30/11/2009

Citations.

« Le capital abhorre l’absence de profit ou un profit minime, comme la nature a horreur du vide. Que le profit soit convenable, et le capital devient courageux : 10% d’assurés, et on peut l’employer partout ; 20%, il s’échauffe ; 50%, il est d’une témérité folle, à 100%, il foule aux pieds toutes les lois humaines ; à 300%, et il n’est pas de crime qu’il n’ose commettre, même au risque de la potence. Quand le désordre et la discorde portent profit, il les encourage tous deux ; pour preuve la contrebande et la traite des nègres. »
Marx – Engels

« Les hommes ont toujours été et seront toujours en politique les dupes naïves des autres et d'eux-mêmes, tant qu'ils n'auront pas appris, derrière les phrases, les déclarations et les promesses morales, religieuses, politiques et sociales, à discerner les intérêts de telles ou telles classes. »
« Dans une société fondée sur le pouvoir de l'argent, tandis que quelques poignées de riches ne savent être que des parasites, il ne peut y avoir de "liberté", réelle et véritable. »
Lénine

 « On doit être marxiste de la même manière que l’on est newtonien en physique, ou ‘pasteurien’ en biologie. (...) Le mérite de Marx est d’avoir effectué un bond qualitatif dans l’histoire de la philosophie sociale. Il interprète l’histoire, explique sa dynamique et prévoit l’avenir. En outre, il va plus loin que son simple devoir scientifique, il formule un concept révolutionnaire : il ne suffit pas de comprendre la nature des choses, il est aussi nécessaire de les modifier. L’homme cesse d’être l’esclave et l’instrument de l’histoire pour devenir l’architecte de son propre avenir. »
Ernesto ‘Che’ Guevara

« L’histoire du parti communiste Bolchevik de l’URSS est la meilleure synthèse et le meilleur bilan du mouvement communiste mondial des cent dernières années. C’est le modèle de l’union de la théorie et de la pratique, l’unique modèle achevé disponible actuellement dans le monde. En étudiant comment Lénine et Staline ont associé la vérité universelle du marxisme à la pratique concrète de l’Union soviétique et ont, sur cette base, développé le marxisme, nous comprendrons comment nous devons travailler chez nous en Chine. »
Mao Tsé Toung

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10/11/2009

Préface du livre « trotskisme ou léninisme » de Harpal Brar (Présenté lors du précédent message de ce blog).

Tract PTB compL’un des mythes lancés par les trotskistes –avec l’aide considérable de la bourgeoisie impérialiste- c’est que le léninisme et le trotskisme sont synonymes ; qu’après Lénine, Trotski était le bolchévik le plus brillant et le plus important (certains vont même jusqu’à dire que Lénine fut un grand trotskiste) ; que Trotski était le véritable héritier du léninisme et un digne successeur de Lénine, mais qu’il fut –hélas- privé de la place qui lui revenait par las manœuvres d’un homme médiocre de troisième ordre doublé d’un despote oriental, à savoir Joseph Staline. Ce mythe anticommuniste, ressassé jusqu’à l’indigestion d’une décennie à l’autre sur un mode goebbelsien (ndlr : relativement à Joseph Goebbels, chef de la propagande sous le troisième Reich, en Allemagne nazie), non seulement dans les publications trotskistes, mais aussi dans les classes des professeurs et enseignants petit-bourgeois d’histoire et de sociologie –sans parler de la presse impérialiste et des médias électroniques- ce mythe, donc, a acquis la force d’une véritable nuisance publique.
Celle-ci est le produit d’une distorsion et d’une falsification délibérées du marxisme-léninisme par le trotskisme et ses alliés bourgeois, de tromperies, d’insinuations, d’omissions, ainsi que d’interprétations tendancieuses de l’histoire de la grande Révolution d’Octobre, de la pratique et du rôle révolutionnaire de l’U.R.S.S., d’une part, et de l’ignorance des personnes à qui sont adressées ces tromperies, ces distorsions et ces falsifications directes, d’autre part. Quiconque a, un tant soit peu, étudié –et, à plus forte raison, beaucoup étudié- le sujet ne peut qu’être conscient du mensonge total que constitue ce mythe. Le but de l’ouvrage présenté (ndlr : « trotskisme ou léninisme », d’Arpal Brar) est de dénoncer ce mythe et d’exposer l’essence réellement réactionnaire, contre-révolutionnaire de l’idéologie petite-bourgeoise que représente le trotskisme, aussi inconciliablement hostile au marxisme-léninisme que ne l’est la bourgeoisie au prolétariat –et ce, en dépit de sa terminologie pseudo-marxiste, ultra-« gauchiste » et ultra-« révolutionnaire ».
La tâche de cet ouvrage consiste à montrer que le léninisme et le trotskisme s’excluent mutuellement ; que le trotskisme est inconciliablement opposé au léninisme ; que ceux qui se veulent marxistes-léninistes ont le devoir impérieux, dans l’intérêt du prolétariat, de mener une lutte impitoyable et sans compromis contre le trotskisme ; qu’ils doivent enterrer le trotskisme en tant que courant idéologique au sein de la classe ouvrière. En outre, je vise à démontrer qu’après la mort de Lénine, en janvier 1924, du fait que le léninisme avait été confirmé par le Parti bolchévik désormais sous la direction de Staline, le trotskisme poursuivit ses incessantes attaques contre ce même Léninisme, après avoir rapporté quelques modifications tactiques à ses attaques.
Dorénavant, il fallait attaquer le léninisme et la politique léniniste du Pari en feignant de s’en prendre au « stalinisme » au nom du léninisme. Pour y arriver, le trotskisme poursuivit sa lutte contre-révolutionnaire contre le léninisme révolutionnaire, sans toutefois jamais citer ouvertement ni spécifiquement le léninisme en tant que cible. Mentionnons –et c’est tout à l’honneur du Parti bolchévik, et de son dirigeant Staline- que le trotskisme reçu des coups aussi violents que ceux qu’il avait déjà reçus du vivant le Lénine, coups qui allaient se solder par son ignominieuse défaite. J’insisterai tout particulièrement sur trois caractéristiques du trotskisme, des caractéristiques qui le mettent en contradiction irréconciliable avec le léninisme.

08/11/2009

Trotskisme ou léninisme (Harpal Brar)

 

Tract PTB

 

Les organisations trotskistes ne cessent de proclamer que trotskisme et léninisme sont synonymes. Que Trotski était le véritable héritier de Lénine, son successeur désigné… Pourtant, le trotskisme ne s'est pas imposé au temps de Lénine, ni après la mort de celui-ci. Pourquoi?

Les partis et mouvements d'obédience trotskiste n'ont jamais pris la tête d'aucune révolution dans l'histoire. Pourquoi?

Les leaders politiques du trotskisme se sont mis au service de la contre-révolution pendant la guerre froide, déstabilisant les pays qui construisaient le socialisme au nom d'une « lutte contre le bureaucratisme », applaudissant les « révolutions démocratiques » d’Eltsine et consorts. Pourquoi ?

Alors qu’en France, en Grande-Bretagne et d’autres pays encore, des tendances trotskistes, divisées entre-elles, disposent d’une audience certaine suite à la disparition des partis communistes révolutionnaires, il était important de faire parler les faits, de replacer Léon Trotski, sa politique et son idéologie devant l’histoire. L’impossibilité de la construction du socialisme dans un seul pays, la défaite annoncée face à l’Allemagne nazie, la guerre civile en Espagne, le testament de Lénine, la lutte de classe dans les campagnes soviétiques, les procès de Moscou…

A travers de nombreuses citations de Trotski lui-même, les luttes au Comité Central avec Lénine et de sources inédites, et dans un système sans fard, Harpal Brar nous livre ici un document fondamental pour l’avenir du mouvement communiste international.

En effet, cette analyse méticuleuse démasque les imposteurs réactionnaires au verbiage révolutionnaire qui l’ont toujours divisé et veut ainsi contribuer à la réunification, sur une base marxiste-léniniste conséquente, des communistes du monde entier.

Harpal Brar dédie cet ouvrage à tous les jeunes révolutionnaires.

N° spécial d’ETUDES MARXISTES, paru chez EPO (suivre le lien).

03/11/2009

Citations.


"Les prolétaires n'ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !"
Karl Marx & Friedrich Engels

"Par l'amélioration rapide de tous les instruments de production, par les communications rendues infiniment plus faciles, la bourgeoisie entraîne toutes les nations, jusqu'aux plus barbares, dans le courant de la civilisation. Le bas prix de ses marchandises, est son artillerie lourde, avec laquelle elle rase toutes les murailles de Chine, avec laquelle elle contraint à capituler les barbares xénophobes les plus entêtés. Elle contraint toutes les nations, sous peine de courir à leur perte, à adopter le mode de production bourgeois ; elle les contraint d'importer chez elles ce qui s'appelle la civilisation, autrement dit : elle en fait des nations de bourgeois. En un mot, elle crée un monde à son image."
Karl Marx & Friedrich Engels

"Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre cœur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire."
Ernesto "Ché" Guevara

"Si le communisme ne devait pas conduire à la création d'un homme nouveau, il n'aurait aucun sens."
Ernesto "Ché" Guevara

"Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte ; sous un mauvais gouvernement, la richesse est aussi une honte."
Confucius

"Quiconque souhaite le renforcement de la démocratie devra souhaiter également le renforcement et non pas l'affaiblissement du mouvement socialiste ; renoncer à la lutte pour le socialisme, c'est renoncer en même temps au mouvement ouvrier et à la démocratie elle-même."
Rosa Luxembourg

"Là où il y a une volonté, il y a un chemin."
Vladimir Illich Oulianov (Lénine)

"Dans une société fondée sur le pouvoir de l'argent, tandis que quelques poignées de riches ne savent être que des parasites, il ne peut y avoir de "liberté", réelle et véritable."
Vladimir Illich Oulianov (Lénine)

"Aucun homme n'a reçu de la nature le droit de commander les autres."
Denis Diderot

"Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience."
Karl Marx

"Le domaine de la liberté commence là où s'arrête le travail déterminé par la nécessité."
Karl Marx

"Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre."
Karl marx

"Le capital est semblable au vampire, il ne s’arrime qu’en suçant le travail vivant et sa vie est d’autant plus allègre qu’il en pompe davantage."
Karl marx

"Abolissez l’exploitation de l’homme par l’homme et vous abolirez l’exploitation d’une nation par une autre nation."
Karl marx

"L’histoire de toute société se résume dans le développement des antagonismes de classes, antagonismes qui ont revêtu des formes différentes à de différentes époques."
Karl marx

"Pour être un membre irréprochable parmi une communauté de moutons, il faut avant toute chose être soi-même un mouton."
Albert Einstein

"Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine... mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue."
Albert Einstein

"Le mot progrès n'aura aucun sens tant qu'il y aura des enfants malheureux."
Albert Einstein

"L'existence sociale des hommes détermine leur pensée."
Mao Tsé-toung

"En fin de compte, le régime socialiste se substituera au régime capitaliste ; c’est une loi objective, indépendante de la volonté humaine. Quels que soient les efforts des réactionnaires pour freiner la roue de l’histoire dans son mouvement en avant, la révolution éclatera tôt ou tard et sera nécessairement victorieuse."
Mao Tsé-toung

"Le but de la révolution socialiste est de libérer les forces productives. La transformation de la propriété individuelle en propriété collective socialiste dans les domaines de l’agriculture et de l’artisanat, et celle de la propriété capitaliste en propriété socialiste dans l’industrie et le commerce privés aboutiront nécessairement à une libération considérable des forces productives. Et les conditions sociales seront ainsi créées pour un énorme développement de la production industrielle et agricole."
Mao Tsé-toung

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02/08/2007

De Ludo Martens ....

Le socialisme doit se défendre

Dans le Manifeste du Parti communiste, Marx décrit la lutte des classes comme le moteur de l’évolution sociale. Deux ans plus tard, il aura cette formule : « Les révolutions sont les locomotives de l’histoire. »

Dans les pages consacrées au « socialisme bourgeois et petit-bourgeois », Marx et Engels se moquent de tous ceux qui imaginent des « remèdes aux anomalies sociales » en se plaçant en dehors de la lutte des classes.

Ces mêmes socialistes petit-bourgeois nous tiennent aujourd’hui le discours suivant : « Votre critique contre la bourgeoisie est pertinente, mais la bourgeoisie a raison dans ses critiques contre le communisme. Tous les morts sont à regretter, qu’ils aient perdu la vie à cause de l’impérialisme ou du communisme. »

Ce raisonnement, nous l’avons souvent entendu en juin 1989, lorsque le gouvernement chinois a réprimé l’émeute contre-révolutionnaire à Beijing. Nous avons argumenté que la restauration du capitalisme dans un pays d’un milliard cent millions d’hommes, un pays aux équilibres précaires, condamnerait des centaines de milliers de gens à la mort. L’argument a été couvert par les hurlements d’Amnesty International et autres défenseurs des « droits de l’impérialisme ».

Or, en février 1998, je lis un article d’un éminent spécialiste hollandais de la Chine, adversaire notoire du communisme, dans lequel il avoue aujourd’hui que « le tournant que la Chine a pris en 1989 n’a pas été mauvais pour le pays ». Si les réformes de Zhao Ziyang avaient été poursuivies, « il est probable que la Chine aurait connu une longue régression sociale comme l’Union soviétique. (…) Il y a beaucoup de chances que la Chine aurait connu une implosion politique comme l’URSS. (…) Deng Xiaoping a évoqué un jour le scénario apocalyptique de cent millions de réfugiés chinois qui déstabiliseraient plusieurs régions du monde. »

Nous revendiquons le droit du socialisme à se défendre face à un ennemi qui ne recule devant aucun acte de barbarie. La Chine avait le devoir de réprimer l’émeute contre-révolutionnaire. Marx a justifié la violence de la Commune de Paris contre ses ennemis et Engels reprochait à la Commune « de ne pas s’être servie assez largement de l’autorité du peuple en armes face aux bourgeois ».

En juin 1989, le Parti communiste chinois a sauvé la vie de centaines de milliers de Chinois qui auraient péri en cas de désordre et de chaos généralisés. L’incident qui fit trois à six cents victimes peut être regretté, mais n’a guère d’importance, si ce n’est celle qu’il tire de la monstrueuse campagne anticommuniste que l’ensemble du monde impérialiste a organisée. Quelques semaines avant les événements de Beijing, des manifestations de masse contre les plans du FMI étaient réprimées au Venezuela. Il y a eu quatre mille morts, mentionnés en cinq lignes par des journaux qui, peu après, ont titré en première page : « Devenu fou, le pouvoir communiste a forcé l’armée à massacrer une foule sans défense. »

Du même point de vue, les communistes revendiquent la violence révolutionnaire par laquelle le Parti bolchevik de Staline a vaincu la contre-révolution. Prenons seulement l’exemple de l’épuration des années 1937-1938. Le Parti bolchevik a estimé de façon réaliste la barbarie monstrueuse qui s’abattrait sur le peuple soviétique dès le début de l’agression nazie. Il fallait exterminer la cinquième colonne et les contre-révolutionnaires qui se mettraient inévitablement au service des « libérateurs ». C’était le devoir de Staline devant le peuple soviétique et devant l’humanité.

L’épuration était inévitablement une affaire extrêmement compliquée. Dès janvier 1938, Staline indiquait qu’il y avait des saboteurs et des agents doubles qui lançaient de fausses accusations et exécutaient des communistes loyaux.

Malgré toutes les difficultés, l’épuration a atteint ses buts.

Pendant la première année de la guerre, l’Union soviétique a souvent été à deux doigts de la défaite. Que se serait-il passé si des dizaines de milliers de contre-révolutionnaires avaient pu se mettre au service des nazis pour donner la chasse aux bolcheviks, organisateurs de la résistance ? Si des traîtres au sein de l’armée avaient capitulé et étaient passés à l’ennemi ?

La bourgeoisie française et belge prétend que l’épuration était « criminelle ». Nous la comprenons parfaitement. Cette bourgeoisie est presque passée en bloc dans la collaboration. Elle nous assure que Boukharine, Zinoviev et d’autres condamnés à mort des procès de Moscou étaient de « bons communistes ». Le président du Parti socialiste belge, Henri De Man, était bien tout autant un bon socialiste. Pourtant, il est passé avec armes et bagages chez les hitlériens ! La bourgeoisie nous assure que le général Toukhatchevski, fusillé en 1937, était un patriote. Le général Pétain, héros de la France, ne l’était pas moins. Mais il est bien devenu le chef de la collaboration nazie !

Sans l’épuration, l’Union soviétique n’aurait pas gagné la guerre. Comment estimer le nombre de communistes qui auraient été exterminés en cas de victoire nazie ? Comment estimer le nombre de morts qu’il aurait fallu pour libérer le pays de l’occupation, et cela à partir d’une situation où la grande majorité des cadres communistes auraient disparu ? En l’absence du soutien soviétique, quel aurait été le nombre de morts supplémentaires que la Chine et les pays de l’Europe de l’Est auraient dû compter pour se libérer du fascisme ?

Dans les siècles à venir, l’humanité enfin libérée de la barbarie impérialiste rendra l’hommage qu’ils méritent au grand Parti bolchevik et à Staline.

La nécessité de l’épuration a reçu aujourd’hui une nouvelle confirmation, après la victoire de la contre-révolution en Union soviétique. Ce sont exactement les tendances bourgeoises et petite-bourgeoises que Staline a combattues, qui ont pris le pouvoir avec Khrouchtchev. Elles ont eu besoin de trente ans pour détruire de l’intérieur la forteresse socialiste. Elles ont réalisé de l’intérieur ce qu’Hitler a essayé en vain de l’extérieur : restaurer le capitalisme et soumettre l’Union soviétique à la domination et au pillage impérialistes. Grâce à la « démocratie », la production industrielle russe a chuté de 60%, provoquant le chômage et la misère noire. La moitié de l’économie russe est maintenant aux mains de 5 700 organisations mafieuses. En cinq ans, de 1990 à 1994, la Russie a compté 1 700 000 morts supplémentaires par rapport aux années quatre-vingts. Un million sept cent mille morts, c’est le prix de la restauration capitaliste.

Extraits, Ludo Martens

24/05/2007

Pour un véritable socialisme, pour les gens, et non au révisionnisme néolibéral! Non au profit!

Socialisme et révisionnisme.

 

Les anti-communistes font toujours la part belle à tout ce qui peut contrer la survenue d'un système qui leur serait nuisible, la critique est vive, les propos ne sont pas souvent vrais, mais tout est bon pour décrier leurs opposants, mensonges à l'appui.

 

Des propos souvent tenus à tort : "les communistes, dans une société libérale telle que la nôtre, ne sont bons que pour se plaindre du système, mais il est utopique de croire qu’ils pourront changer quoi que ce soit en bien, surtout lorsqu’on constate les effets qu’ont eu les dictatures communistes".

Certes, il est vrai que la recherche du profit, exacerbant l'égoïsme de chacun, s'oppose à la solidarité et à l'égalité entre tous; les antagonismes opposant les deux systèmes provoqueront toujours la lutte des classes, alors que sous le communisme, il n'y aurait plus de classes différentes, tout le monde vivrait au même niveau; et à ce moment, les seuls à se plaindre de ce système seraient ceux-là qui ne recherchent que le profit au détriment des autres, il est donc normal, dans une société où ils sont Rois, une société libérale comme celle où nous vivons actuellement ; ces libéraux, ces néolibéraux, ces faux-socialistes, ces sociaux-démocrates, ne voient pas d'un bon œil l'arrivée d'un système économique opposé au leur, d'où les arguments sans cesse répétés et à nous-mêmes inculqués depuis notre plus jeune âge, pour contrer la venue d'une société égalitaire et juste, une société communiste.

 

Lénine dit, justement, en 1908, à propos du Marxisme et du révisionnisme: "Qu’est-ce qui rend le révisionnisme inévitable dans la société capitaliste ? Pourquoi est-il plus profond que les particularités nationales et les degrés de développement du capitalisme ? Mais parce que, dans chaque pays capitaliste, à côté du prolétariat se trouvent toujours les larges couches de la petite bourgeoisie, des petits patrons. La petite production a engendré et continue d’engendrer constamment le capitalisme, Celui-ci crée inéluctablement de nouvelles "couches moyennes" (appendice de la fabrique, travail à domicile, petits ateliers disséminés dans tout le pays, en raison des nécessités de la grosse industrie, par exemple le cycle et l’automobile, etc.). Ces nouveaux petits producteurs sont eux aussi inéluctablement rejetés dans les rangs du prolétariat. Dès lors il est parfaitement naturel que les conceptions petite-bourgeoises pénètrent encore et encore dans les rangs des grands partis ouvriers. Dès lors il est parfaitement naturel qu’il doive en être et qu’il en sera toujours ainsi jusqu’aux péripéties mêmes de la révolution prolétarienne. Car ce serait une grave erreur de croire que pour que cette révolution s’accomplisse, une prolétarisation "intégrale " de la majorité de la population soit nécessaire. Ce que nous traversons aujourd’hui, le plus souvent dans l’ordre des idées seulement : discussions au sujet des amendements théoriques à Marx; ce qui, à l’heure présente, ne se manifeste dans la pratique que pour certaines questions particulières du mouvement ouvrier — comme les divergences tactiques avec les révisionnistes et les scissions qui se produisent sur ce terrain, — la classe ouvrière aura nécessairement à le subir dans des proportions incomparablement plus vastes, lorsque la révolution prolétarienne aura aiguisé toutes les questions litigieuses, concentré toutes les divergences sur des points d’une importance immédiate pour la détermination de la conduite des masses, nous aura obligés, dans le feu de la lutte, à séparer les ennemis des amis, à rejeter les mauvais alliés pour porter à l’ennemi des coups décisifs."

 

Tous les peuples devraient pouvoir vivre en parfaite harmonie, et seule la tolérance des différences de chacun peut y contribuer, alors que le capitaliste n'a de cesse de soumettre les peuples dans l'unique but d'enrichissement dans une société individualiste, de l'asservissement des autres par le pouvoir de l'argent. Or, tout appartient à tout le monde, personne ne doit être soumis à personne, mais un système réellement social et équitable ne peut exister qu'au sein d'une société communiste. Pour un véritable socialisme.

 

17:40 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Economie-politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marx, lenine, equilibre, societe, revisionnisme, socialisme, partage |  Facebook |

18/03/2007

 Citations (5)

 

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Page de citations (5)

 

« A toute époque, les idées de la classe dominante sont les idées dominantes : autrement dit, la classe qui est la puissance matérielle dominante de la société est en même temps la puissance spirituelle dominante. La classe qui dispose des moyens de la production matérielle dispose en même temps, de ce fait, des moyens de la production intellectuelle, si bien qu'en général, elle exerce son pouvoir sur les idées de ceux à qui ces moyens font défaut. Les pensées dominantes ne sont rien d'autre que l'expression en idées des conditions matérielles dominantes, ce sont ces conditions conçues comme idées, donc l'expression des rapports sociaux qui font justement d'une seule classe la classe dominante, donc les idées de sa suprématie. »

Marx Engels

 

« Le capitalisme en général et l'impérialisme en particulier font de la démocratie une illusion ; et cependant le capitalisme engendre des tendances démocratiques au sein des masses, fonde des institutions démocratiques, aggrave l'antagonisme entre l'impérialisme, négateur de la démocratie, et les masses qui aspirent à la démocratie. »

Lénine

« Le Parti est une organisation d’avant-garde. Les meilleurs travailleurs sont amenés à y adhérer par leurs camarades. Il constitue une minorité, mais en raison des qualités de ses cadres, il dispose d’une grande autorité. Il représente notre aspiration que se constitue un parti de masse, mais uniquement lorsque les masses auront atteint le niveau de développement de l’avant-garde. En d’autres mots, lorsqu’elles auront été formées au communisme. Et c’est vers cette éducation que s’oriente notre travail. Le Parti est l’exemple vivant, ses cadres doivent être un exemple de dévouement et de sacrifice, par leurs efforts, ils doivent amener les masses à remplir leur tâche révolutionnaire. Cela requiert des années de lutte acharnée contre les difficultés inhérentes à la construction (du socialisme), contre les ennemis de classe, contre les abus du passé, contre l’impérialisme. »

Ernesto ‘Che’ Guevara

 

 

01:56 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Philo Marxiste-léniniste | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : communisme, marx, engels, lenine, che, socialisme, citations |  Facebook |

05/02/2007

 Choix évident!

Dans la multitude de formations dites « de gauche », l’électeur, le citoyen, ne sait pas facilement se situer, la diversité induit en erreur pas mal de gens désireux de voir s’améliorer leur condition ou tout bonnement ne plus la voir se dissoudre par le magma néolibéral actuel.

 

Il est évident de constater une tendance généralisée « à droite » des différents partis sociaux-démocrates partout en Europe, malgré l’appel lancé par certains en faveur d’une Europe plus sociale, c’est un leurre de croire à tel langage puisqu’il ne fait aucun doute sur les intentions de la plupart de nos gouvernants, manipulés par le patronat. Le répéter est certes inutile pour les convaincus, mais prouver cette manipulation sans en venir directement aux conclusions ferait réfléchir pas mal d’hésitants. La tromperie est une des armes de la politique, et non des moindres ; après tout le contenu du nom de parti N.S.D.A.P. Allemand (1920-1945), ou parti nazi comportait lui aussi l’appellation ‘socialiste’ (le S. de National Socialist Deutsche Arbeit Parti, ‘arbeit’ voulant dire travail), et donc le parti d’Hitler lui-même exerçait cet amalgame afin de mieux capter les faveurs du peuple, la pression physique par les S.A. et la manipulation mensongère du chef de parti en sont d’autres incitants à imposer cette politique. Je n’irai pas jusqu’à comparer les partis « socialistes » avec le nazisme, mais avouons qu’ils en possèdent quelques similitudes, entre-autres l’endoctrinement imposé de leur histoire, révisée et tournée à leur avantage exclusif, contradictoirement aux faits réels et à leurs vraies motivations ; lesquelles nous ramèneront indubitablement à leur soumission à la bourgeoisie.

 

Telle une religion, idéalisée et vouée au culte du « Dieu-Pognon », la bourgeoisie domine la plèbe au plus profond des âmes de leurs croyants, leur donnant à rêver qu’ils puissent un jour eux aussi accéder à cette situation de riche-puissant-dominateur ; menteurs et manipulateurs profitant pleinement de l’incrédulité, de la naïveté du peuple et de se repaître dans leur immense bassesse ; l’humble dominé par le mécréant, le modeste exploité par la gigantesque démesure du fou-bourgeois.

 

Il n’est pas rare d’entendre le peuple faire les mêmes commentaires pré-électoraux du genre défaitiste bien avant l’acte lui-même, relativisant négativement l’issue du scrutin ; prédisant à l’avance les résultats médiocres de par les similitudes avec les anciennes élections ; « çà ne sert à rien de voter, de toutes façons ce seront les mêmes qui repasseront ! » ; « que l’on vote pour Pierre, Paul ou Jacques, bleu, vert, rouge ou orange, ce sont toujours les mêmes politiques et les mêmes façons de nous plumer ! » ; cette dernière n’est pas tout à fait fausse, mais la raison seule manque aux gens, bien mal informés des buts réels des partis sociaux-démocrates ; les soi-disant partis traditionnels démocratiques. Car nous ne vivons pas, en Europe, dans des pays démocratiques, mais bel et bien dans la dictature de l’argent et du pouvoir, la dictature néolibérale, la dictature du patronat et des actionnaires, la dictature de la bourgeoisie !

17:12 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Philo Marxiste-léniniste | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : socialisme, social, politique, philo, marx, lenine |  Facebook |