10/11/2009

Préface du livre « trotskisme ou léninisme » de Harpal Brar (Présenté lors du précédent message de ce blog).

Tract PTB compL’un des mythes lancés par les trotskistes –avec l’aide considérable de la bourgeoisie impérialiste- c’est que le léninisme et le trotskisme sont synonymes ; qu’après Lénine, Trotski était le bolchévik le plus brillant et le plus important (certains vont même jusqu’à dire que Lénine fut un grand trotskiste) ; que Trotski était le véritable héritier du léninisme et un digne successeur de Lénine, mais qu’il fut –hélas- privé de la place qui lui revenait par las manœuvres d’un homme médiocre de troisième ordre doublé d’un despote oriental, à savoir Joseph Staline. Ce mythe anticommuniste, ressassé jusqu’à l’indigestion d’une décennie à l’autre sur un mode goebbelsien (ndlr : relativement à Joseph Goebbels, chef de la propagande sous le troisième Reich, en Allemagne nazie), non seulement dans les publications trotskistes, mais aussi dans les classes des professeurs et enseignants petit-bourgeois d’histoire et de sociologie –sans parler de la presse impérialiste et des médias électroniques- ce mythe, donc, a acquis la force d’une véritable nuisance publique.
Celle-ci est le produit d’une distorsion et d’une falsification délibérées du marxisme-léninisme par le trotskisme et ses alliés bourgeois, de tromperies, d’insinuations, d’omissions, ainsi que d’interprétations tendancieuses de l’histoire de la grande Révolution d’Octobre, de la pratique et du rôle révolutionnaire de l’U.R.S.S., d’une part, et de l’ignorance des personnes à qui sont adressées ces tromperies, ces distorsions et ces falsifications directes, d’autre part. Quiconque a, un tant soit peu, étudié –et, à plus forte raison, beaucoup étudié- le sujet ne peut qu’être conscient du mensonge total que constitue ce mythe. Le but de l’ouvrage présenté (ndlr : « trotskisme ou léninisme », d’Arpal Brar) est de dénoncer ce mythe et d’exposer l’essence réellement réactionnaire, contre-révolutionnaire de l’idéologie petite-bourgeoise que représente le trotskisme, aussi inconciliablement hostile au marxisme-léninisme que ne l’est la bourgeoisie au prolétariat –et ce, en dépit de sa terminologie pseudo-marxiste, ultra-« gauchiste » et ultra-« révolutionnaire ».
La tâche de cet ouvrage consiste à montrer que le léninisme et le trotskisme s’excluent mutuellement ; que le trotskisme est inconciliablement opposé au léninisme ; que ceux qui se veulent marxistes-léninistes ont le devoir impérieux, dans l’intérêt du prolétariat, de mener une lutte impitoyable et sans compromis contre le trotskisme ; qu’ils doivent enterrer le trotskisme en tant que courant idéologique au sein de la classe ouvrière. En outre, je vise à démontrer qu’après la mort de Lénine, en janvier 1924, du fait que le léninisme avait été confirmé par le Parti bolchévik désormais sous la direction de Staline, le trotskisme poursuivit ses incessantes attaques contre ce même Léninisme, après avoir rapporté quelques modifications tactiques à ses attaques.
Dorénavant, il fallait attaquer le léninisme et la politique léniniste du Pari en feignant de s’en prendre au « stalinisme » au nom du léninisme. Pour y arriver, le trotskisme poursuivit sa lutte contre-révolutionnaire contre le léninisme révolutionnaire, sans toutefois jamais citer ouvertement ni spécifiquement le léninisme en tant que cible. Mentionnons –et c’est tout à l’honneur du Parti bolchévik, et de son dirigeant Staline- que le trotskisme reçu des coups aussi violents que ceux qu’il avait déjà reçus du vivant le Lénine, coups qui allaient se solder par son ignominieuse défaite. J’insisterai tout particulièrement sur trois caractéristiques du trotskisme, des caractéristiques qui le mettent en contradiction irréconciliable avec le léninisme.

08/11/2009

Trotskisme ou léninisme (Harpal Brar)

 

Tract PTB

 

Les organisations trotskistes ne cessent de proclamer que trotskisme et léninisme sont synonymes. Que Trotski était le véritable héritier de Lénine, son successeur désigné… Pourtant, le trotskisme ne s'est pas imposé au temps de Lénine, ni après la mort de celui-ci. Pourquoi?

Les partis et mouvements d'obédience trotskiste n'ont jamais pris la tête d'aucune révolution dans l'histoire. Pourquoi?

Les leaders politiques du trotskisme se sont mis au service de la contre-révolution pendant la guerre froide, déstabilisant les pays qui construisaient le socialisme au nom d'une « lutte contre le bureaucratisme », applaudissant les « révolutions démocratiques » d’Eltsine et consorts. Pourquoi ?

Alors qu’en France, en Grande-Bretagne et d’autres pays encore, des tendances trotskistes, divisées entre-elles, disposent d’une audience certaine suite à la disparition des partis communistes révolutionnaires, il était important de faire parler les faits, de replacer Léon Trotski, sa politique et son idéologie devant l’histoire. L’impossibilité de la construction du socialisme dans un seul pays, la défaite annoncée face à l’Allemagne nazie, la guerre civile en Espagne, le testament de Lénine, la lutte de classe dans les campagnes soviétiques, les procès de Moscou…

A travers de nombreuses citations de Trotski lui-même, les luttes au Comité Central avec Lénine et de sources inédites, et dans un système sans fard, Harpal Brar nous livre ici un document fondamental pour l’avenir du mouvement communiste international.

En effet, cette analyse méticuleuse démasque les imposteurs réactionnaires au verbiage révolutionnaire qui l’ont toujours divisé et veut ainsi contribuer à la réunification, sur une base marxiste-léniniste conséquente, des communistes du monde entier.

Harpal Brar dédie cet ouvrage à tous les jeunes révolutionnaires.

N° spécial d’ETUDES MARXISTES, paru chez EPO (suivre le lien).

27/09/2009

N)87 d'Etudes Marxistes - 20 ans après la chute du mur. Bilan et perspectives du socialisme.

cover87

 

Vingt ans après la chute du mur de Berlin, l’Union européenne s’apprête à de multiples festivités commémorant l’événement. Mais qu’y a-t-il à fêter pour la population de l’est de l’Europe ? Le taux de croissance exceptionnel dont ces pays ont bénéficié pendant quelques années était essentiellement basé sur un endettement sans précédent auprès des banques occidentales et s’est effondré avec la crise. Partout, le chômage croît. Des coupes sombres dans les budgets sociaux augmentent les inégalités et provoquent des manifestations.


Angela Barthes démontre comment les pays d’Europe postsocialiste sont également soumis, depuis la chute du mur, à une perte de population, pouvant atteindre près de 20 % dans certains pays.


Ce numéro comporte en plus des contributions de A. Mironov et V. Fedorov sur les conséquences désastreuses de la restauration du capitalisme en Russie et en Lettonie pour les jeunes et l’emploi.


La situation déplorable des pays de l’Europe de l’Est doit être imputée en premier lieu au renversement du socialisme dans la région. Même parmi les communistes, on entend plusieurs explications de ce renversement. Les thèses du 18e congrès du Parti communiste de Grèce sur le socialisme analysent comment au fil des années l’abandon des principes socialistes dans l’économie a pu préparer la naissance d’une couche privilégiée. Pour les communistes grecs, cette évaluation critique ne remet nullement en question la nécessité et l’actualité du socialisme. Au contraire.


La crise aidant, le moment est venu de relancer la discussion sur toutes les leçons à tirer des expériences passées, mais aussi actuelles. Pol De Vos livre ainsi une analyse du processus de transformation au Venezuela et de ce que Hugo Chávez appelle « le socialisme du 21e siècle ». (lire plus et commander ce numéro)

 

17:15 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Economie-politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marxisme, analyses, philosophie, economie |  Facebook |

13/05/2007

Dans certains commentaires, on me fait part de l'inutilité d'un blog comme celui-ci, ou alors on ressort les vieux démons du passé, justification:

retour

De l’utilité d’un blog comme celui-ci !

 

Un blog est un moyen de communiquer aux autres ses impressions, ses opinions, ses idées ; et d’en faire profiter un maximum de personnes sur le « net ».

 

Certes, tous les goûts sont permis et tous les styles sont admis, comme toutes les idées ; et tout ne peut évidemment être au goût de tout le monde, heureusement d’ailleurs ! Mais il est un grand mérite que l’on doit laisser à ce type de propagation de l’information, c’est qu’on peut y développer ses propres arguments pour en faire profiter le maximum de gens.

 

Le communisme est bien mal connu, ou ce que la plupart des gens en retiennent n’en sont pas souvent ses bons côtés. Nous devons cela à un endoctrinement sournois et insidieux à nous inculqué depuis notre plus tendre enfance, l’éducation dispensée par l’enseignement traditionnel est au service de l’état, l’état est gouverné par les partis politiques traditionnels, les sociaux-démocrates, ces derniers sont à la solde des ultra-riches, du patronat, des multinationales, et donc ils ont tout intérêt de nous écarter de ce qui pourrait déstabiliser leur système (le système capitaliste), je nommerai leur ennemi : « le socialisme », le VRAI socialisme, et donc le communisme (voir les messages antérieurs pour plus d’explications).

 

Le stalinisme, le bolchévisme, les soi-disant mauvais côtés d’un système qui n’est au fond que la recherche d’une équité et d’une réelle solidarité, dans une communauté où tous nous vivrions de manière respectueuse de tout et de tous ; en bref le révisionnisme perpétré par la social-démocratie a pour unique but de détourner l’attention des peuples du joug capitaliste, pour mieux nous exploiter !

 

Ce blog-ci, ainsi que mes trois autres (http://marxiste-leniniste.skynetblogs.be/ ,

http://www.solidaire.over-blog.com/ ,

http://fr.blog.360.yahoo.com/blog-zb0A8zkwd6fmWLhEPXiQPA--?cq=1 ), n’ont pour unique but de nous ouvrir les yeux sur la réalité d’une société dont la médiocrité fait de moins en moins de doute.

 

Une petite histoire, à adapter à notre société, montre bien où nous allons, et qu’il serait bien temps pour nous de nous réveiller, et de réagir :

 

L'expérience de la grenouille

Par Olivier Clerc

 

"Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite. L'eau se chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température commence à grimper. L'eau est chaude. C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille; ça la fatigue un peu mais elle ne s'affole pas pour autant. L'eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle est aussi affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température de l'eau va ainsi monter jusqu'au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s'être extraite de la marmite.

Cette expérience peu recommandable est riche d'enseignements. Elle montre que lorsqu'un changement négatif s'effectue de manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps pas de réaction, pas d'opposition, pas de révolte."

 

Tirez-en la leçon et trouvez la solution !

 

11/05/2007

Le capital se nourrit du profit; le prolétariat se nourrit de ses miettes!

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Une éternelle revendication

 

Trouvez-vous que la société dans laquelle non vivons actuellement, la société capitaliste, est juste et équitable ? Devons-nous continuer à la subir sans réagir ? Oui ? Alors ne lisez pas ce qui suit.

 

La privatisation est l’appropriation, ou d’une certaine manière le vol légal, pour employer un terme plus vrai, donc le vol des biens dévolus naturellement à tout un chacun, des moyens de production, par les patrons, les capitalistes, les actionnaires, dans le but d’en obtenir le maximum de profit sur le dos de tous les autres. L’être humain que nous sommes, privé de tout droit sur ses biens collectifs, desquels il dépend socialement, se voit ainsi également privé de la liberté de jouir de ces biens nécessaires, à fortiori nous pouvons même dire que rien ne nous appartient, pas même nous. Posons-nous donc les questions :

 

« Privé de la liberté de jouir comme il le désire de ses acquis, matériels ou sociaux, l’homme est-il toujours libre ?  Quelle place vaut encore la démocratie dans un système basé uniquement sur l’égoïsme ?  Peut-on encore parler de réelle démocratie dans un système capitaliste ?».

 

Bien-sûr, une structure sociétaire est nécessaire pour ne pas en arriver à certaines dérives, il doit donc y avoir une hiérarchie. Prenons l’anarchie, par exemple, elle qui ne tolère aucun maître, aucune supériorité, aucune supervision des mécanismes de la société, c’est l’autogestion sans gestion, et çà, c’est non seulement utopique mais irréalisable, car l’anarchie ne tient aucunement compte des différences entre les gens, chaque particulier. L’anarchie a cependant ceci de commun avec le communisme, c’est qu’il ne tolère pas l’exploitation de l’homme par l’homme.

 

Le vrai socialisme, le communisme, prône le partage équitable de tous les biens de la collectivité, donc les richesses produites par la force de travail, sans égoïsme, sans profit ; car tous, nous avons le droit de jouir de ce qui nous appartient, en toute liberté, en tenant compte de tous les besoins de la collectivité, équitablement !

La hiérarchie, citée plus haut, est nécessaire, mais les différences telles que l’on rencontre actuellement, qui ne sont que le fruit d’un accroissement de la recherche effrénée du profit par un petit nombre de personnes peu scrupuleuses sur toutes les autres, ces différences doivent absolument être réduites, voire supprimées, pour une abolition de l’exploitation entre les classes sociales, d’une part, puis l’abolition pure et simple de ces classes pour n’en faire qu’une seule. Marx, Lénine et les autres sont des précurseurs de la pensée socialiste, du socialisme véritable.

 

Winston Churchill a dit : « Le vice inhérent au capitalisme est le partage non équitable des richesses. Le vice inhérent au socialisme est le partage équitable de la misère. ». Alors, devons-nous attendre d’être complètement enterrés sous la misère pour que nous réagissions ?

 

La social-démocratie et tous ses partis politiques à la solde du patronat et des méga-riches, que ce soit le PS, le MR, Ecolo ou le CDH et leurs homologues Flamands ont beau avoir tous un discours qui laisse entrevoir un semblant de « social », les exploités seront toujours le peuple, soumis à la soi-disant démocratie de cette société uniquement basée sur le profit de certains gros actionnaires ; leur ligne politique est identique, basée sur la seule philosophie du profit, il suffit pour s’en convaincre de constater les accords et les interactions entre eux hors période électorale, et à l’approche de la campagne pré-électorale des discussions, des semblants de conflits, des insignifiances, surgissent entre eux, uniquement pour nous donner l’impression de différences, de faire croire qu’une démocratie existe, alors que ce n’est qu’un leurre ; tous les partis traditionnels ne parlent que d’une seule langue, sans consistance, maintenant le flou et l’ambiguïté afin de mieux tromper le peuple. La solidarité ? L’appel à la solidarité, par ces partis traditionnels, se concrétise dans un sens unique, et nous récoltons les miettes, afin que survivent tant bien que mal, et même plutôt mal que bien, les plus défavorisés, alors qu’il serait plus opportun d’offrir de l’emploi pour tous et des conditions de vie plus décentes aux malades, aux handicapés, du repos bien mérité pour les travailleurs âgés, l’accès aux soins appropriés pour tous, surtout aux plus démunis. Il ne devrait pas y avoir de sans-abris dans une société soi-disant riche !

Et la vraie liberté ? La vraie démocratie ? Actuellement, le travailleur, l’employé, le petit indépendant, le peuple, a juste la liberté de produire encore et encore pour enrichir encore et encore la classe la mieux nantie, celle des exploiteurs, celle de nos dirigeants !

 

Pour les néophytes, la crainte du communisme et de ses soi-disant mauvais côtés n’est absolument pas fondée du tout, car dans l’opinion que chacun a du communisme, bien des mensonges ont été dits, par le révisionnisme auquel nous avons tous été soumis depuis notre plus tendre enfance par la société capitaliste, car nous avons été conditionnés pour vivre dans un environnement tel que nous l’avons aujourd’hui, on nous a appris à devenir des exploités.

Mais cela peut changer et pour çà il faut le vouloir ; il ne faut nullement devenir fataliste. Des changements peuvent être faits, pour le bien de la communauté, des changements doivent être faits, pour le bien de tous, pour une société plus juste, pour une société plus équitable, pour le bien-être de tous, pour les gens d’abord, et non pour le profit de certains !

 

Seule une vraie politique réellement à l’écoute du besoin des gens peut sortir le peuple du marasme actuel dans lequel, si rien n’est fait, nous nous enfoncerons de plus en plus. Réagissons, faisons le bon choix le 10 juin prochain, pour nous, mais surtout pour nos enfants et petits-enfants, pour la survie de notre planète, pour un monde meilleur.

 

18:28 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : marxisme, leninisme, socialisme, capitalisme, proletariat, exploitation |  Facebook |

19/04/2007

Marx

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Citations de Karl Marx :

"Elle [la philosophie] fait sienne la profession de foi de Prométhée : "Je hais tous les dieux." Cette profession de foi est sa propre devise qu'elle oppose à tous les dieux du Ciel et de la Terre qui ne reconnaissent pas pour divinité suprême la conscience que l'homme a de soi."

(Karl Marx / 1818–1883 / Différence de la philosophie de la nature chez Démocrite et Epicure)

"L'athéisme est une négation de Dieu et par cette négation, il pose l'existence de l'homme."

(Karl Marx / 1818–1883 / Manuscrits de 1844)


"La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans cœur, comme elle est l'esprit des conditions sociales d'où l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple."

(Karl Marx / 1818–1883 / avec Engels, Critique de "La philosophie du droit" de Hegel, 1844)

"Voici le fondement de la critique irréligieuse : c'est l'homme qui fait la religion, et non la religion qui fait l'homme."

(Karl Marx / 1818–1883 / avec Engels, Critique de "La philosophie du droit" de Hegel, 1844)

"Nier la religion, ce bonheur illusoire du peuple, c'est exiger son bonheur réel. Exiger qu'il abandonne toute illusion sur son état, c'est exiger qu'il renonce à un état qui a besoin d'illusions. La critique de la religion contient en germe la critique de la vallée de larmes dont la religion est l'auréole."

(Karl Marx / 1818–1883 / avec Engels, Critique de "La philosophie du droit" de Hegel, 1844)

"La critique de la religion détrompe l'homme, afin qu'il pense, qu'il agisse, qu'il forge sa réalité en homme détrompé et revenu à la raison, afin qu'il gravite autour de lui-même, c'est-à-dire autour de son véritable soleil. La religion n'est que le soleil illusoire, qui gravite autour de l'homme tant que l'homme ne gravite pas autour de lui-même."

(Karl Marx / 1818–1883 / avec Engels, Critique de "La philosophie du droit" de Hegel, 1844)

 

"Les philosophes n'ont fait qu'interpréter diversement le monde, il s'agit maintenant de le transformer."

(Karl Marx / 1818–1883 / Thèse sur Feuerbach)

 

"Le comportement borné des hommes en face de la nature conditionne leur comportement borné entre eux."

(Karl Marx / 1818–1883 / L'idéologie allemande)

 

"Les prolétaires n'ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !"

(Karl Marx / 1818–1883 / Manifeste du parti communiste)

 

"L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de luttes de classes."

(Karl Marx / 1818–1883 / Manifeste du parti communiste)

 

"La critique de la religion aboutit à cet enseignement que l'homme est l'être suprême pour l'homme, c'est-à-dire à l'impératif catégorique de renverser tous les rapports sociaux qui font de l'homme un être humilié, asservi, abandonné, méprisable..."

(Karl Marx / 1818–1883 / Introduction à la critique de la philosophie du droit de Hegel)

 

"Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience."

(Karl Marx / 1818–1883 / Œuvres économiques)

 

"Le domaine de la liberté commence là où s'arrête le travail déterminé par la nécessité."

(Karl Marx / 1818–1883)

 

"Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre."

(Karl Marx / 1818–1883)

 

"Les idées ne sont rien d'autre que les choses matérielles transposées et traduites dans la tête des hommes."

(Karl Marx / 1818–1883)

09:48 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Proverbes, citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : philosophie, marx, marxisme, socialisme, communisme |  Facebook |

31/03/2007

Définitions intéressantes et objectives trouvées sur le "net".

Libéralisme et collectivisme

 

Le libéralisme

 

Plus qu'une théorie politique le libéralisme est également une conception économique de la gestion de la production et de l'organisation des rapports sociaux qui en découlent. Issu de la montée en puissance de la bourgeoisie à la fin du dix-huitième et au début du dix-neuvième siècle, la théorie libérale s'oppose clairement aux conceptions féodales et proclame que tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. Elle fait de l'idée de liberté politique (entendue comme liberté d'expression) ainsi que de l'idée de liberté économique (entendue comme liberté de jouissance de sa propriété) le cœur de sa réflexion politique.

Les théoriciens du libéralisme développent également une conception de la société où l'homme est représenté comme un simple individu séparé des autres individus. Ses intérêts sont conçus comme antagonistes avec ceux des autres hommes. La compétition est ainsi comprise comme le mode général de gestion des rapports humains : la concurrence universelle comme le seul mode possible d'existence.

Attachée à l'idée de liberté mais pas à celle "d'égalité fondée sur le partage des ressources existantes", le libéralisme est très favorable aux personnes qui ont un capital à faire fructifier mais très défavorable à ceux qui n'ont rien et qui sont obligés de vendre leur force de travail dans des conditions misérables. La justification qu'elle apporte aux contradictions produites par le " marché libre " tend de ce point de vue à en faire le pur et simple reflet idéologique du capitalisme.

On peut dire en ce sens du libéralisme politique qu'il est le reflet du libéralisme économique qui n'est rien d'autre que l'organisation capitaliste de la production. Il est à noter également que de nos jours et depuis la révolution française, le libéralisme va de pair avec les conceptions républicaines.

Très critiqué par Marx ainsi que par les révolutionnaires du dix-neuvième et du vingtième siècle, le libéralisme est aujourd'hui présenté comme le meilleur système économique et politique existant mais pour combien de temps ?

 

La sociale démocratie ou libéralisme social

 

Les représentants de la sociale démocratie se présentent comme les défenseurs d'un système politique et économique qui serait la synthèse des revendications sociales des communistes et de celles des libéraux en matière économique. Ils affirment qu'il est possible de concilier les intérêts du marché et de ceux qui possèdent la réalité des moyens de production avec ceux des salariés et des citoyens les plus pauvres. C'est autour de l'idée d'une redistribution partielle des richesses qu'ils fondent leur croyance en un système social relativement équilibré : les riches étant censés partager une part de leur richesse avec les pauvres pour que ceux-ci ne se montrent pas trop violents, ni ne se révoltent.

Issue de la dissidence avec les penseurs marxistes et communistes traditionnels, les théoriciens de la sociale démocratie prônent la conciliation et non pas le combat, l'entente plutôt que la lutte. Les grands penseurs de la sociale démocratie (aujourd'hui oubliés) sont des personnes comme Karl Kautsky. Sur le plan économique, John Mayard Keynes est leur grand représentant.

Aujourd'hui la plupart des gouvernements européens sont sociaux démocrates sans que pour autant les problèmes liés à la pauvreté, à l'exclusion et à la misère aient été en aucune manière réglés.

 

L'ultralibéralisme

 

L'ultra libéralisme représente la version sauvage de la philosophie et du système libéral. Elle ne se contente pas d'affirmer que la concurrence imposée par le marché est saine et qu'elle est favorable à l'épanouissement humain mais elle affirme également que toute politique sociale où toute intervention de l'Etat dans le domaine économique est extrêmement nuisible. Très inégalitaire et source de multiples problèmes sociaux, la théorie ultralibérale est sans pitié pour les pauvres et les plus démunis. Sa haine de l'Etat comme acteur de la vie sociale n'est rien d'autre que le reflet de son désir de voir augmenter considérablement les revenus des personnes les plus riches (qui ne sont plus taxés dans un univers où l'Etat est réduit à sa portion congrue).

Les économistes de l'école de Chicago sont les grands représentants de l'ultralibéralisme au niveau de l'organisation de la production. Au niveau politique Ronald Reagan aux Etats-Unis et Margaret Thatcher en Angleterre, ont été les grands représentants de l'ultralibéralisme. Aujourd'hui George W Bush, se fait le porte-parole de cette conception de l'organisation économique et politique de la société.

Toute l'entreprise de construction de la mondialisation au niveau planétaire repose également sur cette conception du monde avec ce que cela comporte comme renforcement des inégalités et comme capacité d'exclusion, de gâchis sur le plan de l'existence de millions d'êtres humains.

 

Le communisme d'Etat

 

Théorie collectiviste et égalitariste la conception communiste des affaires politiques, se présente avant tout comme une théorie révolutionnaire de l'organisation sociale et comme la philosophie la plus opposée au capitalisme et aux différentes formes de libéralisme.

Elle remet tout d'abord en cause le fait de la propriété privée et propose de faire de tous les objets produits la propriété des personnes qui les produisent et non pas de celles qui les font faire. Pour les théoriciens du communisme dans sa version orthodoxe, la propriété doit être publique et non privée. C'est l'Etat qui se substitue aux particuliers et gère l'organisation de tous les rapports sociaux, c'est lui qui représente la masse des producteurs et fait en sorte qu'aucune inégalité ne soit établie entre eux, c'est lui qui assure la distribution des biens et des richesses en permettant aux plus pauvres d'avoir des conditions de vie décentes.

L'Etat possesseur véritable des moyens de production est censé défendre les intérêts des prolétaires en empêchant que ne se continue l'exploitation sauvage dont ceux-ci sont victimes. Il fait d'eux des hommes à part entière en leur permettant d'être maîtres de leur propre vie, en empêchant qu'ils soient condamnés à vendre leur force de travail sur un marché dont ils ne maîtrisent pas les règles et qui les domine totalement.

Marx et Engels sont les grands théoriciens de la philosophie communiste. Révolutionnaires engagés dans les grands mouvements ouvriers qui ont eu lieu au dix-neuvième siècle, frappés par la misère où se trouvait l'ensemble de la classe ouvrière, ils se sont révoltés contre l'ordre bourgeois et l'oppression qu'il générait. Leur théorie, exposée dans des ouvrages comme Le Manifeste du parti communiste, Le Capital ou l'Anti-Dühring, a considérablement marqué les révolutionnaires de tous les pays (notamment au vingtième siècle) et a donné les moyens à certain d'entre eux de mener le projet communiste à son terme (Lénine en Russie, Fidel Castro à Cuba, Mao-Tse-Toung en Chine sont au vingtième siècle les grandes figures politiques du communisme mondial).

Très dénigrée depuis la chute du système soviétique et le passage de la Chine à une économie de marché qui ne dit pas son nom, le communisme demeure une référence dont se réclament encore aujourd'hui les révolutionnaires (Le Sous-commandant Marcos au Chiapas, les révolutionnaires colombiens..).

 

Le communisme libertaire ou anarchisme

 

Le régime anarchiste est celui où n'existe plus aucune forme de domination, où toutes les hiérarchies sont abolies, où le pouvoir est totalement décentralisé, où chaque unité de production est de petite taille et pratique l'autogestion (en grec "an " "archè" signifie sans commandement).

Très égalitaire mais aussi sincèrement attaché à l'idée de liberté, le communisme libertaire représente la version non autoritaire du communisme. Elle proclame le refus de toutes les hiérarchies et de toutes les formes de répression (notamment celles liées au pouvoir d'Etat).

En affirmant qu'il n'a ni Dieu ni maître, l'anarchiste entend se libérer de toutes les contraintes liées à l'organisation économique, politique et idéologique que l'on trouve dans les autres systèmes. Pour lui la liberté authentique réside non pas dans le marché libre mais dans la disparition de toutes les sources d'inégalité qu'elles soient économiques (exploitation de l'homme par l'homme) politiques (création de hiérarchies fonctionnelles sur le plan administratif) sociale (division de la société en classes) idéologiques (aliénation dans la religion où dans différentes sortes de dogmes).

Pour autant on ne saurait dire qu'il n'y a pas d'ordre dans la conception et le plan d'organisation anarchiste. En effet un ordre horizontal lie les gens entre eux à la base et se substitue aux ordres "verticaux" qui sont mis en place dans les autres systèmes. Dans l'anarchisme, en effet, il n'y a pas de place pour la notion de supérieur et d'inférieur : tous les hommes se trouvent sur le même plan sans distinction de race, de classe ni de fonction. La démocratie directe est dans cette perspective la seule forme de démocratie que puisse reconnaître l'anarchisme.

Proudhon, Kropotkine, Bakounine sont au dix-neuvième siècle les grandes figures de l'anarchisme et du communisme libertaire. Sartre à sa manière mais aussi Marcuse et Wilhelm Reich ont été leurs continuateurs les plus prestigieux.

Critiqué par les libéraux et par ceux d'entre les communistes qui ont accordé une trop grande confiance à l'Etat, le communisme libertaire représente pourtant le type de gouvernement qui par sa dimension locale et son goût de la liberté constitue peut-être pour les hommes une solution d'avenir.