parfois certains de leurs investissements alternatifs pour financer ces opportunités immobilières. Les volumes mondiaux de transactions immobilières directes ont atteint 682 milliards de dollars en 2006, augmentant de 38 % par rapport à 2005. Mais les riches se montrent aussi généreux puisqu'ils ont donné 285 milliards de dollars à des causes philanthropiques en 2006, même si pour certains il s'agit aussi d'un moyen de payer moins d'impôts.

Dans les mois à venir, des marchés matures comme les États-Unis ralentiront l'économie mondiale à cause de leurs taux de croissance modérés. Compte tenu du fait que de nombreuses banques centrales ont des politiques monétaires strictes, la période de haute liquidité qui a tant stimulé la récente croissance touchera bientôt à sa fin. On prévoit que les taux de croissance de l'Asie et de l'Amérique latine reflueront car la demande mondiale ralentit. Toutefois, l'extraordinaire création de richesse à Singapour et en Inde devrait se poursuivre en 2007, et ainsi favoriser l'accession de nouveaux riches au club de millionnaires en dollar.

V. S. © La Dernière Heure 2007

Réservé aux nantis

(La DH du 28/06/2007)

Le private banking, ou le saint des saints

BRUXELLES De plus en plus de millionnaires en Belgique ? Il y a aussi de plus en plus d'institutions financières s'intéressant aux gros poissons et leur proposant services et conseils sur mesure.

Avec un million d'euros en poche - façon de parler -, vous êtes forcément reçu comme un dieu par votre banquier.

Mais, cette fois, vous ne devrez pas vous contenter du siège pas trop confortable de votre agence bancaire traditionnelle : lorsque vous pesez autant, vous pouvez alors accéder au saint des saints, à savoir le private banking, où l'ambiance est bien entendu plus feutrée.

Le seuil d'accès au private banking est bien souvent le million d'euros. Parfois moins (à partir de 300.000 euros chez Axa Private Banking et moins de 100.000 euros chez Robeco, Citibank et à la Deutsche Bank). Avec une telle somme, vous aurez en tout cas droit à un conseiller personnel qui prendra tout le temps nécessaire pour déterminer votre profil d'investisseur. Ce qui est le cas de Monsieur Tout-le-Monde. La grosse différence est que vous pourrez alors accéder à des produits financiers plus pointus, voire plus performants, dans le cadre d'une architecture ouverture.

Qu'est-ce que cela signifie ? Si vous êtes client d'une banque traditionnelle, vous pouvez acheter des produits maison, et rien de plus : des fonds Fortis chez Fortis, des fonds Dexia chez Dexia, des fonds ING chez ING,...

Dans le cadre du private banking, l'horizon est généralement bien plus large : vous aurez bien entendu des fonds maison en portefeuille mais aussi des fonds d'autres gestionnaires, comme Fidelity, JP Morgan, Invesco,...

Vous aurez alors en portefeuille le meilleur fonds du marché, du moins en principe, dans chaque catégorie d'investissement. De quoi vous permettre de devenir encore plus riche.

V. S. © La Dernière Heure 2007

 

04/05/2007

Argent ....trop cher !

 

Les grosses fortunes, tu chériras

Marco Van Hees


" Aujourd'hui, le nirvana des riches, c'est la Belgique. " L'homme qui formule cette expertise est un " passeur ". Il pratique une sorte de trafic d'êtres humains dont la cargaison n'est ni sans papiers, ni sans moyens. Et c'est sans sourciller que les exilés qu'il mène administrativement à bon port lui versent les 8 000 euros demandés par consultation. Il justifie ces honoraires par les " 350 analyses et rapports à éplucher concernant uniquement les problèmes liés à la Convention fiscale franco-belge . "

Extrait du nouveau livre

"Didier Reynders, l'homme qui parle à l'oreille des riches"


Effectivement, c'est de France que viennent ces exilés fiscaux, ces futurs sans-impôts. Pire qu'une dictature tropicale, ils fuient la Terreur. Celle qui horrifiait les privilégiés à la Révolution française et qui est resurgie à la fin du 20e siècle sous la forme d'un impôt sur la fortune. Il y a quelques années, ils fuyaient plutôt vers la Suisse. Mais, précise donc notre passeur, " aujourd'hui, le nirvana des riches, c'est la Belgique. Et dans le plus scrupuleux respect des lois. À son arrivée à Bruxelles, un émigré français ne doit même pas négocier ses impôts comme à Genève ."


Beaucoup se domicilient à Bruxelles, avec une prédilection pour ce riche quartier d'Uccle où est installé le Cercle de Lorraine. Mais oui, ce club patronal bruxellois que fréquente de temps à autre Didier Reynders. Comme nombre de ces fortunés Français ont fait leur cantine de cet ex-château de Mobutu, ils ont certainement dû échanger des propos affables avec un ministre si compréhensif.


La Belgique, qui ne taxe ni la fortune ni les gains boursiers, est l'objet d'une double immigration fiscale : des Pays-Bas et de France. Chez nos voisins du Nord, l'impôt sur la fortune qui existait depuis la fin du 19e siècle a été formellement supprimé en 2001. Mais pour être remplacé par un impôt de 30% sur le rendement du capital. Et ce rendement est évalué forfaitairement à 4% de la fortune. Cela reste donc, dans les faits, un impôt de 1,2% sur la fortune (30% x 4%).


Cela fait des années que les riches Néerlandais s'installent en Belgique pour des raisons fiscales. Lieu de prédilection: tout le long de la frontière, sur une zone qui va de la chic banlieue nord d'Anvers jusqu'aux Fourons (proches de Maastricht), en passant par la Campine. Même les parrains de la maffia néerlandaise viennent y passer des jours heureux. Au Grote Heide, un riche quartier de Neerpelt (Limbourg), on aperçoit de temps en temps leurs gardes du corps. Qui n'ont pu empêcher que quatre de ces maffiosi se fassent descendre, il y a quelque temps. Dire que l'endroit est si calme, d'ordinaire...


Mais les flux les plus actifs, pour le moment, viennent de France, où l'impôt sur la fortune comporte six tranches, de 0,55 à 1,80%. Faut dire que cette émigration est encouragée par des publicités publiées dans Le Figaro et divers journaux financiers. Selon un rapport du Sénat français, la Belgique attirait, en 2002, 14 % des exilés fiscaux français, devant la Suisse, les Etats-Unis et le Royaume-Uni.


Les patrons de la région lilloise émigrent plutôt dans les environs de Tournai, tout proches. Ce qui leur permet de faire la route quotidiennement vers leur entreprise. " Depuis que je vis en Belgique, confie l'un d'eux, le matin, je mets même moins de temps qu'auparavant . " Cas le plus célèbre: la famille Mulliez, actionnaire des hypermarchés Auchan, dont plusieurs cousins habitent la même rue du village de Néchin (commune d'Estaimpuis), à quelques centaines de mètres de la frontière.


Mais aujourd'hui, plus moyen de trouver, dans la région tournaisienne, des demeures correspondant au standing des exilés. Malgré le handicap de la langue, ils se rabattent donc sur la zone de Courtrai, où les grandes propriétés se négocient autour de 2,5 millions d'euros.


Les capitalistes parisiens optent plutôt pour la capitale belge. Soit la riche banlieue, comme à Rhode-Saint-Genèse. Soit les quartiers chics d'Uccle ou Ixelles où, malheureusement, l'"Impasse des milliardaires", ce square que protègent une grille et un gardien à l'entrée du Bois de la Cambre, affiche complet. Avec le Thalys, ils peuvent rejoindre Paris-Nord 26 fois par jour en 1h25. Un spécialiste de l'immobilier grand luxe explique sans retenue: " Les riches Belges mettent jusqu'à deux millions d'euros pour une habitation, les Français montent facilement à quatre millions . "


En France, l'impôt sur la fortune compte évidemment d'ardents adversaires. La référence à la Terreur n'est pas née de notre imagination. Un ouvrage menant campagne contre cet impôt la mentionne explicitement : c'est " un peu comme si, brusquement, ils [les fortunés] se retrouvaient deux siècles en arrière sous la Terreur avec l'ombre du cachot et de la guillotine . " Cette Terreur est telle que les nantis sont prêts à des extrémités pour la fuir (il est conseillé aux âmes sensibles de sauter la suite de ce paragraphe). Tel ce patron expliquant qu'il n'arrive pas à convaincre sa famille de s'expatrier en Belgique : " Je manquais d'arguments car la Belgique, impôts mis à part, n'est pas un paradis. La Wallonie est très pauvre et les Flamands n'ont pas cette finesse qui constitue le charme français . " Terrifiant, non ?


Toutefois, une grande partie de Français sont attachés à cet impôt qui symbolise la justice fiscale. Au point que la cote de popularité de Johnny Halliday, le supporter de Sarkozy le plus célèbre de la république, s'effondre lorsqu'il décide de s'installer en Suisse pour payer moins d'impôts de solidarité sur la fortune. Quant au président Chirac, il serait convaincu d'avoir perdu les présidentielles de 1988 à cause de cet impôt, qu'un gouvernement de droite avait supprimé, avant d'être réintroduit par un gouvernement socialiste. Depuis, il n'oserait plus évoquer son abolition.


Et en Belgique ? Quand on interroge le ministre des Finances Didier Reynders sur l'introduction d'un impôt sur la fortune, il dit non sans prononcer le mot : " On peut l'envisager selon certaines modalités mais, et on l'a vu en France, il ne semble pas très efficace dans la mesure où il fait fuir les grosses fortunes. Mais je comprends que certains aiment toujours mieux voir imposer les autres qu'eux-mêmes. C'est humain . "


Avons-nous bien compris le ministre ? Ne laisse-t-il pas sous-entendre que les travailleurs belges, qui sont parmi les plus taxés d'Europe, sont des égoïstes qui aimeraient voir imposer ces malheureux nantis qui ne payent pas un cent sur leur fortune ?


Les deux principaux arguments généralement avancés contre l'impôt sur la fortune sont, d'une part qu'il ne serait pas très efficace, d'autre part, qu'il ferait fuir les capitaux. Reynders parvient à fourrer ces deux arguments dans un petit morceau de phrase en y glissant un lien de cause à effet. Pourtant, une logique élémentaire nous souffle que si les grosses fortunes fuient cet impôt, c'est qu'il affiche une certaine efficacité. Pourquoi fuir la Terreur si la guillotine parvient tout au plus à vous raser le duvet du cou ?


Il est vrai que le rendement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est loin d'être exceptionnel. Son bilan n'en est pas moins positif, à lire un rapport de la Cour des comptes française démontrant que sa suppression n'est pas économiquement justifiée. Il y a en effet 300 à 400 fortunés par an fuyant le pays, soit 0,13% des redevables. Entre 1997 et 2001, près de 250 millions d'euros de capitaux ont ainsi quitté la France pour échapper à l'ISF. Dans le même temps, 10,3 milliards d'euros de recettes ont été générés par la collecte de l'ISF. Le rapport ajoute : " L'argument que l'on entend souvent, selon lequel il s'agirait d'une perte de capitaux pour la France, est mal fondé, car les investissements (entreprises, Bourse) de ces contribuables ne sont pas liés à leur lieu de résidence . " L'évidence même : ce n'est pas parce que la richissime famille Mulliez s'est exilée à Néchin que les 119 hypermarchés Auchan de France ont été délocalisés en Belgique.


Autre argument de Reynders contre un impôt sur la fortune : " Cet impôt existe déjà compte tenu du niveau élevé des droits d'enregistrement pour l'immobilier et des droits de succession . " Cela peut se défendre, si l'on donne une définition large à l'impôt sur la fortune. Dans ce cas, on peut même y ajouter le précompte immobilier. En effet, ce précompte frappe théoriquement les revenus immobiliers et non la fortune. Pourtant, il s'applique aussi à l'immeuble qu'occupe lui-même un propriétaire. Or, en Belgique, c'est le cas pour la majorité des logements. Ces immeubles ne rapportent aucun revenu, sauf à considérer comme tel le non-paiement d'un loyer. On pourrait donc assimiler le précompte immobilier à un impôt sur la fortune.


Il nous faut cependant préciser que le ministre, dont on connaît l'humour ravageur, joue sur les mots. Le débat ne porte pas sur un impôt sur la fortune, mais sur un impôt sur les grosses fortunes. Or, les trois impôts mentionnés concernent essentiellement l'immobilier, un patrimoine détenu pour une grande part par le bas peuple. Les schémas de répartition de la fortune montre en effet que plus une fortune est grande, plus la part des actifs financiers est importante. Peu de familles du pays possèdent autant de biens immobiliers que la famille Boël, par exemple. Pourtant tous leurs prestigieux châteaux et leurs milliers d'hectares de terres ne représentent que peu de choses par rapport à leur patrimoine financier, qui dépasse le milliard d'euros. Bref, si un impôt sur la fortune existe dans notre pays, c'est un impôt sur les plus petits patrimoines.


++++++++++++++++

Auteur : Marco Van Hees

Titre : Didier Reynders, l'homme qui parle à l'oreille des riches

Editions : Aden (www.aden.be )

Les holdings d'Albert Frère paient moins d'impôts que sa concierge. Par ailleurs, le financier carolo a reçu à dîner Didier Reynders et sa famille dans sa somptueuse villa de Marrakech...

Y a-t-il un lien de cause à effet entre ces deux faits ? Disons plutôt qu'ils sont deux manifestations de la politique du ministre des Finances et de ses liens avec les grands dirigeants d'entreprise.

Reynders prétend qu'il a réduit la pression fiscale. Pour les plus nantis, c'est clair. Mais pour le commun des contribuables, les chiffres sont loin d'en attester.

Cet ouvrage passe en revue les huit années du ministre au cabinet des Finances (1999-2007), en évaluant les conséquences de son action pour la population, les entreprises, les grosses fortunes et les fraudeurs. Le bilan est fabuleux... pour certains.

NB : après les 200 pages " Clearasil " (exemptes du moindre point noir) d'André Gilain (Didier Reynders, la face cachée de l'iceberg, Ed. Luc Pire), un ouvrage critique sur l'action du ministre des Finances s'imposait.

Licencié en sciences politiques (ULB), Marco Van Hees est à la fois journaliste et fonctionnaire au ministère des Finances. Il est l'auteur de C'est pas nous, c'est eux - Les fondements idéologiques de l'anti-tiers-mondisme (1990) et La fortune des Boël - Un énorme patrimoine, une immense dette sociale (2006).


24/03/2007

Retraites dorées??? ...Cà dépend pour qui!

Retraites.

Les projets libéraux contre les aspirations des citoyens européens

Michel Husson, avril 2007

 

52% des Européens sont inquiets pour leur retraite, selon une enquête récente sur leurs aspirations. Cette proportion avoisine les deux tiers pour les travailleurs manuels et les chômeurs et dépasse 60 % pour les classes d’âge intermédiaires (25-54 ans). L’inquiétude est moindre chez les jeunes, éloignés de la retraite, et chez les seniors dont le sort est à peu près fixé. Le sentiment de « confiance » est majoritaire dans les pays scandinaves, mais elle est très faible en Allemagne (25 %), en France (32 %) et dans les pays de l’Est.

 

On a également posé aux salariés la question de savoir quelles étaient les solutions les plus acceptables à leurs yeux. Trois réponses étaient proposées :

 

1. Travailler et cotiser plus longtemps ;

2. Maintenir l’âge de la retraite et augmenter les cotisations salariées ;

3. Maintenir l’âge de la retraite et accepter de recevoir moins.

 

Selon une pratique répandue dans ce type de sondages, la question enferme les personnes interrogées dans un choix contraint puisqu’on ne leur propose d’autre issue que de travailler plus longtemps, cotiser plus (mais encore une fois à la charge des salariés) ou accepter une baisse de leur pension. L’option consistant à répartir autrement les richesses en transférant une partie des revenus financiers aux retraites est a priori en dehors du champ des possibilités. Il n’est donc pas surprenant qu’une personne sur trois ne se retrouve dans aucune de ces propositions, ne sait pas, ou préfère une combinaison des trois. Parmi ceux qui choisissent clairement une des possibilités offertes, près de la moitié choisissent de « maintenir l’âge de la retraite et augmenter les cotisations salariées ». Un tiers préfère « travailler et cotiser plus longtemps », et le reste (12 %) est d’accord pour « maintenir l’âge de la retraite et accepter de recevoir moins ».

 

Pour savoir si les autorités européennes prennent en compte ces aspirations, on peut se tourner vers le rapport sur la protection sociale et l’inclusion sociale que vient d’adopter la Commission européenne. Dans le mémorandum associé à ce rapport, on tombe d’abord sur un aveu : « des réformes récemment menées dans de nombreux États membres se sont soldées par une diminution de la retraite moyenne, par comparaison avec le salaire moyen d’un travailleur moyen pour un âge donné de départ à la retraite (taux de remplacement) ». L’effet de ces réformes correspond à la « possibilité » de « maintenir l’âge de la retraite et accepter de recevoir moins » qui est clairement minoritaire, puisque seulement 8 % des Européens la trouvent acceptable. Et la Commission entend bien continuer sur cette voie.

 

Elle annonce la couleur en décrivant la structure de financement des retraites qu’elle se fixe comme objectif pour 2050. La pension représenterait toujours en moyenne 65 % du revenu d’activité, comme en 2005. Mais la part couverte par les régimes publics passerait de 55 % à 40 %. La différence serait compensée, à parts égales, par les fonds de pension et assimilés, et par un allongement de la durée de vie active de deux ans en moyenne. Cette prospective est discutable car le maintien du taux de remplacement n’est pas assuré. Rien ne garantit que le recul de l’âge de la retraite augmente la durée de la vie active. Dans le cas français, le dernier rapport du COR prévoit exactement le contraire : « Entre 2003 et 2020, le recul supplémentaire de l’âge moyen de départ en retraite dû à la réforme de 2003 serait limité à 0,2 an dans le secteur privé et à 1 an ½ pour les fonctionnaires, pour des allongements de durée d’assurance de respectivement 1 an ¾ et 4 ans ¼ ».

 

En termes clairs, les salariés, compte tenu de la situation sur le marché du travail, ne pourront travailler qu’un peu plus longtemps et partiront à la retraite à peu près au même âge. Quant à la capitalisation, elle n’est à la portée que des salariés aisés, et sa montée en puissance ne peut que creuser les inégalités et étendre la pauvreté chez les retraités.

00:35 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Economie-politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : retraite, pension, revenus, liberaux, capitalistes |  Facebook |

09/03/2007

 Les riches toujours plus riches, et les autres .....tant pis pour nous (?)

"En milliards de dollars ..."

vendredi 09 mars 2007

 

Quelques unes des 100 plus grosses fortunes du monde selon "Forbes"

 

Voici la liste des 100 personnes les plus riches du monde, selon les estimations du magazine "Forbes". La liste comprend le classement, le nom, le pays (ou l'Etat pour les Américains), l'âge, la fortune (milliards de dollars) et la source de cette dernière de chacune des personnalités.

Selon "Forbes", les recherches qui ont précédé la publication de la liste ont débuté au début de l'année 2006 et se sont terminées le 9 février dernier.

 

1. Bill Gates, Washington                    51,     $56     milliards Microsoft

2. Warren Buffett, Nebraska                76,     $52,    BerkshHathaway

3. Carlos Slim Helu, Mexique,                 67,     $49,  télécommunications

4. Ingvar Kamprad et famille, Suède,       80,     $33,    Ikea

5. Lakshmi Mittal, Inde,                        56,     $32,    acier

6. Sheldon Adelson, Nevada                73,     $26.5, casinos, hotels

7. Bernard Arnault, France                  58,     $26,    LVMH

8. Amancio Ortega, Espagne,                71,     $24,    Zara

9. Li Ka-shing, Hong Kong,                    78,     $23,    divers

10. David Thomson et famille, Canada     49,     $22,    héritage

11. Lawrence Ellison, California            62,     $21.5, Oracle

12. Liliane Bettencourt, France,             84,     $20.7, L'Oréal

13. Prince Alwaleed Bin Talal Alsaud, Arabie Saoudite,

                                                       50,     $20.3, investissements

14. Mukesh Ambani, Inde,                     49,     $20.1, industrie pétrochim.

15. Karl Albrecht, Allemagne,                 87,     $20,    Aldi

16. Roman Abramovich, Russie,              40,     $18.7, pétrole

17. Stefan Persson, Suède,                   59,     $18.4, Hennes & Mauritz

18. Anil Ambani, Inde,                          47,     $18.2, divers

19. Paul Allen, Washington,                   54,     $18, Microsoft, invests

20. Theo Albrecht, Allemagne,               84,     $17.5, Aldi, Trader Joe's

21. Azim Premji, Inde,                          61,     $17.1, informatique

22. Lee Shau Kee, Hong Kong,               79,     $17, immobilier

23. Jim Walton, USA                          59,     $16.8, Wal-Mart

24. Christy Walton et famille, USA,          52,    $16.7, Wal-Mart héritage

24. S. Robson Walton, USA                 63,     $16.7, Wal-Mart

26. Sergey Brin, USA                         33,     $16.6, Google

26. Larry Page, USA                          34,     $16.6, Google

26. Alice Walton, USA                        57,     $16.6, Wal-Mart

29. Helen Walton, USA                       87,     $16.4, Wal-Mart

30. Michael Dell, USA                         42,     $15.8, Dell

---

34. François Pinault, France,                 70,     $14.5, vente au détail

35. Suleiman Kerimov, Russie,                41,     $14.4, actions

36. Vladimir Lisin, Russie,                      50,     $14.3, acier

...

51. Silvio Berlusconi et famille, Italie,      70,     $11.8, médias

...

62. Serge Dassault et famille, France,     81,     $10, aviation

...

62. Alain and Gerard Wertheimer, France, âges inconnus,

                                                                $10, Chanel

...

73. Rupert Murdoch, USA,                    76,     $9, News Corp.

...

80. George Soros, USA,                        76,     $8.5, fonds spéculatifs

...

93. Galen Weston et famille, Canada,      66,     $7.9, vente au détail

...

100. Donald Newhouse, USA,                 77,     $7.3, édition

100. Samuel Newhouse Jr., USA,            79,     $7.3, édition

 

Même si l’ordre de grandeur et le classement Cette liste sont réels et actuels ; les sommes citées ne sont jamais exactes au moment de leur parution puisqu’elles augmentent sans cesse. Un peu comme si vous demandiez l’heure à quelqu’un avec une précision à la seconde près, le temps courant indéfiniment, l’heure n’est jamais exacte au moment où elle est dite, puisque le temps ne s’arrête pas, ….. Tout comme la fortune de ces personnes qui augmente sans cesse. Appliquant l’adage : « Les riches encore plus riches, tous les autres toujours plus pauvres ».

Rêvez d’un monde meilleur, plus équitable

…..ou continuez votre cauchemar !

 

16:23 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : profit, exploitation, capitalistes, fortune, argent, riches, bourgeois |  Facebook |