19/02/2010

Pour la Vème Internationale

Extrait de: "Legrandsoir.info"

arton9936-2dba0Le 20 novembre dernier (2009), lors d’une rencontre internationale des partis de gauche à Caracas, Hugo Chavez a appelé à la constitution d’une Vème Internationale qu’il a définie comme un « espace où les partis, les mouvements et courants à orientation socialiste pourront coordonner une stratégie commune contre l’impérialisme et pour le renversement du capitalisme par le socialisme. »

Selon lui, face aux menaces de guerre et de destruction qu’entraîne la crise du capitalisme, la création de cette Internationale nouvelle est un besoin pour répondre aux attentes des peuples et sauver la « Terre-mère ».

Tirant les leçons de l’histoire des premières Internationales (qui ont joué un rôle si important pour le développement du mouvement ouvrier et révolutionnaire des XIXème et XXème siècles mais n’ont pas accompli le programme initial résumé dans la formule célèbre « prolétaires de tous les pays, unissez-vous »), il préconise une forme d’organisation « sans manuel et sans obligation où les différences seront les bienvenues », une Internationale qui permette l’échange d’informations, la coordination des luttes et des solidarités, et l’élaboration d’un « socialisme du XXIème siècle ».

L’idée d’une Vème Internationale vient de loin… Maïakovski en avait déjà fait le titre, en 1922, d’un de ses poèmes les plus visionnaires... Plus près de nous, ces dernières années, cette idée avait été formulée en divers lieux, et en France même par des militants et des intellectuels, tels l’économiste Samir Amin… L’initiative d’Hugo Chavez qui propose une rencontre internationale pour la constituer, dès avril prochain, lui donne une impulsion décisive.

Les quatre premières Internationales ont vu le jour en Europe. Que la Cinquième soit lancée d’Amérique latine exprime les changements en cours dans le monde et le mouvement réel des peuples.

Nous appelons les organisations du mouvement ouvrier français et européen, les formations politiques qui se réfèrent au marxisme, au socialisme, au combat anticapitaliste, les militants et les intellectuels critiques, progressistes et révolutionnaires à ne pas rester sur le bord du chemin. La pensée politique ne peut pas s’enfermer dans l’eurocentrisme ni l’action dans le jeu électoral et institutionnel. Pour sauver l’avenir démocratique de l’humanité et la planète, il faut construire un autre monde et renouer avec l’internationalisme. Il n’y a d’issue possible que dans la convergence des luttes du Nord et du Sud.

Ce qui nous anime n’est pas la simple nostalgie (même si nous savons que l’imagination du futur ne peut se passer des images et des rêves du passé)… Il s’agit non seulement d’être fidèles à l’Histoire qui est la nôtre, mais aussi et surtout qu’une gauche véritable renaisse de ses cendres, en se montrant enfin à la hauteur des problèmes et des espérances d’aujourd’hui.

premiers signataires :

Francis Combes (poète et éditeur) ; Patricia Latour (journaliste, membre du conseil national du PCF) ; Pascal Acot (Historien de l’écologie scientifique) ; Jean-Louis Lippert (écrivain) ; Yvon Quiniou (philosophe) ; Yves Vargas (philosophe, communiste) ; Jean-Pierre Bastid (écrivain, cinéaste) ; Bertrand Duffort

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16/12/2009

Réchauffement climatique


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14/12/2009

Avenir écologique de la planète : le vrai principe de précaution, c’est le communisme !

(Article extrait du site "le grand soir")


Georges GASTAUD

arton9624-b1012Même si les recherches scientifiques sur les causes du réchauffement climatique sont loin d’être achevées, il est salutaire que les Nations-Unies se réunissent spécialement à Copenhague pour traiter de la sauvegarde écologique de la planète.

Il est vrai que depuis des siècles, «  le capitalisme ne crée la richesse qu’en épuisant ses deux sources, la Terre et le travailleur » (Marx). Depuis longtemps d’ailleurs, le capitalisme ne développe plus qu’en surface les forces productives : entré depuis la fin du 19ème siècle dans sa phase monopoliste, dans laquelle Lénine plaçait le moteur de l’impérialisme moderne, le capitalisme pourrit sur pied depuis plus d’un siècle : derrière la clinquante « modernité » du portable, du baladeur et du clavardage généralisé, casse industrielle et parasitisme financier battent leur plein dans les pays de la Trilatérale impérialiste USA/Japon/U.E. ; des millions de prolétaires y sont réduits au chômage ou aux petit boulots ; dans les pays du Sud, dans les ex-pays socialistes détruits par la contre-révolution, règnent misère de masse et surexploitation. Pendant qu’explose le nombre de milliardaires en dollars, la barre du milliard d’affamés vient d’être franchie en 2009 : champagne bio pour tout le monde ! Ces meurt-la-faim sont les victimes systémiques de la spéculation des « marchés » sur les céréales et de la destruction organisée des cultures vivrières sous l’égide des trusts agroalimentaires comme Monsanto, et des appareils d’Etat à leur dévotion, comme l’Union européenne.

Et partout, avec la crise systémique du capitalisme qui n’en finit pas, des millions de chômeurs supplémentaires viennent chaque mois s’ajouter à la liste des licenciés pour cause de profits insuffisants. Ainsi le libre-échangisme sélectif piloté par les USA (qui savent protéger leur marché intérieur et interdire les importations françaises quand bon leur semble !) est-il en passe d’araser l’industrie indigène des pays du Sud et de l’Est. En France, l’euro-libre-échangisme vient symboliquement d’obtenir coup sur coup la liquidation des usines Amora de Dijon et la fermeture de la maison de Haute-Couture Christian Lacroix ; quant à la casse des usines d’équipement automobile, elle bat son plein : avec la mise à mort programme du « produire en France », il faudra donc importer, et importer encore sur mer, par air et sur route, tout ce qui était auparavant produit sur place et en permettant aux gens de gagner leur vie. C’est le règne absurde du « flux tendu » et du « juste à temps », c’est le yaourt faisant deux fois le tour du monde avant d’atterrir sur les tables, avec derrière lui une impressionnante traînée de C.O. - et de gens jetés à la rue...

Cela n’empêche par M Borloo de poser à l’écologiste distingué dans les médias pendant que son compère Cohn-Bendit parade sur les sarko-médias dans l’espoir d’exploser une « gauche établie » déjà passablement discréditée. Etranges « écolos », dont le premier rêve de faire rouler des camions de vingt-cinq mètres sur nos autoroutes ; quant au second, il a soutenu la constitution européenne et son principe de « concurrence libre et non faussée », synonyme de délocalisation généralisée, donc de transport de marchandises « made in ailleurs » par super-tankers mazoutant les mers et par super-camions enfumant nos bronches. D’ailleurs, si la France tente un jour de taxer la pollution produite par le transport routier, première cause de pollution atmosphérique bien avant nos usines aux deux-tiers délocalisées, la « verte » Europe de Bruxelles lui infligerait aussitôt d’énormes amendes avec le soutien zélé de « Dany le Vert », chantre bien connu de la lutte anti-« protectionniste »... C’est d’ailleurs ce même Cohn-Bendit qui, à l’unisson de Jean-Paul Huchon, président du conseil général francilien, voudrait privatiser et démanteler Electricité de France, comme si l’exigence de sécurité ne commandait pas au contraire de revenir au monopole de l’Etat sur l’énergie nucléaire, quitte à braver pour cela le veto de Bruxelles et à sortir la France de cette prison des peuples qu’est l’Europe du Traité de Lisbonne...

Dans ces conditions, il est rassurant que les travailleurs retrouvent le chemin du combat de classe. Soutien total, donc aux routiers et aux cheminots de France qui, en posant, chacun de son côté (hélas !), le problème des bas salaires et de la dangereuse euro-déréglementation des transports ferroviaires, maritimes, aériens et routiers, peuvent forcer les capitalistes et leur Etat-UMP à mettre la main à la poche, les empêchant ainsi de suivre leur pente « naturelle » : celle du profit immédiat, qui est aussi souvent celle de la plus grande pollution sociale et écologique possible...

Combat déterminé également, contre l’exterminisme, cette tendance lourde du capitalisme en phase dégénérative, à préférer l’intérêt immédiat de l’oligarchie financière à l’avenir à long terme des êtres vivants en général et de l’humanité en particulier. Soutien aussi à tous ceux qui luttent en France et ailleurs pour démanteler la dictature européenne, cette déclinaison sous-continentale de la monstrueuse mondialisation capitaliste : car là et nulle part ailleurs sont les facteurs structurels de la destruction de la planète.

Aucun soutien en revanche aux bobos anticommunistes d’Europe-Ecologie, dont le souci premier est de créer sur fonds publics un marché capitaliste du « bio » et de l’écologie, de faire diversion à la question sociale pourtant indissociable du combat écologique, voire d’accompagner idéologiquement la casse industrielle de la France et le déclassement des prolétaires en col bleu et aux idées rouges qui en résulteŠ alors que les délocalisations sont un facteur exponentiel d’aggravation des pollutions. Mais qu’importe à nos « bourgeois bohèmes » des centre-villes, qui palabrent sur l’écologie tout en vivant largement de la « com », de la « pub », des médias abrutisseurs, de « services » financiers et d’autres « produits de première nécessité », alors que la majorité des humains n’accède toujours pas à l’électricité, à l’eau potable, à l’école et aux soins médicaux...

Quant aux communistes, il leur revient d’en finir avec la « repentance » et l’auto-flagellation perpétuelles auxquelles les ont condamnés depuis des décennies les dirigeants opportunistes qui ont aidé à saborder les partis, les acquis et les Etats ouvriers. Certes l’URSS et les pays socialistes, qui ont dû à la fois, dans un court laps de temps, construire leur industrie et résister aux agressions constantes d’un capitalisme plus développé, sont loin d’avoir toujours pu porter toute l’attention nécessaire aux questions écologiques. Notons toutefois qu’il est malhonnête de mettre au compte du « système soviétique » la catastrophe de Tchernobyl : celle-ci résulta au contraire du démantèlement de la planification socialiste par Gorbatchev et de l’irresponsable basculement qui s’ensuivit des centrales nucléaires soviétiques à l’autonomie financière totale au détriment des investissements de sécurité. L’exemple de Cuba, dont les résultats écologiques sont parmi les meilleurs au monde, montre au contraire ce que peut le socialisme quand il met en pratique ses principes humanistes de démocratie populaire et de responsabilité partagée.

Mais surtout, il faut aller au fond du débat : à l’heure où l’exigence de planifier les rapports entre industrie humaine et environnement naturel devient une question vitale, l’issue est moins que jamais à l’irrationalisme, à la mise en accusation de la science et de la technique, à la « décroissance », à l’anti-humanisme comme si « l’Homme » en général, et non l’exploitation capitaliste, était la cause des désastres écologiques . L’heure est au contraire à l’investissement public massif dans la science, et notamment à l’investissement dans la recherche fondamentale. C’est indispensable pour obtenir le progrès du savoir et la nécessaire accélération de la révolution technologique. Ainsi pourra redémarrer l’essor des forces productives repensées à partir des besoins humains et non en fonction du profit d’une poignée de richards prêts à asphyxier la planète pour exhiber leur Rollex. Car à l’époque de la mondialisation des échanges, la propriété privée des grands moyens de production devient un luxe mortel pour l’humanité. Oui la jungle capitaliste du libre-échange sauvage parrainé mondialement par les « socialistes » Pascal Lamy (directeur de l’OMC) et D. Strauss-Kahn (directeur du FMI) mène l’humanité à sa perte en suscitant une « guerre de tous contre tous » insupportable avec à la clé, le gaspillage insoutenable des uns et le sous-développement durable des autres. L’avenir du monde n’est-il pas plutôt à la coopération entre Etats progressistes, comme celle que dessine l’ALBA en Amérique latine ? N’est-il pas plutôt à la planification démocratique du développement, à la gestion collective et coordonnée des ressources humaines et naturelles. D’ailleurs, ni la nature ni a fortiori les hommes ne sont des « ressources » contrairement à ce que voudrait nous faire croire une idéologie capitaliste qui ne valorise choses et gens qu’en les immergeant dans ce que Marx appelait « les eaux glacées du calcul égoïste »

Cette perspective de mondialisation communiste faisant litière de la mondialisation capitaliste appelle plus que jamais, dans un premier temps, une phase historique incompressible de révolution et de construction socialiste impliquant à la fois la souveraineté de chaque peuple et sa coopération égalitaire et planifiée avec tous les autres, comme s’y essaient déjà les pays de l’ALBA. Ainsi et ainsi seulement pourra-t-on progressivement éliminer les contradictions de classe et de nationalité qui déchirent l’humanité pour permettre à l’humanité de mettre vraiment en commun les acquis scientifiques, les savoir-faire, et pour planifier rationnellement et à long terme la production et les échanges dans le respect de « la Terre et du travailleur ».

Ce second âge du socialisme n’aura rien de commun, faut-il le dire, avec l’instauration d’une prétendue « gouvernance » capitaliste mondiale qui aggraverait le mal en soumettant directement toute la planète à la dictature éco- et anthropocidaire de la Trilatérale impérialiste. Tout au contraire, l’issue progressiste aux désordres sociétaux et écologiques créés par le capitalisme en putréfaction, doit être cherchée dans la transition révolutionnaire au communisme, cette société sans classes, sans armes et sans oppression où « le développement de chacun devient la clé du développement de tous » (Marx/Engels). Seule en effet une société communiste pourra pleinement réconcilier l’homme avec la nature en réconciliant enfin Prométhée et ce que l’Indien Evo Morales nomme la Pacha Mama, la Terre-Mère : car l’enjeu profond de la lutte, ô combien « finale », qu’engagera tôt ou tard le 21ème siècle entre l’exterminisme capitaliste et un Mouvement communisme international revivifié, sera d’éliminer ou pas, au sein même de la société, « l’état de nature » et la « loi de la jungle » que signifie l’anachronique survivance du système capitaliste en tant qu’il est fondé sur la concurrence aveugle, sur la dictature des marchés et sur l’exploitation du travail d’autrui : l’humanité ne réussira pas en effet à gérer rationnellement ses relations avec la nature, - à coup sûr l’un des axes structurants d’un futur mode de production communiste mondialisé - sans éliminer la domination de l’état de nature au sein même de la société, aujourd’hui présente sous la forme périmée et omni-destructive de la propriété privée des grands moyens de production. De l’issue de ce combat titanesque entre le capitalisme exterministe et la tendance irrépressible des opprimés à lutter pour la société sans classes, dépend l’avenir de l’humanité au 21ème siècle : c’est ce qui donne tout son sens vital et humaniste à la noble devise de Fidel Castro : le socialisme ou la mort !

On mesure donc à quel point est fausse la thèse, récemment défendue en commun sur France-Inter par Cohn-Bendit et par son nouvel ami Mélenchon, à savoir que « l’écologie dessine désormais un intérêt humain universel », sous-entendu, un intérêt « au-dessus des classes » qui transcenderait à la fois l’antagonisme Capital-Travail et la contradiction Impérialisme-Peuples opprimés. Au contraire, la prise en otage écocidaire de l’humanité par le grand capital exterministe impose plus que jamais d’en finir de manière révolutionnaire avec l’anachronique propriété privée des grands moyens de production, avec ce scandale que constitue la privatisation croissante des fruits du travail humain et du savoir scientifique, à une époque où la production et l’échange tendent à s’universaliser. Et symétriquement, la tendance du capitalisme à imposer sa « mauvaise fin » exterministe de l’histoire, celle d’une nouvelle guerre mondiale inter-impérialiste qui signerait l’arrêt de mort de l’humanité ou celle d’une destruction lente de l’humanité par écocide ou par la déshumanisation rampante de toutes les relations sociales, impose à l’humanité pensante, et spécialement au camp des travailleurs, de lutter pour la « bonne fin » de l’histoire : celle d’une collectivisation rationnelle et démocratiquement planifiée des travaux humains : le communisme pour le monde.

Si donc, un peu d’écologisme « bobo » éloigne du combat de classe anticapitaliste, un engagement écologique responsable et conséquent invite au contraire à mettre en chantier, si possible avant que ne s’écoule un nouveau siècle de déprédations capitalistes, une société sans classes, sans saccage de la planète bleue pour le profit de quelques irresponsables, une société révolutionnant la science, le pouvoir politique et les rapports de propriété pour collectiviser au profit de chacun les savoirs et les productions humaines : en un mot, une société communiste.

Georges GASTAUD

19:22 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : communisme, ecologie, humanite, avenir, socialisme |  Facebook |

27/08/2007

Flexicurité; Cuba - EM n°79

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"Moderniser le droit du travail pour relever les défis du 21ème siècle."
C'est sous ce titre éloquent que la commission européenne a publié un livre vert à la fin de l'année 2006. C'était le baptême officiel du modèle de flexicurité.Derrière ce nouveau concept, selon Jo Cottenier, se cache une véritable atteinte au droit du travail. Au nom de la flexibilité, il est prévu de démanteler une bonne partie de ce qui protégeait le travailleur du licenciement abusif. En matière de sécurité d'emploi, plus rien ne sera garanti, sauf la promesse d'aider le travailleur qui a perdu son emploi à en trouver un autre.En Allemagne, les réformes Hartz sont un avant-goût de ce qui attend les autres pays européens en matière de mesures pour encourager la flexicurité, explique le Dr Erich Meuerer.La manière dont les atteintes aux acquis sociaux ont été abordées au Luxembourg est détaillée par Ali Ruckert.

Quel est le secret de cinquante ans d'opposition fructueuse aux tentatives des Etats-Unis pour rétablir à Cuba les conditions de "capitalisme casino" d'avant 1959? Eugenio Suarez Pérez explique comment le parti communiste Cubain œuvre continuellement au renforcement de ses liens avec les masses. Une expérience dont peuvent s'inspirer tous les partis communistes du monde.

Un parti communiste pour répondre aux défis du 21ème siècle, c'est le sujet de la résolution générale du séminaire communiste international de Bruxelles de mai 2007, résolution approuvée, au moment de la clôture de ce numéro, par 49 partis et organisations communistes.

Pour commander ce N° d'études Marxistes:www.marx.be è Etudes Marxistes è Vente è Commander.

06/08/2007

Un rapprochement PCB-PTB? ....Rien d'utopique, selon le PTB....

Pour Marcel Baiwir (1917-2007)

 

Cliquez sur le texte pour en savoir plus :

Marcel Baiwir était attaché à son parti. Mais il était aussi un grand partisan de l'unité des communistes et notamment d'un rapprochement entre le PC et le PTB, condition à ses yeux de la sauvegarde d'un parti véritablement communiste. Il fallait pour cela dépasser les divergences du passé, disait-il.

20:23 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : socialisme, communisme, unite, politique |  Facebook |

05/08/2007

A propos de Staline

Staline !

 

Qui était cet homme ?

 

(de Youri Yémélianov):

 

.....Maintenant 15 ans après la chute du socialisme en Europe la grande majorité des peuples des anciens pays socialistes ont pris conscience des maux du capitalisme et en conséquence la nostalgie massive des avantages perdus du socialisme se développe. Il fait que les actuels dirigeants capitalistes de la Russie et des autres anciens pays socialistes renouvellent leurs efforts de propagande antisocialistes et anticommunistes.....

.....Cependant, les expériences des 15 dernières années ont rendu beaucoup de personnes en Russie plus méfiantes de la propagande officielle. Malgré la forte pression des autorités, des musées et des monuments consacrés à Staline sont apparus dans une ville après l'autre partout en Russie. De plus en plus, les auteurs écrivent des articles et des livres dans lesquels ils réfutent le mensonge officiel du passé soviétique et rendent hommage à Staline.....

 

Qu’en pense t’on maintenant là-bas ?

 

A-t’il commit tous les crimes dont l’accuse le révisionnisme capitaliste ?

 

Allez voir sur :

 

 http://www.revolutionarydemocracy.org/French/staltruth.htm

 

10:52 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Médiamensonges | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : revisionnisme, staline, communisme, urss, socialisme |  Facebook |

02/08/2007

De Ludo Martens ....

Le socialisme doit se défendre

Dans le Manifeste du Parti communiste, Marx décrit la lutte des classes comme le moteur de l’évolution sociale. Deux ans plus tard, il aura cette formule : « Les révolutions sont les locomotives de l’histoire. »

Dans les pages consacrées au « socialisme bourgeois et petit-bourgeois », Marx et Engels se moquent de tous ceux qui imaginent des « remèdes aux anomalies sociales » en se plaçant en dehors de la lutte des classes.

Ces mêmes socialistes petit-bourgeois nous tiennent aujourd’hui le discours suivant : « Votre critique contre la bourgeoisie est pertinente, mais la bourgeoisie a raison dans ses critiques contre le communisme. Tous les morts sont à regretter, qu’ils aient perdu la vie à cause de l’impérialisme ou du communisme. »

Ce raisonnement, nous l’avons souvent entendu en juin 1989, lorsque le gouvernement chinois a réprimé l’émeute contre-révolutionnaire à Beijing. Nous avons argumenté que la restauration du capitalisme dans un pays d’un milliard cent millions d’hommes, un pays aux équilibres précaires, condamnerait des centaines de milliers de gens à la mort. L’argument a été couvert par les hurlements d’Amnesty International et autres défenseurs des « droits de l’impérialisme ».

Or, en février 1998, je lis un article d’un éminent spécialiste hollandais de la Chine, adversaire notoire du communisme, dans lequel il avoue aujourd’hui que « le tournant que la Chine a pris en 1989 n’a pas été mauvais pour le pays ». Si les réformes de Zhao Ziyang avaient été poursuivies, « il est probable que la Chine aurait connu une longue régression sociale comme l’Union soviétique. (…) Il y a beaucoup de chances que la Chine aurait connu une implosion politique comme l’URSS. (…) Deng Xiaoping a évoqué un jour le scénario apocalyptique de cent millions de réfugiés chinois qui déstabiliseraient plusieurs régions du monde. »

Nous revendiquons le droit du socialisme à se défendre face à un ennemi qui ne recule devant aucun acte de barbarie. La Chine avait le devoir de réprimer l’émeute contre-révolutionnaire. Marx a justifié la violence de la Commune de Paris contre ses ennemis et Engels reprochait à la Commune « de ne pas s’être servie assez largement de l’autorité du peuple en armes face aux bourgeois ».

En juin 1989, le Parti communiste chinois a sauvé la vie de centaines de milliers de Chinois qui auraient péri en cas de désordre et de chaos généralisés. L’incident qui fit trois à six cents victimes peut être regretté, mais n’a guère d’importance, si ce n’est celle qu’il tire de la monstrueuse campagne anticommuniste que l’ensemble du monde impérialiste a organisée. Quelques semaines avant les événements de Beijing, des manifestations de masse contre les plans du FMI étaient réprimées au Venezuela. Il y a eu quatre mille morts, mentionnés en cinq lignes par des journaux qui, peu après, ont titré en première page : « Devenu fou, le pouvoir communiste a forcé l’armée à massacrer une foule sans défense. »

Du même point de vue, les communistes revendiquent la violence révolutionnaire par laquelle le Parti bolchevik de Staline a vaincu la contre-révolution. Prenons seulement l’exemple de l’épuration des années 1937-1938. Le Parti bolchevik a estimé de façon réaliste la barbarie monstrueuse qui s’abattrait sur le peuple soviétique dès le début de l’agression nazie. Il fallait exterminer la cinquième colonne et les contre-révolutionnaires qui se mettraient inévitablement au service des « libérateurs ». C’était le devoir de Staline devant le peuple soviétique et devant l’humanité.

L’épuration était inévitablement une affaire extrêmement compliquée. Dès janvier 1938, Staline indiquait qu’il y avait des saboteurs et des agents doubles qui lançaient de fausses accusations et exécutaient des communistes loyaux.

Malgré toutes les difficultés, l’épuration a atteint ses buts.

Pendant la première année de la guerre, l’Union soviétique a souvent été à deux doigts de la défaite. Que se serait-il passé si des dizaines de milliers de contre-révolutionnaires avaient pu se mettre au service des nazis pour donner la chasse aux bolcheviks, organisateurs de la résistance ? Si des traîtres au sein de l’armée avaient capitulé et étaient passés à l’ennemi ?

La bourgeoisie française et belge prétend que l’épuration était « criminelle ». Nous la comprenons parfaitement. Cette bourgeoisie est presque passée en bloc dans la collaboration. Elle nous assure que Boukharine, Zinoviev et d’autres condamnés à mort des procès de Moscou étaient de « bons communistes ». Le président du Parti socialiste belge, Henri De Man, était bien tout autant un bon socialiste. Pourtant, il est passé avec armes et bagages chez les hitlériens ! La bourgeoisie nous assure que le général Toukhatchevski, fusillé en 1937, était un patriote. Le général Pétain, héros de la France, ne l’était pas moins. Mais il est bien devenu le chef de la collaboration nazie !

Sans l’épuration, l’Union soviétique n’aurait pas gagné la guerre. Comment estimer le nombre de communistes qui auraient été exterminés en cas de victoire nazie ? Comment estimer le nombre de morts qu’il aurait fallu pour libérer le pays de l’occupation, et cela à partir d’une situation où la grande majorité des cadres communistes auraient disparu ? En l’absence du soutien soviétique, quel aurait été le nombre de morts supplémentaires que la Chine et les pays de l’Europe de l’Est auraient dû compter pour se libérer du fascisme ?

Dans les siècles à venir, l’humanité enfin libérée de la barbarie impérialiste rendra l’hommage qu’ils méritent au grand Parti bolchevik et à Staline.

La nécessité de l’épuration a reçu aujourd’hui une nouvelle confirmation, après la victoire de la contre-révolution en Union soviétique. Ce sont exactement les tendances bourgeoises et petite-bourgeoises que Staline a combattues, qui ont pris le pouvoir avec Khrouchtchev. Elles ont eu besoin de trente ans pour détruire de l’intérieur la forteresse socialiste. Elles ont réalisé de l’intérieur ce qu’Hitler a essayé en vain de l’extérieur : restaurer le capitalisme et soumettre l’Union soviétique à la domination et au pillage impérialistes. Grâce à la « démocratie », la production industrielle russe a chuté de 60%, provoquant le chômage et la misère noire. La moitié de l’économie russe est maintenant aux mains de 5 700 organisations mafieuses. En cinq ans, de 1990 à 1994, la Russie a compté 1 700 000 morts supplémentaires par rapport aux années quatre-vingts. Un million sept cent mille morts, c’est le prix de la restauration capitaliste.

Extraits, Ludo Martens

13/05/2007

Dans certains commentaires, on me fait part de l'inutilité d'un blog comme celui-ci, ou alors on ressort les vieux démons du passé, justification:

retour

De l’utilité d’un blog comme celui-ci !

 

Un blog est un moyen de communiquer aux autres ses impressions, ses opinions, ses idées ; et d’en faire profiter un maximum de personnes sur le « net ».

 

Certes, tous les goûts sont permis et tous les styles sont admis, comme toutes les idées ; et tout ne peut évidemment être au goût de tout le monde, heureusement d’ailleurs ! Mais il est un grand mérite que l’on doit laisser à ce type de propagation de l’information, c’est qu’on peut y développer ses propres arguments pour en faire profiter le maximum de gens.

 

Le communisme est bien mal connu, ou ce que la plupart des gens en retiennent n’en sont pas souvent ses bons côtés. Nous devons cela à un endoctrinement sournois et insidieux à nous inculqué depuis notre plus tendre enfance, l’éducation dispensée par l’enseignement traditionnel est au service de l’état, l’état est gouverné par les partis politiques traditionnels, les sociaux-démocrates, ces derniers sont à la solde des ultra-riches, du patronat, des multinationales, et donc ils ont tout intérêt de nous écarter de ce qui pourrait déstabiliser leur système (le système capitaliste), je nommerai leur ennemi : « le socialisme », le VRAI socialisme, et donc le communisme (voir les messages antérieurs pour plus d’explications).

 

Le stalinisme, le bolchévisme, les soi-disant mauvais côtés d’un système qui n’est au fond que la recherche d’une équité et d’une réelle solidarité, dans une communauté où tous nous vivrions de manière respectueuse de tout et de tous ; en bref le révisionnisme perpétré par la social-démocratie a pour unique but de détourner l’attention des peuples du joug capitaliste, pour mieux nous exploiter !

 

Ce blog-ci, ainsi que mes trois autres (http://marxiste-leniniste.skynetblogs.be/ ,

http://www.solidaire.over-blog.com/ ,

http://fr.blog.360.yahoo.com/blog-zb0A8zkwd6fmWLhEPXiQPA--?cq=1 ), n’ont pour unique but de nous ouvrir les yeux sur la réalité d’une société dont la médiocrité fait de moins en moins de doute.

 

Une petite histoire, à adapter à notre société, montre bien où nous allons, et qu’il serait bien temps pour nous de nous réveiller, et de réagir :

 

L'expérience de la grenouille

Par Olivier Clerc

 

"Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite. L'eau se chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température commence à grimper. L'eau est chaude. C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille; ça la fatigue un peu mais elle ne s'affole pas pour autant. L'eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle est aussi affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température de l'eau va ainsi monter jusqu'au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s'être extraite de la marmite.

Cette expérience peu recommandable est riche d'enseignements. Elle montre que lorsqu'un changement négatif s'effectue de manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps pas de réaction, pas d'opposition, pas de révolte."

 

Tirez-en la leçon et trouvez la solution !

 

28/04/2007

Michael Moore a emmené des ouvriers de "Ground Zero" à Cuba

Mardi 17 avril 2007

(Belga) Le documentariste controversé Michael Moore a emmené des ouvriers qui sont tombés malades après avoir nettoyés le site de "Ground Zero" à Cuba pour prouver que le système d'assistance médicale du pays communiste est supérieur à celui des Etats-Unis.

Moore a passé deux ans à filmer "Sicko", une critique acerbe des compagnies pharmaceutiques américaines et du système médical américain. Selon le New-York Post, le réalisateur oscarisé a invité des ouvriers responsables du nettoyage du site de "Ground Zero" à l'accompagner à Cuba pour recevoir des soins médicaux. Sa démarche veut prouver que des personnes considérées comme des héros sont obligées de partir dans un pays communiste pour recevoir des soins adéquats. Le film "Sicko" sera présenté au prochain festival de Cannes. (MDP)

 

(Proposé par P. C., d'un parti de gauche)

15:36 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Vie sociale | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cuba, medecine, heros, reconnaissance, communisme, realite |  Facebook |

19/04/2007

Marx

marx--mod

Citations de Karl Marx :

"Elle [la philosophie] fait sienne la profession de foi de Prométhée : "Je hais tous les dieux." Cette profession de foi est sa propre devise qu'elle oppose à tous les dieux du Ciel et de la Terre qui ne reconnaissent pas pour divinité suprême la conscience que l'homme a de soi."

(Karl Marx / 1818–1883 / Différence de la philosophie de la nature chez Démocrite et Epicure)

"L'athéisme est une négation de Dieu et par cette négation, il pose l'existence de l'homme."

(Karl Marx / 1818–1883 / Manuscrits de 1844)


"La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans cœur, comme elle est l'esprit des conditions sociales d'où l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple."

(Karl Marx / 1818–1883 / avec Engels, Critique de "La philosophie du droit" de Hegel, 1844)

"Voici le fondement de la critique irréligieuse : c'est l'homme qui fait la religion, et non la religion qui fait l'homme."

(Karl Marx / 1818–1883 / avec Engels, Critique de "La philosophie du droit" de Hegel, 1844)

"Nier la religion, ce bonheur illusoire du peuple, c'est exiger son bonheur réel. Exiger qu'il abandonne toute illusion sur son état, c'est exiger qu'il renonce à un état qui a besoin d'illusions. La critique de la religion contient en germe la critique de la vallée de larmes dont la religion est l'auréole."

(Karl Marx / 1818–1883 / avec Engels, Critique de "La philosophie du droit" de Hegel, 1844)

"La critique de la religion détrompe l'homme, afin qu'il pense, qu'il agisse, qu'il forge sa réalité en homme détrompé et revenu à la raison, afin qu'il gravite autour de lui-même, c'est-à-dire autour de son véritable soleil. La religion n'est que le soleil illusoire, qui gravite autour de l'homme tant que l'homme ne gravite pas autour de lui-même."

(Karl Marx / 1818–1883 / avec Engels, Critique de "La philosophie du droit" de Hegel, 1844)

 

"Les philosophes n'ont fait qu'interpréter diversement le monde, il s'agit maintenant de le transformer."

(Karl Marx / 1818–1883 / Thèse sur Feuerbach)

 

"Le comportement borné des hommes en face de la nature conditionne leur comportement borné entre eux."

(Karl Marx / 1818–1883 / L'idéologie allemande)

 

"Les prolétaires n'ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !"

(Karl Marx / 1818–1883 / Manifeste du parti communiste)

 

"L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de luttes de classes."

(Karl Marx / 1818–1883 / Manifeste du parti communiste)

 

"La critique de la religion aboutit à cet enseignement que l'homme est l'être suprême pour l'homme, c'est-à-dire à l'impératif catégorique de renverser tous les rapports sociaux qui font de l'homme un être humilié, asservi, abandonné, méprisable..."

(Karl Marx / 1818–1883 / Introduction à la critique de la philosophie du droit de Hegel)

 

"Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience."

(Karl Marx / 1818–1883 / Œuvres économiques)

 

"Le domaine de la liberté commence là où s'arrête le travail déterminé par la nécessité."

(Karl Marx / 1818–1883)

 

"Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre."

(Karl Marx / 1818–1883)

 

"Les idées ne sont rien d'autre que les choses matérielles transposées et traduites dans la tête des hommes."

(Karl Marx / 1818–1883)

09:48 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Proverbes, citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : philosophie, marx, marxisme, socialisme, communisme |  Facebook |

02/04/2007

Hommage à Ernesto "Che" Guevara

http://www.youtube.com/watch?v=O_QXOG1rDLs  ou

 

 

02:12 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : che, communisme, socialisme, revolution, justice |  Facebook |

31/03/2007

Définitions intéressantes et objectives trouvées sur le "net".

Libéralisme et collectivisme

 

Le libéralisme

 

Plus qu'une théorie politique le libéralisme est également une conception économique de la gestion de la production et de l'organisation des rapports sociaux qui en découlent. Issu de la montée en puissance de la bourgeoisie à la fin du dix-huitième et au début du dix-neuvième siècle, la théorie libérale s'oppose clairement aux conceptions féodales et proclame que tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. Elle fait de l'idée de liberté politique (entendue comme liberté d'expression) ainsi que de l'idée de liberté économique (entendue comme liberté de jouissance de sa propriété) le cœur de sa réflexion politique.

Les théoriciens du libéralisme développent également une conception de la société où l'homme est représenté comme un simple individu séparé des autres individus. Ses intérêts sont conçus comme antagonistes avec ceux des autres hommes. La compétition est ainsi comprise comme le mode général de gestion des rapports humains : la concurrence universelle comme le seul mode possible d'existence.

Attachée à l'idée de liberté mais pas à celle "d'égalité fondée sur le partage des ressources existantes", le libéralisme est très favorable aux personnes qui ont un capital à faire fructifier mais très défavorable à ceux qui n'ont rien et qui sont obligés de vendre leur force de travail dans des conditions misérables. La justification qu'elle apporte aux contradictions produites par le " marché libre " tend de ce point de vue à en faire le pur et simple reflet idéologique du capitalisme.

On peut dire en ce sens du libéralisme politique qu'il est le reflet du libéralisme économique qui n'est rien d'autre que l'organisation capitaliste de la production. Il est à noter également que de nos jours et depuis la révolution française, le libéralisme va de pair avec les conceptions républicaines.

Très critiqué par Marx ainsi que par les révolutionnaires du dix-neuvième et du vingtième siècle, le libéralisme est aujourd'hui présenté comme le meilleur système économique et politique existant mais pour combien de temps ?

 

La sociale démocratie ou libéralisme social

 

Les représentants de la sociale démocratie se présentent comme les défenseurs d'un système politique et économique qui serait la synthèse des revendications sociales des communistes et de celles des libéraux en matière économique. Ils affirment qu'il est possible de concilier les intérêts du marché et de ceux qui possèdent la réalité des moyens de production avec ceux des salariés et des citoyens les plus pauvres. C'est autour de l'idée d'une redistribution partielle des richesses qu'ils fondent leur croyance en un système social relativement équilibré : les riches étant censés partager une part de leur richesse avec les pauvres pour que ceux-ci ne se montrent pas trop violents, ni ne se révoltent.

Issue de la dissidence avec les penseurs marxistes et communistes traditionnels, les théoriciens de la sociale démocratie prônent la conciliation et non pas le combat, l'entente plutôt que la lutte. Les grands penseurs de la sociale démocratie (aujourd'hui oubliés) sont des personnes comme Karl Kautsky. Sur le plan économique, John Mayard Keynes est leur grand représentant.

Aujourd'hui la plupart des gouvernements européens sont sociaux démocrates sans que pour autant les problèmes liés à la pauvreté, à l'exclusion et à la misère aient été en aucune manière réglés.

 

L'ultralibéralisme

 

L'ultra libéralisme représente la version sauvage de la philosophie et du système libéral. Elle ne se contente pas d'affirmer que la concurrence imposée par le marché est saine et qu'elle est favorable à l'épanouissement humain mais elle affirme également que toute politique sociale où toute intervention de l'Etat dans le domaine économique est extrêmement nuisible. Très inégalitaire et source de multiples problèmes sociaux, la théorie ultralibérale est sans pitié pour les pauvres et les plus démunis. Sa haine de l'Etat comme acteur de la vie sociale n'est rien d'autre que le reflet de son désir de voir augmenter considérablement les revenus des personnes les plus riches (qui ne sont plus taxés dans un univers où l'Etat est réduit à sa portion congrue).

Les économistes de l'école de Chicago sont les grands représentants de l'ultralibéralisme au niveau de l'organisation de la production. Au niveau politique Ronald Reagan aux Etats-Unis et Margaret Thatcher en Angleterre, ont été les grands représentants de l'ultralibéralisme. Aujourd'hui George W Bush, se fait le porte-parole de cette conception de l'organisation économique et politique de la société.

Toute l'entreprise de construction de la mondialisation au niveau planétaire repose également sur cette conception du monde avec ce que cela comporte comme renforcement des inégalités et comme capacité d'exclusion, de gâchis sur le plan de l'existence de millions d'êtres humains.

 

Le communisme d'Etat

 

Théorie collectiviste et égalitariste la conception communiste des affaires politiques, se présente avant tout comme une théorie révolutionnaire de l'organisation sociale et comme la philosophie la plus opposée au capitalisme et aux différentes formes de libéralisme.

Elle remet tout d'abord en cause le fait de la propriété privée et propose de faire de tous les objets produits la propriété des personnes qui les produisent et non pas de celles qui les font faire. Pour les théoriciens du communisme dans sa version orthodoxe, la propriété doit être publique et non privée. C'est l'Etat qui se substitue aux particuliers et gère l'organisation de tous les rapports sociaux, c'est lui qui représente la masse des producteurs et fait en sorte qu'aucune inégalité ne soit établie entre eux, c'est lui qui assure la distribution des biens et des richesses en permettant aux plus pauvres d'avoir des conditions de vie décentes.

L'Etat possesseur véritable des moyens de production est censé défendre les intérêts des prolétaires en empêchant que ne se continue l'exploitation sauvage dont ceux-ci sont victimes. Il fait d'eux des hommes à part entière en leur permettant d'être maîtres de leur propre vie, en empêchant qu'ils soient condamnés à vendre leur force de travail sur un marché dont ils ne maîtrisent pas les règles et qui les domine totalement.

Marx et Engels sont les grands théoriciens de la philosophie communiste. Révolutionnaires engagés dans les grands mouvements ouvriers qui ont eu lieu au dix-neuvième siècle, frappés par la misère où se trouvait l'ensemble de la classe ouvrière, ils se sont révoltés contre l'ordre bourgeois et l'oppression qu'il générait. Leur théorie, exposée dans des ouvrages comme Le Manifeste du parti communiste, Le Capital ou l'Anti-Dühring, a considérablement marqué les révolutionnaires de tous les pays (notamment au vingtième siècle) et a donné les moyens à certain d'entre eux de mener le projet communiste à son terme (Lénine en Russie, Fidel Castro à Cuba, Mao-Tse-Toung en Chine sont au vingtième siècle les grandes figures politiques du communisme mondial).

Très dénigrée depuis la chute du système soviétique et le passage de la Chine à une économie de marché qui ne dit pas son nom, le communisme demeure une référence dont se réclament encore aujourd'hui les révolutionnaires (Le Sous-commandant Marcos au Chiapas, les révolutionnaires colombiens..).

 

Le communisme libertaire ou anarchisme

 

Le régime anarchiste est celui où n'existe plus aucune forme de domination, où toutes les hiérarchies sont abolies, où le pouvoir est totalement décentralisé, où chaque unité de production est de petite taille et pratique l'autogestion (en grec "an " "archè" signifie sans commandement).

Très égalitaire mais aussi sincèrement attaché à l'idée de liberté, le communisme libertaire représente la version non autoritaire du communisme. Elle proclame le refus de toutes les hiérarchies et de toutes les formes de répression (notamment celles liées au pouvoir d'Etat).

En affirmant qu'il n'a ni Dieu ni maître, l'anarchiste entend se libérer de toutes les contraintes liées à l'organisation économique, politique et idéologique que l'on trouve dans les autres systèmes. Pour lui la liberté authentique réside non pas dans le marché libre mais dans la disparition de toutes les sources d'inégalité qu'elles soient économiques (exploitation de l'homme par l'homme) politiques (création de hiérarchies fonctionnelles sur le plan administratif) sociale (division de la société en classes) idéologiques (aliénation dans la religion où dans différentes sortes de dogmes).

Pour autant on ne saurait dire qu'il n'y a pas d'ordre dans la conception et le plan d'organisation anarchiste. En effet un ordre horizontal lie les gens entre eux à la base et se substitue aux ordres "verticaux" qui sont mis en place dans les autres systèmes. Dans l'anarchisme, en effet, il n'y a pas de place pour la notion de supérieur et d'inférieur : tous les hommes se trouvent sur le même plan sans distinction de race, de classe ni de fonction. La démocratie directe est dans cette perspective la seule forme de démocratie que puisse reconnaître l'anarchisme.

Proudhon, Kropotkine, Bakounine sont au dix-neuvième siècle les grandes figures de l'anarchisme et du communisme libertaire. Sartre à sa manière mais aussi Marcuse et Wilhelm Reich ont été leurs continuateurs les plus prestigieux.

Critiqué par les libéraux et par ceux d'entre les communistes qui ont accordé une trop grande confiance à l'Etat, le communisme libertaire représente pourtant le type de gouvernement qui par sa dimension locale et son goût de la liberté constitue peut-être pour les hommes une solution d'avenir.

 

25/03/2007

Marx et Engels, toujours actuels.

Le plus formidable défi à l’histoire.

L’économie est le fondement de toute société. Marx a entrepris l’étude des lois fondamentales de l’économie capitaliste et a montré que ce système doit périr à cause de ses contradictions internes. En détruisant les rapports de production féodaux, la bourgeoisie a fait œuvre révolutionnaire. Elle a initié un développement sans précédent des forces productives et de la science. Mais ce développement reste enfermé dans le carcan des intérêts égoïstes de la bourgeoisie. La propriété privée des grands moyens de production entraîne cette loi inévitable : le capital ne fonctionne et n’engage des prolétaires qu’à condition de rapporter des bénéfices conséquents. Les forces productives sont enfermées dans ce carcan. Pour cette raison, le capitalisme « progresse » nécessairement au travers de crises économiques destructrices et de guerres d’extermination. Les crises et les guerres sont les signes extérieurs qui montrent que le système social bourgeois a fait son temps, que le développement des forces productives et de la science ne peut pas se faire de manière « humaine » dans le cadre capitaliste. Sa nature fondamentale fait du capitalisme monopoliste un système barbare, criminel et inhumain. L’humanité ne peut échapper aux affres d’une existence inhumaine, à ce cycle de guerres et d’exterminations de masse, à cette agonie qui se prolonge à l’infini, sans détruire en même temps le carcan qui enferme les forces productives. Ce carcan fait des instruments de production des monstres dévorant ceux qui les mettent en œuvre. La révolution socialiste n’est pas une alternative pour les travailleurs, elle est la condition de la survie de la toute grande majorité de l’humanité.

Cette idée a été élaborée dans Le Capital, l’œuvre la plus importante de Marx, qui a bouleversé la science économique. Marx l’a écrite pour que les travailleurs se battent avec une plus grande conscience contre le dernier système d’exploitation et pour qu’ils acquièrent une confiance inébranlable en leur inévitable victoire. Le Capital est la plus importante œuvre scientifique jamais écrite pour contribuer à la libération de l’humanité tout entière.

Depuis la contre-révolution en Union soviétique, il est à nouveau de bon ton d’affirmer que le marxisme est dépassé. Mais aussi longtemps que la propriété privée des moyens de production et le marché libre subsisteront, les théories de Marx garderont toute leur actualité.

Tant que la grande majorité de l’humanité sera soumise à une minorité d’exploiteurs, elle subira l’histoire au lieu de la construire consciemment. Le triomphe définitif du socialisme sera le début de la véritable histoire humaine.

Marx et Engels ont grandi au moment où la production capitaliste dominait déjà l’Angleterre et s’implantait rapidement en France, puis en Allemagne. Ils ont compris que la science, la technologie, le machinisme sont des forces révolutionnaires qui bouleversent sans cesse la société. Ils ont pu analyser la première crise générale en 1825 et ont été témoins de celle qui frappait tous les pays capitalistes en 1847.

Marx et Engels seront les témoins des premiers affrontements de classes entre patrons et ouvriers à partir des grèves de Lyon en 1830. Pour la première fois dans l’histoire, les ouvriers commencent à formuler les intérêts fondamentaux de leur classe, opposés aux intérêts de toutes les classes exploiteuses. Au cours de la Révolution française, les ouvriers en étaient encore réduits à se battre pour des revendications qui profitaient essentiellement à la bourgeoisie.

À partir de ce matériel encore rudimentaire, Marx et Engels ont été capables de découvrir toutes les lois et toutes les contradictions de la société capitaliste qui déterminent son existence jusqu’à sa destruction. C’est une œuvre de génie.

Le mode de production capitaliste, limité à un petit coin du globe en 1847, a pénétré dans les endroits les plus reculés de la planète. La concentration des capitaux a pris des proportions gigantesques. Pratiquement tous les traits du capitalisme que Marx et Engels ont esquissés, se dessinent aujourd’hui avec une force incommensurable à l’échelle mondiale.

Extraits, par Ludo Martens

 

03:13 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Philo Marxiste-léniniste | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marx, engels, socialisme, communisme, philosophie |  Facebook |

18/03/2007

 Citations (5)

 

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Page de citations (5)

 

« A toute époque, les idées de la classe dominante sont les idées dominantes : autrement dit, la classe qui est la puissance matérielle dominante de la société est en même temps la puissance spirituelle dominante. La classe qui dispose des moyens de la production matérielle dispose en même temps, de ce fait, des moyens de la production intellectuelle, si bien qu'en général, elle exerce son pouvoir sur les idées de ceux à qui ces moyens font défaut. Les pensées dominantes ne sont rien d'autre que l'expression en idées des conditions matérielles dominantes, ce sont ces conditions conçues comme idées, donc l'expression des rapports sociaux qui font justement d'une seule classe la classe dominante, donc les idées de sa suprématie. »

Marx Engels

 

« Le capitalisme en général et l'impérialisme en particulier font de la démocratie une illusion ; et cependant le capitalisme engendre des tendances démocratiques au sein des masses, fonde des institutions démocratiques, aggrave l'antagonisme entre l'impérialisme, négateur de la démocratie, et les masses qui aspirent à la démocratie. »

Lénine

« Le Parti est une organisation d’avant-garde. Les meilleurs travailleurs sont amenés à y adhérer par leurs camarades. Il constitue une minorité, mais en raison des qualités de ses cadres, il dispose d’une grande autorité. Il représente notre aspiration que se constitue un parti de masse, mais uniquement lorsque les masses auront atteint le niveau de développement de l’avant-garde. En d’autres mots, lorsqu’elles auront été formées au communisme. Et c’est vers cette éducation que s’oriente notre travail. Le Parti est l’exemple vivant, ses cadres doivent être un exemple de dévouement et de sacrifice, par leurs efforts, ils doivent amener les masses à remplir leur tâche révolutionnaire. Cela requiert des années de lutte acharnée contre les difficultés inhérentes à la construction (du socialisme), contre les ennemis de classe, contre les abus du passé, contre l’impérialisme. »

Ernesto ‘Che’ Guevara

 

 

01:56 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Philo Marxiste-léniniste | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : communisme, marx, engels, lenine, che, socialisme, citations |  Facebook |

15/03/2007

 Soyez réalistes: demandez l'impossible! (Le "Che")

Page de citations (3)

 

« Il faut regarder la victoire du fascisme en Allemagne, non seulement comme un signe de faiblesse de la classe ouvrière et le résultat des trahisons perpétrées contre celle-ci par la social-démocratie qui a frayé la route au fascisme. Il faut la considérer également comme un signe de faiblesse de la bourgeoisie, comme un signe montrant que cette dernière n'est plus en état d'exercer son pouvoir au moyen des anciennes méthodes de parlementarisme et de démocratie bourgeoise, ce qui l'oblige à recourir, dans sa politique intérieure, aux méthodes de domination par la terreur, comme un signe prouvant qu'elle n'a plus, la force de trouver une issue à la situation actuelle sur la base d’une politique extérieure de paix, ce qui l'oblige à recourir à la politique de guerre. » (1934)

Joseph Staline

 

« Dans le domaine idéologique les révisionnistes ont remplacé les idées et la ligne cohérente marxiste-léniniste de Staline sur toutes les questions fondamentales avec les idées et la ligne antimarxiste du  révisionnisme moderne. Les opportunistes et Trotskistes divers, Bukharinistes et les ennemis Zinovievistes, les nationalistes et les autres, en Union soviétique ont été proclamés comme 'les victimes de Staline' et ont été  placés sur le piédestal des 'martyrs' et des 'héros'... Ils ont lancé le slogan d'unité avec les social-démocraties à l'échelle nationale et internationale 'dans la lutte commune pour le socialisme,' et la voie a été pavée pour le rapprochement complet idéologique, politique et organisationnel et la fusion des partis communistes avec les partis sociaux-démocrates (...) »

 

« Dans le domaine politique Khrouchtchev et son groupe ont sali et ont renoncé à la théorie marxiste-léniniste et à la pratique de la lutte des classes et à la dictature du prolétariat, l'appelant 'une altération staliniste' et proclamant la période entière historique de la direction de Staline 'une période sombre, anti-démocratique, une période des violations de la légalité socialiste, de terreur et de meurtres, de prisons et de camps de concentration.' La route a été ainsi ouverte pour la liquidation de la dictature du prolétariat et pour son remplacement par la dictature bureaucratique et contre-révolutionnaire de la nouvelle aristocratie 'socialiste' qui est née et se développait, tout cela étant couvert de slogans trompeurs de 'démocratisation' et de 'la restauration de la liberté et  la justice socialiste' prétendument 'perdue et  maintenant regagnée.' »

Enver Hoxha

  

« C’est le petit père Staline qui m’a amené au communisme et personne ne viendra me dire que je ne puis lire Staline. Je l’ai lu à une époque où il était très mal vu de le lire. C’était une autre époque. Et parce que je ne suis déjà pas très malin, et qu’en plus je suis un cabochard, je continue à le lire aujourd’hui encore ; dans cette période nouvelle, maintenant qu’il est encore plus mal vu de le lire. Et tant à l’époque qu’aujourd’hui, je découvre chez Staline toute une série de choses qui sont très bonnes. Il convient de considérer Staline à partir du cadre historique dans lequel il évolue, il ne faut pas se contenter de le considérer comme l’une ou l’autre brute, mais au sein de ce cadre historique particulier. »

 

« C’est dans ce que l’on a appelé les erreurs de Staline que réside la différence entre un comportement révolutionnaire et un comportement révisionniste. Il (Staline) comprend le danger des rapports (de marché) mercantilistes et essaie d’en sortir progressivement en brisant l’opposition. La nouvelle direction (Khrouchtchev) par contre cède aux impulsions de la superstructure et place l’accent sur l’activité mercantile. »

 

« Là où on applique la loi de la valeur, on introduit en fraude le capitalisme. »

 

« Si le communisme ne devait pas conduire à la création d'un homme nouveau, il n'aurait aucun sens. »

 

« Dans une révolution, on doit triompher ou mourir. »

 

« Soyez réalistes : demandez l'impossible. »

Ernesto ‘Che’ Guevara

18:40 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Proverbes, citations | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : socialisme, communisme, cheguevara, staline, hoxha, citations |  Facebook |

23/02/2007

Les mensonges du libéralisme!

Les mensonges du libéralisme

(Sylvain Timsit)

 

"Le libéralisme, c'est plus de choix et des meilleurs prix pour le consommateur"

 

FAUX: Selon le dogme libéral lui-même, le libéralisme ne peut fonctionner que si il existe une concurrence suffisante de l'offre. Or dans les faits, le capitalisme libéral tend vers la concentration et la formation de monopoles qui éliminent toute concurrence, réduisent le choix du consommateur et font monter les prix (ou baisser la qualité).

Dans le domaine des services publics comme la distribution d'eau, la poste, ou les chemins de fer, leur privatisation s'est toujours traduite par une augmentation des coûts pour l'usager, une diminution du service, et une réduction des investissements dans l'entretien des infrastructures. Un exemple parmi d'autres: dans les années 90, le FMI et la Banque mondiale ont obligé les Philippines à privatiser la gestion de l'eau. Au début, les prix ont baissé de 20%, une baisse utilisée par la propagande libérale pour démontrer l'utilité des privatisations. Mais 10 ans plus tard, le prix de l'eau a été multiplié par 5.

Quant aux systèmes de retraites privés (les fonds de pension), ils consistent à priver les salariés de toute sécurité, en les livrant aux incertitudes de la gestion des organismes financiers. En cas de faillite de ces derniers, les salariés se retrouvent sans retraite malgré des années de cotisation. C'est ce qui s'est passé aux Etats-Unis en 2002 avec la faillite d'Enron.

 

 "Le libéralisme, c'est le libre-jeu du marché"

 

FAUX: Toujours selon le dogme libéral, le libre-jeu du marché nécessite la transparence du marché et de l'information.

En réalité, à cause des pratiques d'opacité et de l'inégalité dans l'accès à l'information, le consommateur ne peut choisir en connaissance de cause.

 

"La croissance crée des emplois"

 

FAUX: La croissance crée des emplois dans un premier temps, mais elle sert surtout à financer les "restructurations" et les délocalisations. Au bout du compte, elle détruit davantage d'emplois qu'elle n'en crée.

 

 "Seul le marché est apte à déterminer le juste prix des matières premières, des devises, ou des entreprises"

 

FAUX: Les marchés sont essentiellement guidés par la spéculation et la recherche du profit à court-terme. Les fluctuations des cours sont souvent irrationnelles, excessives, et soumises à la manipulation. Ces oscillations excessives des cours sont destructrices, provoquant ruines et faillites dans l'économie réelle. Mais dans le même temps, ces oscillations sont aussi génératrices de profit pour les spéculateurs. Encore le principe des vases communicants…!

 

 "L'entreprise crée des richesses. Elle est la source de la prospérité des pays et de leurs habitants"

 

FAUX: le plus souvent, les entreprises ne créent pas de richesses, car la valeur créée est inférieure aux coûts réel des ressources utilisées ou détruites, si on prend en compte le coût environnemental et humain, ainsi que le coût réel des matières premières non-renouvelables.

Le "profit" des grandes entreprises est en réalité prélevé sur la nature, saccagée par l'exploitation, l'urbanisation et la pollution, ou "vampirisé" sur d'autres acteurs économiques:

- sur les salariés qu'on aura licenciés pour économiser des coûts ou "augmenter la productivité", ou dont on aura réduit la rémunération ou la protection sociale.

- sur les consommateurs qui doivent payer plus pour une qualité ou une quantité moindre.

- sur les fournisseurs (en particulier sur les producteurs de matières premières minières ou agricoles)

- sur d'autres entreprises dont on aura provoqué la faillite par des pratiques déloyales, ou qui sont rachetées pour être ensuite dépecées, vendues par morceaux, et dont les salariés sont transformés en chômeurs.

- sur les populations du Tiers-Monde qui ont été spoliées de leurs terres et de leurs ressources, et qui ont été réduites en esclavage, obligées de travailler dans les mines ou les "ateliers de la sueur" des entreprises transnationales, ou pire encore, obligées de servir de cobayes à l'industrie pharmaceutique, ou de vendre leurs organes (le plus souvent un rein ou un oeil) qui seront ensuite greffés à des malades fortunés. (le prix payé pour le prélèvement d'un rein va de 20.000 euros en Turquie, à seulement 800 euros en Inde)

 

"La mondialisation profite à tous"

 

FAUX: Entre 1992 et 2002, le revenu par habitant a chuté dans 81 pays. Dans le Tiers-Monde, le nombre des "extrêmement pauvres" a augmenté de près de 100 millions.

L'écart des salaires s'est également creusé de manière fantastique. Prenons l'exemple d'une ouvrière chez un sous-traitant asiatique de Disney qui fabrique des vêtements à l'éffigie de Mickey pour les consommateurs occidentaux. Cette ouvrière travaille dans un "atelier de la sueur", 14 heures par jour, 7 jours sur 7, sans aucune protection sociale, sans droit de grève, le tout pour un salaire horaire de 0,28 dollars. Dans le même temps, le salaire horaire du PDG de Disney est de 2800 dollars, soit 10.000 fois plus.

Les 225 personnes les plus riches du monde cumulent un patrimoine global de 1000 milliards de dollars, l'équivalent du revenu annuel des 3 milliards de personnes les plus pauvres de la planète, soit 47% de la population mondiale. La fortune additionnée des 84 personnes les plus riches dépasse le produit intérieur brut de la Chine avec ses 1,2 milliard d'habitants.

En 2002, 20% de la population mondiale accapare 80% des richesses, possède plus de 80% des voitures en circulation et consomme 60% de l'énergie, tandis que le milliard d'habitants les plus pauvres se partagent 1% du revenu mondial.

 

"Le libre-jeu du marché crée par lui-même les conditions de l'équilibre"

 

FAUX: Le libre-jeu du marché produit l'équilibre uniquement en moyenne sur une longue période. En réalité, il oscille en permanence autour de l'équilibre, et ces oscillations sont brutales et destructrices. Une économie libérale entraîne un environnement économique instable qui prive les individus de toute sécurité, les obligeant à s'adapter sans cesse aux aléas de la conjoncture et aux "restructurations économiques".

Or comme toute vie biologique, l'être humain a besoin d'un minimum de stabilité de son environnement. Le libéralisme est donc contraire à l'homme et à la vie dans son ensemble, le libéralisme ayant aussi pour conséquence l'exploitation sauvage de la nature et la pollution généralisée de l'écosystème.

 

 "Le libéralisme est le seul choix possible, sous peine de s'isoler du Monde"

 

FAUX: Certes, un pays cours le risque d'une délocalisation accrue des entreprises si il ne va pas dans le sens de leurs désirs. Du fait de la mondialisation, les salariés occidentaux sont désormais en concurrence avec les salariés de l'Inde ou de la Chine, y compris pour des emplois qualifiés dans le tertiaire ou les secteurs technologiques. Tant qu'il y aura le moindre profit à réaliser en délocalisant, les entreprises iront au plus offrant, dans le pays où elles trouvent les lois sociales et environnementales les moins contraignantes.

Mais si il en est ainsi, c'est parce que nos gouvernements se sont entendus pour créer ces conditions, en appliquant simultanément dans tous les pays les déréglementations prônées par l'idéologie libérale. Ils ont réalisé la mondialisation uniquement dans un sens favorable aux entreprises, sans la contrepartie d'une mondialisation au niveau des lois de protection sociale et environnementale. La mondialisation néolibérale est résolument dissymétrique.

D'autre part, cette absence apparente de choix revient de fait à une dictature des entreprises. Accepter cette dictature, c'est renoncer au pouvoir souverain des Etats et des représentants élus du Peuple. C'est donc renoncer à la démocratie, et accepter à terme un esclavage généralisé.

 

Sylvain Timsit

© Syti.Net 2003

 

22:11 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Médiamensonges | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : verite, socialisme, social, liberalisme, capitalisme, communisme |  Facebook |

22/02/2007

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http://marxiste-leniniste.skynetblogs.be/

http://fr.360.yahoo.com/alainp17

http://www.solidaire.over-blog.com/

Pourquoi avoir fait plusieurs blogs, qui parlent sensiblement de la même chose?

  • Tout simplement parce que tout visiteur ne va pas systématiquement voir dans les archives, et donc, la multiplicité offre plusieurs vies aux textes intemporels.
  • Bien souvent à chaque visite, nous voyons tous ce qui figure en première page, et pas le reste, qui pourtant peut être d'une richesse certaine, la multiplicité des blogs permet de lire plusieurs "première page" en même temps.
  • Et puis surtout, plus il a de blogs, plus on leur en met plein la vue, à ces fachos-bourgeois-capitalistes pourris!! Qu'ils trembent, sous leurs liasses de billets et d'actions, LES ROUGES REVIENNENT!

12:30 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : blogs, liens, social, socialisme, communisme |  Facebook |

28/01/2007

Il ne suffit pas toujours de dire ce que l'on pense...

Il ne suffit pas toujours de dire ce que l’on pense pour en espérer un quelconque changement, encore faut-il pouvoir agir concrètement.

Mais est-ce que s’exprimer n’est pas déjà une façon d’agir ?

Si par exemple l’endoctrinement, ou l’endormissement des masses contribuait au repli sur soi-même et à l’acceptation d’un destin allant inconsciemment ou non à l’encontre de ce que l’on espère pour soi-même et pour ceux que l’on aime, comment réaliser l’erreur commise du mauvais chemin emprunté si ce n’est par une ouverture d’esprit sur un dialogue autre, sur une façon de voir faisant fi des idées préconçues ?

 

Le matérialisme dialectique, justement, propose une vision abstractionnelle de l’idéal sociétaire tel que nous le concevons, ou plutôt que l’on nous a imposé à percevoir tel.

 

Nous bénéficions malheureusement d’un lourd héritage d’endoctrinement idéaliste mis en exergue par les religions, dans les temps passés, mais encore bien maintenant, actuellement les gens ont besoin de se retrouver dans un modèle, même s’il est surréaliste, une idole. Ce qui entraîne à conclure une large propension de chacun à vouloir être maîtrisé par une « force supérieure » et donc une excellente prédisposition humaine à la servilité !

 

Traiter l’humain de mouton ne serait pas encore juste non plus, puisque la minorité dominante est humaine, elle aussi ; et elle prône le respect de l’individu…mais à son avantage ! L’individu, si l’on considère l’appellation faite de chacun de nous dans notre société actuelle, issu d’une individualisation à l’extrême, de la possibilité d’admettre ou de faire admettre qu’une séparation matérielle est possible entre tous, alors que nous vivons ensemble ; un comble ! Une contradiction surréaliste, et pourtant bien ancrée en chacun ; croire que le destin de notre voisin n’est pas lié au nôtre tout en vivant côte à côte.

 

Analysez et réfléchissez maintenant à ces deux groupes opposés de mots synonymes :

 

1°) Individualisme, distinction, isolement, seul.

2°) Collectivité, communauté, solidarité, ensemble.

 

Ensuite posez-vous les questions :

- Pensez-vous être seul(e) sur cette Terre ?

- Pensez-vous devoir vous approprier le maximum de richesses pour VOUS seul(e) ? Si oui, dites-moi pourquoi, donnez-moi une utilité raisonnable la justifiant, une utilité matérielle.

- Pensez-vous pouvoir dissocier totalement la vie et le destin de deux personnes vivant en deux points diamétralement opposés de la planète ?

 

Si la totalité des réponses à ces trois questions est NON,  il y a des chances que vous soyez ouvert au dialogue, à l’ouverture, à la possibilité d’existence d’une communauté, où la collectivité, solidaire, nous fais vivre ensemble, dans le respect de tous ; le concept communiste. Eh oui ! Il y aurait un communiste qui sommeille en vous, rien de moins !

 

Le communisme est, par excellence, un mode de gestion participative de tous et avec chacun ; la communauté, la vraie, passe, il faut l’admettre, par l’autogestion par tous, tout en étant ouverte et démocratique, contrairement à ce que l’on puisse penser.

 

Mais le communisme est un mot qui fait bien peur à notre époque. Ce mot a beaucoup été salit par l’endoctrinement libéralisant de notre société « à l’occidentale », dominée par cette minorité s’accaparant toutes les richesses, les matières premières d’une part, l’outil et la main d’œuvre d’autre part ; il s’agit de l’ensemble appelé « les moyens de production », devenant de ce fait appropriés par la bourgeoisie, les quelques « individus », isolés, farouchement dévorés par une soif de domination des peuples, rongés par leur ambition démesurée, contrôlant par le pouvoir de leur argent (fruit de notre asservissement) les gens qui nous gouvernent ! Car aussi sûrement ces gens issus de partis se prétendant différents les uns des autres ; ils ont beau se nommer CDH, MR, PS, ECOLO, et tous leur satellites, ils n’en demeurent pas moins des partis sociaux-démocrates bonnement dominés par la bourgeoisie !

13:48 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Morale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, philo, socialisme, communisme, societe, social |  Facebook |

24/01/2007

Un début!

Un début à ce blog, dans la hâte de voir changer ce monde pourri par le capitalisme, l’exploitation de la masse salariale, les travailleurs, manuels ou employés, dépendant du bon vouloir de ceux qui possèdent les moyens de production ; que faire sinon passer le message du désir de changement, quoi dire de plus que ces milliers de bloggeurs et de sites, sinon pratiquement la même chose !

 

Il est bon pourtant de savoir que l’on n’est pas seul à penser et à dire la même chose, pas seuls à vouloir le changement, le vrai changement qui mettra à mal cette dictature de l’impérialisme. Le retour de la gauche, de la VRAIE gauche !

 

Certes, les conditions de travail actuelles sont moins astreignantes qu’autrefois, il suffit de penser aux mineurs dans le fin fond des charbonnages prestant leurs 10 heures par jour 6 jours sur 7 ; et crevant à l’âge moyen de 50 ou 55 ans ; mais l’exploitation par les bourgeois, elle, est toujours là.

 

Une précision toutefois, le bourgeois n’est pas forcément l’heureux possesseur d’une Mercedes ou d’une BMW vivant dans une belle maison individuelle avec un salaire de 3.000€/mois, non, le vrai bourgeois est celui qui exploite la main d’œuvre, celui qui investit au détriment des défavorisés, celui qui contribue à l’avilissement des masses salariales, le « gros patron », l’actionnaire, le gros capitaliste, celui qui se trouve « au dessus du panier », mais j’aurai l’occasion de mieux traiter le sujet plus tard.

 

Maintenant, trêve de blablas, pour ce premier message.

23:32 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique, verite, socialisme, communisme, revolutionnaire, social |  Facebook |