04/03/2008

Le "Frankenstein fiscal" du Dr Reynders.

 

Tout ce que vous n'auriez jamais dû savoir sur les intérêts notionnels

Combien vont finalement coûter les intérêts notionnels?

  • Depuis quand Reynders savait-il que son estimation initiale était fortement sous-évaluée?
  • Ce coût va-t-il encore augmenter à l'avenir?
  • Les intérêts notionnels ont-ils créé des investissements et des emplois?
  • Quelle est la véritable raison ayant poussé à la création des intérêts notionnels?
  • Comment fonctionnent les montages fiscaux réalisés par de grandes entreprises?
  • Comment Reynders s'est-il rendu complice des abus dont ils nient l'existence?
  • Pourquoi les intérêts notionnels augmentent-ils l'inégalité entre les entreprises?
  • Quel est le véritable taux d'impôts payé par les sociétés belges?
  • Combien vous coûtent les intérêts notionnels?
  • Faut-il réformer ou supprimer cette déduction fiscale ?

Titre : "Le Frankenstein fiscal du Dr Reynders"

Sous-titre : "Tout ce que vous n'auriez jamais dû savoir sur les intérêts notionnels"

Auteur : Marco Van Hees

Format : pdf (843 Ko), 40 pages A4 + annexes.

  La brochure peut être téléchargée à l'adresse suivante :

http://www.ptb.be/fr/nouvelles/article/article/une-brochu...

 

03/12/2007

Belgique: Enfer ou Paradis fiscal ?

Belgique:

Enfer ou Paradis fiscal ?

Première partie (+/- 12 min., cliquez sur >, puis "zoom").

Deuxième partie (+/- 12 min.)

Troisième partie (+/- 11 min.)

PamfletManif151207-1
PamfletManif151207-2

28/06/2007

Et encore, et encore .....

Banquier

Les Belges toujours plus riches? Vous êtes riche, vous?

Dire, redire, répéter, que les riches, dans cette société capitaliste sont amenés à devenir de plus en plus riches, se plaindre et toujours se lamenter, soit, comme je dis dans l’intro à ce blog : "Il faut dénoncer ce qui doit l'être", mais finalement çà en devient une éternelle rengaine, mais ce qu'il faut savoir c'est que cet état de chose n'est pas prêt de s'améliorer avec le gouvernement que l'on nous concocte pour le moment, et pour lequel "NOUS" avons voté, voici donc une série de trois articles parus sur dhnet.be; je vous laisse juges.

4.200 nouveaux riches

(La DH du 28/06/2007)

La Belgique compte désormais 68.000 citoyens millionnaires en dollar

BRUXELLES Chaque année, le cercle des millionnaires s'agrandit. En Belgique, on dénombrait 63.800 millionnaires en 2005, rejoints l'an dernier par 4.200 petits veinards qui font désormais partie de cette famille de privilégiés forte de 68.000 membres, selon le World Wealth Report de Merill Lynch et Capgemini, rendu public hier. Parmi les Belges les plus riches et les plus célèbres, c'est à nouveau Albert Frère qui occupe la plus haute marche du podium, faisant même partie du très fermé club des milliardaires (3,1 milliards), auquel un seul autre Belge appartient, d'origine kazakhe, Patokh Chodiev (1,9 milliard).

Depuis mars 2003, l'indice Bel-20 a plus que triplé, ce qui contribue fortement à l'enrichissement des Belges dont les sociétés sont cotées en Bourse et des investisseurs qui ont décidé de placer une partie de leurs avoirs financiers dans ces entreprises. En 2006, principalement entre août et octobre, la place boursière belge a enregistré d'excellentes performances, grimpant de 27,3 % sur l'année. Et les analystes s'attendent à voir le Bel-20 dépasser les 5.000 points cette année.

Mais pour faire fructifier leur argent, les riches aiment généralement se tourner vers des gestionnaires de fortunes. "Les principales entreprises de gestion de patrimoines ont compris que, pour réussir, elles devaient adapter leur modèle de service aux besoins individuels de leurs clients ", explique Robert J. McCann, président du Global Private Client Group de Merrill Lynch.

"En matière de services financiers, nous observons une tendance qui a déjà pris racine dans le secteur de la vente au détail et du divertissement. Les préférences individuelles et les besoins actuels changeants des clients sont de plus en plus pris en compte par les entreprises de gestion de patrimoines lorsqu'elles cherchent à mesurer l'efficacité de leurs modèles de service. Ces modèles doivent aider les conseillers à distinguer de meilleures opportunités visant à offrir de nouveaux produits et services", ajoute Bertrand Lavayssière, Group Director de Capgemini Financial Services.

Ainsi, on observe que les plus fortunés souhaitent se tourner vers des investissements de plus en plus mondialisés, complexes et proactifs.

Aujourd'hui, la majorité de leurs actifs provient de participations dans des entreprises et autres activités proactives de création de patrimoines.

Pour devenir très riche, il faut donc être... riche, ou gagner un très beau jackpot à l'Euro Millions. De quoi se gaver ad vitam aeternam de champagnes millésimés accompagnés de profiteroles au chocolat tout en profitant d'un coach personnel pour perdre les kilos superflus engrangés suite à ces excès.

V. S. © La Dernière Heure 2007

10 millions de rupins

(La DH du 28/06/2007)

Le patrimoine des plus fortunés a augmenté de 11,4 % en 2006, pour s'élever à 37.200 milliards de dollars

BRUXELLES Il y a quasi autant de millionnaires en dollar dans le monde que de Belges. Ils sont en effet 9,5 millions à posséder minimum un million de dollars, hors résidence principale et biens de consommation. Les ultra-HNWI (personnes disposant de plus de 30 millions de dollars d'avoirs financiers, hors résidence principale et biens de consommation) sont quant à eux 94.970 dans le monde.

Les pays Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) ont continué à jouer un rôle de plus en plus important dans l'économie mondiale en 2006. La Chine et la Russie se trouvent dans le top 10 des pays dont le nombre de millionnaires augmente le plus rapidement. Leur nombre a augmenté de 7,8 % en Chine et de 15,5 % en Russie. En Amérique latine, le nombre de millionnaires a augmenté de 10,2 %, continuant à dépasser la moyenne mondiale de 8,3 %.

En 2006, les millionnaires ont consacré plus d'argent à des investissements dans l'immobilier, liquidant parfois certains de leurs investissements alternatifs pour financer ces opportunités immobilières. Les volumes mondiaux de transactions immobilières directes ont atteint 682 milliards de dollars en 2006, augmentant de 38 % par rapport à 2005. Mais les riches se montrent aussi généreux puisqu'ils ont donné 285 milliards de dollars à des causes philanthropiques en 2006, même si pour certains il s'agit aussi d'un moyen de payer moins d'impôts.

Dans les mois à venir, des marchés matures comme les États-Unis ralentiront l'économie mondiale à cause de leurs taux de croissance modérés. Compte tenu du fait que de nombreuses banques centrales ont des politiques monétaires strictes, la période de haute liquidité qui a tant stimulé la récente croissance touchera bientôt à sa fin. On prévoit que les taux de croissance de l'Asie et de l'Amérique latine reflueront car la demande mondiale ralentit. Toutefois, l'extraordinaire création de richesse à Singapour et en Inde devrait se poursuivre en 2007, et ainsi favoriser l'accession de nouveaux riches au club de millionnaires en dollar.

V. S. © La Dernière Heure 2007

Réservé aux nantis

(La DH du 28/06/2007)

Le private banking, ou le saint des saints

BRUXELLES De plus en plus de millionnaires en Belgique ? Il y a aussi de plus en plus d'institutions financières s'intéressant aux gros poissons et leur proposant services et conseils sur mesure.

Avec un million d'euros en poche - façon de parler -, vous êtes forcément reçu comme un dieu par votre banquier.

Mais, cette fois, vous ne devrez pas vous contenter du siège pas trop confortable de votre agence bancaire traditionnelle : lorsque vous pesez autant, vous pouvez alors accéder au saint des saints, à savoir le private banking, où l'ambiance est bien entendu plus feutrée.

Le seuil d'accès au private banking est bien souvent le million d'euros. Parfois moins (à partir de 300.000 euros chez Axa Private Banking et moins de 100.000 euros chez Robeco, Citibank et à la Deutsche Bank). Avec une telle somme, vous aurez en tout cas droit à un conseiller personnel qui prendra tout le temps nécessaire pour déterminer votre profil d'investisseur. Ce qui est le cas de Monsieur Tout-le-Monde. La grosse différence est que vous pourrez alors accéder à des produits financiers plus pointus, voire plus performants, dans le cadre d'une architecture ouverture.

Qu'est-ce que cela signifie ? Si vous êtes client d'une banque traditionnelle, vous pouvez acheter des produits maison, et rien de plus : des fonds Fortis chez Fortis, des fonds Dexia chez Dexia, des fonds ING chez ING,...

Dans le cadre du private banking, l'horizon est généralement bien plus large : vous aurez bien entendu des fonds maison en portefeuille mais aussi des fonds d'autres gestionnaires, comme Fidelity, JP Morgan, Invesco,...

Vous aurez alors en portefeuille le meilleur fonds du marché, du moins en principe, dans chaque catégorie d'investissement. De quoi vous permettre de devenir encore plus riche.

V. S. © La Dernière Heure 2007

 

24/03/2007

Retraites dorées??? ...Cà dépend pour qui!

Retraites.

Les projets libéraux contre les aspirations des citoyens européens

Michel Husson, avril 2007

 

52% des Européens sont inquiets pour leur retraite, selon une enquête récente sur leurs aspirations. Cette proportion avoisine les deux tiers pour les travailleurs manuels et les chômeurs et dépasse 60 % pour les classes d’âge intermédiaires (25-54 ans). L’inquiétude est moindre chez les jeunes, éloignés de la retraite, et chez les seniors dont le sort est à peu près fixé. Le sentiment de « confiance » est majoritaire dans les pays scandinaves, mais elle est très faible en Allemagne (25 %), en France (32 %) et dans les pays de l’Est.

 

On a également posé aux salariés la question de savoir quelles étaient les solutions les plus acceptables à leurs yeux. Trois réponses étaient proposées :

 

1. Travailler et cotiser plus longtemps ;

2. Maintenir l’âge de la retraite et augmenter les cotisations salariées ;

3. Maintenir l’âge de la retraite et accepter de recevoir moins.

 

Selon une pratique répandue dans ce type de sondages, la question enferme les personnes interrogées dans un choix contraint puisqu’on ne leur propose d’autre issue que de travailler plus longtemps, cotiser plus (mais encore une fois à la charge des salariés) ou accepter une baisse de leur pension. L’option consistant à répartir autrement les richesses en transférant une partie des revenus financiers aux retraites est a priori en dehors du champ des possibilités. Il n’est donc pas surprenant qu’une personne sur trois ne se retrouve dans aucune de ces propositions, ne sait pas, ou préfère une combinaison des trois. Parmi ceux qui choisissent clairement une des possibilités offertes, près de la moitié choisissent de « maintenir l’âge de la retraite et augmenter les cotisations salariées ». Un tiers préfère « travailler et cotiser plus longtemps », et le reste (12 %) est d’accord pour « maintenir l’âge de la retraite et accepter de recevoir moins ».

 

Pour savoir si les autorités européennes prennent en compte ces aspirations, on peut se tourner vers le rapport sur la protection sociale et l’inclusion sociale que vient d’adopter la Commission européenne. Dans le mémorandum associé à ce rapport, on tombe d’abord sur un aveu : « des réformes récemment menées dans de nombreux États membres se sont soldées par une diminution de la retraite moyenne, par comparaison avec le salaire moyen d’un travailleur moyen pour un âge donné de départ à la retraite (taux de remplacement) ». L’effet de ces réformes correspond à la « possibilité » de « maintenir l’âge de la retraite et accepter de recevoir moins » qui est clairement minoritaire, puisque seulement 8 % des Européens la trouvent acceptable. Et la Commission entend bien continuer sur cette voie.

 

Elle annonce la couleur en décrivant la structure de financement des retraites qu’elle se fixe comme objectif pour 2050. La pension représenterait toujours en moyenne 65 % du revenu d’activité, comme en 2005. Mais la part couverte par les régimes publics passerait de 55 % à 40 %. La différence serait compensée, à parts égales, par les fonds de pension et assimilés, et par un allongement de la durée de vie active de deux ans en moyenne. Cette prospective est discutable car le maintien du taux de remplacement n’est pas assuré. Rien ne garantit que le recul de l’âge de la retraite augmente la durée de la vie active. Dans le cas français, le dernier rapport du COR prévoit exactement le contraire : « Entre 2003 et 2020, le recul supplémentaire de l’âge moyen de départ en retraite dû à la réforme de 2003 serait limité à 0,2 an dans le secteur privé et à 1 an ½ pour les fonctionnaires, pour des allongements de durée d’assurance de respectivement 1 an ¾ et 4 ans ¼ ».

 

En termes clairs, les salariés, compte tenu de la situation sur le marché du travail, ne pourront travailler qu’un peu plus longtemps et partiront à la retraite à peu près au même âge. Quant à la capitalisation, elle n’est à la portée que des salariés aisés, et sa montée en puissance ne peut que creuser les inégalités et étendre la pauvreté chez les retraités.

00:35 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Economie-politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : retraite, pension, revenus, liberaux, capitalistes |  Facebook |