17/05/2008

Vénézuela - Chàvez et le prix de l'énergie.

Venezuela : Chávez taxe les superprofits du secteur de l’énergie

Le président Chávez lève un impôt exceptionnel sur les profits des multinationales du pétrole. Rendement estimé : neuf milliards de dollars par an, à réinvestir immédiatement dans des initiatives sociales.

TOny Busselen

Hugo Chavez veut utiliser l’argent rapporté par le nouvel impôt entre autres dans des projets de construction de logements sociaux et de coopératives pour la production de produits de base à des prix acceptables.

Sur proposition du Président Hugo Chávez, le parlement du Venezuela a approuvé mi-avril une loi qui impose une plus lourde imposition des bénéfices des multinationales dès que le prix du baril dépasse 70 dollars. Cette nouvelle loi rapporterait 200 millions de dollars par semaine, soit quelques milliards de dollars par an.
    Chávez a expliqué comme suit la nouvelle mesure : « L’augmentation du prix du pétrole fait exploser les bénéfices des géants du pétrole, sans que cela leur demande le moindre effort. Je veux un nouvel impôt sur les superprofits des multinationales. Le produit de cet impôt doit aller à des programmes sociaux pour s’attaquer rapidement aux problèmes des groupes les plus pauvres. Les pilotes en seront les comités de quartier et les mouvements populaires. »

Intensifier la lutte contre la pauvreté

Chávez avance deux objectifs de cette imposition des multinationales : « le premier but est l’amélioration du niveau de vie des quartiers populaires. Pour cela, nous allons concentrer notre effort sur certaines zones à problèmes. On a déjà identifié 381 quartiers dans 74 communes. Au total, il s’agit de millions d’habitants. Nous devons intensifier la lutte contre la pauvreté dans ces régions les plus pauvres ».
    Il y a dans ces zones des problèmes urgents de fourniture d’électricité, d’eau, de distribution de produits de base, de soins et de médicaments, de matériel de rénovation des logements, etc. Chávez a souligné aussi qu’une partie sera utilisée à financer la nationalisation d’un certain nombre d’entreprises stratégiques, comme des cimenteries et l’entreprise sidérurgique Sidor.

Renforcer le pouvoir populaire

    « À côté de ça, il y a un deuxième but, plus ambitieux, plus lent aussi, mais qu’il faut mener de front. Il s’agit de la formation de valeurs socialistes à travers des projets concrets. » Environ la moitié des neuf milliards de dollars que cet impôt va rapporter doivent être investis dans la construction du socialisme. « Nous devons construire pas à pas des communautés socialistes à partir de la base », a dit Chávez.
    Dans les quartiers populaires dont les conseils de quartier sont bien établis et fonctionnent démocratiquement, on va lancer de nouveaux projets de construction collective de logement social et de coopératives de production de produits de base. Les coopératives agricoles et les collectifs ouvriers dans les usines pourront compter aussi sur un soutien particulier. « On peut ainsi renforcer l’idéal du socialisme par en bas », a-t-il déclaré.

Intervenir contre les multinationales, ça paie

Chávez n’est évidemment pas d’accord avec ceux qui conseillent de ne pas toucher aux multinationales, sous prétexte qu’elles seraient toutes puissantes. Et il fait tout le contraire. Des interventions contre des multinationales étrangères du pétrole ont déjà rendu possibles des réalisations importantes de l’État vénézuélien :
    « Ces dernières années, la nationalisation de la société pétrolière vénézuélienne PDVSA nous a donné une marge financière pour de grands projets. Elle nous a donné l’aisance financière pour financer les actions sociales de notre révolution : subside à la nourriture de base, soins de santé, enseignement, édification de coopératives, etc.
    Mais il y a plus : à Cuba, nous avons réparé et rouvert une raffinerie. On y raffine aujourd’hui déjà 60 000 barils par jour. Nous projetons une raffinerie au Nicaragua aussi, et au Brésil, chaque fois avec la société pétrolière nationale du pays. Idem en Chine : là on construit trois raffineries avec la China Petroleum Corporation. Rien de tout cela n’aurait été possible sans la nationalisation de notre société pétrolière. Bravo aux ouvriers du pétrole ! Bravo à la classe ouvrière du Venezuela ! La classe ouvrière est fondamentale pour notre révolution socialiste ! »

En Belgique aussi,
il faut un impôt sur les bénéfices exorbitants

    Aujourd’hui, les prix du gaz et de l’électricité explosent. Sur le site www.6pourcent.be, depuis fin janvier 2008, plus de 85 000 personnes ont déjà signé la pétition pour diminuer la TVA sur le gaz et l’électricité de 21 à 6 %. Un impôt exceptionnel sur les bénéfices exorbitants d’Electrabel financerait parfaitement une telle baisse de TVA. L’augmentation du prix du pétrole fait faire aux producteurs d’énergie des bénéfices faramineux. Notre gouvernement suivra-t-il l’exemple de Chávez ?

19:33 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : chavez, venezuela, energie, sociamisme, equitable, societe |  Facebook |

17/12/2007

Images de la manifestation Nationale de samedi 15 décembre 2007

 

Touche pas à mes patates !

Tel était le slogan du PTB en ce jour de grande manifestation du 15 décembre 2007 contre la vie chère.

  • 53%, c'est la hausse du prix de la patate entre janvier 2006 et octobre 2007.
  • 25 à 30%, c'est la hausse prévue en 2008 pour le gaz fourni par Electrabel.
  • Les prix montent et nos salaires restent bloqués, par contre les bénéfices des grandes entreprises explosent: 23 milliards d'euros de bénéfices pour le top 20.

Les 10 points du PTB contre la vie chère et pour la solidarité :

  1. Des prix plafonds pour les biens de première nécessité;
  2. Baisse de la TVA de 21% à 6% sur le gaz et l'électricité; l'énergie n'est pas un produit de luxe !
  3. Augmentation des salaires et des allocations sociales.
  4. Inclure l'essence et le diesel dans l'index;
  5. Moins d'impôts pour les travailleurs et plus pour les grosses fortunes.
  6. Les médicaments de 50 à 60% moins chers par l'application du modèle KIWI.
  7. Des emplois stables et pas d'intérims; la flexibilité au travail : non merci !
  8. Touche pas aux pensions et aux prépensions; pas de pacte des générations bis.
  9. Non au service minimum dans les entreprises publiques, il faut préserver le droit à la grève.
  10. Pour une sécurité sociale forte.

Que font les partis traditionnels ?

Rien, au contraire, ils débatent en premier lieu d'une réforme de l'état. Pire encore, la majorité des partis viennent de voter au parlement contre l'introduction d'un prix plafond pour l'énergie.

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06/11/2007

ELETROBEL

 

En marge du dossier "énergie", le site

 ELETROBEL

 (greenpeace) explique bien les enjeux et l'arnaque dont le peuple Belge est vitime depuis des décennies. (Mettre le son!).

En cas d'impossibilité de lecture de la petite séquence vidéo, téléchargez gratuitement "adobe flash player".

12:13 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : exploitation, liberalisation, arnaque, energie |  Facebook |

29/10/2007

Le prix de l'énergie en hausse? Réunion d'information.

Le prix de l'énergie est sans cesse en hausse, ... et ce n'est pas fini ; on annonce de véritables catastrophes et une pénurie d'approvisionnement en Belgique, ... le bon prétexte qui fera encore grimper les prix.

Solution du politique: "consommez moins" (!!!)

Réunion d'information à Quaregnon le 16 novembre prochain, cliquez sur le lien ci-dessous pour en savoir plus:

Réunion d'information à Quaregnon (à 4 Km de Mons), cliquez sur ce lien pour lire l'affiche et la télécharger (Format PDF).

Télécharger en format "WORD"

11:46 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : exploitation, augmentations, politique, economie, energie, gaz, electricite, prix, hausse |  Facebook |

19/08/2007

Conséquences des augmentations des prix de l'énergie.

La hausse des prix du gaz, ou de l'électricité; aura des répercussions sur tout le reste des produits de consommation courante et de première nécessité qui dépendent, directement ou indirectement, du prix à la fourniture de ces énergies.

Le pain, par exemple, qu'on nous dit qu'il va augmenter pour atteindre les 2,00€ pour le pain de 800gr, est dû à une pénurie de blé, mais aussi et surtout à la hausse progressive des produits pétroliers. Hé oui, il faut bien le cuire, ce pain, acheminer les matières premières vers les boulangers puis transporter le produits finis à leur destination-point de vente.

Il est donc très prévisible que tout ce qui dépend des énergies autres que pétrolières augmenteront également; et qui trinquera encore? Devinez!

Notre pouvoir d'achat n'en a pas fini de fondre comme neige au soleil, amenant une régression sociale grandissante, créant son lot de gens démunis; la pauvreté ne va aller qu'en grandissant, la classe moyenne est appelée à disparaître à terme pour laisser la place aux deux catégories des ultra-riches, et les autres, nous! Saviez-vous que 2% de la population planétaire détient 50% de la richesse mondiale?

Lisez aussi l'article précédent sur les augmentations d'Electrabel.

 

00:58 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Economie-politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : exploitation, capitalisme, pauvrete, precarisation, energie |  Facebook |