09/10/2009

LA LUTTE ECONOMIQUE ET POLITIQUE DE LA CLASSE OUVRIERE CONTRE L’EXPLOITATION CAPITALISTE

Le marxisme et la réalité montrent que bien loin de fonctionner au bénéfice de tous les membres de la société, le capitalisme sert de plus en plus les intérêts d’une poignée de milliardaires tandis qu’il est incapable d’assurer la satisfaction des besoins élémentaires des travailleurs.

Le capitalisme tend constamment à réaliser l’accumulation de la misère au pôle ouvrier de la société et l’accumulation de la richesse à l’autre pôle, du côté de la bourgeoisie.

Cela ne signifie pas que la paupérisation de la classe ouvrière soit une chose fatale et que les travailleurs doivent être obligatoirement un peu plus misérables chaque jour sans que la lutte ouvrière ne puisse rien pour y remédier !

Les salariés peuvent dans une certaine mesure arrêter la baisse des salaires, freiner le mouvement descendant du niveau de vie. La période du Front Populaire pendant laquelle la classe ouvrière française, grâce à la réalisation de son unité et au rassemblement autour d’elle des classes moyennes, a imposé au patronat d’importantes réformes sociales, en est un exemple probant : en 1936, la classe ouvrière a fait reculer la misère.

Mais depuis, la tendance à la paupérisation a repris le dessus : le niveau de vie des travailleurs s’est abaissé.

Cela souligne l’immense importance de l’unité de la classe ouvrière et de la lutte quotidienne, seules armes des prolétaires pour maintenir leur niveau de vie face aux empiètements du capital.

1) LA NECESSITE DE LA LUTTE ECONOMIQUE

a) La lutte économique est indispensable pour freiner le mouvement descendant du niveau de vie de la classe ouvrière, pour obtenir l’augmentation des salaires et de meilleures condtions de travail (retour aux 40 heures, etc.)

La vie montre qu’aucune loi sociale n’est jamais promulguée par l’Etat capitaliste, aucune amélioration n’est jamais consentie par les patrons sans la lutte unie de la classe ouvrière.

Toute conquête sociale est menacée par la bourgeoisie si elle n’est pas défendue par l’action ouvrière. Les atteintes portées par le pouvoir autoritaire aux conquêtes sociales montrent bien que celles-ci ne sont jamais acquises une fois pour toutes.

b) La lutte économique constitue, en outre, une école pour les travailleurs.

Elle prépare la classe ouvrière à des combats de plus grande envergure. Elle favorise le développement de la conscience de classe et de son unité de combat : elle aide à prendre conscien,ce de l’origine de classe des maux qui l’accablent, elle constitue une base importante de rassemblement de toutes les forces ouvrières contre les monopoles et leur instrument, le pouvoir personnel.

Aussi les communistes attachent-ils la plus grande importance à l’organisation des luttes économiques. Ils considèrent la défense des travailleurs, l’établissement de leurs revendications, l’organisation de leur union et de leur action pour les faire triompher, comme une tâche quotidienne impérieuse pour le Parti, pour chacune de ses cellules d’entreprises. Ils militent activement dans les syndicats et se préoccupent sans cesse de les renforcer et d’améliorer leur fonctionnement.

2 )NECESSITE DE LA LUTTE POLITIQUE

Les communistes considèrent qu’il n’est pas possible de s’en tenir à la lutte purement économique des ouvriers contre tel ou tel capitaliste, sans la relier à la lutte politique générale de la classe ouvrière contre la classe capitaliste.

a) La lutte politique contre le pouvoir des monopoles et pour ka conquête du pouvoir sur la bourgeoisie est nécessaire pour obtenir la libé »ration définitive de la classe ouvrière de l’exploitation et de l’oppression.

La lutte économique ne peut, par elle-même, soustraire le prolétariat à l’exploitation. Elle vise les effets du capitalisme (bas salaires, etc.) et non la cause fondamentale de la misère qui est le capitalisme lui-même.

C’est la raison pour laquelle les communistes, tout en organisant la lutte des travailleurs pour les revendications économiques, montrent aux prolétaires qu’ils ne peuvent améliorer radicalement leur sort dans ce régime. Pour supprimer définitivement l’exploitation, assurer le bonheur des travailleurs, il faut abolir le capitalisme, la propriété privée des moyens de production, et instaurer le socialisme qui seul apporte à tous une vie heureuse et cultivée.

b) La lutte politique est indispensable pour la réalisation des objectifs démocratiques immédiats de la classe ouvrière (paix en Algérie – désarmement – élimination du pouvoir personnel et rénovation de la démocratie).

Les victoires politiques de la classe ouvrière facilitent l’obtention de ses revendications économiques, l’amélioration de son niveau de vie.

La victoire du Front Populaire en 1936, a permis à la classe ouvrière d’importantes réformes sociales : augmentation des salaires, 40 heures, congés payés, etc. ; grâce à la victoire dans la lutte contre le fascisme hitlérien, après la guerre, elle a pu compléter ces conquêtes. La fin de la guerre d’Algérie, la réalisation des mesures de désarmement, facilitera l’obtention des revendications ouvrières (augmentation des salaires, abrogation des taxes de vie chère, etc.) La réalisation de la tâche capitale posée devant le mouvement ouvrier et démocratique à l’heure actuelle, la restauration et la rénovation de la démocratie, permettra un relèvement sensible du niveau de vie de la classe ouvrière ; la démocratie rénovée portera un coup à la toute puissance du capital : les richesses, fruit du labeur des travailleurs, ne seront plus accaparées par les trusts français et étrangers.

La tâche de la cellule d’entreprise ne peut donc pas se limiter aux questions économiques. Elle dirige et oriente la lutte des travailleurs contre le pouvoir personnel, pour la paix, les libertés, en tenant compte des conditions concrètes du lieu où elle rayonne.

CONCLUSION

La domination des monopoles aggrave à l’extrême l’exploitation des travailleurs.

Se battre contre l’exploitation et la surexploitation des travailleurs, contre la spoliation des masses laborieuses, c’est lutter contre l’épuisement et pour la vie normale du peuple, c’est lutter pour l’avenir de la France.

Pour que la classe ouvrière déploie largement ses forces, il est indispensable que le Parti, la cellule ripostent à l’offensive idéologique de la bourgeoisie, fassent la clarté sur la réalité de l’exploitation capitaliste, sur la communauté d’intérêts de tous les travailleurs, sur l’antagonisme fondamental qui les opposent au capital. Cette lutte est la condition première pour ouvrier des perspective à la classe ouvrière : elle lui montre que son salut réside dans la lutte contre les monopoles et leur politique et non dans la collaboration de classe ; elle est indispensable aux progrès de l’unité ouvrière, ainsi qu’à la réalisation de l’union de toutes forces démocratiques et nationales sur des bases justes. Elle est nécessaire pour faire comprendre aux ouvriers la nécessité de lutter pour en finir avec la domination du capital.

(Source: Gauche Communiste.net)

25/09/2009

Potosi: les riches s'enrichissent, les mineurs se défoncent!

Info (sur Wikipédia): Potosí est une ville de Bolivie et la capitale du département de Potosí. Son nom vient du quechua Potojsi qui signifie « tonnerre ». Elle se trouve à une altitude de 4 070 m et comptait environ 164 480 habitants en 2007. C'est une des villes les plus hautes du monde, construite au pied du Cerro Rico (« Montagne riche »), une montagne de minerai d'argent qui domine la ville de ses 4 824 m.

La vieille ville fait partie de la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

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(Article paru sur le blog de Rafik et Line,à découvrir)


Potosi: les riches s'enrichissent, les mineurs se défoncent!


Casa_de_la_moneda[1]Potosi est une ville minère anciennement aussi riche et peuplée que Paris, Londres ou New York grâce à l'exploitation des mines d'argent par les conquistadors espagnols. Nous arrivons en fin d'après-midi sous une bonne drache qui nous rappelle le plat pays ;-) Nous nous installons dans le Hostal Felcar, un chouette petit hotel bien propre avec de l'eau bien chaude et une petite cours fort agréable par beau temps on l'imagine :-) (50 Bs seulement!!!) Nous réservons notre visite des mines pour le lendemain auprès de l'agence Koala Tours (Merci Riet pour le conseil) et allons manger un bout dans un des restos conseillés par le Lonely Planet, le 4060 ( c'est l'altitude de la ville).

Le lendemain à 8.30, nous voilà partis dans le minibus qui nous emmène au Cerro Rico ( la montagne de toutes les richesses de la ville). Après avoir enfilé une petite combinaison et un casque muni d'une lampe, nous voilà dans une sorte de quicaillerie pour mineurs. Notre guide francophone, Mabel, nous explique les différents matériaux et matériels utilisés dans la mine: les bâtons de dynamite, le marteau-piqueur (on dirait que ça ne pèse pas grand chose mais une fois dans les mains c'est autre chose), les tuyaux d'air comprimé, les pelles, les grandes vasques pour transporter le minerai, les bois pour consolider les puits et les tunnels. Après nous avoir présenté tout cela, Mabel nous dit cette phrase que l'on ne comprend pas tout de suite "Finalement pas grand chose a changé depuis le servage à l'époque coloniage". Avec nos nombreuses questions, Mable nous explique alors l'organisation sociale dans les mines.

Au début, à lire le routard, le mot "coopérative" revient souvent et sonne comme une avancée sociale pour les mineurs. On a l'impression que les mineurs s'auto-organisent et que la solidarité est plus grande. En réalité, l'état bolivien, voyant la production chutter, a encouragé les mineurs à se mettre en "coopérative" pour ne pas devoir fermer un trop grand nombre de mines. L'état donne des concessions - des droits d'exploitation - d'un ou de plusieurs puits/tunnels de la montagne à des groupes de mineurs. L'état est représenté par une "grande coopérative" (la COMIBOL) à la quelle chaque petite coopérative - groupe de mineurs - paye un montant fixe par mois comme un loyer. Comment sont organisés ces "petites coopératives", ces groupes de mineurs?Potosi_Mines_(71625784)
Les mineurs qui ont pu épargner (accumuler du pognon) et s'acheter leurs propres outils ont pu être à la tête d'une "petite coopérative" et s'acheter le service d'autres mineurs sans-outils, sans autres outils que la force de leurs bras! Dans ces "petites coopératives" travaillent entre 20 et 50 mineurs. Le mineur qui possède la coopérative, appelons-le patron, paye en général 40% de ses rentrées à la grande coopérative, 40% pour l'achat de matériel et de salariés et 20% pour sa retraite et sa cotisation à la caisse d'invalidité-santé. De temps en temps, nous dit Mabel, il offre à 2 ou 3 mineurs le luxe de payer leur épargne retraite et santé mais vous devinez sans doute à quoi servent ces deux ou trois "contre-maîtres"
A côté de cela, il y a encore ce qu'on appelle ici les "socio-coopératives". Ce sont des "entreprises familiales" de 5 mineurs maximum qui exploitent un puits et qui doivent acheter tout leur matériel (On dirait en Belgique les "indépendants"). Evidemment ceux-là ne peuvent pas s'acheter des marteaux-piqueurs ni même de la dynamite de manière régulière. Résultat: ils produisent du minerai de troisième qualité. Bref, ils ne peuvent pas concurrencer "les grands". Ici aussi "l'indépendance" est un mirage qui casse beaucoup de dents.
Mabel nous résume la situation: "il y a trois catégories de mineurs: Les Riches, ils sont une quinzaine à Potosi. Ce sont ceux qui possèdent les "petites coopératives' et ils continuent à s'enrichir. Ceux de classe moyenne, ce sont les rares contremaîtres et certains socio-coopérativistes et puis la grande majorité, les pauvres. Ce sont ceux qui n'ont que leurs biceps pour se défoncer à la mine et gagner quelques bolivianos par jour.

Après ces explications, nous nous trouvons au marché des mineurs. Là, avant d'aller travailler, les mineurs s'achètent quelques feuilles de coca, des cigarettes et de l'alcool quasi pur (98%). Les feuilles de coca, c'est pour macher au fond de la mine tout au long de la journée. Ca stoppe la sensation de soif et de faim grâce à l'anesthésie de l'estomac. L'alcool c'est pour se rincer la gorge :-) et surtout pour el Tio, le diable qui veille sur le Cerro Rico et qui offre de bons filons aux meilleurs donateurs. Nous faisons quelques courses et nous voilà dans le fonds de la mine à quatre pattes.
Après quelques secondes, on pense déjà à la mort. L'air est étouffant et la chaleur insupportable. On se sent oppressé par le sol pourtant friable et par les odeurs de souffre. On pense qu'on ne va pas se sortir de cet enfer. Mais heureusement, tout cela vous passe par la tête qu'une fraction de seconde et vous pensez juste à trouver le chemin dans ce dédale de tunnels et de puits encombrés. Souvent, j'ai pu tester la solidité de mon casque. Mais ça va. Après coup, on pense à ceux qui doivent "vivre" là-dedans et on se dit qu'on peut aussi y "survivre" quelques heures. A l'intérieur nous rencontrons quelques mineurs. Certains commençaient journée. Le père avait prit ses enfants avec : il peut pendant les vacances scolaires. Les 8000 à 12000 mineurs qui vivent de Cerro Rico ont vraiment beaucoup de courage. Germinal continue à exister en Bolivie, espérons que ça change!
Justement à propos de changement, je pose encore une dernière question à Mabel: "est qu'avec Evo ça risque de changer?" et là Mabel a un grand soupir et me dit:" Les Riches ne veulent pas!"

Je vous laisse conclure ...

06:05 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Vie sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : precarite, exploitation, riches, pauvres, capitalisme, travailleurs, pauvrete |  Facebook |

20/09/2009

Et si les riches payaient la crise?

Récupération d'une revendication du Parti du Travail de Belgique?

On dirait bien, car un article publié dans le dernier n° du télémoustique fait mention d'une meilleure taxation des super-riches. Serait-elle donc enfin envisageable dans un avenir proche ? Prendrait t'on enfin conscience, dans cette société capitaliste, à fortiori essentiellement basée sur l'exploitation des travailleurs, que rétablir un équilibre dû à l'exagération spéculative de la minorité profiteuse, permettrait à la majorité de la population de ne pas plonger dans la précarité et la pauvreté ?

Alex

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(Extrait de l'article paru dans le magazine télémoustique, semaine du 16/09/2009)


cover_4364_small_rdax_142x193Les responsables du krach sont les premiers à renouer avec les bénéfices. Pendant ce temps le déficit se creuse et le chômage explose.
En 2010, alors que d'autres commenceront à se relever, la Belgique commencera à souffrir.

Première loi de l'économie: "Pour tout économiste, il existe un économiste d'avis contraire." Seconde loi de l'économie: "Ils ont tous les deux tort." Ce qui suit serait donc une bonne nouvelle: depuis le début du mois de septembre - soit très exactement un an après le krach du siècle -, les experts sont unanimes. Nous entrevoyons la fin du tunnel, la reprise s'annonce, le plus fort de la crise est derrière nous.

A la Sonaca aussi, on est unanime, quoique moins enthousiaste. Ici, la reprise, on n'en verra pas la couleur. Environ 440 employés de la société aéronautique viennent de s'entendre dire qu'ils seront bientôt virés. Malentendu ou mauvais timing, sans doute. A la faveur de ce rebond économique, leur direction devrait décider de ne pas leur envoyer leurs C4. Ou, au pire, les réengagera bientôt. Non? Non. Reprise ou pas, ils rejoindront les 125.000 Belges promis au chômage d'ici fin 2011, si on en croit le Bureau du Plan. Troisième loi de l'économie: "Pour un économiste, la vie réelle est une exception statistique."

Blague à part, cette crise va définitivement nous fâcher avec les chiffres. Il y a un peu plus d'un an, la maison Fortis évoquait des pertes "virtuelles". Quelques semaines plus tard, l'épargnant était réellement ruiné. Aujourd'hui, la presse financière titre: "Les Bourses en pleine euphorie." Car, c'est vrai, comme l'ont observé les experts, plusieurs indicateurs ont repris des couleurs: depuis l'été, la croissance renoue avec des chiffres positifs. Faibles, mais positifs. En Bourse, les titres du Bel 20 repartent. Ils ont gagné plus de 50 % ces derniers mois, à mi-chemin des cours record de l'été 2007. Dans les banques, l'octroi de crédit - le nerf de la guerre - est reparti à la hausse. Globalement, donc, cela va mieux que prévu. Et pourtant, c'est pire.

La reprise bikini
Cette reprise est en fait une reprise bikini. Elle suscite quelques ardeurs, mais elle cache l'essentiel: pour la plupart, le plus dur reste à venir. Pour l'instant, les chiffres du chômage n'ont pas encore explosé. Entre 2008 et aujourd'hui, ils ont progressé d'un seul pour cent. Attention, c'est une nouvelle ruse. Plus que d'autres, la Belgique est exposée à "l'effet retard". Le paradoxe sera cruel. Cette année, au plus fort de la crise, nous avons pu en limiter les effets. En 2010, alors que d'autres commenceront à se relever, nous commencerons à souffrir.

Pourquoi cette exception belge? Dans un pays comme le nôtre, où l'emploi est relativement protégé, le gouvernement a pris des mesures pour élargir le chômage dit "économique" aux employés, histoire qu'ils ne perdent pas leur emploi. Du moins pas tout de suite. Ensuite, quand bien même les entreprises finissent par renvoyer du personnel, les préavis et autres procédures légales postposent le moment où les infortunés s'inscrivent réellement au chômage, bons pour l'inventaire. Bref, des mauvaises nouvelles, il y en aura. Mais nous les apprendront plus tard que d'autres.
[...]

Une révolution manquée
Faire banquer les nantis suffira-t-il à les assagir? On peut ne pas partager l'optimisme tout neuf de Didier Reynders. Avant tout le monde, la finance a déjà renoué avec les profits, comme le prouvent les milliards actuellement provisionnés par les banques pour offrir de faramineux bonus à leurs dirigeants (voir ci-dessous). Chez ceux qui criaient au naufrage il y a quelque mois encore prévaut aujourd'hui le "tout va bien", drapé dans un sentiment d'impunité.

"Les banquiers ont fini par croire qu'on leur viendrait toujours en aide, quelles que soient les bêtises qu'ils puissent commettre, se désole Eric De Keuleneer, professeur à Solvay. Les banques belges appliquent très bien le principe du "too big to fail" ("trop grand pour échouer"). Elles savent que, à la moindre difficulté, elles peuvent prendre les pouvoirs publics en otage en leur faisant craindre la faillite." De l'autre côté de l'Atlantique, le prix Nobel d'économie Paul Krugman tire le même constat: "Tout va recommencer." Peut-être avons-nous sauvé l'économie trop tôt, "avant qu'une volonté politique en faveur d'une réforme fondamentale n'ait été suffisamment forte pour susciter des changements". Malheureusement, ce n'est sans doute pas la crise, mais la révolution qui est déjà derrière nous.
Jean-Laurent Van Lint

Taxer les grandes fortunes?
Le trou budgétaire de l'Etat belge frôle les 25 milliards €. Où les trouver? Pourquoi ne pas s'inspirer des derniers pays européens à encore appliquer l'impôt sur la fortune (France, Liechtenstein, Norvège et certaines régions suisses)? D'après une récente estimation, la Belgique compterait 59.000 millionnaires. C'est 13.000 de moins que l'année précédente, la crise a frappé partout. En moyenne, ils détiendraient chacun 2,2 millions €. Soit un total d'environ 130 milliards €. Ensemble, nos millionnaires ont donc de quoi combler plus de cinq fois le déficit de l'Etat belge. On peut rêver. Mais eux, qu'en pensent-ils?

Laurence - Fortune: entre 2,5 et 3 millions €
Un impôt exceptionnel de crise sur la fortune de Laurence (par exemple 10 %)? "Je vais répondre non. Lorsque j'étais adolescente, la mort de mes parents m'a causé énormément de difficultés. Je n'ai pas fait les études qui me permettraient d'avoir un travail intéressant financièrement. De plus, je dois "tenir" avec ce patrimoine. D'autres "riches" hériteront encore au décès de leurs parents, moi pas. Ceci étant, je suis d'accord que les très nantis contribuent plus, voire beaucoup plus. J'en connais certains qui, même si vous leur prélevez 40 % de leur patrimoine, ne verront aucune différence dans leur niveau de vie. Il y a riches et riches."

Jean-Pascal - Fortune: plusieurs dizaines de millions €
Très riche, Jean-Pascal vit entre le Brabant wallon et le sud namurois, où il possède un château. Grâce surtout à la famille de son épouse, actionnaire d'une holding de référence, ses avoirs se comptent en "plusieurs dizaines" de millions. Imposer fortement son patrimoine? La réponse à notre question est brutale: "Mais enfin non! Et l'année prochaine, et l'année suivante, si l'Etat est en déficit, on nous demandera encore de payer, si la crise est toujours là? Moi je travaille dur dans la holding, et nos filiales donnent du travail à beaucoup de gens. Et puis, toucher au patrimoine, non!"

(source: site du télémoustique)

05/03/2008

L'impôt, les riches, et la fortune (1)

 

La propriété privée des moyens de production enrichit très bien la classe la plus aisée, au détriment de tous les autres, ...la suite en images ...

 

L'impôt, les riches, et la fortune (2)

 

La propriété privée des moyens de production enrichit très bien la classe la plus aisée, au détriment de tous les autres, ...la suite en images ... 

 

04/03/2008

Le "Frankenstein fiscal" du Dr Reynders.

 

Tout ce que vous n'auriez jamais dû savoir sur les intérêts notionnels

Combien vont finalement coûter les intérêts notionnels?

  • Depuis quand Reynders savait-il que son estimation initiale était fortement sous-évaluée?
  • Ce coût va-t-il encore augmenter à l'avenir?
  • Les intérêts notionnels ont-ils créé des investissements et des emplois?
  • Quelle est la véritable raison ayant poussé à la création des intérêts notionnels?
  • Comment fonctionnent les montages fiscaux réalisés par de grandes entreprises?
  • Comment Reynders s'est-il rendu complice des abus dont ils nient l'existence?
  • Pourquoi les intérêts notionnels augmentent-ils l'inégalité entre les entreprises?
  • Quel est le véritable taux d'impôts payé par les sociétés belges?
  • Combien vous coûtent les intérêts notionnels?
  • Faut-il réformer ou supprimer cette déduction fiscale ?

Titre : "Le Frankenstein fiscal du Dr Reynders"

Sous-titre : "Tout ce que vous n'auriez jamais dû savoir sur les intérêts notionnels"

Auteur : Marco Van Hees

Format : pdf (843 Ko), 40 pages A4 + annexes.

  La brochure peut être téléchargée à l'adresse suivante :

http://www.ptb.be/fr/nouvelles/article/article/une-brochu...

 

17/12/2007

Images de la manifestation Nationale de samedi 15 décembre 2007

 

Touche pas à mes patates !

Tel était le slogan du PTB en ce jour de grande manifestation du 15 décembre 2007 contre la vie chère.

  • 53%, c'est la hausse du prix de la patate entre janvier 2006 et octobre 2007.
  • 25 à 30%, c'est la hausse prévue en 2008 pour le gaz fourni par Electrabel.
  • Les prix montent et nos salaires restent bloqués, par contre les bénéfices des grandes entreprises explosent: 23 milliards d'euros de bénéfices pour le top 20.

Les 10 points du PTB contre la vie chère et pour la solidarité :

  1. Des prix plafonds pour les biens de première nécessité;
  2. Baisse de la TVA de 21% à 6% sur le gaz et l'électricité; l'énergie n'est pas un produit de luxe !
  3. Augmentation des salaires et des allocations sociales.
  4. Inclure l'essence et le diesel dans l'index;
  5. Moins d'impôts pour les travailleurs et plus pour les grosses fortunes.
  6. Les médicaments de 50 à 60% moins chers par l'application du modèle KIWI.
  7. Des emplois stables et pas d'intérims; la flexibilité au travail : non merci !
  8. Touche pas aux pensions et aux prépensions; pas de pacte des générations bis.
  9. Non au service minimum dans les entreprises publiques, il faut préserver le droit à la grève.
  10. Pour une sécurité sociale forte.

Que font les partis traditionnels ?

Rien, au contraire, ils débatent en premier lieu d'une réforme de l'état. Pire encore, la majorité des partis viennent de voter au parlement contre l'introduction d'un prix plafond pour l'énergie.

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13/08/2007

Là où nous nous dirigeons!

……Vers la famine et la pauvreté?
Le peuple crevant de faim n’a plus les moyens de se payer à manger, ne sait plus se chauffer convenablement en hiver, ne sait plus se soigner correctement faute des coûts médicaux élevés et les plus démunis ne savent même plus se loger; une affabulation ….. ou bientôt la triste vérité ?

Les prix du pain, du lait, des pâtes, de la viande, du gaz, des produits pétroliers et bien d’autres encore sont en nette augmentation ces derniers temps, pourquoi ?
Notre société est basée sur une économie à politique dite "capitaliste", et donc très tributaire des marchés, tant nationaux qu'internationaux, ce qui fait qu'un déséquilibre provoqué de l'autre côté de la planète se répercutera immanquablement sur notre économie; c'est d'ailleurs dans cette optique que l'on a justifié les augmentations de produits pétroliers durant cet été par les départs en vacances massifs des Américains, entre-autre; mais aussi cette économie capitaliste dépend des capitaux investis en bourse et donc de leur fluctuation; car même ce que nous avons dans notre assiette tous le jours, quoique l'on dise ou que l'on en pense, dépend indirectement du bon vouloir des riches bourgeois investisseurs qui se "sucrent" sur notre dos!

Pour en savoir plus, cliquez ici!

05/08/2007

Question de moyens!

Le salaire de la misère et le salaire de la honte !

 

Il n’y a pas si longtemps encore, un copain, on va l’appeler Maheux (allusion au personnage, père d’une grande famille et mineur, dans le roman ‘Germinal’ d’Emile Zola), me faisait part de son désarroi face à son licenciement de chez X-Y, son salaire moyen de 1.350€ net/mois(*) lui permettait de vivre décemment car sa jeune épouse ajoutait ses 300€ et des poussières d’allocations de chômage, leurs deux jeunes bambins ne crevaient pas de faim (il y avait les alloc. Familiales aussi); mais restructuration oblige, la loi du marché, de l’offre et de la demande ; bon ben …faut faire avec, C4, puis les 800€(*) et quelques qu’il percevait alors au chômage suffisaient à peine pour vivre raisonnablement, mais la zizanie s’installa dans le couple qui finit par divorcer, la vente de la voiture ne suffisant plus à payer les pensions réclamées ni à rembourser les différents prêts en cours, n’ayant plus de famille, Maheux se retrouva à la rue, les petits boulots « en noir » ne suffisant pas à ses besoins, ceux de sa tendre divorcée et de ses petits, en ont fait …un clodo de plus (oh pardon ; on dit un S.D.F. actuellement, encore une hypocrisie de notre époque) ! Et pourtant ; ….

 

…. Pourtant nos patrons et directeurs d’entreprises Belges, privées ou publiques, se plaignent de ne pas gagner assez ; en cause, le salaire de leurs homologues voisins plus ou moins plus lointains percevant un salaire allant parfois jusqu’à 20 ou 30 fois (aux USA) l’équivalant au leur, les chiffres sont pourtant là (**):

 

Albert Frère (GBL) : ……………………………….. 2,032 millions €/an = +/- 170.000 €/mois

Jean-Paul Votron (Fortis) : ………………………. 2,735 millions €/an = +/- 227.800 €/mois

Pierre-Olivier Beckers (Delhaize) : ……………... 2,220 millions €/an = +/- 185.000 €/mois

Didier Bellens (Belgacom) : ……………………..  2,195 millions €/an = +/- 183.000 €/mois

Roch Doliveux (UCB) : …………………………..... 1,846 millions €/an = +/- 154.000 €/mois

Axel Miller (Dexia) : ……………………………..... 1,500 millions €/an = +/- 125.000 €/mois

Johnny Thys (Poste) : ……………………………… 820.000 €/an = +/- 68.350 €/mois (base)

M. Descheemaecker (SNCB) : …………………… 210.000 €/an = +/-  17.500 €/mois (base)

Paul Buysse (Beckaert) : …………………………... 208.800€/an = +/- 17.400 €/mois (base)

(Sources : Trends-tendances, RTBF, DH)

 

Après tout il est bien vrai qu’aux USA, ….. :

 

Howard Solomon (Forest labs) : …………… 43 millions €/an = +/- 3,580 millions €/mois

W. W. McGuire (United health grp) : ……… 46 millions €/an = +/- 3,808 millions €/mois

R. D. Fuld (Lehman Br. Holdings) : ………. 57,8 millions €/an = +/- 4,817 millions €/mois

Richard D. Fairbank (capital financ.) : ……… 69 millions €/an = +/- 5,75 millions €/mois

Lawrence J. Ellison (Oracle) : …………... 133,7 millions €/an = +/- 11,142 millions €/mois

(Sources : Trends-tendances)

 

Pôôôvre Maheux, si tu savais ! Zola peut bien se retourner dans sa tombe, son « Germinal » pourrait être réécrit ! Même les misérables de Victor Hugo peuvent revendiquer leur place dans notre société !

On pourrait s’exclamer aussi du fait, dans ces lignes et les autres textes, même ceux de mes camarades sur leurs sites ou leurs blogs, ne font que relater, constater, sans toutefois apporter de solutions concrètes au problème ; pourtant il n’existe pas 36 moyens pour régler cela. Il existe bien des scandales de-ci-delà un peu partout dans le monde, dévoilant ces salaires mirobolants, la fausse-solution des différents gouvernements à la solde de ces pontes sera de leur faire cacher un peu mieux leurs revenus aux yeux de tous sans pour autant en diminuer le contenu ; et pourtant, les plus nantis s’accaparant de plus en plus les richesses, les moyens de production, creusant encore plus le fossé séparant la classe dominante patronale et celle du dominé dont le pouvoir d’achat diminue toujours ; l’équilibre de ces mêmes richesses, le partage des biens, la mise à niveau de notre société est plus que nécessaire, le communisme, le socialisme Marxiste-léniniste EST la solution !!

 

(*) Revenu tout relatif, puisque la qualité de vie se juge non pas sur ce que l’on perçoit, mais plutôt sur le pouvoir d’achat, qui lui, est très très bas pour un salaire pareil, et qui diminue d’années en années pour cette catégorie ; contrairement à celui des plus gros salaires, qui lui, augmente sans cesse de manière exponentielle! Un salaire doit être en effet amputé des taxes, prêts divers, charge nécessaires pour vivre, etc.… ; il reste des clopinettes (quand il en reste !).

 

(**) Revenus moyens cités sans tenir compte des « à-côtés », le total étant constitué de :

-          Rémunération fixe (compris dans les chiffres cités) ;

-          Salaire variable (estimation comprise dans les chiffres cités) ;

-          Stock-options (non-compris dans les chiffres cités, pour certains)

-          Parachutes dorés (non-compris dans les chiffres cités, consistant en des primes de départs, etc.., équivalent généralement à plusieurs années de traitement)

-          Avantages en nature (voitures, cartes de crédit, bonus divers, etc…)

 

Alex

28/06/2007

Et encore, et encore .....

Banquier

Les Belges toujours plus riches? Vous êtes riche, vous?

Dire, redire, répéter, que les riches, dans cette société capitaliste sont amenés à devenir de plus en plus riches, se plaindre et toujours se lamenter, soit, comme je dis dans l’intro à ce blog : "Il faut dénoncer ce qui doit l'être", mais finalement çà en devient une éternelle rengaine, mais ce qu'il faut savoir c'est que cet état de chose n'est pas prêt de s'améliorer avec le gouvernement que l'on nous concocte pour le moment, et pour lequel "NOUS" avons voté, voici donc une série de trois articles parus sur dhnet.be; je vous laisse juges.

4.200 nouveaux riches

(La DH du 28/06/2007)

La Belgique compte désormais 68.000 citoyens millionnaires en dollar

BRUXELLES Chaque année, le cercle des millionnaires s'agrandit. En Belgique, on dénombrait 63.800 millionnaires en 2005, rejoints l'an dernier par 4.200 petits veinards qui font désormais partie de cette famille de privilégiés forte de 68.000 membres, selon le World Wealth Report de Merill Lynch et Capgemini, rendu public hier. Parmi les Belges les plus riches et les plus célèbres, c'est à nouveau Albert Frère qui occupe la plus haute marche du podium, faisant même partie du très fermé club des milliardaires (3,1 milliards), auquel un seul autre Belge appartient, d'origine kazakhe, Patokh Chodiev (1,9 milliard).

Depuis mars 2003, l'indice Bel-20 a plus que triplé, ce qui contribue fortement à l'enrichissement des Belges dont les sociétés sont cotées en Bourse et des investisseurs qui ont décidé de placer une partie de leurs avoirs financiers dans ces entreprises. En 2006, principalement entre août et octobre, la place boursière belge a enregistré d'excellentes performances, grimpant de 27,3 % sur l'année. Et les analystes s'attendent à voir le Bel-20 dépasser les 5.000 points cette année.

Mais pour faire fructifier leur argent, les riches aiment généralement se tourner vers des gestionnaires de fortunes. "Les principales entreprises de gestion de patrimoines ont compris que, pour réussir, elles devaient adapter leur modèle de service aux besoins individuels de leurs clients ", explique Robert J. McCann, président du Global Private Client Group de Merrill Lynch.

"En matière de services financiers, nous observons une tendance qui a déjà pris racine dans le secteur de la vente au détail et du divertissement. Les préférences individuelles et les besoins actuels changeants des clients sont de plus en plus pris en compte par les entreprises de gestion de patrimoines lorsqu'elles cherchent à mesurer l'efficacité de leurs modèles de service. Ces modèles doivent aider les conseillers à distinguer de meilleures opportunités visant à offrir de nouveaux produits et services", ajoute Bertrand Lavayssière, Group Director de Capgemini Financial Services.

Ainsi, on observe que les plus fortunés souhaitent se tourner vers des investissements de plus en plus mondialisés, complexes et proactifs.

Aujourd'hui, la majorité de leurs actifs provient de participations dans des entreprises et autres activités proactives de création de patrimoines.

Pour devenir très riche, il faut donc être... riche, ou gagner un très beau jackpot à l'Euro Millions. De quoi se gaver ad vitam aeternam de champagnes millésimés accompagnés de profiteroles au chocolat tout en profitant d'un coach personnel pour perdre les kilos superflus engrangés suite à ces excès.

V. S. © La Dernière Heure 2007

10 millions de rupins

(La DH du 28/06/2007)

Le patrimoine des plus fortunés a augmenté de 11,4 % en 2006, pour s'élever à 37.200 milliards de dollars

BRUXELLES Il y a quasi autant de millionnaires en dollar dans le monde que de Belges. Ils sont en effet 9,5 millions à posséder minimum un million de dollars, hors résidence principale et biens de consommation. Les ultra-HNWI (personnes disposant de plus de 30 millions de dollars d'avoirs financiers, hors résidence principale et biens de consommation) sont quant à eux 94.970 dans le monde.

Les pays Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) ont continué à jouer un rôle de plus en plus important dans l'économie mondiale en 2006. La Chine et la Russie se trouvent dans le top 10 des pays dont le nombre de millionnaires augmente le plus rapidement. Leur nombre a augmenté de 7,8 % en Chine et de 15,5 % en Russie. En Amérique latine, le nombre de millionnaires a augmenté de 10,2 %, continuant à dépasser la moyenne mondiale de 8,3 %.

En 2006, les millionnaires ont consacré plus d'argent à des investissements dans l'immobilier, liquidant parfois certains de leurs investissements alternatifs pour financer ces opportunités immobilières. Les volumes mondiaux de transactions immobilières directes ont atteint 682 milliards de dollars en 2006, augmentant de 38 % par rapport à 2005. Mais les riches se montrent aussi généreux puisqu'ils ont donné 285 milliards de dollars à des causes philanthropiques en 2006, même si pour certains il s'agit aussi d'un moyen de payer moins d'impôts.

Dans les mois à venir, des marchés matures comme les États-Unis ralentiront l'économie mondiale à cause de leurs taux de croissance modérés. Compte tenu du fait que de nombreuses banques centrales ont des politiques monétaires strictes, la période de haute liquidité qui a tant stimulé la récente croissance touchera bientôt à sa fin. On prévoit que les taux de croissance de l'Asie et de l'Amérique latine reflueront car la demande mondiale ralentit. Toutefois, l'extraordinaire création de richesse à Singapour et en Inde devrait se poursuivre en 2007, et ainsi favoriser l'accession de nouveaux riches au club de millionnaires en dollar.

V. S. © La Dernière Heure 2007

Réservé aux nantis

(La DH du 28/06/2007)

Le private banking, ou le saint des saints

BRUXELLES De plus en plus de millionnaires en Belgique ? Il y a aussi de plus en plus d'institutions financières s'intéressant aux gros poissons et leur proposant services et conseils sur mesure.

Avec un million d'euros en poche - façon de parler -, vous êtes forcément reçu comme un dieu par votre banquier.

Mais, cette fois, vous ne devrez pas vous contenter du siège pas trop confortable de votre agence bancaire traditionnelle : lorsque vous pesez autant, vous pouvez alors accéder au saint des saints, à savoir le private banking, où l'ambiance est bien entendu plus feutrée.

Le seuil d'accès au private banking est bien souvent le million d'euros. Parfois moins (à partir de 300.000 euros chez Axa Private Banking et moins de 100.000 euros chez Robeco, Citibank et à la Deutsche Bank). Avec une telle somme, vous aurez en tout cas droit à un conseiller personnel qui prendra tout le temps nécessaire pour déterminer votre profil d'investisseur. Ce qui est le cas de Monsieur Tout-le-Monde. La grosse différence est que vous pourrez alors accéder à des produits financiers plus pointus, voire plus performants, dans le cadre d'une architecture ouverture.

Qu'est-ce que cela signifie ? Si vous êtes client d'une banque traditionnelle, vous pouvez acheter des produits maison, et rien de plus : des fonds Fortis chez Fortis, des fonds Dexia chez Dexia, des fonds ING chez ING,...

Dans le cadre du private banking, l'horizon est généralement bien plus large : vous aurez bien entendu des fonds maison en portefeuille mais aussi des fonds d'autres gestionnaires, comme Fidelity, JP Morgan, Invesco,...

Vous aurez alors en portefeuille le meilleur fonds du marché, du moins en principe, dans chaque catégorie d'investissement. De quoi vous permettre de devenir encore plus riche.

V. S. © La Dernière Heure 2007

 

04/05/2007

Argent ....trop cher !

 

Les grosses fortunes, tu chériras

Marco Van Hees


" Aujourd'hui, le nirvana des riches, c'est la Belgique. " L'homme qui formule cette expertise est un " passeur ". Il pratique une sorte de trafic d'êtres humains dont la cargaison n'est ni sans papiers, ni sans moyens. Et c'est sans sourciller que les exilés qu'il mène administrativement à bon port lui versent les 8 000 euros demandés par consultation. Il justifie ces honoraires par les " 350 analyses et rapports à éplucher concernant uniquement les problèmes liés à la Convention fiscale franco-belge . "

Extrait du nouveau livre

"Didier Reynders, l'homme qui parle à l'oreille des riches"


Effectivement, c'est de France que viennent ces exilés fiscaux, ces futurs sans-impôts. Pire qu'une dictature tropicale, ils fuient la Terreur. Celle qui horrifiait les privilégiés à la Révolution française et qui est resurgie à la fin du 20e siècle sous la forme d'un impôt sur la fortune. Il y a quelques années, ils fuyaient plutôt vers la Suisse. Mais, précise donc notre passeur, " aujourd'hui, le nirvana des riches, c'est la Belgique. Et dans le plus scrupuleux respect des lois. À son arrivée à Bruxelles, un émigré français ne doit même pas négocier ses impôts comme à Genève ."


Beaucoup se domicilient à Bruxelles, avec une prédilection pour ce riche quartier d'Uccle où est installé le Cercle de Lorraine. Mais oui, ce club patronal bruxellois que fréquente de temps à autre Didier Reynders. Comme nombre de ces fortunés Français ont fait leur cantine de cet ex-château de Mobutu, ils ont certainement dû échanger des propos affables avec un ministre si compréhensif.


La Belgique, qui ne taxe ni la fortune ni les gains boursiers, est l'objet d'une double immigration fiscale : des Pays-Bas et de France. Chez nos voisins du Nord, l'impôt sur la fortune qui existait depuis la fin du 19e siècle a été formellement supprimé en 2001. Mais pour être remplacé par un impôt de 30% sur le rendement du capital. Et ce rendement est évalué forfaitairement à 4% de la fortune. Cela reste donc, dans les faits, un impôt de 1,2% sur la fortune (30% x 4%).


Cela fait des années que les riches Néerlandais s'installent en Belgique pour des raisons fiscales. Lieu de prédilection: tout le long de la frontière, sur une zone qui va de la chic banlieue nord d'Anvers jusqu'aux Fourons (proches de Maastricht), en passant par la Campine. Même les parrains de la maffia néerlandaise viennent y passer des jours heureux. Au Grote Heide, un riche quartier de Neerpelt (Limbourg), on aperçoit de temps en temps leurs gardes du corps. Qui n'ont pu empêcher que quatre de ces maffiosi se fassent descendre, il y a quelque temps. Dire que l'endroit est si calme, d'ordinaire...


Mais les flux les plus actifs, pour le moment, viennent de France, où l'impôt sur la fortune comporte six tranches, de 0,55 à 1,80%. Faut dire que cette émigration est encouragée par des publicités publiées dans Le Figaro et divers journaux financiers. Selon un rapport du Sénat français, la Belgique attirait, en 2002, 14 % des exilés fiscaux français, devant la Suisse, les Etats-Unis et le Royaume-Uni.


Les patrons de la région lilloise émigrent plutôt dans les environs de Tournai, tout proches. Ce qui leur permet de faire la route quotidiennement vers leur entreprise. " Depuis que je vis en Belgique, confie l'un d'eux, le matin, je mets même moins de temps qu'auparavant . " Cas le plus célèbre: la famille Mulliez, actionnaire des hypermarchés Auchan, dont plusieurs cousins habitent la même rue du village de Néchin (commune d'Estaimpuis), à quelques centaines de mètres de la frontière.


Mais aujourd'hui, plus moyen de trouver, dans la région tournaisienne, des demeures correspondant au standing des exilés. Malgré le handicap de la langue, ils se rabattent donc sur la zone de Courtrai, où les grandes propriétés se négocient autour de 2,5 millions d'euros.


Les capitalistes parisiens optent plutôt pour la capitale belge. Soit la riche banlieue, comme à Rhode-Saint-Genèse. Soit les quartiers chics d'Uccle ou Ixelles où, malheureusement, l'"Impasse des milliardaires", ce square que protègent une grille et un gardien à l'entrée du Bois de la Cambre, affiche complet. Avec le Thalys, ils peuvent rejoindre Paris-Nord 26 fois par jour en 1h25. Un spécialiste de l'immobilier grand luxe explique sans retenue: " Les riches Belges mettent jusqu'à deux millions d'euros pour une habitation, les Français montent facilement à quatre millions . "


En France, l'impôt sur la fortune compte évidemment d'ardents adversaires. La référence à la Terreur n'est pas née de notre imagination. Un ouvrage menant campagne contre cet impôt la mentionne explicitement : c'est " un peu comme si, brusquement, ils [les fortunés] se retrouvaient deux siècles en arrière sous la Terreur avec l'ombre du cachot et de la guillotine . " Cette Terreur est telle que les nantis sont prêts à des extrémités pour la fuir (il est conseillé aux âmes sensibles de sauter la suite de ce paragraphe). Tel ce patron expliquant qu'il n'arrive pas à convaincre sa famille de s'expatrier en Belgique : " Je manquais d'arguments car la Belgique, impôts mis à part, n'est pas un paradis. La Wallonie est très pauvre et les Flamands n'ont pas cette finesse qui constitue le charme français . " Terrifiant, non ?


Toutefois, une grande partie de Français sont attachés à cet impôt qui symbolise la justice fiscale. Au point que la cote de popularité de Johnny Halliday, le supporter de Sarkozy le plus célèbre de la république, s'effondre lorsqu'il décide de s'installer en Suisse pour payer moins d'impôts de solidarité sur la fortune. Quant au président Chirac, il serait convaincu d'avoir perdu les présidentielles de 1988 à cause de cet impôt, qu'un gouvernement de droite avait supprimé, avant d'être réintroduit par un gouvernement socialiste. Depuis, il n'oserait plus évoquer son abolition.


Et en Belgique ? Quand on interroge le ministre des Finances Didier Reynders sur l'introduction d'un impôt sur la fortune, il dit non sans prononcer le mot : " On peut l'envisager selon certaines modalités mais, et on l'a vu en France, il ne semble pas très efficace dans la mesure où il fait fuir les grosses fortunes. Mais je comprends que certains aiment toujours mieux voir imposer les autres qu'eux-mêmes. C'est humain . "


Avons-nous bien compris le ministre ? Ne laisse-t-il pas sous-entendre que les travailleurs belges, qui sont parmi les plus taxés d'Europe, sont des égoïstes qui aimeraient voir imposer ces malheureux nantis qui ne payent pas un cent sur leur fortune ?


Les deux principaux arguments généralement avancés contre l'impôt sur la fortune sont, d'une part qu'il ne serait pas très efficace, d'autre part, qu'il ferait fuir les capitaux. Reynders parvient à fourrer ces deux arguments dans un petit morceau de phrase en y glissant un lien de cause à effet. Pourtant, une logique élémentaire nous souffle que si les grosses fortunes fuient cet impôt, c'est qu'il affiche une certaine efficacité. Pourquoi fuir la Terreur si la guillotine parvient tout au plus à vous raser le duvet du cou ?


Il est vrai que le rendement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est loin d'être exceptionnel. Son bilan n'en est pas moins positif, à lire un rapport de la Cour des comptes française démontrant que sa suppression n'est pas économiquement justifiée. Il y a en effet 300 à 400 fortunés par an fuyant le pays, soit 0,13% des redevables. Entre 1997 et 2001, près de 250 millions d'euros de capitaux ont ainsi quitté la France pour échapper à l'ISF. Dans le même temps, 10,3 milliards d'euros de recettes ont été générés par la collecte de l'ISF. Le rapport ajoute : " L'argument que l'on entend souvent, selon lequel il s'agirait d'une perte de capitaux pour la France, est mal fondé, car les investissements (entreprises, Bourse) de ces contribuables ne sont pas liés à leur lieu de résidence . " L'évidence même : ce n'est pas parce que la richissime famille Mulliez s'est exilée à Néchin que les 119 hypermarchés Auchan de France ont été délocalisés en Belgique.


Autre argument de Reynders contre un impôt sur la fortune : " Cet impôt existe déjà compte tenu du niveau élevé des droits d'enregistrement pour l'immobilier et des droits de succession . " Cela peut se défendre, si l'on donne une définition large à l'impôt sur la fortune. Dans ce cas, on peut même y ajouter le précompte immobilier. En effet, ce précompte frappe théoriquement les revenus immobiliers et non la fortune. Pourtant, il s'applique aussi à l'immeuble qu'occupe lui-même un propriétaire. Or, en Belgique, c'est le cas pour la majorité des logements. Ces immeubles ne rapportent aucun revenu, sauf à considérer comme tel le non-paiement d'un loyer. On pourrait donc assimiler le précompte immobilier à un impôt sur la fortune.


Il nous faut cependant préciser que le ministre, dont on connaît l'humour ravageur, joue sur les mots. Le débat ne porte pas sur un impôt sur la fortune, mais sur un impôt sur les grosses fortunes. Or, les trois impôts mentionnés concernent essentiellement l'immobilier, un patrimoine détenu pour une grande part par le bas peuple. Les schémas de répartition de la fortune montre en effet que plus une fortune est grande, plus la part des actifs financiers est importante. Peu de familles du pays possèdent autant de biens immobiliers que la famille Boël, par exemple. Pourtant tous leurs prestigieux châteaux et leurs milliers d'hectares de terres ne représentent que peu de choses par rapport à leur patrimoine financier, qui dépasse le milliard d'euros. Bref, si un impôt sur la fortune existe dans notre pays, c'est un impôt sur les plus petits patrimoines.


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Auteur : Marco Van Hees

Titre : Didier Reynders, l'homme qui parle à l'oreille des riches

Editions : Aden (www.aden.be )

Les holdings d'Albert Frère paient moins d'impôts que sa concierge. Par ailleurs, le financier carolo a reçu à dîner Didier Reynders et sa famille dans sa somptueuse villa de Marrakech...

Y a-t-il un lien de cause à effet entre ces deux faits ? Disons plutôt qu'ils sont deux manifestations de la politique du ministre des Finances et de ses liens avec les grands dirigeants d'entreprise.

Reynders prétend qu'il a réduit la pression fiscale. Pour les plus nantis, c'est clair. Mais pour le commun des contribuables, les chiffres sont loin d'en attester.

Cet ouvrage passe en revue les huit années du ministre au cabinet des Finances (1999-2007), en évaluant les conséquences de son action pour la population, les entreprises, les grosses fortunes et les fraudeurs. Le bilan est fabuleux... pour certains.

NB : après les 200 pages " Clearasil " (exemptes du moindre point noir) d'André Gilain (Didier Reynders, la face cachée de l'iceberg, Ed. Luc Pire), un ouvrage critique sur l'action du ministre des Finances s'imposait.

Licencié en sciences politiques (ULB), Marco Van Hees est à la fois journaliste et fonctionnaire au ministère des Finances. Il est l'auteur de C'est pas nous, c'est eux - Les fondements idéologiques de l'anti-tiers-mondisme (1990) et La fortune des Boël - Un énorme patrimoine, une immense dette sociale (2006).


09/03/2007

 Les riches toujours plus riches, et les autres .....tant pis pour nous (?)

"En milliards de dollars ..."

vendredi 09 mars 2007

 

Quelques unes des 100 plus grosses fortunes du monde selon "Forbes"

 

Voici la liste des 100 personnes les plus riches du monde, selon les estimations du magazine "Forbes". La liste comprend le classement, le nom, le pays (ou l'Etat pour les Américains), l'âge, la fortune (milliards de dollars) et la source de cette dernière de chacune des personnalités.

Selon "Forbes", les recherches qui ont précédé la publication de la liste ont débuté au début de l'année 2006 et se sont terminées le 9 février dernier.

 

1. Bill Gates, Washington                    51,     $56     milliards Microsoft

2. Warren Buffett, Nebraska                76,     $52,    BerkshHathaway

3. Carlos Slim Helu, Mexique,                 67,     $49,  télécommunications

4. Ingvar Kamprad et famille, Suède,       80,     $33,    Ikea

5. Lakshmi Mittal, Inde,                        56,     $32,    acier

6. Sheldon Adelson, Nevada                73,     $26.5, casinos, hotels

7. Bernard Arnault, France                  58,     $26,    LVMH

8. Amancio Ortega, Espagne,                71,     $24,    Zara

9. Li Ka-shing, Hong Kong,                    78,     $23,    divers

10. David Thomson et famille, Canada     49,     $22,    héritage

11. Lawrence Ellison, California            62,     $21.5, Oracle

12. Liliane Bettencourt, France,             84,     $20.7, L'Oréal

13. Prince Alwaleed Bin Talal Alsaud, Arabie Saoudite,

                                                       50,     $20.3, investissements

14. Mukesh Ambani, Inde,                     49,     $20.1, industrie pétrochim.

15. Karl Albrecht, Allemagne,                 87,     $20,    Aldi

16. Roman Abramovich, Russie,              40,     $18.7, pétrole

17. Stefan Persson, Suède,                   59,     $18.4, Hennes & Mauritz

18. Anil Ambani, Inde,                          47,     $18.2, divers

19. Paul Allen, Washington,                   54,     $18, Microsoft, invests

20. Theo Albrecht, Allemagne,               84,     $17.5, Aldi, Trader Joe's

21. Azim Premji, Inde,                          61,     $17.1, informatique

22. Lee Shau Kee, Hong Kong,               79,     $17, immobilier

23. Jim Walton, USA                          59,     $16.8, Wal-Mart

24. Christy Walton et famille, USA,          52,    $16.7, Wal-Mart héritage

24. S. Robson Walton, USA                 63,     $16.7, Wal-Mart

26. Sergey Brin, USA                         33,     $16.6, Google

26. Larry Page, USA                          34,     $16.6, Google

26. Alice Walton, USA                        57,     $16.6, Wal-Mart

29. Helen Walton, USA                       87,     $16.4, Wal-Mart

30. Michael Dell, USA                         42,     $15.8, Dell

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34. François Pinault, France,                 70,     $14.5, vente au détail

35. Suleiman Kerimov, Russie,                41,     $14.4, actions

36. Vladimir Lisin, Russie,                      50,     $14.3, acier

...

51. Silvio Berlusconi et famille, Italie,      70,     $11.8, médias

...

62. Serge Dassault et famille, France,     81,     $10, aviation

...

62. Alain and Gerard Wertheimer, France, âges inconnus,

                                                                $10, Chanel

...

73. Rupert Murdoch, USA,                    76,     $9, News Corp.

...

80. George Soros, USA,                        76,     $8.5, fonds spéculatifs

...

93. Galen Weston et famille, Canada,      66,     $7.9, vente au détail

...

100. Donald Newhouse, USA,                 77,     $7.3, édition

100. Samuel Newhouse Jr., USA,            79,     $7.3, édition

 

Même si l’ordre de grandeur et le classement Cette liste sont réels et actuels ; les sommes citées ne sont jamais exactes au moment de leur parution puisqu’elles augmentent sans cesse. Un peu comme si vous demandiez l’heure à quelqu’un avec une précision à la seconde près, le temps courant indéfiniment, l’heure n’est jamais exacte au moment où elle est dite, puisque le temps ne s’arrête pas, ….. Tout comme la fortune de ces personnes qui augmente sans cesse. Appliquant l’adage : « Les riches encore plus riches, tous les autres toujours plus pauvres ».

Rêvez d’un monde meilleur, plus équitable

…..ou continuez votre cauchemar !

 

16:23 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : profit, exploitation, capitalistes, fortune, argent, riches, bourgeois |  Facebook |