05/09/2010

L’heure des faucons

L’heure des faucons
Selim K. (Extrait de "INVESTIG'ACTION")

iran_guerrej726d-60398.jpgLe parallèle est trop évident pour ne pas sauter aux yeux. La reprise économique américaine donne des signes inquiétants d’essoufflement. Dans le même temps, l’amiral Mc Mullen, chef des armées des Etats-Unis, informe benoîtement que ses stratèges ont conçu des plans de bataille contre l’Iran. Les Etats-Unis annoncent également qu’un réseau intégré de défense antimissile en Europe, en Israël et dans le Golfe, destiné à protéger ces régions de représailles iraniennes, est en voie d’achèvement.

L’activation d’un tel bouclier antimissile et d’un système de radars entourant l’Iran signifie clairement l’accélération des préparatifs d’une frappe contre le pays des ayatollahs. Le pari est immensément risqué, car nul ne peut prédire la magnitude des répliques iraniennes ni les répercussions de l’explosion d’un conflit dans une région très fragile.

L’agressivité américaine, nullement refroidie par les récents revers en Irak et en Afghanistan, est bien en quête d’un nouvel exutoire. Apparemment, les partisans d’une approche prudente cèdent le pas devant l’offensive des néoconservateurs pour qui l’Iran est une menace vitale pour Israël et les Etats-Unis. Les sous-impérialismes européens, qui n’acceptent pas la modification en cours des rapports internationaux, sont entraînés dans l’escalade belliciste. Autant que la perte de leur hégémonie conjointe, c’est la défense de la « démocratie » coloniale israélienne qui est au premier plan des préoccupations des architectes de la guerre. Pour ces milieux, un conflit de nature « civilisationnelle » pourrait escamoter des politiques publiques de plus en plus injustes et des difficultés économiques auxquelles ils ne peuvent faire face par des moyens conventionnels. La mort et la destruction sont donc tranquillement présentées par des individus très rationnels comme le moyen d’exporter la démocratie et d’asseoir la paix du monde.

Quelle différence avec des extrémistes fanatisés ? A lire les déclarations des partisans de la guerre, seule l’ampleur de leurs moyens les différencie des terroristes qu’ils prétendent combattre. Ces derniers, isolés au sein même de leurs sociétés, ne disposent pas en effet des instruments de propagande ni des capacités militaires et de manipulation de l’opinion de Washington. Les dirigeants américains, fidèles à leur tradition, n’ont jamais renié la politique de la canonnière - aujourd’hui remplacée par le porte-avions - des premiers temps de l’expansion impériale. Avec un argumentaire à peine actualisé. Mais la situation politique globale qui prévalait au dix-neuvième siècle a bel et bien changé, même si la puissance de destruction américaine a considérablement augmenté.

Le cours des événements actuels montre que la nature des orientations américaines n’évolue pas, quelle que soit la couleur politique du président et la tonalité du discours officiel. Le système politique américain, strictement verrouillé, est fondamentalement soumis à des intérêts très minoritaires. Les espoirs placés dans l’élection de Barack Obama ont rapidement laissé place au désenchantement. Le credo du changement invoqué sur tous les registres n’est au final que pur artifice. Le président, comme ses prédécesseurs, est aux ordres de ceux qui l’ont installé à la Maison-Blanche et qui encadrent strictement ses politiques.

Osera-t-il s’opposer aux faucons de mauvais augure qui l’entourent ? Il est permis d’en douter.

08/08/2010

Président des Etats-Unis, faites-le !

Président des Etats-Unis, faites-le !

Fidel CASTRO

Un article qui contenait vraiment beaucoup de choses en rapport avec la marée noire survenue voilà maintenant cent cinq jours a été publié voilà quelques jours.

C’est le président Obama qui a autorisé ce forage, parce qu’il faisait confiance en la capacité de la technologie moderne en matière de production de pétrole, ce produit vital pour la civilisation actuelle mais dont la consommation excessive suscite les protestations énergiques des écologistes, et dont il souhaite, lui, disposer en abondance pour libérer les États-Unis de leur dépendance d’envers les livraisons extérieures.

George W. Bush en personne n’avait même pas osé franchir ce pas, compte tenu des expériences amères ayant découlé en Alaska d’un pétrolier qui transportait du pétrole tiré de là.

L’accident est survenu lors de la recherche du pétrole qu’exige désespérément la société de consommation, une société que les générations actuelles ont héritée des précédents, sauf que tout marche maintenant à une vitesse inimaginable.

Des scientifiques et des environnementalistes ont exposé des théories relatives aux catastrophes qui sont arrivées durant des centaines de millions d’années quand d’énormes bulles de méthane provoquèrent de gigantesques tsunamis qui, accompagnés de vents et de vagues atteignant le double de la vitesse du son et de vagues de jusqu’à mille cent mètres de haut, balayèrent une grande partie de la planète et liquidèrent 96 p. 100 des espèces vivantes.

Ils redoutent que le golfe du Mexique qui, pour une cause cosmique donnée, est la région où la roche karstique nous sépare de l’énorme couche de méthane, soit percé à cause de cette recherche désespérée de pétrole menée à partir des équipements à technologie de pointe dont on dispose aujourd’hui.

À propos de la marée noire causée par British Petroleum, les agences de presse informent ce qui suit :

« …le gouvernement étasunien a averti que les gens devaient s’éloigner de l’épicentre des opérations, menaçant de leur imposer un amende de 40 000 dollars pour chaque infraction et de les arrêter pour des délits plus importants.

« L’Agence de contrôle environnemental des USA a signalé officiellement que la plate-forme nº 1 dégageait du méthane, du benzène, du sulfure d’hydrogène et d’autres gaz toxiques. Les travailleurs sur le terrain utilisent maintenant des moyens de protection de pointe, dont des masques à gaz de dernière génération fournis par les militaires. Des faits capitaux se produisent avec une fréquence inhabituelle.

Le premier et le plus immédiat est le risque d’une guerre nucléaire après que le Cheonan, un navire de guerre dernier cri, a été coulé, selon le gouvernement sud-coréen, par la torpille d’un sous-marin soviétique – datant tous les deux de plus de cinquante ans – tandis que d’autres sources donnent la seule cause possible, mais non détectable : une mine posée sur la coque du Cheonan par les services de renseignement étasuniens. Le gouvernement de la République populaire et démocratique de Corée en a aussitôt été accusé.

Cet étrange événement fut suivi, quelques jours plus tard, du vote, au Conseil de sécurité des Nations Unies, de la résolution 1929 ordonnant l’inspection des cargos iraniens d’ici à quatre-vingt-dix jours.

Le second risque, qui produit déjà des effets dévastateurs, est la progression des changements climatiques, dont les effets sont pires, comme le dénonce le documentaire Home, réalisé par Yann Arthus-Bertrand avec la participation des écologistes les plus prestigieux du monde. Et maintenant, ce déversement de pétrole dans le golfe du Mexique, à quelques kilomètres de notre patrie, qui engendre toute sorte de préoccupations.

Le 20 juillet, une dépêche de l’agence de presse EFE rapportait les déclarations du maintenant fameux amiral Thad Allen, coordonnateur et responsable de la lutte contre la marée noire dans le golfe du Mexique, qui « a autorisé British Petroleum, propriétaire du puits et coupable du déversement, à poursuivre pendant vingt-quatre heures de plus les tests qu’elle faisait pour déterminer la solidité de la structure "Macondo" après l’installation, dix jours plus tôt, d’une nouvelle cloche d’endiguement. »

« Selon des chiffres officiels, il existe près de 27 000 puits abandonnés dans le lit marin du golfe… »

« Quatre-vingt-douze jours après l’accident de la plateforme de la BP, la principale inquiétude de l’administration étasunienne est que la structure souterraine du puits ne soit endommagée et que le pétrole ne filtre à travers les roches et ne finisse par couler à différents endroits du lit marin. »

C’était la première fois qu’une déclaration officielle faisait état de la crainte de voir le pétrole commencer à couler de puits qui ne sont plus productifs.

Les lecteurs intéressés par la question s’arrangent pour tirer les données scientifiques d’un fatras de nouvelles sensationnalistes. Il est pour moi des faits dont l’explication n’est pas satisfaisante. Pourquoi l’amiral Allen a-t-il donc dit que « la principale inquiétude de l’administration étasunienne est que la structure souterraine du puits ne soit endommagée et que le pétrole ne filtre à travers les roches et ne finisse par couler à différents endroits du lit marin » ? Pourquoi la British Petroleum a-t-elle déclaré qu’on ne saurait l’accuser pour le pétrole brut qui a jailli à quinze kilomètres du puits accidenté ? Il faudrait attendre quinze jours de plus, nécessaires pour forer le puits auxiliaire dont la trajectoire est quasiment parallèle à celle du puits qui a causé la catastrophe, tous deux séparés par moins de cinq mètres, selon l’avis du groupe cubain qui analyse le problème. Entretemps, nous devons attendre, sages comme des images…

Si on dépose une telle confiance dans le puits parallèle, pourquoi n’a-t-on pas pris cette mesure avant ? Que ferons-nous si elle échoue, comme tous les autres ont échoué ? Un échange récent avec quelqu’un d’extrêmement bien informé des détails de l’accident, du fait des intérêts de son pays, m’a permis d’apprendre qu’il n’existait pas de risque d’émanation de méthane en raison des caractéristiques du puits et de son environnement.

Le 23 juillet, aucune nouvelle ne parlait de ce problème.

Le 24 juillet, l’agence DPA écrivait : « Un scientifique étasunien éminent a accusé la société pétrolière britannique BP, devant la chaîne de télévision BBC, de soudoyer des experts qui analysent la marée noire dans le golfe du Mexique pour qu’ils retardent la publication des données », sans relier toutefois cette immoralité avec la moindre dommage à la structure du fonds marins et avec les émanations de pétrole et les niveaux de méthane inhabituels.

Le 26 juillet, les principaux médias londoniens – BBC, Sunday Times, Sunday Telegraph et d’autres – informaient que le « conseil de direction » de la BP « devait décider ce jour-ci du départ du président exécutif (Tony Hayward) pour sa mauvaise gestion du déversement de pétrole dans le golfe du Mexique ».

De leur côté, Notimex et El Universal, de Mexico, informaient qu’à la BP, « aucune décision n’avait été adoptée quant au changement de cadres et qu’un conseil de direction était prévu dans l’après-midi ».

Le 27 juillet, les agences de presse faisaient savoir que le président exécutif de BP avait été licencié.

28 juillet. Douze dépêches de presse informaient que quatorze pays, dont les USA et plusieurs de leurs plus importants alliés, avaient formulé des déclarations embarrassées après la divulgation par l’organisation WikiLeaks de documents secrets sur la guerre en Afghanistan. Tout en se disant « inquiet » devant ces fuites, Obama signalait que les informations « dataient et ne contenaient rien de nouveau ».

Une déclaration cynique.

“Le fondateur de WikiLeaks, Julián Assange, a affirmé que les documents prouvaient les crimes de guerre commis par les forces étasuniennes. »

Ce fut si évident que ces révélations ont ébranlé jusque dans leurs fondations la volonté de secret étasunienne. Les documents parlent de « morts de civils jamais mentionées publiquement ». Ces révélations ont causés des frictions entre les parties impliquées dans ces atrocités.

Sur les risques de gaz méthane émanant des puits qui ne sont pas en production, silence absolu.

29 juillet. Une dépêche de l’AFP révélait l’inimaginable : Osama Bin Laden était quelqu’un des services de renseignement étasuniens. « Osama bin Laden apparaît dans les rapports secrets publiés par Wikileaks comme un agent actif, agissant et adulé par ses hommes dans la région afghano-pakistanaise ».

L’on savait qu’Osama avait coopéré avec les USA dans la lutte des Afghans contre l’occupation soviétique, mais l’on supposait qu’il avait accepté l’appui des USA et de l’OTAN dans sa lutte contre l’invasion étrangère comme une mal nécessaire et qu’une fois le pays libéré, il avait repoussé l’ingérence étrangère et créé l’organisation Al Qaeda pour combattre les USA.

De nombreux pays, dont Cuba, condamnent ses méthodes terroristes qui causent la mort d’innombrables innocents.

Quelle ne sera pas la surprise de l’opinion publique mondiale en apprenant qu’Al Qaeda est une création du gouvernement étasunien !

Liquider les talibans a été une justification de la guerre en Afghanistan, puis l’un des motifs de l’invasion et de l’occupation de l’Iraq par les troupes étasuniennes. Deux pays où sont morts des milliers de jeunes Étasuniens et où beaucoup ont été mutilés. Où plus de 150 000 soldats étasuniens sont engagés pour une durée indéfinie et, à leurs côtés, les membres des troupes de cette organisation belliciste qu’est l’OTAN et d’autres alliés comme l’Australie et la Corée du Sud.

29 juillet. La presse publiait la photo d’un Etasunien de vingt-deux ans, Bradley Manning, analyste du renseignement, celui qui a fait passer au site web Wikileaks 240 000 documents secrets. Pas de déclaration sur son culpabilité ou son innocence. On ne pourra pas toutefois l’effleurer, parce que les membres de Wikileaks ont juré de faire connaître la vérité au monde.

30 juillet. Le théologien brésilien Frei Betto publiait un article intitulé : « Cri de la terre, clameur des peuple », dont deux paragraphes résument la quintessence :

« Les anciens Grecs l’avaient déjà constaté. Gaia, la Terre, est un organisme vivant. Et nous sommes ses fruits, engendrés en 13,7 milliards d’années d’évolution. Or, ces deux cents dernières années, nous n’avons pas su veiller sur elle, nous l’avons transformée en une marchandise dont nous espérons tirer les plus gros profits. »

« Toutes les formes de vie sur la planète sont désormais menacées, dont l’espèce humaine (les deux tiers de la population mondiale survit au-dessous du seuil de pauvreté) et la Terre même. Éviter que l’Apocalypse ne se précipite exige la remise la cause des mythes de la modernité – marché, développement, État uninational – tous basés sur la raison instrumentale. »

Ce même jour, l’AFP informait : « La République populaire de Chine "désapprouve les sanctions unilatérales" adoptées par l’Union européenne contre l’Iran, a déclaré aujourd’hui le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jiang Yu ».

La Russie protestait énergiquement à son tour contre la mise en place de ces sanctions de la part de cette région étroitement alliée aux USA.

Le 30 juillet, selon une dépêche de l’AFP, le ministre de la Défense israélien déclarait : « Les sanctions imposées à l’Iran par l’ONU… ne lui feront pas interrompre ses activités d’enrichissement d’uranium afin de fabriquer une bombe atomique ».

Le 1er août, selon une dépêche de l’AFP :

« Un haut chef militaire des Gardiens de la révolution a mis en garde les USA contre une éventuelle attaque sur l’Iran ».

« Israël n’a pas renoncé à une action militaire contre l’Iran pour arrêter son programme nucléaire.

« La communauté internationale, conduite par Washington, a récemment intensifié ses pressions sur l’Iran, l’accusant de chercher à se doter de l’arme nucléaire sous prétexte d’un programme nucléaire civil.

« Les affirmations de Javani ont précédé une déclaration du chef de l’État-major interarmes étasunien, Michael Mullen, qui a assuré dimanche que les USA avaient prévu un plan d’attaque contre l’Iran pour l’empêcher de se doter de l’arme nucléaire. »

Le 2 août, l’AFP faisait savoir, en même temps que les autres agences de presse :

« "Je dois me rendre en septembre à New York pour participer à l’Assemblée générale des Nations Unies. Je suis prêt à m’asseoir face à face avec Obama, d’homme à homme, pour parler librement des affaires du monde devant les médias, afin de trouver la meilleure solution", a affirmé Ahmadinejad dans un discours diffusé par la télévision publique.

« Mais le président Ahmadinejad a averti que le dialogue devait se baser sur le respect mutuel.

« "S’ils croient pouvoir agiter un bâton et nous dire que nous devons accepter tout ce qu’ils disent, ils se trompent", a-t-il ajouté. Les puissances occidentales "ne comprennent pas que les choses ont changé dans le monde", a-t-il précisé.

« "Vous appuyez un pays qui possède des centaines de bombes atomiques, mais vous dîtes vouloir arrêter l’Iran qui pourrait éventuellement en avoir une un jour"… »

Les Iraniens ont déclaré qu’ils lanceraient cent missiles contre chacun des bateaux étasuniens et israéliens qui bloquent l’Iran dès qu’un seul cargo iranien serait arraisonné.

Ainsi donc, dès qu’Obama ordonnera d’accomplir la résolution du Conseil de sécurité, il décrétera la perte de tous les bâtiments de guerre étasuniens patrouillant dans cette zone.

Il n’est échu une décision aussi dramatique à aucun autre président des USA. Il aurait dû le prévoir.

Je m’adresse en l’occurrence pour la première fois de ma vie au président des USA, Barack Obama :

Vous devez savoir que vous avez les moyens d’offrir à l’humanité la seule possibilité réelle de paix. Vous ne pourrez utiliser qu’une seule fois votre prérogative de donner l’ordre de tirer.

Il se peut qu’après cette expérience traumatique, on trouve des solutions qui ne nous conduisent pas une fois de plus à une situation si apocalyptique. Tout le monde dans votre pays, même vos pires adversaires de gauche ou de droite, vous en saura assurément gré, ainsi que le peuple étasunien qui n’est absolument pas coupable de la situation qui s’est créée.

Je vous demande de daigner écouter cet appel que je vous lance au nom du peuple cubain.

Je comprends qu’on ne saurait attendre une réponse rapide, ce que vous ne feriez jamais, d’ailleurs. Pensez-y bien, consultez vos spécialistes, demandez leur avis sur ce point à vos plus puissants alliés et adversaires internationaux.

Les honneurs ni les gloires ne m’intéressent. Faites-le !

Le monde pourra se libérer vraiment des armes atomiques et des armes classiques. La pire des variantes serait la guerre nucléaire, qui est d’ores et déjà virtuellement inévitable.

ÉVITEZ-LA !

Fidel Castro Ruz
Le 3 août 2010

Traduction J-F Bonaldi, La Havane

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/President-des-Etats-Unis-fait...

21:18 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Actualité, Politique, Société, Vie sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cuba, guerre, obama, fidel, castro |  Facebook |

05/07/2010

L’Otan avec Israël et contre l’Iran : Un pas de plus vers la guerre

http://www.csotan.org/


otan iran israelUn nouveau pas vient d'être franchi dans la direction de la guerre, avec la résolution 1929 du Conseil de Sécurité de l’ONU décidant d'une 4e vague de sanctions pour tenter d'asphyxier l'Iran.


Elle vient tout juste après l'attaque par Israël en eaux internationales d'une flottille civile, acte de guerre qui, lui, n'a eu droit qu'à une déclaration embarrassée du Conseil de Sécurité, - et quelques semaines après que la conférence du Traité de Non Prolifération ait appelé au démantèlement de l'arsenal nucléaire israélien, estimé à près de 200 têtes nucléaires. Mais ce sont les activités nucléaires civiles - jusqu'à preuve du contraire - de l'Iran que le Conseil de Sécurité sous pression occidentale sanctionne. On a une nouvelle démonstration de l'arrogance avec laquelle la "Communauté Internationale" autoproclamée réaffirme son droit à l'arbitraire – le droit du plus fort.


Et le président bosniaque expliquait sans ambages que son vote au Conseil de Sécurité en faveur des sanctions, était fonction de l'objectif de son pays de devenir au plus vite membre à part entière de l'Otan et de l'Union Européenne !
Contrairement à ce qui a pu être entendu, ces sanctions ne sont pas du tout "symboliques" ; elles visent en particulier à empêcher l'Iran d'acquérir les moyens d'assurer sa propre défense, alors que ce pays est sous la menace explicite d'une attaque de grande ampleur, comme l'avaient été l'Irak et l'Afghanistan avant lui. La possibilité offerte par cette résolution d’arraisonner les navires iraniens en pleine mer est un palier qualitatif très important, ouvrant la porte à toute provocation.


Ces sanctions viennent d'être complétées par l'Union Européenne, qui a voté ce 17 juin, des sanctions unilatérales qui bloquent tout investissement et transfert d'équipement dans les secteurs du pétrole et du gaz. Rien à voir avec les activités nucléaires de l'Iran, mais bien avec la préparation d'une agression, où il est important d'avoir un ennemi le plus faible et désarmé possible. On suit apparemment la stratégie adoptée avec l'Irak, qui, sanction après sanction, avait abouti à l'agression finale de ce pays rendu impuissant, après une décennie d'embargo.


L’Otan est directement partie prenante de cette agression annoncée. L'épouvantail de la menace iranienne est agité à chaque occasion par son secrétaire général, ses porte-paroles et ses "experts". ce n'est pas uniquement dans le but de vendre son projet de 'bouclier anti-missile'. Dans le document préparatoire au « nouveau concept stratégique » devant être adopté au prochain sommet de l'Otan, à Lisbonne, l'Iran figure dans le peloton de tête des "menaces" auxquelles doit se préparer l'Otan : « Les efforts que déploie l’Iran pour enrichir du combustible nucléaire, concevoir des armes nucléaires et constituer des stocks de missiles balistiques à longue portée pourraient faire naître, pour l’Alliance, une menace majeure de type article 5 dans les dix ans qui viennent. », y lit-on notamment.


Dans ce contexte, les velléités que manifeste depuis quelques temps la Turquie, membre essentiel de l'Alliance, à jouer un rôle politique indépendant, et à s'opposer à la marche vers la guerre, doivent représenter une préoccupation particulière pour l'Otan, qui a même été contrainte à un communiqué ambigu mais d'un ton inusuel, envers son allié israélien si privilégié. Il n’est pas impossible que la Turquie ait invoqué à son tour « l’Article 5 » lorsque les bateaux civils turcs ont été attaqués par l’armée israélienne, et qu’elle n’ait pas été entendue.


Pendant ce temps, nos ministres de la Défense et autres en Belgique, multiplient les déclarations de loyauté et de soumission absolue envers l’Otan : il n’est pas question de retirer nos troupes et bombardiers F-16 de la guerre d’Afghanistan ; la participation belge à la formation de l’armée irakienne mise en place par l’occupant n’est même pas un sujet de discussion ; on ne touche pas aux bombes atomiques entreposées sur notre territoire sans les instructions de l’Otan…


N’attendons pas le fait accompli d’une nouvelle guerre et mettons en œuvre une politique belge indépendante et de rupture avec l’Otan-machine de guerre.

21:30 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre, usa, iran, nucleaire, otan, israel |  Facebook |

12/01/2010

Les outils de l’impérialisme

Les outils de l’impérialisme

COMAGUER (Extrait de "Legrandsoir.info")

Qu’importe le chômage, la malnutrition, la dégradation des infrastructures publiques (routes, ponts, chemins de fer) à l’abandon sur le sol des Etats-Unis eux-mêmes, l’armée impériale continue à s’équiper pour agresser, envahir, mater les révolutions et les vraies indépendances (pas celle des pantins impérialistes à Kaboul, Bagdad, Manille, Pristina, Tegucigalpa, Bogota, Panama… (liste non exhaustive)

Le nouvel outil est un navire de guerre permettant de forts coups de poing locaux. Il s’agit du LCS, en anglais « landing combat ship ».

Ce navire navigue à plus de 40 nœuds, est porteur d’hélicoptères, de drones, d’engins de débarquement et de commandos. Il est la plus exacte représentation contemporaine du BIG STICK (gros bâton) de la doctrine Monroe. Il est conçu pour intervenir dans les guerres dites asymétriques, c’est à dire dans tous les conflits contemporains où une menace anonyme, mal identifiée (terrorisme, piraterie..) ou faussement identifiée (« false flag operations ») contre les intérêts des Etats-Unis et de leurs multinationales est détectée

L’US NAVY qui a déjà acquis 4 LCS pendant l’ère BUSH, doit choisir entre deux modèles : le premier serait construit par General Dynamics (images1 et 1 bis)

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06/01/2010

Intal - Bilan d'une année de campagne Dexia

Bilan d'une année de campagne Dexia


Interview du porte-parole Mario Franssen (Article extrait de INTAL)

foto13x2_2Le 12 novembre 2008, une vingtaine d'organisations lançaient la campagne "Palestine occupée - Dexia impliquée". Après un an, la campagne est soutenue par 69 organisations. Bie Kentane, une volontaire d'intal a interviewé Mario.

Pourquoi avez-vous commencé la campagne Dexia il y a un an?

Beaucoup de pays européens sont complices, par leur passivité ou leur collaboration, de l'occupation israélienne de la Palestine. Depuis quelques années, de plus en plus de citoyens ou groupements prennent leurs responsabilités en tant qu'activistes ou en tant que consommateurs. Ce que les autorités ne font pas, nous le faisons, tel est le mot d'ordre.

La protestation prend différentes formes. Il y a des activistes qui, dans les supermarchés, incitent le consommateur à ne plus acheter les produits israéliens, mais il y a aussi plusieurs campagnes qui visent des sociétés qui produisent dans les territoires occupés et soutiennent ainsi les colonies israéliennes. Dexia est un exemple flagrant parce que la banque via sa filiale israélienne octroie des crédits à des colonies en Cisjordanie. Toutes ces colonies sans exceptions sont illégales selon le droit international.

Avec la campagne, nous demandons à Dexia de rompre les liens avec les colonies et de mettre fin au financement dans les territoires occupés.

Que savez-vous des activités de Dexia en Israël?


En 2001, le groupe Dexia a repris la banque israélienne 'Otzar Hashilton Hamekomi'. Tout comme les autres filiales de Dexia, cette banque, qui se nomme aujourd'hui Dexia Israël, est spécialisée dans l'octroi de crédits aux communes et aux autorités locales. Depuis lors, différents activistes belges tenaient les agissements de Dexia à l'œil.
En octobre 2008, plusieurs organisations de solidarité, grâce à l'aide de 'Who profits?’ ont eu la preuve que Dexia Israël ne finançait pas seulement les communes israéliennes mais également les colonies en Palestine occupée, toutes illégales. Dans un document de la Knesset (le parlement israélien), David Kapah, directeur de Dexia Israël, reconnaît que la banque a octroyé des crédits, entre 2003 et 2007, à 7 colonies et 3 autorités locales dans les territoires occupés. Et ce n'est pas tout: nous savons également que la banque a octroyé un prêt de 8 millions d'euros à Jérusalem en juin 2008.

Qui organise la campagne?

La campagne a été lancée par une vingtaine d'organisations. L'initiative de dépister les liens de Dexia et les territoires occupés revient à COBI (Coordination boycott Israël). Intal coordonne la campagne tandis que le Vlaams Palestina Kommittee (VPK) gère les finances. Mais de fait, c'est la participation des 69 organisations qui soutiennent la plate-forme qui a permis le succès de la campagne qui maintenant a une réelle influence.

Où en êtes-vous après un an de campagne?

Une pétition "Palestine occupée-Dexia impliquée"a été lancées, des questions parlementaires ont été posées et des actions locales ont été organisées. Le soutien des autorités locales, tels que les conseils communaux et provinciaux, est très important pour la campagne car ils sont parfois d'importants clients et même des actionnaires du groupe Dexia.
Aujourd'hui, la plate-forme compte 69 organisations, elle a fait signer plus de 8000 cartes de protestation, 34 autorités locales et provinciales ont voté une motion, 1000 personnes ont signé une pétition en ligne à l'attention du monde politique et 1200 personnes se sont inscrites au groupe de la campagne sur Facebook. Le 13 mai, nous avons formulé les exigences de la plate-forme lors de l'assemblée générale du groupe Dexia, et nous en avons fait part à la presse. Enfin, lors du premier anniversaire de la campagne, 120 personnes ont versé 5€ de leur compte Dexia vers celui de la plate-forme avec le slogan comme communication.

En tant que client de Dexia suis-je responsable de ce qui se passe?

En tant que client, vous n'êtes certainement pas responsable de la gestion de Dexia, mais vous pouvez aider Dexia à prendre ses responsabilités en faisant pression sur la banque.
Jusqu'à présent, il y a des discussions au sein de la plate-forme pour déterminer le rôle des clients Dexia. Certains veulent faire un appel pour clôturer leur compte. La plupart des organisations demandent pour le moment aux clients Dexia d'utiliser leur position de force. D'où l'appel des 5€ le 12 novembre. Si des personnes veulent clôturer leur compte nous leur demandons de nous en avertir et de clairement mentionner la gestion de Dexia en Israël comme raison.

Est-ce que la campagne a eu un effet sur la gestion de Dexia ?

La campagne a eu à court terme un grand impact. Jean-Luc Dehaene (Président du Conseil d'administration) et Pierre Mariani (Administrateur délégué du groupe Dexia) ont reconnu durant l'assemblée générale du Dexia en mai 2009 que l'octroi de crédits aux colonies israéliennes est en contradiction avec leur 'code d'éthique'. Ils ont reçu les responsables de la plate-forme et ont admis que la pression sur la banque était réelle. En fin de compte, la délégation a pris bonne note de la déclaration d'intention de Dexia de ne plus financer les colonies; une première victoire de la campagne.

Le 3 octobre 2009, nous avons à nouveau formulé nos revendications avec une action devant 20 filiales Dexia dans tout le pays. Ce ne fut pas sans effet : M. Decreane, président de Dexia Belgique, nous a invité pour un entretien. Il nous a fait savoir que la campagne est arrivée jusqu'à l'agenda du Comité de direction du groupe Dexia, nos efforts engendrent donc des discussions au sein du groupe.

Les crédits courants n'ont pas pour autant été supprimés et Dexia ne voit aucun problème à financer les colonies de Jérusalem-Est. Cela veut dire que Dexia va continuer à financer l'occupation au moins jusqu'en 2017. Nous avons donc accompli un petit pas mais nous sommes encore loin du but.

Y a-t-il des initiatives équivalentes dans d'autre pays?

Le 9 juillet 2005, un an exactement après que la Cour internationale de justice ait rendu un avis comme quoi le mur et les colonies dans le territoire palestinien étaient illégales, 170 organisations palestiniennes ont lancé un appel pour le « Boycott-Désinvestissement-Sanctions » (BDS). Par cet appel, ils voulaient mettre fin au soutien militaire et économique de l'occupation israélienne et au déni du droit international.

La campagne BDS est une stratégie non violente qui vise à forcer la reconnaissance du droit palestinien, elle est inspirée de la campagne pleinement réussie contre l’apartheid sud-africain. Le boycott exerce non seulement une pression internationale sur le régime d’occupation israélien mais elle a également un énorme potentiel pour motiver l’opinion publique.

Depuis l’appel au BDS, des activistes du monde entier font des actions contre les produits israéliens, des protestations s’élèvent contre la venue des équipes sportives et des initiatives débutent pour un boycott académique et culturel. Ce dernier a le soutien d’écrivains tels que Naomi Klein, Eduardo Galeano, Arundathi Roy et le cinéaste Ken Loach.
De gros investisseurs revoient leurs stratégies et se retirent d’Israël ou de la société israélienne; citons par exemple la banque néerlandaise ASN, des églises étasuniennes et un fond de pension norvégien. La pressions s’accroissent sur des sociétés qui profitent de l’occupation, la société française Veolia en est un bon exemple.

La campagne Dexia fait donc partie d’une dynamique mondiale pour mettre fin à l’occupation israélienne, dynamique qui après le massacre à Gaza s’est amplifiée.

En novembre, vous avez demandé aux clients Dexia de verser 5€ avec la mention ‘Palestine occupée - Dexia impliquée’. Pourquoi cet appel, et à quoi va servir l'argent?

Avec cette action symbolique, nous voulions clairement montrer à Dexia que des clients ne sont pas d’accord avec la gestion de leur banque en Israël. 120 personnes ont participé et par la même occasion elles ont soutenu la campagne financièrement. Bien que ceci ne soit pas le principal, c’est tout de même important car naturellement la campagne a un coût, que nous ne cachons pas.
Les dépenses principales concernent l’impression du matériel de campagne: cartes, tracts et affiches. Jusqu'à présent, les dépenses s’élèvent à 3855€. Les organisations qui utilisent le matériel le paient, ce qui a contribué pour 3100€ et nous attendons encore quelques versements. Avec quelques sponsors et la récolte des 5€ (Total: 610€), cela nous a fait une rentrée d’environ 4000€ tant et si bien que nous sommes en positif d’une centaine d’euros.

Quel sont les plans d’avenir de la campagne Dexia?

Aussi longtemps que Dexia-Israël financera les colonies, la banque enfreint le droit international et se rend complice de l’occupation. La campagne continuera jusqu'à ce que le groupe Dexia et ses dirigeants :

1. reconnaissent que les colonies israéliennes implantées dans les territoires occupés palestiniens sont illégales et constituent un obstacle à la paix.
2. reconnaissent que la municipalité de Jérusalem, telle qu'instituée par les Israéliens, est illégale car elle comprend la partie est de la ville. Cette zone ne doit donc pas recevoir de financement du groupe Dexia.
3. reconnaissent qu'avoir permis à une de ses filiales de financer les colonies israéliennes était une faute inadmissible, présentent ses excuses pour les torts que ces financements ont causés.
4. rompent ses liens (contractuels ou non) avec toutes les collectivités, communes, entreprises, particuliers, etc... qui collaborent à l'occupation israélienne de la Palestine.
5. fournissent les preuves permettant de vérifier le caractère irréprochable des activités de sa filiale israélienne.

Pour contraindre Dexia à ces exigences; nous explorons différentes pistes. Nous pensons par exemple à convaincre le plus de monde possible d'acheter une action Dexia afin qu'ils puissent exprimer leur mécontentement lors de l’assemblée générale, probablement en mai 2010.

D’autre part, nous voulons attirer l’attention de nos politiciens sur leurs responsabilités dans cette affaire. Le gouvernement belge (une participation de 5,7% ), les trois régions (ensemble 5,7%), les provinces belges et les communes (ensemble 14,3%) ont tous un mot à dire dans le Conseil de direction de Dexia. Il est temps qu’elles se positionnent clairement et qu’elles s’expriment contre l’occupation illégale et le rôle que joue Dexia.

Etant donné que toutes les communes belges sont actionnaires de Dexia, elles peuvent également faire des actions locale. Il y a encore 556 communes qui, par leur silence, soutiennent les actions illégales de Dexia. Cela est inacceptable. Les communes qui veulent bien mettre cette question à leur agenda sont évidemment les bienvenues. Nous faisons un appel pressant à toutes les organisations qui veulent s’associer à la campagne et ainsi mettre la pression sur Dexia pour qu’elle rompe tout lien avec l’occupation.

Quelle est l’opinion des Palestiniens sur votre action?

Comme je l’ai dit plus tôt, les Palestiniens ont lancé un appel qui définit le cadre pour des actions de défense de leurs droits. La campagne Dexia est accueillie de manière positive comme une des nombreuses campagnes qui expriment leur solidarité avec les Palestiniens. Nous les informons de l’évolution (cette interview par exemple sera traduite en anglais) et ils prennent des nouvelles sur quantité de sites Internet, etc....

En ce qui concerne la campagne Dexia, nous travaillons aussi avec des organisations françaises. La campagne est donc une collaboration belgo-franco-luxembourgo-israélo-palestinienne !

Vous voulez égalmenent ajouter votre pierre à l'édifice? Vous pouvez:

  • faire signer la plate-forme par votre organisation.
  • faire signer les cartes-pétitions (1 et 2) à l'attention de la direction de Dexia.
  • faire signer la pétition en ligne à l'attention des responsables politiques.
  • vous connecter à la page de la campagne sur Facebook pour partager les informations avec vos connaissances.
  • interpeller votre Conseil communal pour qu'il vote une motion, toutes les communes étant actionnaires de Dexia. Vous trouverez divers exemples de motions dans l'article 'Chronologie de la campagne'.
  • prendre contact avec le secrétariat de la plate-forme si vous voulez vous impliquer d'avantage.

 

16:15 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : palestine, guerre, occupation, dexia, solidarite, financement, belgique |  Facebook |

09/02/2008

Pink - Dear Mr Président

10:17 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Morale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chanson, guerre, pauvrete, usa, bush |  Facebook |

30/09/2007

Crime de guerre USA en Irak

19:16 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : guerre, irak, usa, crimes |  Facebook |

12/02/2007

Les causes de la défaite voulue de 1940!

Le choix de la défaite

 

Cliquez sur  http://www.dailymotion.com/worldhistoria/video/xztbh_le-c...

 

Quelles sont les causes de la défaite française de 1940 ? Comment comprendre l’engagement des banquiers et industriels dans la " collaboration économique " avec les Allemands entre la défaite et la libération de Paris sans s’interroger sur la phase précédente ? Les classes dirigeantes françaises ont-elles planifié dans la décennie 1930, comme leurs homologues belges guidées par la Banque nationale de Belgique, l’occupation prochaine de leur pays par l’Allemagne de Hitler ?

 

À la lumière d’archives françaises et étrangères, pour la plupart jamais encore dépouillées, Annie Lacroix-Riz revient sur les origines de Vichy. Un essai très engagé, qui bouleverse notre connaissance de cette période de l’histoire de France et au-delà, des relations internationales. Cet ouvrage défend la thèse que les hommes de Vichy ont préparé leur arrivée au pouvoir et que la transformation des institutions, rendue nécessaire par la crise, passait par la défaite française. L’ouvrage montre ainsi, dans une approche nouvelle, que les causes de l’Occupation sont avant tout intérieures. Il aborde la question de la nature des actions menées de 1933 à 1939 en faveur de l’axe Rome-Berlin. Surtout, il met en exergue le caractère déterminant de l’économie dans le fonctionnement de la société française des années 30.


DVD original disponible sur : www.historiographie.info

15:31 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Médiamensonges | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre, nazis, vichy, 1940, guerremondiale |  Facebook |

Vidéos "en ligne" intéressantes!

Le mythe de la bonne guerre

 

Cliquer sur http://www.dailymotion.com/video/x10hfx_le-mythe-de-la-bonne-guerre

 

La vérité sur les OGM ?

 

Cliquer sur http://video.google.fr/videoplay?docid=-8996055986353195886

13:45 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre, ogm |  Facebook |