05/02/2007

 Choix évident!

Dans la multitude de formations dites « de gauche », l’électeur, le citoyen, ne sait pas facilement se situer, la diversité induit en erreur pas mal de gens désireux de voir s’améliorer leur condition ou tout bonnement ne plus la voir se dissoudre par le magma néolibéral actuel.

 

Il est évident de constater une tendance généralisée « à droite » des différents partis sociaux-démocrates partout en Europe, malgré l’appel lancé par certains en faveur d’une Europe plus sociale, c’est un leurre de croire à tel langage puisqu’il ne fait aucun doute sur les intentions de la plupart de nos gouvernants, manipulés par le patronat. Le répéter est certes inutile pour les convaincus, mais prouver cette manipulation sans en venir directement aux conclusions ferait réfléchir pas mal d’hésitants. La tromperie est une des armes de la politique, et non des moindres ; après tout le contenu du nom de parti N.S.D.A.P. Allemand (1920-1945), ou parti nazi comportait lui aussi l’appellation ‘socialiste’ (le S. de National Socialist Deutsche Arbeit Parti, ‘arbeit’ voulant dire travail), et donc le parti d’Hitler lui-même exerçait cet amalgame afin de mieux capter les faveurs du peuple, la pression physique par les S.A. et la manipulation mensongère du chef de parti en sont d’autres incitants à imposer cette politique. Je n’irai pas jusqu’à comparer les partis « socialistes » avec le nazisme, mais avouons qu’ils en possèdent quelques similitudes, entre-autres l’endoctrinement imposé de leur histoire, révisée et tournée à leur avantage exclusif, contradictoirement aux faits réels et à leurs vraies motivations ; lesquelles nous ramèneront indubitablement à leur soumission à la bourgeoisie.

 

Telle une religion, idéalisée et vouée au culte du « Dieu-Pognon », la bourgeoisie domine la plèbe au plus profond des âmes de leurs croyants, leur donnant à rêver qu’ils puissent un jour eux aussi accéder à cette situation de riche-puissant-dominateur ; menteurs et manipulateurs profitant pleinement de l’incrédulité, de la naïveté du peuple et de se repaître dans leur immense bassesse ; l’humble dominé par le mécréant, le modeste exploité par la gigantesque démesure du fou-bourgeois.

 

Il n’est pas rare d’entendre le peuple faire les mêmes commentaires pré-électoraux du genre défaitiste bien avant l’acte lui-même, relativisant négativement l’issue du scrutin ; prédisant à l’avance les résultats médiocres de par les similitudes avec les anciennes élections ; « çà ne sert à rien de voter, de toutes façons ce seront les mêmes qui repasseront ! » ; « que l’on vote pour Pierre, Paul ou Jacques, bleu, vert, rouge ou orange, ce sont toujours les mêmes politiques et les mêmes façons de nous plumer ! » ; cette dernière n’est pas tout à fait fausse, mais la raison seule manque aux gens, bien mal informés des buts réels des partis sociaux-démocrates ; les soi-disant partis traditionnels démocratiques. Car nous ne vivons pas, en Europe, dans des pays démocratiques, mais bel et bien dans la dictature de l’argent et du pouvoir, la dictature néolibérale, la dictature du patronat et des actionnaires, la dictature de la bourgeoisie !

17:12 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Philo Marxiste-léniniste | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : socialisme, social, politique, philo, marx, lenine |  Facebook |

28/01/2007

Il ne suffit pas toujours de dire ce que l'on pense...

Il ne suffit pas toujours de dire ce que l’on pense pour en espérer un quelconque changement, encore faut-il pouvoir agir concrètement.

Mais est-ce que s’exprimer n’est pas déjà une façon d’agir ?

Si par exemple l’endoctrinement, ou l’endormissement des masses contribuait au repli sur soi-même et à l’acceptation d’un destin allant inconsciemment ou non à l’encontre de ce que l’on espère pour soi-même et pour ceux que l’on aime, comment réaliser l’erreur commise du mauvais chemin emprunté si ce n’est par une ouverture d’esprit sur un dialogue autre, sur une façon de voir faisant fi des idées préconçues ?

 

Le matérialisme dialectique, justement, propose une vision abstractionnelle de l’idéal sociétaire tel que nous le concevons, ou plutôt que l’on nous a imposé à percevoir tel.

 

Nous bénéficions malheureusement d’un lourd héritage d’endoctrinement idéaliste mis en exergue par les religions, dans les temps passés, mais encore bien maintenant, actuellement les gens ont besoin de se retrouver dans un modèle, même s’il est surréaliste, une idole. Ce qui entraîne à conclure une large propension de chacun à vouloir être maîtrisé par une « force supérieure » et donc une excellente prédisposition humaine à la servilité !

 

Traiter l’humain de mouton ne serait pas encore juste non plus, puisque la minorité dominante est humaine, elle aussi ; et elle prône le respect de l’individu…mais à son avantage ! L’individu, si l’on considère l’appellation faite de chacun de nous dans notre société actuelle, issu d’une individualisation à l’extrême, de la possibilité d’admettre ou de faire admettre qu’une séparation matérielle est possible entre tous, alors que nous vivons ensemble ; un comble ! Une contradiction surréaliste, et pourtant bien ancrée en chacun ; croire que le destin de notre voisin n’est pas lié au nôtre tout en vivant côte à côte.

 

Analysez et réfléchissez maintenant à ces deux groupes opposés de mots synonymes :

 

1°) Individualisme, distinction, isolement, seul.

2°) Collectivité, communauté, solidarité, ensemble.

 

Ensuite posez-vous les questions :

- Pensez-vous être seul(e) sur cette Terre ?

- Pensez-vous devoir vous approprier le maximum de richesses pour VOUS seul(e) ? Si oui, dites-moi pourquoi, donnez-moi une utilité raisonnable la justifiant, une utilité matérielle.

- Pensez-vous pouvoir dissocier totalement la vie et le destin de deux personnes vivant en deux points diamétralement opposés de la planète ?

 

Si la totalité des réponses à ces trois questions est NON,  il y a des chances que vous soyez ouvert au dialogue, à l’ouverture, à la possibilité d’existence d’une communauté, où la collectivité, solidaire, nous fais vivre ensemble, dans le respect de tous ; le concept communiste. Eh oui ! Il y aurait un communiste qui sommeille en vous, rien de moins !

 

Le communisme est, par excellence, un mode de gestion participative de tous et avec chacun ; la communauté, la vraie, passe, il faut l’admettre, par l’autogestion par tous, tout en étant ouverte et démocratique, contrairement à ce que l’on puisse penser.

 

Mais le communisme est un mot qui fait bien peur à notre époque. Ce mot a beaucoup été salit par l’endoctrinement libéralisant de notre société « à l’occidentale », dominée par cette minorité s’accaparant toutes les richesses, les matières premières d’une part, l’outil et la main d’œuvre d’autre part ; il s’agit de l’ensemble appelé « les moyens de production », devenant de ce fait appropriés par la bourgeoisie, les quelques « individus », isolés, farouchement dévorés par une soif de domination des peuples, rongés par leur ambition démesurée, contrôlant par le pouvoir de leur argent (fruit de notre asservissement) les gens qui nous gouvernent ! Car aussi sûrement ces gens issus de partis se prétendant différents les uns des autres ; ils ont beau se nommer CDH, MR, PS, ECOLO, et tous leur satellites, ils n’en demeurent pas moins des partis sociaux-démocrates bonnement dominés par la bourgeoisie !

13:48 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Morale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, philo, socialisme, communisme, societe, social |  Facebook |