25/11/2007

Syndicalisme

 

Le droit de grève en questions - Le service minimum.

Dampremy PCB-CGSP 22-11-2007 008

Pourquoi ce double titre pour un sujet qui n'est pas forcément identique ?

Ce jeudi dernier, le 22 novembre, nous avons pu assister à une séance d'information sur l'initiative collégiale des Camarades du Parti Communiste de Charleroi, voir le bulletin d'informations sur le site de Robert Tangre "L'Etincelle - Bulletin électronique de la Fédération de Charleroi ". Lesquels ont aimablement invité le Président de la CGSP Cheminots, Gérard Gelmini; Alain Semal, secrétaire permanent intersectoriel CGSP de Charleroi; Claude Poitoux, secrétaire régional du secteur Tram Bus Métro de Charleroi CGSP; et Etienne Libert, secrétaire permanent CGSP Cheminots à Charleroi.

La trentaine de militants et sympathisants ont pu bénéficier du discours des intervenants, dont les sujets ne pouvaient qu'être d'actualité.

Dampremy PCB-CGSP 22-11-2007 001

Tentative de réponse à la question posée en premier:

La situation chaotique de la politique menée dans notre si petit pays ne laisse présager rien de bon socialement, tant pour les actifs que pour tous les autres. Le gouvernement qui s'annonce est d'orientation de droite, que l'on pourrait même qualifier de droite pure. La politique menée ces derniers temps se repose trop sur l'excuse d'une adaptation un peu trop forcée à une Europe en pleine évolution (...), mais une évolution pour qui?

Celle des patrons, celle de cette poignée d'actionnaires, d'investisseurs peu scrupuleux du bien-être d'autrui; ces vautours assoiffés de pouvoir. Mais pas n'importe quel pouvoir; celui de l'argent, l'argent gagné sur le compte de la sueur et du sang du travailleur!

Le service minimum est un jalon; un début; une séquestration des principes de défense du travailleur, "vos grèves? On en a rien à cirer, le service minimum permettra de se passer de vos services, vous n'êtes plus indispensables. Le service minimum nous permettra, à nous, patrons, de ne plus être obligés de satisfaire à vos exigences. Basta les syndicalistes du dimanche, le pouvoir nous appartient vraiment, désormais, à nous, les Rois-décideurs-tout-puissants!". Le patronat fait fi des droits de l'ouvrier, du cadre, du salarié; qui n'a plus qu'à se voir perdre ce qui a été acquis de dure lutte durant des décennies, des siècles même.

Ainsi donc, la corrélation est faite entre le service minimum et le droit de grève.

Mais ne nous leurrons pas sur les intentions de nos politicards de droite; museler le syndicat par une limitation drastique des droits à la grève ne peut signifier qu'à court terme, la perte d'autres droits sociaux paraît une incontournable évidence. On bâillonne, puis on tue!

Les Français en font actuellement les frais avec "Sarko-le-dépeceur-du-droit-social".

La contre-offensive ne saura être permise qu'avec le consentement, le rapprochement des forces de gauche.

La grève, même si l'orientation des médias pousse l'opinion publique à la prétendre néfaste; la grève est nécessaire, nécessaire pour se faire entendre du patronat qui joue à la sourde-oreille; nécessaire pour toutes et tous, même celles et ceux qui n'y croient pas, ou qui ne croient pas que dans un avenir très proche, ils perdront le peu auquel ils se raccrochent, leur bien-être, leurs rêves.

La prise de conscience de toutes et tous doit s'effectuer aussi sur le plan médiatique, sur le terrain conquis par nos décideurs, nos bourreaux.

Nous devons nous apprêter à vivre des heures sombres, et nous devons toutes et tous en avoir conscience, et pour çà, nous devons nous remettre en questions, et accepter de perdre un peu, pour ne pas devoir tout perdre.

La grève est un choix, le bon choix, pour que la lutte aboutisse à un monde meilleur, un monde plus équitable, notre monde des travailleurs, notre communauté solidaire.

21:54 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Vie sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : greve, droits, social, socialisme |  Facebook |

15/07/2007

Atteintes au droit de grève!

La grève est un droit du travailleur, la réglementer est inadmissible!

 

 

Les effets du Sarkosisme ultralibéral en France commencent à peine, que la Belgique lui emboite le pas et va même jusqu’à la devancer !

 

En effet, aujourd’hui le gouvernement Belge n’est pas encore formé, le syndicat chrétien le soutien d’ores et déjà dans son "futur" désir de réglementer le droit de grève dans les services publics, arguant que la grève est un échec des négociations1 (…).

 

Or, la grève est un droit internationalement reconnu par les syndicalistes; la réglementer aurait pour effet de museler progressivement les travailleurs et à terme la limitation de ses actions verrait le fossé déjà grand entre le patronat et le salariat s'agrandir tout en faisant perdre une bonne partie des avantages sociaux acquis au termes de dures luttes par nos parents et grands-parents; le retour en arrière social est programmé, l'exploitation de la main-d'œuvre ne pourra que décupler!

 

Voir la vidéo:

 

 

  

1 Une grève ne s'envisage pas à la légère pour un oui ou pour un non; il a toujours été établi que ce recours n'est envisagé que de manière ultime; les négociations n'aboutissant à aucun résultat valable pour le travailleur qui se sent lésé par le patron.

18:23 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Vie sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syndicalisme, greve, social, travailleurs, droits, actions |  Facebook |

21/04/2007

Syndicalisme

Le droit de grève mis à mal !

 

De plus en plus, les critiques fusent parmi nos dirigeants, tant patronaux que gouvernementaux et aussi certains médias, pour dénoncer cette « atteinte au droit du travail » qu’est la grève. C’est inadmissible ! Pourquoi ?

 

On se plaint que le courrier n’est pas distribué lorsque les facteurs sont en grève, les causes peuvent être leurs revendications non suivies par le patron ; (par exemple : « géoroute », planification informatisée de distribution du courrier, fait des ravages ; les bureaux de poste ferment les un après les autres, les cadences deviennent infernales dans les centres de tri ; la poste de proximité a pratiquement disparu). Instaurer un service minimum mettrait la pagaille dans cette entreprise où chaque postier est interactif !

Et si les trains ne roulent plus, par exemple parce que les accompagnateurs font grève, en cause les négociations n’aboutissent pas entre les cheminots et leurs patrons (un exemple : les agressions deviennent de plus en plus fréquentes, deux la semaine dernière, quatre rien que pour le week-end dernier, çà suffit !). Là aussi sont cités les navetteurs pris en otage, les travailleurs et les étudiants. Le service minimum n’assurerait pas assez de matériel roulant pour les navetteurs, ce serait là aussi la pagaille, c’est irréalisable ! Même chose pour les autres sociétés de transport (la STIB, les TEC, DE LIJN,…).

Les hôpitaux sont un cas à part, étant donné que les malades doivent absolument toujours être suivis, est-ce pour autant que le personnel hospitalier ne puisse bénéficier d’aucun droit de protestation ?

Quand aux établissements pénitentiaires, si une grève survient, on effectue le remplacement des gardiens de prison par les forces de l’ordre en « intérim » ; déforçant la sécurité des citoyens ; mais est-ce pour autant que le droit de grève des gardiens doit être remis en question ?

 

En France, Sarkozy préconise l’instauration d’un service minimum pour soi-disant ne pas pénaliser les usagers à ces services ; mais « lorsque le vent souffle en France les volets claquent en Belgique », c’est bien connu ; chez nous certains candidats aux futures élections parlementaires proposent la même chose pour leur programme, André Antoine (CDH) et Willy Borsus sont de ceux-là ; Daniel Bacquelaine (MR) a également travaillé sur un texte en proposition à la chambre depuis 2003.

 

Et pour conclure.

 

Diminuer les effets des grèves, c’est leur ôter un moyen majeur de défense aux travailleurs. Leurs droits et leur liberté s’en trouveraient diminués. Le patronat aurait dès lors toujours la part belle pour imposer ses exigences ; et c’est inadmissible !

La grève est un moyen de pression universellement reconnu, et il n’est pas question d’ôter ce droit au travailleur ! Les partisans du véritable socialisme, tout comme les syndicats, s’opposent à tout service minimum, qui vide le droit de grève de son sens.

 

 

Alex Pozetti

12:24 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Vie sociale | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syndicat, droits, societe, exploitation, poste, sncb, patronat, greves |  Facebook |