02/09/2007

A nos futurs dirigeants.

A nos futurs dirigeants :

De réformes en réformes, la Belgique s’est bien transformée depuis un quart de siècle, sous prétextes d’évènements extérieurs à notre pays, non seulement le pouvoir d’achat du peuple a bien diminué, la pauvreté a augmenté, les riches d’antan sont devenus des méga-riches.

Actuellement, 10% de la population se partagent 50% des richesses du pays. Et les négociations actuelles dans le « loft-Val-Duchesse-accadémy » n’ont pour but que de trouver un meilleur moyen de plumer encore d’avantage les moins nantis.

La révision de la constitution, la scission de certains pouvoirs fédéraux ne favorisera qu’une certaine « élite » de notre pays déjà si petit et affaiblira le peuple entier, la diminution du nombre de chômeurs par un contrôle accru qui aboutira à des exclusions massives et à une précarisation plus grande de la couche déjà pauvre du peuple. Les mesures antisociales que vous nous concoctez serrera encore plus la corde occupée à nous pendre. La privatisation des services publics supprimera encore d’avantage une garantie d’emploi à une majorité des travailleurs, pour le plus grand profit des actionnaires.

Descendez dans la rue et mêlez-vous aux gens d’en bas, faites un bon stage de précarité, vous aussi, ensuite vous pourrez vous enfermer dans vos salles de réunions et établir ce qui est le mieux pour ceux que vous êtes occupés à condamner actuellement !

Lorsqu’on ne vit pas la misère, on ne peut pas bien la comprendre.

Programmer une régression sociale est très aisé, pour des gens comme vous, aux idées alimentées uniquement par le lobbying patronal et l’actionnariat.

Faites de la politique pour tout le monde, s’il vous plaît !

Alex Pozetti

21/04/2007

Syndicalisme

Le droit de grève mis à mal !

 

De plus en plus, les critiques fusent parmi nos dirigeants, tant patronaux que gouvernementaux et aussi certains médias, pour dénoncer cette « atteinte au droit du travail » qu’est la grève. C’est inadmissible ! Pourquoi ?

 

On se plaint que le courrier n’est pas distribué lorsque les facteurs sont en grève, les causes peuvent être leurs revendications non suivies par le patron ; (par exemple : « géoroute », planification informatisée de distribution du courrier, fait des ravages ; les bureaux de poste ferment les un après les autres, les cadences deviennent infernales dans les centres de tri ; la poste de proximité a pratiquement disparu). Instaurer un service minimum mettrait la pagaille dans cette entreprise où chaque postier est interactif !

Et si les trains ne roulent plus, par exemple parce que les accompagnateurs font grève, en cause les négociations n’aboutissent pas entre les cheminots et leurs patrons (un exemple : les agressions deviennent de plus en plus fréquentes, deux la semaine dernière, quatre rien que pour le week-end dernier, çà suffit !). Là aussi sont cités les navetteurs pris en otage, les travailleurs et les étudiants. Le service minimum n’assurerait pas assez de matériel roulant pour les navetteurs, ce serait là aussi la pagaille, c’est irréalisable ! Même chose pour les autres sociétés de transport (la STIB, les TEC, DE LIJN,…).

Les hôpitaux sont un cas à part, étant donné que les malades doivent absolument toujours être suivis, est-ce pour autant que le personnel hospitalier ne puisse bénéficier d’aucun droit de protestation ?

Quand aux établissements pénitentiaires, si une grève survient, on effectue le remplacement des gardiens de prison par les forces de l’ordre en « intérim » ; déforçant la sécurité des citoyens ; mais est-ce pour autant que le droit de grève des gardiens doit être remis en question ?

 

En France, Sarkozy préconise l’instauration d’un service minimum pour soi-disant ne pas pénaliser les usagers à ces services ; mais « lorsque le vent souffle en France les volets claquent en Belgique », c’est bien connu ; chez nous certains candidats aux futures élections parlementaires proposent la même chose pour leur programme, André Antoine (CDH) et Willy Borsus sont de ceux-là ; Daniel Bacquelaine (MR) a également travaillé sur un texte en proposition à la chambre depuis 2003.

 

Et pour conclure.

 

Diminuer les effets des grèves, c’est leur ôter un moyen majeur de défense aux travailleurs. Leurs droits et leur liberté s’en trouveraient diminués. Le patronat aurait dès lors toujours la part belle pour imposer ses exigences ; et c’est inadmissible !

La grève est un moyen de pression universellement reconnu, et il n’est pas question d’ôter ce droit au travailleur ! Les partisans du véritable socialisme, tout comme les syndicats, s’opposent à tout service minimum, qui vide le droit de grève de son sens.

 

 

Alex Pozetti

12:24 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Vie sociale | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syndicat, droits, societe, exploitation, poste, sncb, patronat, greves |  Facebook |