24/12/2009

La libéralisation des services publics

Pour en savoir plus sur les véritables tenants et aboutissants de la libéralisation des services publics, power-point du GRESEA, par Xavier Dupret. (cliquez sur ce lien)

16:00 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liberalisation, privatisation, profits, exploitation |  Facebook |

26/09/2009

Un patron tué par des ouvriers en colère

Des ouvriers en colère ont tué le patron d'une entreprise automobile indienne située à Tamil Nadu, dans le sud de l'Inde. Ils ont ainsi réagi au licenciement de plusieurs collègues, rapporte mercredi une chaîne de télévision.
 
Roy George, vice-président de Pricol, l'un des plus importants producteurs indiens de pièces de voitures, est décédé mardi après avoir été attaqué par les ouvriers près d'une des usines de l'entreprise située dans la périphérie de la ville industrielle Coimbatore, selon la chaîne NDTV. Neuf ouvriers ont été arrêtés.
 
Les problèmes ont débuté lundi après le licenciement de 42 ouvriers de l'usine pour manque de discipline. En réaction, un groupe d'ouvriers en colère ont commencé mardi à démolir du matériel de l'entreprise, comme des ordinateurs et des meubles. M. George et 3 autres membres de l'équipe dirigeante ont alors tenté d'intervenir mais ils ont été attaqués avec des bâtons et des barres de fer.
 
Roy George, âgé de 46 ans, a été emmené, grièvement blessé, dans un hôpital local. Il a succombé mardi soir à ses blessures, selon la chaîne de télévision. (belga/th)
23/09/09

(Source: 7/7 Monde)

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La détresse provoquée chez les travailleurs peut en arriver à des limites barbares. L'utilité des syndicats parait évidente pour éviter ce genre d'incidents.

Mais lorsque le droit de grève est touché, les pouvoirs syndicaux amoindris, le désespoir provoqué par la précarisation du travail peuvent amener à de telles extrêmités.

Nos patrons devraient bien plus s'en soucier, lorsqu'ils mènent leur croisade antisociale contre tous les droits acquis des travailleurs, pour leur unique profit personnel!

Le blogueur

21/09/2009

PRIVE DE PUBLIC

Privé de publicExtraits choisis du livre "Privé de public" de Gérard de Selys, paru aux éditions Aden, en 1995.
(Notez la justesse des propos qui, malgré la publication de l'ouvrage en 1995, ont une faculté analytique qui est encore actuelle telle que présentée, quinze ans plus tard, démonstration que les choses ne sont pas prêtes de changer dans cette société basée uniquement sur l'exploitation des travailleurs, dans le contexte public/privé. Le livre contient beaucoup d'exemples d'époque, auxquels depuis le temps, nous pourrions en ajouter une multitude, ce qui, plus que certainement, doublerait actuellement le volume de l'ouvrage.  Notez bien, les [ ] contiennent des éléments ajoutés par le blogueur à des fins soit d'actualisation des propos à notre époque, soit pour des précisions de compréhension, ces mots ne figurent donc pas dans l'édition originale.)

En couverture: "Les privatisations ne sont pas l'effet du hasard. C'est au début des années quatre-vingt que les grandes multinationales, conscientes de la gravité de la crise et effrayées par les perspectives de guerre concurrentielle ont commencé à lorgner en direction du secteur public. S'approprier ce secteur, assurant parfois jusqu'au cinquième  du produit intérieur brut d'un pays, était leur seule chance d'expansion. Une véritable guerre de conquête  a suivi, mûrement réfléchie et minutieusement préparée par les dirigeants de multinationales soutenues activement par les grandes institutions internationales."

Public ou privé, le profit d'abord.

Avant de se demander pourquoi ce gigantesque mouvement a lieu aujourd'hui et par qui il a été lancé, il faut comprendre pour quelles raisons, depuis deux siècles, l'économie capitaliste, l'économie qualifiée aujourd'hui "d'économie de marché" par pudibond néologisme, a régulièrement eu recours au processus inverse, c'est-à-dire la nationalisation. On ne peut répondre à cette question qu'en invoquant la première loi du capitalisme: le profit. Que l'on nationalise ou que l'on dénationalise, le but est toujours d'accroitre le profit. Contrairement à ce qui se passe dans une économie de type socialiste "planifiée" dans laquelle il s'agit de collectiviser  tous les moyens de production pour les placer au service de l'amélioration des conditions de vie et de travail de la population et sous le contrôle de celle-ci, les nationalisations opérées sous "économie de marché" ont pour but essentiel d'améliorer les possibilités d'augmentation de profit exigées par les, néologisme honteux oblige, "propriétaires privés des moyens de production" (autrement dit: les capitalistes).

Contrairement à ce qu'ils affirment, les propriétaires privés des moyens de production craignent prendre des risques. Surtout lorsqu'il s'agit de mettre en œuvre des nouvelles technologies requérant d'importants investissements de lancement. Des technologies promettant toutefois un développement de la production et du commerce. ….

…. De même qu'ils répugnent de prendre des risques en investissant dans de nouvelles technologies, les propriétaires privés des moyens de production peuvent confier à l'état qu'ils contrôlent la mission de gérer temporairement de vastes secteurs de l'économie nationale pour faire face à des situations de crise et mobiliser plus intensément l'effort de production. C'est dans ce cas, par exemple, en temps de guerre. ….

…. En outre, très conscients des limites et des dangers de l'économie de marché, les propriétaires privés des moyens de production (au 19ème siècle, grâce au suffrage censitaire, ils s'accordaient à eux seuls les instruments de la démocratie) ont toujours attribué un rôle de garde-fou aux institutions de leur état. ….

…. Les mêmes propriétaires des moyens de production répugnent à investir leurs profits dans des secteurs dont la rentabilité est lente, aléatoire et médiocre et confient à l'impôt public, c'est-à-dire la collectivité, le soin de financer, d'entretenir et de faire fonctionner les grandes infrastructures dont ils sont pourtant les premiers bénéficiaires. ….

…. Parfois, c'est la complète et très coûteuse désorganisation provoquée par la concurrence, ou les abus générés au contraire par la disparition de toute concurrence, auxquels il s'agit de mettre fin par la nationalisation. ….

…. Il arrive aussi qu'on nationalise un secteur connaissant un déficit chronique, donc non générateur de profits pour le secteur privé, mais dont la suppression poserait des problèmes économiques graves à ce même secteur privé. C'est le cas des chemins de fer à la fin du XIXème siècle. C'est le cas des mines de charbon en Grande-Bretagne et en France après la seconde guerre mondiale. C'est le cas aussi de la sidérurgie en Belgique. Ce sont parfois des mesures transitoires. On injecte des capitaux publics, on rationalise la production, on remet en état et on cède à nouveau au secteur privé.
Il arrive qu'on nationalise pour assurer des services bon marché aux entreprises privées. …..

C'est la crise. Sus au public!


Si la nationalisation et le secteur public ne sont pas incompatibles avec l'économie de marché, si même souvent ils ont été utiles aux propriétaires privés des moyens de production et le sont encore, il n'est pas inintéressant de constater que la même raison fondamentale qui les poussait à nationaliser les incite aujourd'hui à dénationaliser ou privatiser. Il s'agit toujours d'augmenter leurs profits. Quatre raisons essentielles expliquent leur changement de stratégie.

Premièrement: la crise. La crise entraîne une chute du taux de profit des entreprises dont les productions trouvent moins d'acquéreurs et dont les capacités de production sont donc sous-utilisées. ….
Deuxièmement, les progrès technologiques spectaculaires en matière de télécommunications et d'ingénierie financière. Les découvertes et l'application de nouvelles technologies (transistors, satellites, puces, circuits intégrés, fibre optique, ordinateurs, etc.…) simultanément dans les domaines de l'informatique et des télécommunications vont littéralement faire exploser les transactions financières et boursières spéculatives.  ….
Troisièmement, dans la foulée de l'acquisition de leur indépendance, payée souvent dans le sang, puis plus tard, dans le cadre de l'organisation des pays non alignés ou du "groupe des 77", les pays du tiers-monde avaient nationalisé leurs ressources naturelles, mines et gisements, et comptaient bien, à l'instar des pays exportateurs de pétrole, en revoir les prix à la hausse. Quelle présomption! On chargera donc le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Mondiale (BM), USAID, le Fonds Européen de Développement (FED) et d'autres organismes de leur faire entendre raison. ….
Quatrièmement, les entreprises et services publics emploient de grandes quantités de travailleurs bien organisés syndicalement et ayant obtenu, grâce à leur poids,  leur force sociale et leur combativité, mais aussi en échange de salaires moindres, de meilleurs statuts et de meilleures conditions de travail que dans le secteur privé. Le monde entier avait les yeux rivés sur la grande grève déclenchée par les postiers et les cheminots belges contre la "loi unique" en hiver 1960-1961. Et ni les patrons ni les gouvernants n'ont oublié que, malgré la mobilisation des réservistes de l'armée, la grève générale avait fait tomber le gouvernement et reculer l'application de cette "loi inique" profondément antisociale. ….

…. Les travailleurs des entreprises publiques représentent donc une force considérable. Or, la guerre concurrentielle que se livrent les entreprises des trois grands pôles économiques mondiaux devant mobiliser le plus de revenus possibles pour le secteur privé, il s'agit aussi de réduire le plus possible les coûts du travail et les budgets publics affectés à la sécurité sociale tout en introduisant de nouvelles formes de travail particulièrement pénibles et sous-payées: le travail dit "flexible", les emplois dits "atypiques", le travail partiel, le travail précaire, le télétravail.
Pas question d'appliquer ces panacées aux secteurs publics. Les syndicats veillent (…). Veillent du moins à ne pas perdre l'essentiel. Privatiser, c'est-à-dire appliquer la filialisation systématique et la sous-traitance, ce n'est pas seulement briser les statuts de fonctionnaires ou d'agents de l'état, c'est aussi diviser les travailleurs en unités plus petites, moins soudées, moins facilement mobilisables. C'est démanteler les puissants derniers bastions qui pourraient s'opposer à trop de destruction sociale, aussi bien dans les secteurs publics que privés. ….

La propagande [patronale] mine la lutte [ouvrière].

La propagande massive assénée par les milieux patronaux et par une partie majoritaire du personnel politique des pays occidentaux ainsi que le matraquage continu de la plupart des médias en faveur du secteur privé et de l'économie de marché ont eu raison de beaucoup. Aussi bien dans le public qu'au sein de nombreuses organisations syndicales, on a fini par intégrer ce discours et par croire qu'effectivement, la dette de l'état et le déficit public étaient à mettre sur le compte d'un "Etat providence" qui aurai gaspillé follement ses ressources à choyer des hordes de travailleurs fainéants, ire-au-flanc, profiteurs ou incompétents et qu'il fallait rembourser la première et réduire le second au plus vite au prix d'"inévitables" sacrifices. Très souvent on a fini par accepter, pièce par pièce, tous les éléments mis en place par les "propriétaires privés des moyens de production" pour mettre la main sur le gâteau public: signatures de "contrats de gestion" ou de "contrats de plan", transformation des services publics en "entreprises publiques autonomes", conclusions d'alliances "stratégiques", filiations, sous-traitance, remplacement de la notion de service public par celle de "service universel", augmentation de productivité des travailleurs, changement des statuts de personnels ou "adaptation" des règlements de travail. Le discours dominant a eu l'effet pervers de faire croire à de nombreux dirigeants syndicaux, en toute bonne foi, que l'autonomie de gestion qu'on proposait aux services publics permettait aux travailleurs de ceux-ci de prouver enfin qu'ils étaient en mesure de faire concurrence efficacement au secteur privé. Que les "contrats de gestion" leur permettaient de mettre en valeur leur saine gestion. C'était, dans leur esprit, le meilleur moyen de mettre un terme aux privatisations. ….

…. [Les exemples vécus depuis les années quatre-vingt] montrent que les syndicats ont, pour la plupart, intégré les critiques du patronat selon lesquelles les services publics fonctionnement mal, coûtent cher, sont peu "performants" et que seul le secteur privé peut rendre de meilleurs services à la société. La plupart des syndicats sont tombés dans le panneau du "contrat de gestion" et de "l'autonomie" des services publics. Aucun, ou presque, n'y a vu une tactique patronale soigneusement élaborée avant d'être appliquée dans le monde entier. ….

Les luttes [ouvrières] minent la propagande [patronale].

Les possédants ont peur de ceux qu'ils exploitent. Ils ont peur des travailleurs. Ils ont peur de la grève. [Les exemples historiques ne manquent pas pour le démontrer]. ….

…. S'il faut s'opposer aux privatisations ou dénationalisations, ce n'est pas parce que les nationalisations ou le maintien des entreprises et des services publics nous rapprochent d'une société dans laquelle appareils de production et services appartiendraient à la collectivité et seraient utilisés pour accroître le bien-être du plus grand nombre. On a vu que les propriétaires privés des moyens de production pouvaient eux-mêmes confier à leur Etat la gestion de services, d'infrastructures ou d'entreprises pour leur seul profit. La mainmise de l'Etat sur tout ou partie de certains secteurs de production ou de services ne signifie nullement que cet Etat ait des buts sociaux. Tout dépend de qui dirige l'Etat. Le plus grand nombre ou le plus petit. S'il faut s'opposer aux privatisations, c'est d'abord parce qu'elles signifient destruction sociale, appauvrissement général, misère, anéantissement culturel et, à terme, aggravation de la crise économique avec risque de guerre. Il faut s'y opposer parce que les privatisations constituent une arme redoutable contre les syndicats, c'est-à-dire contre les acquis, la culture, la solidarité et les capacités de mobilisation des travailleurs, aussi bien dans les secteur public que dans les secteur privé. [Plusieurs centaines de milliers d'emplois ont été perdus en Europe depuis les années quatre-vingt, par les privatisations].
Cela fait autant de travailleurs désormais isolés et dans l'incapacité de se mobiliser. Les luttes que mènent les agents ou employés des entreprises et services publics pour la sauvegarde de l'emploi sont aussi justifiées que celles qui se mènent pour la même raison dans une entreprise privée. Il faut s'opposer aux privatisations, enfin, parce qu'elles constituent un vol de ce qui appartient à la collectivité au seul profit de l'enrichissement rapide des nantis dans un monde déjà profondément inégalitaire. Il ne faut pas seulement s'opposer aux privatisations. Il faut exiger la restitution immédiate de ce qui a été accaparé. La reconstruction de ce qui a été détruit. Il faut revendiquer la renationalisation des entreprises et services publics privatisés.

Pour mener la lutte déterminée et difficile que demandera la défense des entreprises et services publics, l'information et une arme essentielle. Savoir quels sont exactement les mécanismes mis en place, quelles est exactement la stratégie cynique déployée méthodiquement depuis bientôt trente ans [comptés depuis nos jours, en 2009] par les nantis pour s'approprier les biens publics jusqu'au dernier sou, connaître le rôle tenu par chacun, y compris par les médias, est indispensable pour s'opposer avec succès au processus de privatisation.

13/07/2008

Crise financière en vue ?

Crise financière : Jusqu’où ira-t-elle ?

« La pire chute de la Bourse de Bruxelles depuis 21 ans », titre le Soir. Les banques Fortis et Dexia plongent. L’inflation dépasse les 5 %. Une grave crise économique s’annonce.

François Ferrara

Photo Solidaire, Salim Hellalet

Pas un jour ne passe sans une annonce de pertes massives dans le milieu financier. La perte totale par les banques atteindrait les 945 milliards (près de 600 milliards d’euros) selon le Fonds Monétaire International. Cela ne devrait pas s’arrêter car Fortis chez nous, la Royal Bank of Scotland et Barclays s’attendent à un effondrement du système bancaire sous peu. « Une période très dangereuse se rapproche rapidement - soyez prêts », met en garde Bob Janjuah, l’analyste  de la banque écossaise .

« Nous sommes dans une mauvaise passe. Il y a à l’heure actuelle un choc inflationniste. Cela va s’avérer très négatif pour les actifs financiers. Nous allons nous mettre en position défensive. Les investisseurs s’en sortiront bien s’ils parviennent à préserver leurs patrimoines », a déclaré Tim Bond, le stratège du groupe Barclays Capital, la filiale de la Barclays Bank spécialisée dans la gestion des grosses fortunes. « La situation aux États-Unis est bien pire que nous le pensions », annonce Maurice Lippens, big boss de la Fortis, « on prévoit quelque 6 000 faillites parmi les banques américaines qui ont actuellement une faible couverture. Mais des groupes comme Citigroup, General Motors, Chrysler peuvent être emportés. Un effondrement total s’amorce aux États-Unis.

Nous sommes ainsi au début d’une crise économique d’envergure sous tous ses aspects : économique, financier, industriel, alimentaire et énergétique vu la flambée des coûts. Elle est due au fonctionnement même du système capitaliste (voir l’article sur la spéculation)

Faut-il craindre pour l’avenir de votre épargne ?


Dans l’immédiat, faut-il craindre pour l’avenir de votre épargne, qu’elle soit sous forme de comptes épargnes, de fonds de pension ou d’actions ?
Si d’aventure, vous avez quelques actions à risque, vendez-les, c’est ce que conseillent les banques des grandes fortunes.

Mais faut-il craindre pour votre compte d’épargne ? Avec une chute des cours boursiers de nos principales banques en Belgique, plus de 40 % pour Fortis et Dexia, -27 % pour la KBC, soit de  2,4 milliards d’euros de dépréciations d’actifs, il y a de quoi s’inquiéter.

En économie, le risque de faillite n’est jamais nul mais, dans notre pays il existe des mécanismes pour protéger les comptes épargnes, comptes à vue et comptes à termes. Si une banque fait faillite ou s’avère incapable de respecter ses obligations, le Fonds de protection des dépôts et des instruments financiers (par la loi du 17 décembre 1998 il est constitué par des dépôts de chaque grande banque) pourra intervenir jusqu’à concurrence de 20 000 euros par personne et par compte épargne. De quoi être rassuré dans un premier temps. Même si plusieurs banques devaient tomber en faillite, l’Etat peut, à l’instar de ce qui a été fait aux USA, mettre un très gros montant sur la table afin de sauver les banques. Ou faire comme le gouvernement britannique qui a nationalisé la Northern Rock, une banque tombé en faillite l’hiver dernier.

Mais attention, dans ce cas, ce sont les travailleurs qui, avec leurs impôts, couvrent les pertes de ce genre de banques. Et comble, le gouvernement britannique a déjà annoncé que la Northern Rock serait reprivatisée dès que sa situation se serait améliorée.

C’est la logique des Etats capitalistes qui nationalisent les pertes et qui privatisent les profits en laissant les travailleurs supportés seuls la crise.

Le problème se limite-t-il aux banques ?


Un tel scénario pourrait-il arriver dans d’autres pays européens ? On peut le craindre. Le 3 juillet, le célèbre groupe financier Goldman Sachs a averti qu’il manque entre 60 et 90 milliards d’euros pour consolider les fonds propres des banques européennes. Les banques belges pourraient alors quand même s’effondrer par l’effet domino. L’imbrication des banques en Europe entre elles est telle que si une seule venait à faire faillite – pour autant qu’elle soit d’une certaine taille - elle pourrait faire tomber les autres.

Le problème se limiterait-il aux banques ? Pas vraiment. Des banques en difficulté restreignent leurs crédits et donc affectent lentement mais sûrement l’économie réelle, l’industrie.

Les risques de chute brutale des actions industrielles deviennent réalité. Le cours de General Motors a chuté ainsi la semaine dernière, atteignant  son cours de… 1954, ruinant des milliers de petits épargnants. Renault et Peugeot ont vu aussi leur valeur chuter de moitié . Les nuages s’amoncellent aussi pour les travailleurs.

08:32 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Economie-politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : capitalisme, exploitation, speculation, profits |  Facebook |

05/03/2008

L'impôt, les riches, et la fortune (1)

 

La propriété privée des moyens de production enrichit très bien la classe la plus aisée, au détriment de tous les autres, ...la suite en images ...