20/10/2009

LE PROFIT, BUT DE LA PRODUCTION CAPITALISTE

La société privée des moyens de production et la division de la société en deux grandes classes ont pour conséquence l’exploitation d’une classe par l’autre.

Le régime capitaliste est fondé sur l’exploitation du travail salarié par les capitalistes.

1) LE MECANISME DE L’EXPLOITATION CAPITALISTE (1)

(1) Le mécanisme de l'exploitation capitaliste a été découvert par K. Marx, savant et homme d'action.

Les capitalistes possèdent les moyens de production : usines, machines, matières premières, etc.

les ouvriers ne possèdent rien que leur force de travail, c’est à dire leurs facultés physiques et intellectuelles. Pour vivre et élever leur famille, ils sont donc contraints de vendre leur force de travail aux capitalistes.

a) Le salaire, prix de la force de travail

en échange, ils reçoivent un salaire. Le salaire n’est pas le prix du travail de l’ouvrier ; il ne correspond pas à la valeur des produits que l’ouvrier créé par son travail ; il est le prix de la seule marchandise dont dispose l’ouvrier, sa force de travail.

Le salaire correspond, dans le meilleur des cas, à la valeur des moyens de subsistance nécessaires à l’entretien de l’ouvrier et de sa famille.

b) La plus-value ou travail gratuit

Au cours de sa journée de travail, l’ouvrier créé une quantité de marchandises dont la valeur est supérieure à la valeur des moyens de subsistance qui lui sont nécessaires pour reconstituer sa capacité de travail, au salaire qui est payé.

Il y a donc une différence entre la valeur des marchandises produites par l’ouvrier et la valeur des marchandises qui lui sont indispensables pour subsister, entre le travail effectué par l’ouvrier et le travail qui lui est payé.

Cette différence est du travail non payé par le capitaliste que ce dernier s’approprie gratuitement. C’est la plus-value, source du profit capitaliste.

L’étude de l’origine du profit capitaliste montre que la journée de travail de l’ouvrier se divise en deux parties : dans une partie, l’ouvrier produit une valeur équivalente à la valeur des moyens de subsistance qui lui sont nécessaires pour reconstituer sa force de travail ; dans l’autre partie, il travaille gratuitement pour le capitaliste, il créé la plus-value.

Sur sa feuille de paie, toutes les heures de travail apparaissent payées ; en fait que l’ouvrier soit payé à l’heure, aux pièces ou au boni, le patron ne paie en réalité qu’une partie de sa journée de travail.

c) La fausseté du « cycle infernal »

Les patrons et les dirigeants socialistes prétendent que l’augmentation des salaires fait augmenter automatiquement les prix. Cette affirmation est fausse. Nous avions vu, en effet, qu’il existe une différence entre la valeur produite par l’ouvrier et le salaire qui lui est payé. La part de l’ouvrier dans le produit de son travail peut donc augmenter part la réduction du profit du capitaliste et sans qu’il y ait répercussion sur la valeur du produit, le prix de la marchandise.

2) LE PROFIT, BUT DE LA PRODUCTION CAPITALISTE

Le but de la production capitaliste n’est pas de satisfaire les besoins des hommes, mais de réaliser le maximum de profits.

C’est pourquoi les capitalistes investissent leurs capitaux dans les branches qui rapportent le plus de profits et non dans celles dont le développement serait le plus utile à la société. Si l’on ne construit pas de logements par exemple, c’est parce que cela ne leur offre pas une rentabilité suffisante. Par contre, le développement de la production de guerre, qui fournit des profits énormes, « bénéficie de toute leur « sollicitude ».

La source du profit réside dans l’exploitation des ouvriers. Le profit est d’autant plus grand que le capitaliste achète la force de travail au meilleur compte. Aussi la tenda,nce permanente du capitaliste est-elle de ramener le salaire à son niveau le plus bas. La recherche du profit maximum explique aussi que les capitalistes tendent à élever au maximum le rendement de l’ouvrier et à allonger le plus possible la journée de travail.

L’intérêt des capitalistes et celui des ouvrier sont contradictoires : les capitalistes ne peuvent accroître leur profit qu’en pressurant davantage les travailleurs ; les ouvriers ,e peuvent accroître leur salaire qu’en réduisant le profit capitaliste.

Pour cette raison, une âpre lutte oppose ouvriers et capitalistes ; les intérêts des capitalistes et des ouvriers sont inconciliables.

L’unique moyen pour les ouvriers d’imposer unie meilleure rétribution de leur force de travail, c’est l’organisation de la lutte et non la collaboration de classe comme le prétendent les réformistes. L’idée de la collaboration des classes est une arme au service des capitalistes : elle vise à détourner la classe ouvrière de la lutte pour la défense de ses intérêts.

3) LA DUPERIE DE « L’ASSOCIATION CAPITAL - TRAVAIL »

Le pouvoir autoritaire qui s’est instauré en France préconise l’« association capital-travail », la communauté d’intérêts entre exploiteurs et exploités.

Quelle que soit la forme sous laquelle elle se présente, elle ne modifie pas fondamentalement la condition de l’ouvrier ; les moyens de production restent la propriété des capitalistes ; l’exploitation subsiste, la lutte de classe aussi ; la grandeur de la part de travailleurs dans le produit de leur travail reste conditionnée par la lutte.

L’ordonnance gaulliste du 7 janvier 1959 sous prétexte d’intéresser les travailleurs aux résultats de l’entreprise permet aux patrons de mettre l’accent sur le lien entre le salaire et la productivité.

L’accroissement de la « productivité » du travail – qu’il soit obtenu par l’intensification du travail ou par l’introduction de la technique nouvelle – a pour conséquence l’augmentation du profit capitaliste : dans les deux cas, les capitalistes disposent d’une quantité de marchandises plus grande pour une journée de travail d’ouvrier.

Quant à l’ouvrier, les résultat est l’aggravation de ses contions de travail et de vie. Depuis 1938, le volume de la production française a doublé ; le rendement a augmenté de 40 % ; mais le salaire horaire du métallurgiste parisien a diminué d’un tiers. La conséquence est que l’ouvrier doit travailler plus longtemps (heures supplémentaires).

L’ordonnance gaulliste vise donc à faciliter la surexploitation des ouvriers.

La « distribution d’actions » à titre payant ou gratuit est aussi envisagée ; les ouvriers recevraient au bout de longues années de présence dans la même usine, quelques centaines de francs de dividendes par an.

Le but véritable de l’« association capital-travail » - « association » du maître et de l’esclave – est de camoufler la réalité de l’exploitation dont les ouvriers sont les victimes et d’affaiblir ainsi leur conscience de classe en essayant de les persuader qu’ils sont des « collaborateurs » de l’entreprise, que l’entreprise est « leur chose », que la prospérité de l’entreprise est également celle des ouvriers ! Le patronat et le gouvernement à son service espèrent ainsi entraver l’action pour l’augmentation des salaires qui est la seule voie juste pour l’amélioration du niveau de vie de l’ouvrier.

(Source: Gauche Communiste.net)

11/05/2007

Le capital se nourrit du profit; le prolétariat se nourrit de ses miettes!

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Une éternelle revendication

 

Trouvez-vous que la société dans laquelle non vivons actuellement, la société capitaliste, est juste et équitable ? Devons-nous continuer à la subir sans réagir ? Oui ? Alors ne lisez pas ce qui suit.

 

La privatisation est l’appropriation, ou d’une certaine manière le vol légal, pour employer un terme plus vrai, donc le vol des biens dévolus naturellement à tout un chacun, des moyens de production, par les patrons, les capitalistes, les actionnaires, dans le but d’en obtenir le maximum de profit sur le dos de tous les autres. L’être humain que nous sommes, privé de tout droit sur ses biens collectifs, desquels il dépend socialement, se voit ainsi également privé de la liberté de jouir de ces biens nécessaires, à fortiori nous pouvons même dire que rien ne nous appartient, pas même nous. Posons-nous donc les questions :

 

« Privé de la liberté de jouir comme il le désire de ses acquis, matériels ou sociaux, l’homme est-il toujours libre ?  Quelle place vaut encore la démocratie dans un système basé uniquement sur l’égoïsme ?  Peut-on encore parler de réelle démocratie dans un système capitaliste ?».

 

Bien-sûr, une structure sociétaire est nécessaire pour ne pas en arriver à certaines dérives, il doit donc y avoir une hiérarchie. Prenons l’anarchie, par exemple, elle qui ne tolère aucun maître, aucune supériorité, aucune supervision des mécanismes de la société, c’est l’autogestion sans gestion, et çà, c’est non seulement utopique mais irréalisable, car l’anarchie ne tient aucunement compte des différences entre les gens, chaque particulier. L’anarchie a cependant ceci de commun avec le communisme, c’est qu’il ne tolère pas l’exploitation de l’homme par l’homme.

 

Le vrai socialisme, le communisme, prône le partage équitable de tous les biens de la collectivité, donc les richesses produites par la force de travail, sans égoïsme, sans profit ; car tous, nous avons le droit de jouir de ce qui nous appartient, en toute liberté, en tenant compte de tous les besoins de la collectivité, équitablement !

La hiérarchie, citée plus haut, est nécessaire, mais les différences telles que l’on rencontre actuellement, qui ne sont que le fruit d’un accroissement de la recherche effrénée du profit par un petit nombre de personnes peu scrupuleuses sur toutes les autres, ces différences doivent absolument être réduites, voire supprimées, pour une abolition de l’exploitation entre les classes sociales, d’une part, puis l’abolition pure et simple de ces classes pour n’en faire qu’une seule. Marx, Lénine et les autres sont des précurseurs de la pensée socialiste, du socialisme véritable.

 

Winston Churchill a dit : « Le vice inhérent au capitalisme est le partage non équitable des richesses. Le vice inhérent au socialisme est le partage équitable de la misère. ». Alors, devons-nous attendre d’être complètement enterrés sous la misère pour que nous réagissions ?

 

La social-démocratie et tous ses partis politiques à la solde du patronat et des méga-riches, que ce soit le PS, le MR, Ecolo ou le CDH et leurs homologues Flamands ont beau avoir tous un discours qui laisse entrevoir un semblant de « social », les exploités seront toujours le peuple, soumis à la soi-disant démocratie de cette société uniquement basée sur le profit de certains gros actionnaires ; leur ligne politique est identique, basée sur la seule philosophie du profit, il suffit pour s’en convaincre de constater les accords et les interactions entre eux hors période électorale, et à l’approche de la campagne pré-électorale des discussions, des semblants de conflits, des insignifiances, surgissent entre eux, uniquement pour nous donner l’impression de différences, de faire croire qu’une démocratie existe, alors que ce n’est qu’un leurre ; tous les partis traditionnels ne parlent que d’une seule langue, sans consistance, maintenant le flou et l’ambiguïté afin de mieux tromper le peuple. La solidarité ? L’appel à la solidarité, par ces partis traditionnels, se concrétise dans un sens unique, et nous récoltons les miettes, afin que survivent tant bien que mal, et même plutôt mal que bien, les plus défavorisés, alors qu’il serait plus opportun d’offrir de l’emploi pour tous et des conditions de vie plus décentes aux malades, aux handicapés, du repos bien mérité pour les travailleurs âgés, l’accès aux soins appropriés pour tous, surtout aux plus démunis. Il ne devrait pas y avoir de sans-abris dans une société soi-disant riche !

Et la vraie liberté ? La vraie démocratie ? Actuellement, le travailleur, l’employé, le petit indépendant, le peuple, a juste la liberté de produire encore et encore pour enrichir encore et encore la classe la mieux nantie, celle des exploiteurs, celle de nos dirigeants !

 

Pour les néophytes, la crainte du communisme et de ses soi-disant mauvais côtés n’est absolument pas fondée du tout, car dans l’opinion que chacun a du communisme, bien des mensonges ont été dits, par le révisionnisme auquel nous avons tous été soumis depuis notre plus tendre enfance par la société capitaliste, car nous avons été conditionnés pour vivre dans un environnement tel que nous l’avons aujourd’hui, on nous a appris à devenir des exploités.

Mais cela peut changer et pour çà il faut le vouloir ; il ne faut nullement devenir fataliste. Des changements peuvent être faits, pour le bien de la communauté, des changements doivent être faits, pour le bien de tous, pour une société plus juste, pour une société plus équitable, pour le bien-être de tous, pour les gens d’abord, et non pour le profit de certains !

 

Seule une vraie politique réellement à l’écoute du besoin des gens peut sortir le peuple du marasme actuel dans lequel, si rien n’est fait, nous nous enfoncerons de plus en plus. Réagissons, faisons le bon choix le 10 juin prochain, pour nous, mais surtout pour nos enfants et petits-enfants, pour la survie de notre planète, pour un monde meilleur.

 

18:28 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : marxisme, leninisme, socialisme, capitalisme, proletariat, exploitation |  Facebook |

31/03/2007

Définitions intéressantes et objectives trouvées sur le "net".

Libéralisme et collectivisme

 

Le libéralisme

 

Plus qu'une théorie politique le libéralisme est également une conception économique de la gestion de la production et de l'organisation des rapports sociaux qui en découlent. Issu de la montée en puissance de la bourgeoisie à la fin du dix-huitième et au début du dix-neuvième siècle, la théorie libérale s'oppose clairement aux conceptions féodales et proclame que tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. Elle fait de l'idée de liberté politique (entendue comme liberté d'expression) ainsi que de l'idée de liberté économique (entendue comme liberté de jouissance de sa propriété) le cœur de sa réflexion politique.

Les théoriciens du libéralisme développent également une conception de la société où l'homme est représenté comme un simple individu séparé des autres individus. Ses intérêts sont conçus comme antagonistes avec ceux des autres hommes. La compétition est ainsi comprise comme le mode général de gestion des rapports humains : la concurrence universelle comme le seul mode possible d'existence.

Attachée à l'idée de liberté mais pas à celle "d'égalité fondée sur le partage des ressources existantes", le libéralisme est très favorable aux personnes qui ont un capital à faire fructifier mais très défavorable à ceux qui n'ont rien et qui sont obligés de vendre leur force de travail dans des conditions misérables. La justification qu'elle apporte aux contradictions produites par le " marché libre " tend de ce point de vue à en faire le pur et simple reflet idéologique du capitalisme.

On peut dire en ce sens du libéralisme politique qu'il est le reflet du libéralisme économique qui n'est rien d'autre que l'organisation capitaliste de la production. Il est à noter également que de nos jours et depuis la révolution française, le libéralisme va de pair avec les conceptions républicaines.

Très critiqué par Marx ainsi que par les révolutionnaires du dix-neuvième et du vingtième siècle, le libéralisme est aujourd'hui présenté comme le meilleur système économique et politique existant mais pour combien de temps ?

 

La sociale démocratie ou libéralisme social

 

Les représentants de la sociale démocratie se présentent comme les défenseurs d'un système politique et économique qui serait la synthèse des revendications sociales des communistes et de celles des libéraux en matière économique. Ils affirment qu'il est possible de concilier les intérêts du marché et de ceux qui possèdent la réalité des moyens de production avec ceux des salariés et des citoyens les plus pauvres. C'est autour de l'idée d'une redistribution partielle des richesses qu'ils fondent leur croyance en un système social relativement équilibré : les riches étant censés partager une part de leur richesse avec les pauvres pour que ceux-ci ne se montrent pas trop violents, ni ne se révoltent.

Issue de la dissidence avec les penseurs marxistes et communistes traditionnels, les théoriciens de la sociale démocratie prônent la conciliation et non pas le combat, l'entente plutôt que la lutte. Les grands penseurs de la sociale démocratie (aujourd'hui oubliés) sont des personnes comme Karl Kautsky. Sur le plan économique, John Mayard Keynes est leur grand représentant.

Aujourd'hui la plupart des gouvernements européens sont sociaux démocrates sans que pour autant les problèmes liés à la pauvreté, à l'exclusion et à la misère aient été en aucune manière réglés.

 

L'ultralibéralisme

 

L'ultra libéralisme représente la version sauvage de la philosophie et du système libéral. Elle ne se contente pas d'affirmer que la concurrence imposée par le marché est saine et qu'elle est favorable à l'épanouissement humain mais elle affirme également que toute politique sociale où toute intervention de l'Etat dans le domaine économique est extrêmement nuisible. Très inégalitaire et source de multiples problèmes sociaux, la théorie ultralibérale est sans pitié pour les pauvres et les plus démunis. Sa haine de l'Etat comme acteur de la vie sociale n'est rien d'autre que le reflet de son désir de voir augmenter considérablement les revenus des personnes les plus riches (qui ne sont plus taxés dans un univers où l'Etat est réduit à sa portion congrue).

Les économistes de l'école de Chicago sont les grands représentants de l'ultralibéralisme au niveau de l'organisation de la production. Au niveau politique Ronald Reagan aux Etats-Unis et Margaret Thatcher en Angleterre, ont été les grands représentants de l'ultralibéralisme. Aujourd'hui George W Bush, se fait le porte-parole de cette conception de l'organisation économique et politique de la société.

Toute l'entreprise de construction de la mondialisation au niveau planétaire repose également sur cette conception du monde avec ce que cela comporte comme renforcement des inégalités et comme capacité d'exclusion, de gâchis sur le plan de l'existence de millions d'êtres humains.

 

Le communisme d'Etat

 

Théorie collectiviste et égalitariste la conception communiste des affaires politiques, se présente avant tout comme une théorie révolutionnaire de l'organisation sociale et comme la philosophie la plus opposée au capitalisme et aux différentes formes de libéralisme.

Elle remet tout d'abord en cause le fait de la propriété privée et propose de faire de tous les objets produits la propriété des personnes qui les produisent et non pas de celles qui les font faire. Pour les théoriciens du communisme dans sa version orthodoxe, la propriété doit être publique et non privée. C'est l'Etat qui se substitue aux particuliers et gère l'organisation de tous les rapports sociaux, c'est lui qui représente la masse des producteurs et fait en sorte qu'aucune inégalité ne soit établie entre eux, c'est lui qui assure la distribution des biens et des richesses en permettant aux plus pauvres d'avoir des conditions de vie décentes.

L'Etat possesseur véritable des moyens de production est censé défendre les intérêts des prolétaires en empêchant que ne se continue l'exploitation sauvage dont ceux-ci sont victimes. Il fait d'eux des hommes à part entière en leur permettant d'être maîtres de leur propre vie, en empêchant qu'ils soient condamnés à vendre leur force de travail sur un marché dont ils ne maîtrisent pas les règles et qui les domine totalement.

Marx et Engels sont les grands théoriciens de la philosophie communiste. Révolutionnaires engagés dans les grands mouvements ouvriers qui ont eu lieu au dix-neuvième siècle, frappés par la misère où se trouvait l'ensemble de la classe ouvrière, ils se sont révoltés contre l'ordre bourgeois et l'oppression qu'il générait. Leur théorie, exposée dans des ouvrages comme Le Manifeste du parti communiste, Le Capital ou l'Anti-Dühring, a considérablement marqué les révolutionnaires de tous les pays (notamment au vingtième siècle) et a donné les moyens à certain d'entre eux de mener le projet communiste à son terme (Lénine en Russie, Fidel Castro à Cuba, Mao-Tse-Toung en Chine sont au vingtième siècle les grandes figures politiques du communisme mondial).

Très dénigrée depuis la chute du système soviétique et le passage de la Chine à une économie de marché qui ne dit pas son nom, le communisme demeure une référence dont se réclament encore aujourd'hui les révolutionnaires (Le Sous-commandant Marcos au Chiapas, les révolutionnaires colombiens..).

 

Le communisme libertaire ou anarchisme

 

Le régime anarchiste est celui où n'existe plus aucune forme de domination, où toutes les hiérarchies sont abolies, où le pouvoir est totalement décentralisé, où chaque unité de production est de petite taille et pratique l'autogestion (en grec "an " "archè" signifie sans commandement).

Très égalitaire mais aussi sincèrement attaché à l'idée de liberté, le communisme libertaire représente la version non autoritaire du communisme. Elle proclame le refus de toutes les hiérarchies et de toutes les formes de répression (notamment celles liées au pouvoir d'Etat).

En affirmant qu'il n'a ni Dieu ni maître, l'anarchiste entend se libérer de toutes les contraintes liées à l'organisation économique, politique et idéologique que l'on trouve dans les autres systèmes. Pour lui la liberté authentique réside non pas dans le marché libre mais dans la disparition de toutes les sources d'inégalité qu'elles soient économiques (exploitation de l'homme par l'homme) politiques (création de hiérarchies fonctionnelles sur le plan administratif) sociale (division de la société en classes) idéologiques (aliénation dans la religion où dans différentes sortes de dogmes).

Pour autant on ne saurait dire qu'il n'y a pas d'ordre dans la conception et le plan d'organisation anarchiste. En effet un ordre horizontal lie les gens entre eux à la base et se substitue aux ordres "verticaux" qui sont mis en place dans les autres systèmes. Dans l'anarchisme, en effet, il n'y a pas de place pour la notion de supérieur et d'inférieur : tous les hommes se trouvent sur le même plan sans distinction de race, de classe ni de fonction. La démocratie directe est dans cette perspective la seule forme de démocratie que puisse reconnaître l'anarchisme.

Proudhon, Kropotkine, Bakounine sont au dix-neuvième siècle les grandes figures de l'anarchisme et du communisme libertaire. Sartre à sa manière mais aussi Marcuse et Wilhelm Reich ont été leurs continuateurs les plus prestigieux.

Critiqué par les libéraux et par ceux d'entre les communistes qui ont accordé une trop grande confiance à l'Etat, le communisme libertaire représente pourtant le type de gouvernement qui par sa dimension locale et son goût de la liberté constitue peut-être pour les hommes une solution d'avenir.