13/02/2010

« Faire travailler les gens 3 années plus longtemps, alors qu’il y a 800.000 chômeurs : où est la logique ? »

Le PTB tient à exprimer son indignation devant la proposition du ministre Daerden de prolonger les carrières des travailleurs de 3 ans. Ce 2ème pacte des générations ne tient pas la route.

Service de presse PTB

Raoul Hedebouw, porte-parole du parti de gauche : «  Alors que la crise bat son plein et que le nombre de sans-emploi explose en Belgique, le gouvernement vient avec une proposition sur la table pour maintenir les gens plus longtemps au travail… c’est vraiment incompréhensible. Il faudrait plutôt inverser la logique et permettre aux personnes qui le désirent de partir en prépension afin de laisser place aux jeunes ».

Le PTB soutient bien entendu les propositions tendant à augmenter le taux d’emploi mais ne comprend pas la logique des partis de la majorité. «  La meilleure manière d’augmenter le taux d’emploi en Belgique … c’est de créer de l’emploi ! Tout comme ce n’est pas en chassant les chômeurs qu’on chassera le chômage, ce n’est pas en gardant les travailleurs les plus âgés au travail, qu’on créera de l’emploi non plus. Si le gouvernement veut assurer une carrière complète aux travailleurs, qu’il empêche d’abord les entreprises en restructuration qui font des bénéfices de casser des milliers de carrières !  » dénonce Raoul Hedebouw.

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05/10/2009

Malaise, ....ou vent de panique à la RTBf ???

Ça va mal à la RTBF
05/10/2009 (site "vif.be")

rtbfreyers300Journalistes, techniciens, administratifs... C'est tout le personnel de la RTBF qui se sent découragé. Des rumeurs circulent sur des plans de réduction de personnel, un technicien s'est suicidé, des choix restent incompris... Le malaise grandit au sein du service public. Et une pétition circule pour réclamer l'ouverture d'un vrai dialogue, à l'heure où tout le monde va devoir se serrer les coudes.

Il y a comme un vent de ras-le-bol qui souffle à la RTBF. Et selon La Libre Belgique, cela a débouché depuis quelques jours sur le lancement d'une pétition adressée à la hiérarchie. Avec pour maître mot: dialogue.

C'est que le personnel, journalistes mais aussi réalisateurs, monteurs, cadreurs, graphistes..., se sent largement oublié dans les mouvements qui les concernent au premier chef. Ainsi, des rumeurs circulent à Reyers et dans les centres régionaux, selon lesquelles un plan social serait mis sur pied actuellement, avec à la clef des pertes d'emploi à hauteur de 25% des effectifs actuels. Au même moment, la Communauté française annonce qu'elle va réduire les dotations de la maison. Aussi, la numérisation de toute la chaîne de production de l'info pose de sérieux problèmes de mise en œuvre (on a parfois l'impression, dit-on, que le personnel est au service des nouveaux logiciels plutôt que l'inverse). Et les choix de la direction, tant en matière éditoriale qu'au niveau de l'organisation du travail, posent question.

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02/10/2009

Lecture :: L'économie au service des gens


economie-gensYves de Wasseige et Françis de Walque

L'économie au service des gens

Collection "L'autre économie". (Editions couleurlivres, cliquez ici)

“La mondialisation du capital financier est en train de mettre les peuples en état d’insécurité généralisée.” Cet éditorial d’Ignacio Ramonet, dans le Monde Diplomatique de décembre 1997, a constitué le point de départ du mouvement altermondialiste ATTAC – Association pour une Taxation sur les Transactions financières pour l’Aide aux Citoyens.

Le fondement de la crise tient au capitalisme néolibéral et à sa poursuite du profit et de la rentabilité financière immédiate. On sait combien les idées et théories des économistes ont une influence considérable sur la pensée dominante et sur les politiques économiques.

Comprendre ces questions est un chantier politique majeur pour peser sur les changements indispensables. Il ne suffira pas de quelques réformes financières ou bancaires, il faudra passer, sans doute par étapes, à un autre système économique.

Seuls la “société civile”, les citoyens eux-mêmes et les organisations et associations qu’ils ont créées peuvent être les porteurs de ces transformations fondamentales.


Les auteurs
Yves de Wasseige est ingénieur et économiste. Outre ses engagements dans l’éducation permanente, il a publié de nombreux articles dans diverses revues et un ouvrage de base, édité à plusieurs reprises et connu sous le nom des “Mécanismes économiques”.

Françis de Walque  est militant syndicaliste et engagé dans la défense et la promotion des services publics au sein du mouvement altermondialiste.

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23/09/2009

Quand les privatisations ne sont pas une fatalité.

Priorité de gauche recto(Extraits de « Priorité de gauche – Pistes rouges pour sortie de crise » de Peter Mertens et Raoul Hedebouw, paru aux éditions ADEN en mars 2009, pages 15 à 21).

Quand les privatisations ne sont pas une fatalité.

Dans de nombreux Delhaize ou Carrefour du pays, il y a désormais un point Poste au comptoir d’accueil. A côté des bouteilles consignées de lait Joyvalle ou de Jupiler, on peut y retirer ses envois recommandés. Si l’envoi n’a pas été mal classé, bien sûr. On n’y paie pas les retraites. Ce serait difficile, car entre les bouteilles, il y a peu de place pour la discrétion. Pour la retraite, on doit se rendre dans l’un des bureaux de poste qui n’a pas fermé. Et c’est loin, parfois. Pour toucher sa retraite, il arrive que l’on doive faire un trajet d’une heure.

Plus d’un million de personnes sont titulaires d’un compte de la Banque de la Poste. Depuis la nuit des temps, les bureaux de poste ont toujours été des lieus de rencontre, propices aux histoires de voisinage. Pour  les personnes seules, c’est l’occasion d’établir des contacts. Mais c’est fini. Plus de cinq cent bureaux de poste ont fermé leurs portes.

Pour connaître le montant de votre facture, tapez quatre.

La poste suit la tendance à la privatisation de ces dernières années. C’était déjà écrit dans le premier manifeste du citoyen du jeune Verhofstadt (pas encore premier ministre à l’époque) : « Nous devons sérieusement revoir le rôle de l’Etat. Bon nombre de services publics doivent être supprimés, faussent la concurrence et desservent le consommateur. A supprimer donc. »
Toutes sortes de penseurs libéraux ont prétendu que « les consommateurs » bénéficieraient des privatisations : une offre plus grande, un meilleur service et des prix plus bas. Le contraire est arrivé. Pas uniquement en Suède mais également chez nous. Lorsque la Poste, qui est déjà privatisée pour plus de la moitié, sera libéralisée entièrement en 2011, il y aura moins de bureaux de poste. Il y aura également moins de personnel au guichet. Et le prix du timbre augmentera pour le citoyen ordinaire, comme l’a déjà admis l’administrateur délégué Johnny Tijs.

Moins d’offre, moins de service, des prix plus élevés : ce bilan ne concerne pas seulement la Poste. Depuis le 1er janvier 2007, les marchés de l’énergie wallon et bruxellois ont été libéralisés. Il fallait de la concurrence. Cela ne veut pas dire que le courant électrique a été modifié, ou que la production d’énergie a changé. Rien de tout cela n’a changé, tout le monde le comprend. Si chaque entreprise ouvrait les rues pour son propre réseau, ce serait complètement absurde. La libéralisation ne concerne donc que l’entreprise qui envoie les factures pour la même électricité, qui est transportée par les mêmes câbles électriques pour venir jusque chez vous. On colle tout simplement une autre étiquette. Une étiquette qui, au lieu de garantir l’efficacité tant promise, provoque au contraire une confusion inimaginable. Le client s’empêtre dans les innombrables formules des différents distributeurs, un imbroglio invraisemblable. Ceux qui transfèrent tout le temps leur compte vers le distributeur le moins cher du moment doivent surtout avoir beaucoup de temps pour comparer toutes les offres, et une patience sans bornes pour régler toutes les paperasses. Le service fourni par le libre marché est celui des touches anonymes à choix multiples au téléphone. « Pour connaître le montant de votre facture, tapez quatre ». Vous pouvez déjà vous estimer heureux lorsqu’un être vivant vous répond. Les bâtiments d’Electrabel n’ont plus de guichets pour le public. Ils ont tout simplement été transférés à un guichet énergie à.... La Poste, où on ne vous aide pas beaucoup plus. La libéralisation du marché de l’énergie ne connaît qu’un gagnant. Et ce n’est pas le client. Au bout de 247 fusions et reprises, le marché en Europe a donné naissance à cinq géants privés de l’énergie : E.on, GDF Suez –la maison d’Electrabel-, EDF, RWE et ENEL. Le marché appartient à ces cinq groupes, qui se font deux milliards d’euros de bénéfices nets par mois.

Comme dans une boîte à sardines

Il n’existe aucun exemple réussi de privatisation des chemins de fer. Nulle part dans le monde entier. La Suisse l’un des meilleurs réseaux ferroviaires. Le chemin de fer y appartient entièrement à l’Etat. Il n’empêche que l’Etat Suisse paie moins pour ses chemins de fer que les subventions injectées par l’Etat dans son réseau ferroviaire privatisé. L’idée que la privatisation diminue les dépenses publiques n’est qu’un leurre. Entre-temps, les opérateurs ferroviaires et les propriétaires du matériel roulant  réalisent de grands bénéfices. Et pourquoi les grands actionnaires seraient-ils plus intéressés par le confort de voyageurs ou par la sécurité que par les taux de leurs actions ? Les libéraux préfèrent ne pas répondre à une question aussi simple. Et en matière d’investissements et de sécurité, les chasseurs de rendement n’ont aucun scrupule. Pendant dix ans, les voyageurs et le personnel des chemins de fer britanniques  ont réclamé le système ATP, qui actionne les freins lorsque le train brûle un feu. Celui-ci coûtait « trop cher » aux yeux des actionnaires de Railtrack. Après la grande catastrophe ferroviaire de Paddington en 1999, qui n’était déjà pas la première... l’Etat qu’on avait tellement vilipendé a fini par intervenir.

Les navetteurs britanniques voyagent dans des wagons pleins à craquer, serrés comme des sardines. S’ils ont de la chance. Car souvent, le train est annulé. La Grande Bretagne détient le record européen du nombre d’annulations de trains. Les réclamations fusent concernant les retards, les trains supprimés à la dernière minute, la mauvaise information, la sur-occupation, le chauffage défectueux, la saleté des wagons, des toilettes et des gares. Et le prix des billets ? Il a grimpé au point de compter parmi les plus élevés d’Europe. Il n’est pas étonnant que trois quarts des Britanniques réclament la renationalisation du chemin de fer. Take back the track. (Littéralement, « rendez-nous le rail »)
L’Etat européen tire une toute autre conclusion de l’histoire de Railtrack. La phase suivante de la libéralisation du chemin de fer est annoncée pour 2010. Sans vergogne, l’Europe veut continuer à attribuer les avantages au privé et les désavantages à l’Etat. Désormais, les entreprises privées ne se chargeront que de l’exploitation des lignes ferroviaires, c’est-à-dire des parties rentables. Le développement coûteux et l’entretien du réseau seront à la charge de l’Etat.

Pourquoi donc ? Il n’y a qu’une seule réponse. Les bénéfices privés supplantent l’intérêt général. A partir de 1973, le monde des affaires a commencé à convoiter le grand secteur des services publics. On pouvait y gagner beaucoup d’argent. Pourquoi ne mettrions-nous pas la main sur les secteurs qui, jusque là, nous ont échappé, se sont demandé les capitaines d’industrie européens. Ils se sont mis à faire pression sur la Commission européenne jusqu’à ce qu’elle accepte d’élaborer une nouvelle législation. Terminées les subventions aux institutions publiques. Terminés les transferts entre sections rentables et moins rentables –par exemple : utiliser le rendement de la livraison du courrier pour aider à financer l’exploitation des bureaux de poste. L’une après l’autre, les institutions publiques ont été démantelées afin de mettre en vente les parties les plus rentables.

C’est effectivement ce qui est arrivé. La privatisation a entraîné la réduction du service postal, la hausse faramineuse des factures énergétiques et la surcharge d’occupation des trains. Petit à petit, le virus pénètre également le secteur social. La santé publique, l’accueil de l’enfance et les soins aux personnes âgées, les prisons et les maisons de repos figurent sur la liste. Elles sont dans le viseur de la Commission européenne pour sa prochaine vague de libéralisation.

Mais les privatisations ne sont pas une fatalité. Il s’agit de décisions prises par des gens, et qui peuvent être annulées par d’autres gens. A l’autre bout de la planète, dans les années 80, une grande vague de dérégulations et de privatisations a submergé la Nouvelle Zélande. On a même trouvé un mot pour désigner ce phénomène, « Rogernomics », d’après le nom de l’homme-clé derrière ces mutations, le ministre des finances de l’époque Roger Douglas, un homme du Labour (parti travailliste). Deux décennies plus tard, le transport public se trouvait dans un état tellement déplorable que le gouvernement a été obligé de le racheter. En juillet 2008, le chemin de fer a été renationalisé. Le nouveau chemin de fer public a été baptisé Kiwirail. Plus tôt, le gouvernement avait également repris Air New Zealand, au bord de la faillite.

Ceux qui pâtissent le plus des privatisations sont ceux qui n’ont pas beaucoup les moyens. C’est logique. Ils n’ont pas assez d’argent pour payer le service qui, avant, était public. Rien que pour cela, la privatisation est moralement condamnable.
Les entreprises publiques et les services et établissements d’utilité publique ont une fonction dans la société que l’on ne peut mesurer selon les critères de la rentabilité capitaliste. L’enseignement, la santé, le transport, les crèches, l’approvisionnement en énergie et en eau, les soins aux personnes âgées, le logement, les bibliothèques publiques : ces services doivent être gérés par l’Etat, et rien que par l’Etat. Et il faut que les habitants aient leur mot à dire pour pouvoir exercer un contrôle public sur le servie commun.

20/09/2009

Et si les riches payaient la crise?

Récupération d'une revendication du Parti du Travail de Belgique?

On dirait bien, car un article publié dans le dernier n° du télémoustique fait mention d'une meilleure taxation des super-riches. Serait-elle donc enfin envisageable dans un avenir proche ? Prendrait t'on enfin conscience, dans cette société capitaliste, à fortiori essentiellement basée sur l'exploitation des travailleurs, que rétablir un équilibre dû à l'exagération spéculative de la minorité profiteuse, permettrait à la majorité de la population de ne pas plonger dans la précarité et la pauvreté ?

Alex

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(Extrait de l'article paru dans le magazine télémoustique, semaine du 16/09/2009)


cover_4364_small_rdax_142x193Les responsables du krach sont les premiers à renouer avec les bénéfices. Pendant ce temps le déficit se creuse et le chômage explose.
En 2010, alors que d'autres commenceront à se relever, la Belgique commencera à souffrir.

Première loi de l'économie: "Pour tout économiste, il existe un économiste d'avis contraire." Seconde loi de l'économie: "Ils ont tous les deux tort." Ce qui suit serait donc une bonne nouvelle: depuis le début du mois de septembre - soit très exactement un an après le krach du siècle -, les experts sont unanimes. Nous entrevoyons la fin du tunnel, la reprise s'annonce, le plus fort de la crise est derrière nous.

A la Sonaca aussi, on est unanime, quoique moins enthousiaste. Ici, la reprise, on n'en verra pas la couleur. Environ 440 employés de la société aéronautique viennent de s'entendre dire qu'ils seront bientôt virés. Malentendu ou mauvais timing, sans doute. A la faveur de ce rebond économique, leur direction devrait décider de ne pas leur envoyer leurs C4. Ou, au pire, les réengagera bientôt. Non? Non. Reprise ou pas, ils rejoindront les 125.000 Belges promis au chômage d'ici fin 2011, si on en croit le Bureau du Plan. Troisième loi de l'économie: "Pour un économiste, la vie réelle est une exception statistique."

Blague à part, cette crise va définitivement nous fâcher avec les chiffres. Il y a un peu plus d'un an, la maison Fortis évoquait des pertes "virtuelles". Quelques semaines plus tard, l'épargnant était réellement ruiné. Aujourd'hui, la presse financière titre: "Les Bourses en pleine euphorie." Car, c'est vrai, comme l'ont observé les experts, plusieurs indicateurs ont repris des couleurs: depuis l'été, la croissance renoue avec des chiffres positifs. Faibles, mais positifs. En Bourse, les titres du Bel 20 repartent. Ils ont gagné plus de 50 % ces derniers mois, à mi-chemin des cours record de l'été 2007. Dans les banques, l'octroi de crédit - le nerf de la guerre - est reparti à la hausse. Globalement, donc, cela va mieux que prévu. Et pourtant, c'est pire.

La reprise bikini
Cette reprise est en fait une reprise bikini. Elle suscite quelques ardeurs, mais elle cache l'essentiel: pour la plupart, le plus dur reste à venir. Pour l'instant, les chiffres du chômage n'ont pas encore explosé. Entre 2008 et aujourd'hui, ils ont progressé d'un seul pour cent. Attention, c'est une nouvelle ruse. Plus que d'autres, la Belgique est exposée à "l'effet retard". Le paradoxe sera cruel. Cette année, au plus fort de la crise, nous avons pu en limiter les effets. En 2010, alors que d'autres commenceront à se relever, nous commencerons à souffrir.

Pourquoi cette exception belge? Dans un pays comme le nôtre, où l'emploi est relativement protégé, le gouvernement a pris des mesures pour élargir le chômage dit "économique" aux employés, histoire qu'ils ne perdent pas leur emploi. Du moins pas tout de suite. Ensuite, quand bien même les entreprises finissent par renvoyer du personnel, les préavis et autres procédures légales postposent le moment où les infortunés s'inscrivent réellement au chômage, bons pour l'inventaire. Bref, des mauvaises nouvelles, il y en aura. Mais nous les apprendront plus tard que d'autres.
[...]

Une révolution manquée
Faire banquer les nantis suffira-t-il à les assagir? On peut ne pas partager l'optimisme tout neuf de Didier Reynders. Avant tout le monde, la finance a déjà renoué avec les profits, comme le prouvent les milliards actuellement provisionnés par les banques pour offrir de faramineux bonus à leurs dirigeants (voir ci-dessous). Chez ceux qui criaient au naufrage il y a quelque mois encore prévaut aujourd'hui le "tout va bien", drapé dans un sentiment d'impunité.

"Les banquiers ont fini par croire qu'on leur viendrait toujours en aide, quelles que soient les bêtises qu'ils puissent commettre, se désole Eric De Keuleneer, professeur à Solvay. Les banques belges appliquent très bien le principe du "too big to fail" ("trop grand pour échouer"). Elles savent que, à la moindre difficulté, elles peuvent prendre les pouvoirs publics en otage en leur faisant craindre la faillite." De l'autre côté de l'Atlantique, le prix Nobel d'économie Paul Krugman tire le même constat: "Tout va recommencer." Peut-être avons-nous sauvé l'économie trop tôt, "avant qu'une volonté politique en faveur d'une réforme fondamentale n'ait été suffisamment forte pour susciter des changements". Malheureusement, ce n'est sans doute pas la crise, mais la révolution qui est déjà derrière nous.
Jean-Laurent Van Lint

Taxer les grandes fortunes?
Le trou budgétaire de l'Etat belge frôle les 25 milliards €. Où les trouver? Pourquoi ne pas s'inspirer des derniers pays européens à encore appliquer l'impôt sur la fortune (France, Liechtenstein, Norvège et certaines régions suisses)? D'après une récente estimation, la Belgique compterait 59.000 millionnaires. C'est 13.000 de moins que l'année précédente, la crise a frappé partout. En moyenne, ils détiendraient chacun 2,2 millions €. Soit un total d'environ 130 milliards €. Ensemble, nos millionnaires ont donc de quoi combler plus de cinq fois le déficit de l'Etat belge. On peut rêver. Mais eux, qu'en pensent-ils?

Laurence - Fortune: entre 2,5 et 3 millions €
Un impôt exceptionnel de crise sur la fortune de Laurence (par exemple 10 %)? "Je vais répondre non. Lorsque j'étais adolescente, la mort de mes parents m'a causé énormément de difficultés. Je n'ai pas fait les études qui me permettraient d'avoir un travail intéressant financièrement. De plus, je dois "tenir" avec ce patrimoine. D'autres "riches" hériteront encore au décès de leurs parents, moi pas. Ceci étant, je suis d'accord que les très nantis contribuent plus, voire beaucoup plus. J'en connais certains qui, même si vous leur prélevez 40 % de leur patrimoine, ne verront aucune différence dans leur niveau de vie. Il y a riches et riches."

Jean-Pascal - Fortune: plusieurs dizaines de millions €
Très riche, Jean-Pascal vit entre le Brabant wallon et le sud namurois, où il possède un château. Grâce surtout à la famille de son épouse, actionnaire d'une holding de référence, ses avoirs se comptent en "plusieurs dizaines" de millions. Imposer fortement son patrimoine? La réponse à notre question est brutale: "Mais enfin non! Et l'année prochaine, et l'année suivante, si l'Etat est en déficit, on nous demandera encore de payer, si la crise est toujours là? Moi je travaille dur dans la holding, et nos filiales donnent du travail à beaucoup de gens. Et puis, toucher au patrimoine, non!"

(source: site du télémoustique)

13/09/2009

Le syndicalisme actuel peut-il stopper l'hégémonie capitaliste?

Le contexte actuel de crise structurelle du système capitaliste permet sa remise en question, certes. Les économistes de tout poil s'ingénient à publier une multitude d'ouvrages sur la question, se basant entre-autres sur des concepts tantôt marxistes, tantôt keynésiens. Les statistiques viennent aussi en aide, illustrant une analyse détaillée de la situation dans un contexte historique. Le matérialisme dialectique permet aussi un développement qualitatif, s'il est bien interprété.


A la question posée dans le titre de cet article, à savoir si la pratique actuelle du syndicalisme peut modifier favorablement le paysage de notre société actuelle, dont l'économie capitaliste montre un essoufflement, voire des limites encore jamais atteintes jusque maintenant.


Les structures syndicales ont pour but le rassemblement des forces productives, la masse salariale, les travailleurs, le prolétariat. Cela dit, les divisions de ces structures par leur démultiplication, a créé la division des travailleurs eux-mêmes. Et surtout, la collaboration de ces structures avec le politique en place, tant socio-démocrates que les autres, ont provoqué la mutation du combat syndical [de lutte] en combat syndical [de négociation]. Ce qui permet la constatation que d'une structure combattive pure, le syndicalisme est passé dans le mode réformateur, voire même de collaboration [par effet de parlementarisme] avec le patronat. Ne dit-on pas que patrons et syndicats sont des "partenaires sociaux"?


Certes, dans certains pays de l'Union Européenne, çà et là des organisations syndicales se démarquent plus que d'autres, par des actions parfois plus dures. Mais nous ne retrouvons plus ces luttes qui ont fait jadis la gloire des mouvements syndicaux dignes de ce nom (fin du 19ème siècle, années 1930, années 1960). Le mouvement ouvrier est bien loin derrière nous!


Le syndicalisme est-il devenu malade? A proprement parler, non. Mais il s'agit très certainement d'un engourdissement savamment orchestré par le pouvoir politique [soutenant l'économie de marché, donc le capitalisme] sur la chose syndicale.


Le remède, pour en revenir à un syndicalisme globalement plus efficace et digne de ce nom, serait de recréer cette indépendance politique réformatrice, pour en revenir à des concepts plus révolutionnaires (dans le sens péjoratif du terme). C'est-à-dire un syndicalisme qui ose proposer des modifications structurelles profondes, soutenu en cela par la force de travail, la masse des travailleurs, qui constituent la toute grande majorité des populations (lesquelles populations, exploitées par ce système capitaliste décadent). Le syndicalisme doit-il donc se désolidariser de la politique? Non, car un support philosophique à l'origine d'une politique doit être à la base de tout mouvement syndical, afin de pouvoir fédérer les masses tout en ayant une structure homogène le permettant. Et donc plus que certainement, le syndicalisme devrait se tourner vers des politiques plus adaptées aux luttes qu'il devrait mener, qu'il est censé mener.


Ce petit mot ne donne évidemment pas tous les éléments nécessaires, dont l'analyse pourrait faire l'objet de bouquins entiers, mais jette les bases d'une pensée, d'une réflexion, que toutes et tous nous devrions avoir, pour sortir notre société du marasme dans lequel l'économie capitaliste est capable de jeter des peuples entiers, pour la seule satisfaction d'une petite poignée de nantis exploiteurs; ces gens peu scrupuleux, bien capables de provoquer les guerres les plus atroces et les plus destructrices, pour leur seul et unique bonheur égoïste.

Alex 

01/08/2009

Marx - Les crises du capitalisme

Marxlescrisesducapitalisme

Livre :: Marx nous explique les crises actuelles

La chasse aux sorcières, les dévoiements du capitalisme étatique de certains pays dits communistes, le triomphe du libéralisme… ont relégué certaines des analyses économiques des plus pertinentes sous prétexte d’une orientation idéologique de leur auteur. Marx a naturellement été la victime de cette catégorisation qui balaie toute possibilité d’honnêteté intellectuelle permettant la reconnaissance de l’acuité d’une analyse. Mais dans la crise actuelle, un retour aux préceptes marxistes de l’économie peut être particulièrement éclairant. Pour lui, les crises sont une matière inhérente au capitalisme, qui à la recherche incessante du profit incite à produire toujours plus dans un contexte de consommation limitée. Lorsque la surproduction apparaît, on réduit alors la production et impose le chômage partiel et les licenciements. La conflagration suit : faillites, chute des actions, misère sociale… Revenir à des analyses passées permet parfois de bien mieux comprendre le présent.

Karl Marx, les crises du capitalisme, texte inédit, Demopolis, 2009, 14€

La crise du système

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 La crise secoue bien des certitudes. Chassé des universités, Marx est aujourd’hui, à la faveur de la crise, en train de faire un come-back remarquable. Même – ou est-ce surtout ? – des économistes en plein désarroi le redécouvrent.


Certains ne l’avaient jamais oublié. Depuis le krach de la bulle informatique en 2001, l’économiste marxiste Henri Houben ne cesse de répéter que le système économique international se fragilise de plus en plus, que les États-Unis n’ont guère de marge de manœuvre et qu’un nouveau krach, de l’ampleur au moins de celui de 1929, est inévitable. Avec Jo Cottenier, il décrypte la crise actuelle, en préparation depuis trente-cinq ans, et montre en quoi il s’agit d’une véritable « crise du système », ayant pour fondement la manière même de fonctionner du capitalisme.

François Ferrara analyse le rôle croissant du crédit, dont l’effet est de spolier une deuxième fois les travailleurs.

Dans sa contribution sur l’intervention de l’État, Herwig Lerouge passe au crible la tonitruante critique des fervents du marché libre qui tout d’un coup ont découvert les avantages de la nationalisation, injectant même de l’argent dans le secteur bancaire et créant ainsi une sorte de « socialisme pour les riches ».

Le socialisme comme solution de rechange au capitalisme, que les nouveaux marxistes à la mode préfèrent oublier, est par contre au cœur du débat mené par les quatre auteurs. Que ce numéro d’Études marxistes incite à (re)découvrir Marx, le vrai.

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Lecture - Priorité de gauche (Peter Mertens & Raoul Hedebouw)

Priorité de gauche rectoPeter Mertens, Président du PTB, et Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB et Président du PTB-Liège, ont assurément fait mouche avec ce livre, "priorité de gauche" (voir l'image en fin d'article).
Ecrit avec simplicité, ce livre explique la crise actuelle et la situation désastreuse dans laquelle s'enlise notre société, tout en argumentant par des exemples concrets de la vie de tous les jours. L'ultralibéralisme qui a dominé le monde politique ces cinquante dernières années, plonge actuellement la grande majorité de la population belge dans le marasme et la précarité.


Vit-on un scénario identique à celui de 1929 ? Non, je crois plutôt que la situation est bien pire encore. Les fermetures d'usines (il y en a tous les jours), et l'augmentation du nombre de chômeurs qui les accompagne, ne fait que débuter les répercussions de cette crise, que nous paierons à coup sûr si nous laissons faire les politiques tratitionnels, à la botte du système capitaliste et néo-libéral.
Ce livre donc, superbement bien écrit, lance des pistes de solutions à cette crise. Ce livre ne fait pas que dénoncer ou répéter ce que de nombeux autres ouvrages ont déjà effectué sous la plume d'économistes chevronnés, mais il donne de l'espoir aux gens, espoir fondé sur des propositions de solutions, qui font partie intégrante du programme du Parti du Travail de Belgique.
Des solutions sont donc apportées dans ce livre, non pas sous forme de fausses promesses, comme les autres partis les plus en vue ont coutume de le faire, mais bien des pistes concrètes et très facilement réalisables dans la pratique.
J'éprouve bien des difficultés à faire la promotion de ce livre sans en citer quelques passages, concernant par exemple le modèle kiwi pour la gratuité des médicaments,  le meilleur financement de l'éducation (qui doit être gratuite), le maintien des services publics, la création d'une banque publique, la taxation des biens de première nécessités comme le prix de l'énergie à 6% au lieu de 21%, une meilleure imposition sur les grosses fortunes, etc etc. Et donc je vais m'arrêter là, vous laisser vous procurer ce bouquin, et ensuite le dévorer (par la lecture, naturellement) comme je l'ai moi-même fait.

Bonne lecture.
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Priorité de gauche :: Un livre concoté aux piquets de grève et dans les salles populaires


Peter Mertens, président du PTB et Raoul Hedebouw, porte-parole, ont coécrit l’édition francophone de Priorité de gauche (éd. Aden). Ils présenteront leur livre en exclusivité le 22 mars. Solidaire vous en donne un avant goût.
David Pestieau
Peter Mertens


Depuis le congrès de mars 2008, Peter Mertens et Raoul Hedebouw ont voyagé à travers le pays : « Un vendredi soir à Liège, où nous sommes restés très longtemps chez des sidérurgistes. Un dimanche matin vers Gand pour un brunch avec des syndicalistes. Dans une salle populaire à Charleroi ou au piquet de grève dans la zone du port d’Anvers. Nous sommes surtout venus pour les écouter. Et nous avons entendu des voix qui ne trouvent jamais d’échos à la rue de la Loi. Les voix de ceux qui vivent la crise dans leur chair. Or, beaucoup de politiciens mènent une vie complètement étrangère à celle de l’homme de la rue. Ils ne savent pas ce que c’est d’avoir des difficultés à payer la facture d’énergie à la fin du mois. Ces politiciens ne subissent pas cette crise. Elle est portée par les gens normaux. »
Ainsi est né l’idée du livre Priorité de gauche, mais pas n’importe lequel : « Ce n’est pas une encyclopédie ou une brique. Pour ça, il y a des livres bien plus intéressants. Sur les nouvelles évolutions en Amérique Latine, en Inde et en Chine. Sur le rôle déclinant des Etats-Unis. Sur les contradictions croissantes au sein de l’Union Européenne où les grands pays lèvent à nouveau le drapeau du protectionnisme. Non, ce livre n’est pas l’alfa et l’oméga de la crise. Il s’agit tout simplement d’une première étape pour le débat. Pas un point final, mais un commencement. Il nous était difficile de ne pas partager ce que nous avions entendu lors de nos tournées à travers le pays. »


Vaches sacrées


Le livre prend comme point de départ les conséquences pour les gens des trois dernières décennies assombries par le néolibéralisme. Ces années où il n’y en avait que pour les partisans du marché libre : moins de contrôle, plus de privatisations, plus de cadeaux aux entreprises. La libéralisation de l’énergie, la privatisation de La Poste, les pensions et la santé vendues au privé, la vente de la CGER. Mais la crise financière a renversé ces vaches sacrées. Aujourd’hui, banques et entreprises font la quête pour recevoir l’aide de l’Etat. Après que les bénéfices aient été privatisés, les pertes sont maintenant nationalisées. Voilà pour la première partie.


Les gens d’abord, pas le profit


Aujourd’hui, la Fédérations des Entreprises de Belgique demande de nouvelles baisses des allocations pour les retraités et les sans-emplois, de nouvelles économies dans le secteur de la santé : plus de flexibilité, moins de services publics, un démantèlement de la sécurité sociale. Comme s’il fallait appliquer les mêmes recettes après la crise, qu’avant… Il est temps de proposer autre chose.
Aussi dans la deuxième partie du livre, Peter Mertens expose des mesures simples mais bien argumentées : une banque publique, une interdiction de licenciements pour les entreprises qui font des profits, une baisse de la TVA sur le gaz et l’électricité, une offre publique d’achats pour les médicaments (le modèle kiwi).
Des initiatives à la mesure des gens, pas à celle du profit.


L’orchestre du Titanic


Chaque jour on annonce de nouveaux licenciements et de nouvelles fermetures. La liste devient longue. Pour notre pays, on parle de cent mille licenciements cette année. En 2009, les Etats-Unis risquent de perdre quatre millions d’emplois.
Cette crise du système est le thème de la troisième partie, l’orchestre du Titanic. Il y a des centaines de milliers de SDF aux Etats-Unis et des millions d’habitations vides. On n’a jamais produit autant de nourriture, mais une crise d’alimentation mondiale s’annonce. Il y a des centaines de milliers de tonnes d’acier en trop alors que des paysans dans le Sud doivent encore travailler la terre à main nue.
Il y a une surcapacité toujours plus grande et une consommation en baisse. La crise va plus loin qu’une « crise de confiance morale » comme le prétendent certains. « N’en faisons pas un débat idéologique », a encore lancé un ministre récemment. « Une idéologie est une certaine vision de la société et il me semble justement qu’on n’en parle pas assez », pointe Peter Mertens.
Aussi, il démonte, décortique dans un langage simple, les origines de la crise, revient sur la crise bancaire. Et argumente en profondeur contre les dogmes de la pensée unique qui prétendent que le marché est le chemin à suivre, l’objectif à atteindre, la solution.


L’avenir commence maintenant


Mais  Priorité de gauche  ne se contente pas de faire une critique du capitalisme. Il se propose de changer radicalement de priorité pour emprunter d’autres pistes. Des pistes rouges qui partent des besoins des gens. Des pistes rouges aussi pour aller vers le socialisme.
Des pistes rouges pour que le monde du travail retrouve confiance en lui, pour que le monde sorte de la logique que « l’homme est un loup pour l’homme ». Un développement collectif et social peut amener de véritables progrès. La planification peut etre envisagée à nouveau. Une véritable démocratie peut pleinement se développer sous le socialisme.


Les maux bleus du Parti socialiste


Enfin dans la dernière partie, Raoul Hedebouw, porte-parole revient sur les « maux bleus du Parti socialiste », un parti qui affirme souvent représenter à lui tout seul la gauche au sud du pays. Et qui est au pouvoir de manière ininterrompue depuis vingt ans. Une critique nécessaire pour que la gauche puisse repartir à l’offensive dans les années à venir.

______________


Priorité de gauche :: Cinq questions express aux auteurs


Raoul Hedebouw et Peter Mertens pendant la manifestation pour le pouvoir d’achat. (Photo Solidaire, Martine Raeymaekers)


Pourquoi avoir écrit un livre maintenant ?
Peter Mertens. Pour certains, cette crise n’est apparemment qu’une simple crise de confiance. Selon eux, il suffirait que les gens aient à nouveau confiance dans les banques, les conseils d’administration des multinationales ou dans le gouvernement. Il s’agit là bien sûr d’une manœuvre qui leur permet de poursuivre sur leur voie, comme ils le faisaient avant la crise. La crise a renversé pas mal de tabous mais le gouvernement continue comme si de rien n’était. C’est incroyable. Ce livre a pour but de renverser le débat et d’y apporter une série de réponses socialistes.


Pourquoi un livre personnel, écrit à la première personne ?

Peter Mertens. Ce sont les éditeurs qui m’en ont persuadé (il rit). « Peter, m’ont-ils dit, si tu veux toucher un public plus vaste, tu dois oser écrire à la première personne. » J’ai donc tenté le coup. Bien sûr, cela n’empêche pas qu’un grand nombre de personnes ont collaboré à la rédaction de ce livre, trop nombreuses d’ailleurs pour que je puisse toutes les remercier ici personnellement.
Raoul Hedebouw. Dans la partie que j’ai écrit sur le Parti socialiste, j’ai eu la même démarche. Le mélange d’expériences vécues et d’analyse politique n’est pas un exercice facile mais je crois, au final, vraiment réussi, du moins je l’espère… (il rit).


D’où vient le titre Priorité de gauche. Pistes rouges pour sortie de crise ?

Raoul Hedebouw. Avec notre éditeur Gilles Martin d’Aden, nous avons mis du temps à trouver ce titre. J’ai fait appel à pas mal d’amis pour trouver un titre qui « claque » comme le dit Gilles.
Priorité de gauche est un chouette jeu de mots qui montre qu’on veut faire changer la priorité de la société. Qu’on veut donner la priorité aux plus de dix millions d’habitants de notre pays, et pas aux 72 000 millionaires de ce pays. Le livre reprend d’ailleurs plusieurs dizaines de témoignages de la vie quotidienne qui démontrent que ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise. C’est là un des principes du livre.
Et avec le sous-titre, on voulait surtout montrer notre livre n’est pas seulement un livre de dénonciation du capitalisme mais qu’on proposait aussi des alternatives. Notre livre parle de notre vision d’une société socialiste où seules les choses qui comptent réellement importent et non la soif de profit maximum d’un petit groupe d’actionnaires.


Quel était le défi le plus difficile du livre?
Peter Mertens. Le plus difficile a été de trouver le bon ton. Généralement, l’analyse politique avait déjà été élaborée par le bureau d’étude du parti. Les fidèles lecteurs de Solidaire s’en apercevront. Néanmoins, la manière de présenter les choses est aussi très importante. Il faut que cela soit abordable, il faut donner au livre un certain rythme et que le tout soit facile et agréable à lire. J’ai donc travaillé et retravaillé le style. D’un autre côté, j’ai aussi beaucoup bûché sur le contenu. Moi-même j’ai appris un tas de choses en l’écrivant.


Ce livre est-il plutôt wallon ou flamand ?

Raoul Hedebouw. (Étonné) Un livre wallon ou flamand, c’est quoi ? Le chômage économique touche aussi bien les travailleurs wallons de Caterpillar à Gosselies que les flamands de Volvo à Gand. Et les pensionnés qui vivent sous le seuil de pauvreté - un quart des pensionnées du pays - vivent aussi bien à Liège qu’à Anvers. Tous ces exemples sont aussi repris dans le livre.
Peter Mertens. De même, les remèdes ne sont pas régionaux, et c’est justement ce que les nationalistes de tout poil tentent de nous faire croire. Une banque publique par exemple, cela ne s’organise pas à l’échelle régionale mais à l’échelle nationale, ou à une échelle plus vaste encore. Le livre soulève également d’autres aspects. Raoul a adapté la version francophone d’une façon remarquable en y ajoutant des débats et exemples spécifiques. La seule grande différence entre l’édition francophone et la néerlandophone c’est que Raoul a écrit une annexe sur le Parti socialiste tandis que dans la version néerlandaise, j’ai écrit une annexe sur le programme de la Liste Dedecker, un parti de droite qui monte au Nord du pays.

 

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22:38 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Vie sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gauche, ptb, socialisme, livre, social |  Facebook |

08/06/2009

MERCI !

Merci aux électeurs qui donné leur voix à une politique réellement de gauche, merci à toutes celles et ceux qui ont voté PTB+.

Comparé aux dernières élections régionales de 2004, la progression du PTB dans tout le pays est multipliée par 1,5 X en moyenne, la région liègeoise marque une très nette avancée par un triplement de l'électorat.

Cependant les grands partis s'en sortent relativement bien, l'heure n'est pas au pessimisme au PTB, mais il faut tout de même préciser qu'en ne modifiant que très peu leurs habitudes électorales, les belges se réveilleront après ce scrutin avec un paysage politique qui aura été très peu modifié, si ce n'est qu'avec de nouvelles coalitions avec les verts à la région, nous ne sommes pas prêts à voir l'ultralibéralisme quitter les rangs du pouvoir.

Encore une fois, merci aux fidèles du PTB, merci pour avoir soutenu une politique qui est plus en rapport avec le socialisme réel.

02:10 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, elections, socialisme, social |  Facebook |

06/06/2009

Le bon choix!

Le bon choix, pour une société plus juste, plus équitable et plus sociale.

Marre du bourbier politique actuel. Assez des chamailleries improductives, impliquant les « affaires » ou le régionalisme communautaire. Abandon des vraies responsabilités, quand à l’avenir du paysage économique et surtout qui subira les conséquences de la crise. Bref, stop au cirque politique !

Au désarroi se mêlent la confusion et le scepticisme de toute une population complètement désorientée, mais comment pourrait-il en être autrement ?

On ne voit, on n’entend, que les quatre partis s’octroyant le monopole du pouvoir, tantôt exercé par l’un, tantôt par l’autre, coalitions et divorces bidons ; jeu de chaises musicales, jeu de duperies dont nous sommes les éternelles victimes ….parce que nous le voulons bien !

Le PS, avec son Di Rupo en tête, y va de ses diatribes prometteuses et ses slogans surfaits, avec des solutions toutes faites, vielles recettes qui ont toujours dupé tout le monde, surtout la plèbe que nous sommes. Mais chaque fois que çà ne fonctionne pas, et rien ne va jamais comme ils l’annoncent de toutes façons, et là çà ne vient jamais d’eux, alors qu’ils ont le pouvoir, en s’y trouvant, au pouvoir.

Le CDH, fait pratiquement pareil, on ne sait d’ailleurs pas situer exactement ce parti, tantôt au centre, tantôt à droite, tantôt encore plus à droite, comme le PS d’ailleurs. La harangue prometteuse, le  langage nuancé, et eux aussi avec les vielles rengaines, qui n’ont pas fini de duper leur monde.

Le MR, mouvement des riches, promet toujours moins de taxes, moins d’impôts, en somme un bon détricotage de la sécurité sociale par un plus mauvais financement. Suppression progressive des impôts sur les plus riches ; d’où l’appauvrissement d’un peuple entier et cette poignée de riches encore et toujours plus riche. Rentabilité, productivité, compétitivité ; toujours les mêmes rengaines et surtout les actes ad hoc pour toujours mieux nous exploiter.

ECOLO, transformant l’éthique en TOC (trouble obsessionnel compulsif), d’un blanc immaculé, apparut soudain comme une solution à tous les maux. Sauf qu’on ne devrait pas oublier les écotaxes, les taxes égales pour tous revenus, le pauvre payant autant que les ultra richissimes pour les poubelles, les taxes sur l’énergie qu’ils veulent maintenir à 21%, taxe de luxe sur un produit de première nécessité, etc. Pollueur payeur, çà non plus on n’y échappera pas. Prêts à se coaliser avec le diable (bleu) si nécessaire, pour accéder au pouvoir. C’est l’électeur qui décidera ….ou les sondages pré-électoraux ?

Mais tous les quatre se trouveront confrontés à la problématique de la crise actuelle, qu’il faudra faire payer par quelqu’un, l’arbre-à-fric n’existant pas encore jusqu’à présent. Et qui seront les conchons-payeurs ?

Bref, nous ne devons pas nous laisser démonter par ce fouillis amplement perturbateur, mais au contraire garder toute lucidité et se convaincre que la gouvernance de notre pays dépend des gens que nous mettons en place par nos choix.

Votons en citoyens responsables ce dimanche 7 juin, donnons plus de voix aux gens qui sont les plus proches des problèmes du peuple, plus à l’écoute aussi ; donnons-leur de la voix pour une société plus sociale, plus solidaire et moins individualiste, faites le bon choix, celui du PTB+, la liste n°18.

10:23 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : justice, social, elections, societe, scrutin, votes, choix, ptb, ptb, socialisme, equite, europe, regions |  Facebook |

23/05/2009

Vidéos très intéressantes

08:18 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Economie-politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : societe, ptb, politique, elections, socialisme, social, democratie |  Facebook |

25/11/2007

Syndicalisme

 

Le droit de grève en questions - Le service minimum.

Dampremy PCB-CGSP 22-11-2007 008

Pourquoi ce double titre pour un sujet qui n'est pas forcément identique ?

Ce jeudi dernier, le 22 novembre, nous avons pu assister à une séance d'information sur l'initiative collégiale des Camarades du Parti Communiste de Charleroi, voir le bulletin d'informations sur le site de Robert Tangre "L'Etincelle - Bulletin électronique de la Fédération de Charleroi ". Lesquels ont aimablement invité le Président de la CGSP Cheminots, Gérard Gelmini; Alain Semal, secrétaire permanent intersectoriel CGSP de Charleroi; Claude Poitoux, secrétaire régional du secteur Tram Bus Métro de Charleroi CGSP; et Etienne Libert, secrétaire permanent CGSP Cheminots à Charleroi.

La trentaine de militants et sympathisants ont pu bénéficier du discours des intervenants, dont les sujets ne pouvaient qu'être d'actualité.

Dampremy PCB-CGSP 22-11-2007 001

Tentative de réponse à la question posée en premier:

La situation chaotique de la politique menée dans notre si petit pays ne laisse présager rien de bon socialement, tant pour les actifs que pour tous les autres. Le gouvernement qui s'annonce est d'orientation de droite, que l'on pourrait même qualifier de droite pure. La politique menée ces derniers temps se repose trop sur l'excuse d'une adaptation un peu trop forcée à une Europe en pleine évolution (...), mais une évolution pour qui?

Celle des patrons, celle de cette poignée d'actionnaires, d'investisseurs peu scrupuleux du bien-être d'autrui; ces vautours assoiffés de pouvoir. Mais pas n'importe quel pouvoir; celui de l'argent, l'argent gagné sur le compte de la sueur et du sang du travailleur!

Le service minimum est un jalon; un début; une séquestration des principes de défense du travailleur, "vos grèves? On en a rien à cirer, le service minimum permettra de se passer de vos services, vous n'êtes plus indispensables. Le service minimum nous permettra, à nous, patrons, de ne plus être obligés de satisfaire à vos exigences. Basta les syndicalistes du dimanche, le pouvoir nous appartient vraiment, désormais, à nous, les Rois-décideurs-tout-puissants!". Le patronat fait fi des droits de l'ouvrier, du cadre, du salarié; qui n'a plus qu'à se voir perdre ce qui a été acquis de dure lutte durant des décennies, des siècles même.

Ainsi donc, la corrélation est faite entre le service minimum et le droit de grève.

Mais ne nous leurrons pas sur les intentions de nos politicards de droite; museler le syndicat par une limitation drastique des droits à la grève ne peut signifier qu'à court terme, la perte d'autres droits sociaux paraît une incontournable évidence. On bâillonne, puis on tue!

Les Français en font actuellement les frais avec "Sarko-le-dépeceur-du-droit-social".

La contre-offensive ne saura être permise qu'avec le consentement, le rapprochement des forces de gauche.

La grève, même si l'orientation des médias pousse l'opinion publique à la prétendre néfaste; la grève est nécessaire, nécessaire pour se faire entendre du patronat qui joue à la sourde-oreille; nécessaire pour toutes et tous, même celles et ceux qui n'y croient pas, ou qui ne croient pas que dans un avenir très proche, ils perdront le peu auquel ils se raccrochent, leur bien-être, leurs rêves.

La prise de conscience de toutes et tous doit s'effectuer aussi sur le plan médiatique, sur le terrain conquis par nos décideurs, nos bourreaux.

Nous devons nous apprêter à vivre des heures sombres, et nous devons toutes et tous en avoir conscience, et pour çà, nous devons nous remettre en questions, et accepter de perdre un peu, pour ne pas devoir tout perdre.

La grève est un choix, le bon choix, pour que la lutte aboutisse à un monde meilleur, un monde plus équitable, notre monde des travailleurs, notre communauté solidaire.

21:54 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Vie sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : greve, droits, social, socialisme |  Facebook |

18/11/2007

Une image qui en dit long (Solidaire 14/11/07)

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13:05 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, capitalisme, exploitation, social, sarkozy |  Facebook |

15/10/2007

France - Le gouvernement Sarkozy/Fillon veut pénaliser les malades!

 

Manif Paris sécu 13-10-2007 032
 
Manif Paris sécu 13-10-2007 021

 

Paris, manifestation du 13 octobre.

Le gouvernement Français détricote la sécurité sociale.

Sous prétexte de déficit, c'est tout le système de la solidarité sociale qui est menacé en France; un "son de cloche" qui ne nous est pas tout à fait inconnu!

En ce samedi après-midi de mi-octobre, sous un ciel clément, la capitale Française a littéralement été envahie par une nuée de manifestants. Ces milliers de gens, pour la plupart au désespoir d'une perte sérieuse de leurs acquis, sont venus des quatre coins du pays protester contre les atteintes du gouvernement Sarkozy/Fillon à l'encontre de la sécurité sociale. Plusieurs associations (INDECOSA-CGT1; la FNATH2 et l'ENDEVA2 entre-autres) ont participé à cette journée particulière, motivées notamment par la volonté du gouvernement d'imposer les "franchises médicales" qui pénaliseront les patients par une participation beaucoup plus importante aux frais médicaux non remboursés.

Chaque année, ce n'est pas moins de 13% de la population Française qui,  pour des raisons financières, n'a d'autre choix que renoncer à leurs soins médicaux! Les soins reportés ou auxquels on renonce sont peu ou pas couverts par l'assurance-maladie. Il s'agit pour majorité de soins dentaires et ophtalmologiques (18%) et les consultations en médecine spécialisée (8%).

"Avec ce gouvernement, nous vivons une régression sans précédent. Cette politique antisociale engendrera un système à "deux vitesses": les plus démunis ne pourront plus se soigner correctement. C'est une sérieuse diminution de la solidarité au niveau de la sécu. Pour toutes les professions, la pénibilité de certains travaux, notamment avec environnement d'amiante n'est toujours pas reconnue, forçant les victimes à introduire des procédures de recours en justice. En outre, un appel à la grève générale est lancé pour le 18 octobre prochain, elle cible plus particulièrement les atteintes aux régimes spéciaux de pensions des travailleurs des services public" nous raconte Patrick Delfosse, secrétaire régional CGT cheminots du Nord/Pas-de-Calais.

Un "remède de cheval" !

Chez nos voisins Français donc, le déficit annoncé de la sécurité sociale cette année équivaut à ce qu'atteindra l'ensemble des exonérations patronales l'an prochain, c'est à dire la bagatelle de 32 milliards d'euros! Ajouté à cela le fait que 100.000 chômeurs mis au travail apporterait 1,3 milliards d'euros dans les caisses de la sécu. La solution est limpide, donnez du travail aux chômeurs et taxez plus les patrons!

Alex Pozetti

(1)     – Section de la CGT pour la protection des consommateurs salariés.

(2)     – Associations contre les conséquences des méfaits de l'asbeste sur les travailleurs.

 

 

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Manif Paris sécu 13-10-2007 053
 
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17:57 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : secu, sarko, social, france, manif, amiante |  Facebook |

15/07/2007

Atteintes au droit de grève!

La grève est un droit du travailleur, la réglementer est inadmissible!

 

 

Les effets du Sarkosisme ultralibéral en France commencent à peine, que la Belgique lui emboite le pas et va même jusqu’à la devancer !

 

En effet, aujourd’hui le gouvernement Belge n’est pas encore formé, le syndicat chrétien le soutien d’ores et déjà dans son "futur" désir de réglementer le droit de grève dans les services publics, arguant que la grève est un échec des négociations1 (…).

 

Or, la grève est un droit internationalement reconnu par les syndicalistes; la réglementer aurait pour effet de museler progressivement les travailleurs et à terme la limitation de ses actions verrait le fossé déjà grand entre le patronat et le salariat s'agrandir tout en faisant perdre une bonne partie des avantages sociaux acquis au termes de dures luttes par nos parents et grands-parents; le retour en arrière social est programmé, l'exploitation de la main-d'œuvre ne pourra que décupler!

 

Voir la vidéo:

 

 

  

1 Une grève ne s'envisage pas à la légère pour un oui ou pour un non; il a toujours été établi que ce recours n'est envisagé que de manière ultime; les négociations n'aboutissant à aucun résultat valable pour le travailleur qui se sent lésé par le patron.

18:23 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Vie sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syndicalisme, greve, social, travailleurs, droits, actions |  Facebook |

05/03/2007

Pension privées: NON MERCI!

‘Mise en boîte’ médiatique aux conséquences pouvant être catastrophiques……pour nous !

 

Dans une certaine presse hebdomadaire sérieuse datée du 2 mars 2007, j’ai pu relever un article influençant à souhait, concernant l’épargne-pension ; mais de manière prétendument neutre, donc non-publicitaire. Pour mesurer la dangerosité d’un tel article, il est nécessaire de le « décortiquer » et de comprendre son véritable enjeu ; en voici son contenu :

 

« Pensions – La retraite vous inquiète.

 

La compagnie d’assurances XY a publié les résultats de son baromètre des pensions annuel. Le sondage portait sur les attentes  de la population active en matière de pensions et les expériences des pensionnés. L’étude montre que, généralement, les Belges prennent de plus en plus conscience que leur pension légale ne leur permettra pas de maintenir leur niveau de vie une fois qu’ils auront atteint l’âge légal d’admission à la pension. Seuls 52% des Belges actifs pensent qu’ils pourront boucler le mois avec leur revenu de pension. En 2004, ils étaient  encore 65% à partager cette idée. Soulignons que seulement 47% des pensionnés affirment que leur pension leur suffit. Bien que les Belges rêvent de pouvoir prendre leur pension à 57 ans, ils s’attendent néanmoins à ne pouvoir arrêter effectivement qu’à 61 ans. Constatation importante qui ressort de cette étude d’XY : de plus en plus de Belges préparent leur pension, et ce de plus en plus tôt.  Presque 75 % de la population active déclare être en train de préparer sa pension. Cette préparation commence en moyenne à 31 ans alors qu’en 2000 les travailleurs s’y mettaient à 42 ans, en moyenne. A la question de savoir combien ils épargnent pour compléter leur pension légale, ces Belges actifs répondent qu’ils mettent en moyenne 218 euros de côté par mois. Les indépendants, quant à eux, épargnent en moyenne 366 euros par mois. »

 

Le but premier d’un tel article est bien évidement de faire peur au travailleur de plus de trente ans qui n’aurait pas encore contracté une épargne-pension ; encore faut-il, pour se trouver dans la ‘moyenne’, il puisse économiser plus de 200 euros par mois !

La dangerosité de tels propos, proférés très régulièrement (trop même) dans la presse, réside dans ce que la naïveté du travailleur désemparé par la crainte de se retrouver démuni lorsqu’il prendra sa pension, se sente pratiquement obligé de faire la même chose que ses semblables, et donc de faire des économies ; lesquelles imposant de se « serrer la ceinture » à l’extrême. Comme si son pouvoir d’achat n’avait pas encore assez diminué (…).

La première réflexion qu’il faudrait avoir, c’est qu’étant donné sa cotisation pour sa pension légale durant sa carrière, est-il normal que le travailleur n’ait plus assez pour vivre décemment quand arrive le moment du départ à la retraite ?

Non, bien-sûr !

Secundo, il est clair que ce cercle vicieux de l’épargne-pension a pour but ultime de désagréger le système actuel des pensions légales ; pour un passage progressif au système « à l’Américaine », laissant de côté les plus démunis, tous ceux qui ne savent pas économiser ! Et laissant le travailleur aux risques des cours financiers ; en effet un travailleur ayant investi dans une épargne-pension pourrait voir celle-ci fondre comme neige au soleil en cas de crash boursier ou autre dévaluation du genre (l’exemple aux USA s’est produit lors de la faillite d’Enron, et en Albanie il y a une dizaine d’années!).

Tertio, comme déjà traité dans un article de ces blogs, le « capitaliste » impose sa mainmise, afin de mieux dominer le travailleur (ou tous les non-capitalistes), l’argent étant le meilleur outil pour ce faire. Les banques et le politique socio-démocrate (partis traditionnels) sont les instruments de ce ‘capital’ ; menant à notre asservissement, l’esclavage par l’argent est total !

Le remède à cela ?

Simple : ne plus se laisser dominer par le pouvoir de l’argent, ne pas prêter caution à ce genre de placement ne pouvant qu’être nuisible aux travailleurs, quels qu’ils soient, employés, fonctionnaires, manuels ou non, bref tous les salariés !

 

NE SCIEZ PAS LA BRANCHE SUR LAQUELLE VOUS ETES ASSIS !

 

A.P.

17:24 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Economie-politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pensions, travail, salaire, social, epargne-pension, finances |  Facebook |

Un autre monde est possible!

Une certitude, un fait.

 

L’asservissement des peuples par le « Grand-Capital » conduit inéluctablement ceux-ci dans un esclavagisme sournois par les capitalistes, le patronat ; et c’est inéluctable, tant que la classe dominée ne réagira pas en conséquence ! L’unique réaction permettant d’inverser le cours des choses, stopper cette astreinte, c’est la révolte ! La démocratie telle qu’elle est appliquée chez les occidentaux, les soi-disant « pays riches », n’est qu’un leurre imposé par le patronat pour mieux imposer sa loi et profiter sur le dos du peuple ; la bourgeoisie prenant de l’ampleur n’a plus aucun frein à ses desseins, c’est l’effet « boule de neige ».

 

Afin de détourner notre attention sur ce fait, la classe dominante nous anesthésie par des plaisirs matériels (confort relatif, outils technologiques divers, opportunité de voyages à l’étranger, bien-être relatif) qui ne nous appartiennent pas ; mais sont l’unique propriété des banques, de l’argent prêté par ceux qui nous dominent, afin de mieux nous faire taire. Il suffit d’imaginer ne plus avoir d’emprunt du tout, qu’auriez-vous actuellement ??? RIEN !!!

 

D’où la déduction logique : « Rien ne nous appartient ! » .actuellement !

 

Mais où est donc passé le fruit de notre travail ?

 

A contrario, regagner notre indépendance –financière et matérielle- ne nous rendrait pas seulement notre liberté mais aussi nous revaloriserait à la juste mesure de notre qualité humaine. Ce n’est pas chose impossible mais ce sera certainement très difficile dans notre position de « produits» manipulés et endoctrinés depuis des décennies, nous sommes appris par le « capital » à jouir de biens futiles destinés à mieux nous « acheter »; car il suffirait pour nous de ne plus dépendre de ce système dans lequel nous avons été placés à notre insu, pour y arriver. .Et ce n’est pas utopique, quoiqu’on en dise !

 

Une mère donne à son enfant un bisou dans le creux de l’oreille ;

Une mère offre à son enfant un petit jouet ;

Quel est le plus beau des cadeaux ?

 

Pour vivre dans la dignité, des efforts devront être consentis par tous, mais finalement ces efforts ne seront pas vains car ils nous apporteront plus que ce qu’ils nous coûteront !

 

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13:56 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Philo Marxiste-léniniste | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : social, conseils, utiles, economie, liberte |  Facebook |

02/03/2007

Une femme tue ses 5 enfants avant de vouloir se donner la mort; cherchez plus loin les causes réelles des actes de ce genre .....

Le devoir d’information, le devoir d’éducation.

 

Le capitalisme est en plein essor, c’est une évidence ; où cela s’arrêtera t’il ? Jusqu’à notre asservissement le plus complet, l’esclavagisme moderne, c’est indéniable. L’oppresseur est le patronat, l’actionnaire, le gros investisseur et les esclaves sont tous les autres.

 

Le dénoncer est déjà une forme de combat, éveiller les consciences afin de faire comprendre à tous que des solutions existent pour endiguer ce fléau destructeur voué uniquement au profit de quelques-uns et au détriment de tous les autres.

 

Mais un travail concret doit être fait individuellement et par tous, nous devons participer activement à l’information (ou à la contre-information anesthésiante des médias traditionnels et des sociaux-démocrates) afin de propager nos idées, apporter nos solutions concrètes aux problèmes individuels de chacun. Le socialisme Marxiste-léniniste n’est pas qu’un concept, n’est pas seulement une masse de théorie, mais une piste, la voie nous permettant de trouver ces solutions sur le plan pratique.

 

Le désarroi est de plus en plus « palpable » dans pratiquement toutes les couches de la population, et plus seulement parmi les défavorisés ; c’est donc dire le malaise omniprésent sclérosant la vie quotidienne de nos proches, de nos semblables, de nos frères et sœurs(*). Nous nous devons d’être humains et solidaires envers tout un chacun, et loin de vouloir prêcher auprès les plus convaincus d’entre vous lisant ceci, pas mal de gens qui nous entourent ne le sont pas, il nous appartient donc de combler cette lacune.

 

A mon avis, afin de connaître un nouvel essor communiste dans nos pays occidentaux, il sera nécessaire auprès de nos populations d’annihiler les effets pervers du révisionnisme capitaliste perpétré par des gens comme Soljenitsyne et bien d’autres, et de réhabiliter la mémoire de gens comme Staline, nécessitant la perception positive de son œuvre, et non pas en tant que tyran responsable d’épuration via les goulags, tel que le capitalisme l’a inculqué depuis tant de décennies afin de mieux manipuler l’opinion des peuples contre le communisme, ennemi certain de ce capitalisme ; Staline est un personnage-clé de l’application positive du socialisme, de la mise en pratique des principes Marxistes et Léninistes.

 

Nous nous trouvons, peuples des pays occidentaux, en plein cœur d’une dictature du pouvoir de l’argent, de l’asservissement des plus démunis par les multimilliardaires, grands patrons du système. Sinon, que les gens issus de la classe moyenne et de la classe la plus démunie me prouvent concrètement qu’actuellement nous nous trouvons dans un système égalitaire où les libertés de tous sont préservées ! La bonne information se doit d’être propagée, que ce soit par le bouche à oreille ou via ces blogs ou sites sur internet ; mais la vérité doit être dite, afin de mieux nous armer contre l’oppression de ce système de plus en plus étouffant, de plus en plus avilissant, mettant en exergue les différences de tous à tous les niveaux afin de mieux contrôler les masses, c’est-à-dire nous-mêmes.

 

(*) La véritable raison qui a poussé cette mère de 5 enfants à les assassiner avant de vouloir elle-même se donner la mort, ce début mars, à Nivelles, est ce désarroi face à cette société pourrie par l’argent ; et prouve bien par des actes de ce genre que notre vie, quoiqu’on dise et qu’on fasse, ne nous appartient plus du tout, la liberté de nos actes est actuellement tout à fait révolue, l’autodestruction comme dans ce cas-ci est devenue la seule échappatoire à un système qui nous exècre en tant qu’individu, système dont nous n’avons plus le contrôle, même de nos vies, dans lequel nous ne nous situons plus du tout. Et c’est bien là que l’on se rend compte que les médias, classant ce drame dans les « faits divers », ne porte aucun jugement sur l’objet qui a poussé cette mère à l’acte extrême ; et pire, banalise celui-ci en condamnant cette mère par avance, par ses propos ; se substituant à la justice, détournant l’opinion que devrait avoir le commun des mortels, nos sœurs et frères, nos semblables. Certes, assassiner ses propres enfants n’est pas un acte cautionnable, mais il faut mettre en lumières ce qui a provoqué ce geste extrême ! Bref, nous n’avons même plus le choix d’avoir nos propres opinions ; et qui ose dire que nous ne sommes pas en pleine dictature ?

A. P.

 

02:22 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : societe, education, information, social |  Facebook |

23/02/2007

Les mensonges du libéralisme!

Les mensonges du libéralisme

(Sylvain Timsit)

 

"Le libéralisme, c'est plus de choix et des meilleurs prix pour le consommateur"

 

FAUX: Selon le dogme libéral lui-même, le libéralisme ne peut fonctionner que si il existe une concurrence suffisante de l'offre. Or dans les faits, le capitalisme libéral tend vers la concentration et la formation de monopoles qui éliminent toute concurrence, réduisent le choix du consommateur et font monter les prix (ou baisser la qualité).

Dans le domaine des services publics comme la distribution d'eau, la poste, ou les chemins de fer, leur privatisation s'est toujours traduite par une augmentation des coûts pour l'usager, une diminution du service, et une réduction des investissements dans l'entretien des infrastructures. Un exemple parmi d'autres: dans les années 90, le FMI et la Banque mondiale ont obligé les Philippines à privatiser la gestion de l'eau. Au début, les prix ont baissé de 20%, une baisse utilisée par la propagande libérale pour démontrer l'utilité des privatisations. Mais 10 ans plus tard, le prix de l'eau a été multiplié par 5.

Quant aux systèmes de retraites privés (les fonds de pension), ils consistent à priver les salariés de toute sécurité, en les livrant aux incertitudes de la gestion des organismes financiers. En cas de faillite de ces derniers, les salariés se retrouvent sans retraite malgré des années de cotisation. C'est ce qui s'est passé aux Etats-Unis en 2002 avec la faillite d'Enron.

 

 "Le libéralisme, c'est le libre-jeu du marché"

 

FAUX: Toujours selon le dogme libéral, le libre-jeu du marché nécessite la transparence du marché et de l'information.

En réalité, à cause des pratiques d'opacité et de l'inégalité dans l'accès à l'information, le consommateur ne peut choisir en connaissance de cause.

 

"La croissance crée des emplois"

 

FAUX: La croissance crée des emplois dans un premier temps, mais elle sert surtout à financer les "restructurations" et les délocalisations. Au bout du compte, elle détruit davantage d'emplois qu'elle n'en crée.

 

 "Seul le marché est apte à déterminer le juste prix des matières premières, des devises, ou des entreprises"

 

FAUX: Les marchés sont essentiellement guidés par la spéculation et la recherche du profit à court-terme. Les fluctuations des cours sont souvent irrationnelles, excessives, et soumises à la manipulation. Ces oscillations excessives des cours sont destructrices, provoquant ruines et faillites dans l'économie réelle. Mais dans le même temps, ces oscillations sont aussi génératrices de profit pour les spéculateurs. Encore le principe des vases communicants…!

 

 "L'entreprise crée des richesses. Elle est la source de la prospérité des pays et de leurs habitants"

 

FAUX: le plus souvent, les entreprises ne créent pas de richesses, car la valeur créée est inférieure aux coûts réel des ressources utilisées ou détruites, si on prend en compte le coût environnemental et humain, ainsi que le coût réel des matières premières non-renouvelables.

Le "profit" des grandes entreprises est en réalité prélevé sur la nature, saccagée par l'exploitation, l'urbanisation et la pollution, ou "vampirisé" sur d'autres acteurs économiques:

- sur les salariés qu'on aura licenciés pour économiser des coûts ou "augmenter la productivité", ou dont on aura réduit la rémunération ou la protection sociale.

- sur les consommateurs qui doivent payer plus pour une qualité ou une quantité moindre.

- sur les fournisseurs (en particulier sur les producteurs de matières premières minières ou agricoles)

- sur d'autres entreprises dont on aura provoqué la faillite par des pratiques déloyales, ou qui sont rachetées pour être ensuite dépecées, vendues par morceaux, et dont les salariés sont transformés en chômeurs.

- sur les populations du Tiers-Monde qui ont été spoliées de leurs terres et de leurs ressources, et qui ont été réduites en esclavage, obligées de travailler dans les mines ou les "ateliers de la sueur" des entreprises transnationales, ou pire encore, obligées de servir de cobayes à l'industrie pharmaceutique, ou de vendre leurs organes (le plus souvent un rein ou un oeil) qui seront ensuite greffés à des malades fortunés. (le prix payé pour le prélèvement d'un rein va de 20.000 euros en Turquie, à seulement 800 euros en Inde)

 

"La mondialisation profite à tous"

 

FAUX: Entre 1992 et 2002, le revenu par habitant a chuté dans 81 pays. Dans le Tiers-Monde, le nombre des "extrêmement pauvres" a augmenté de près de 100 millions.

L'écart des salaires s'est également creusé de manière fantastique. Prenons l'exemple d'une ouvrière chez un sous-traitant asiatique de Disney qui fabrique des vêtements à l'éffigie de Mickey pour les consommateurs occidentaux. Cette ouvrière travaille dans un "atelier de la sueur", 14 heures par jour, 7 jours sur 7, sans aucune protection sociale, sans droit de grève, le tout pour un salaire horaire de 0,28 dollars. Dans le même temps, le salaire horaire du PDG de Disney est de 2800 dollars, soit 10.000 fois plus.

Les 225 personnes les plus riches du monde cumulent un patrimoine global de 1000 milliards de dollars, l'équivalent du revenu annuel des 3 milliards de personnes les plus pauvres de la planète, soit 47% de la population mondiale. La fortune additionnée des 84 personnes les plus riches dépasse le produit intérieur brut de la Chine avec ses 1,2 milliard d'habitants.

En 2002, 20% de la population mondiale accapare 80% des richesses, possède plus de 80% des voitures en circulation et consomme 60% de l'énergie, tandis que le milliard d'habitants les plus pauvres se partagent 1% du revenu mondial.

 

"Le libre-jeu du marché crée par lui-même les conditions de l'équilibre"

 

FAUX: Le libre-jeu du marché produit l'équilibre uniquement en moyenne sur une longue période. En réalité, il oscille en permanence autour de l'équilibre, et ces oscillations sont brutales et destructrices. Une économie libérale entraîne un environnement économique instable qui prive les individus de toute sécurité, les obligeant à s'adapter sans cesse aux aléas de la conjoncture et aux "restructurations économiques".

Or comme toute vie biologique, l'être humain a besoin d'un minimum de stabilité de son environnement. Le libéralisme est donc contraire à l'homme et à la vie dans son ensemble, le libéralisme ayant aussi pour conséquence l'exploitation sauvage de la nature et la pollution généralisée de l'écosystème.

 

 "Le libéralisme est le seul choix possible, sous peine de s'isoler du Monde"

 

FAUX: Certes, un pays cours le risque d'une délocalisation accrue des entreprises si il ne va pas dans le sens de leurs désirs. Du fait de la mondialisation, les salariés occidentaux sont désormais en concurrence avec les salariés de l'Inde ou de la Chine, y compris pour des emplois qualifiés dans le tertiaire ou les secteurs technologiques. Tant qu'il y aura le moindre profit à réaliser en délocalisant, les entreprises iront au plus offrant, dans le pays où elles trouvent les lois sociales et environnementales les moins contraignantes.

Mais si il en est ainsi, c'est parce que nos gouvernements se sont entendus pour créer ces conditions, en appliquant simultanément dans tous les pays les déréglementations prônées par l'idéologie libérale. Ils ont réalisé la mondialisation uniquement dans un sens favorable aux entreprises, sans la contrepartie d'une mondialisation au niveau des lois de protection sociale et environnementale. La mondialisation néolibérale est résolument dissymétrique.

D'autre part, cette absence apparente de choix revient de fait à une dictature des entreprises. Accepter cette dictature, c'est renoncer au pouvoir souverain des Etats et des représentants élus du Peuple. C'est donc renoncer à la démocratie, et accepter à terme un esclavage généralisé.

 

Sylvain Timsit

© Syti.Net 2003

 

22:11 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Médiamensonges | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : verite, socialisme, social, liberalisme, capitalisme, communisme |  Facebook |

22/02/2007

Liens vers mes autres blogs.

N'oublies pas, camarade, d'aller également visiter mes autres blogs, clones de celui-ci:

Références des blogs

http://marxiste-leniniste.skynetblogs.be/

http://fr.360.yahoo.com/alainp17

http://www.solidaire.over-blog.com/

Pourquoi avoir fait plusieurs blogs, qui parlent sensiblement de la même chose?

  • Tout simplement parce que tout visiteur ne va pas systématiquement voir dans les archives, et donc, la multiplicité offre plusieurs vies aux textes intemporels.
  • Bien souvent à chaque visite, nous voyons tous ce qui figure en première page, et pas le reste, qui pourtant peut être d'une richesse certaine, la multiplicité des blogs permet de lire plusieurs "première page" en même temps.
  • Et puis surtout, plus il a de blogs, plus on leur en met plein la vue, à ces fachos-bourgeois-capitalistes pourris!! Qu'ils trembent, sous leurs liasses de billets et d'actions, LES ROUGES REVIENNENT!

12:30 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : blogs, liens, social, socialisme, communisme |  Facebook |

05/02/2007

 Choix évident!

Dans la multitude de formations dites « de gauche », l’électeur, le citoyen, ne sait pas facilement se situer, la diversité induit en erreur pas mal de gens désireux de voir s’améliorer leur condition ou tout bonnement ne plus la voir se dissoudre par le magma néolibéral actuel.

 

Il est évident de constater une tendance généralisée « à droite » des différents partis sociaux-démocrates partout en Europe, malgré l’appel lancé par certains en faveur d’une Europe plus sociale, c’est un leurre de croire à tel langage puisqu’il ne fait aucun doute sur les intentions de la plupart de nos gouvernants, manipulés par le patronat. Le répéter est certes inutile pour les convaincus, mais prouver cette manipulation sans en venir directement aux conclusions ferait réfléchir pas mal d’hésitants. La tromperie est une des armes de la politique, et non des moindres ; après tout le contenu du nom de parti N.S.D.A.P. Allemand (1920-1945), ou parti nazi comportait lui aussi l’appellation ‘socialiste’ (le S. de National Socialist Deutsche Arbeit Parti, ‘arbeit’ voulant dire travail), et donc le parti d’Hitler lui-même exerçait cet amalgame afin de mieux capter les faveurs du peuple, la pression physique par les S.A. et la manipulation mensongère du chef de parti en sont d’autres incitants à imposer cette politique. Je n’irai pas jusqu’à comparer les partis « socialistes » avec le nazisme, mais avouons qu’ils en possèdent quelques similitudes, entre-autres l’endoctrinement imposé de leur histoire, révisée et tournée à leur avantage exclusif, contradictoirement aux faits réels et à leurs vraies motivations ; lesquelles nous ramèneront indubitablement à leur soumission à la bourgeoisie.

 

Telle une religion, idéalisée et vouée au culte du « Dieu-Pognon », la bourgeoisie domine la plèbe au plus profond des âmes de leurs croyants, leur donnant à rêver qu’ils puissent un jour eux aussi accéder à cette situation de riche-puissant-dominateur ; menteurs et manipulateurs profitant pleinement de l’incrédulité, de la naïveté du peuple et de se repaître dans leur immense bassesse ; l’humble dominé par le mécréant, le modeste exploité par la gigantesque démesure du fou-bourgeois.

 

Il n’est pas rare d’entendre le peuple faire les mêmes commentaires pré-électoraux du genre défaitiste bien avant l’acte lui-même, relativisant négativement l’issue du scrutin ; prédisant à l’avance les résultats médiocres de par les similitudes avec les anciennes élections ; « çà ne sert à rien de voter, de toutes façons ce seront les mêmes qui repasseront ! » ; « que l’on vote pour Pierre, Paul ou Jacques, bleu, vert, rouge ou orange, ce sont toujours les mêmes politiques et les mêmes façons de nous plumer ! » ; cette dernière n’est pas tout à fait fausse, mais la raison seule manque aux gens, bien mal informés des buts réels des partis sociaux-démocrates ; les soi-disant partis traditionnels démocratiques. Car nous ne vivons pas, en Europe, dans des pays démocratiques, mais bel et bien dans la dictature de l’argent et du pouvoir, la dictature néolibérale, la dictature du patronat et des actionnaires, la dictature de la bourgeoisie !

17:12 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Philo Marxiste-léniniste | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : socialisme, social, politique, philo, marx, lenine |  Facebook |

28/01/2007

Il ne suffit pas toujours de dire ce que l'on pense...

Il ne suffit pas toujours de dire ce que l’on pense pour en espérer un quelconque changement, encore faut-il pouvoir agir concrètement.

Mais est-ce que s’exprimer n’est pas déjà une façon d’agir ?

Si par exemple l’endoctrinement, ou l’endormissement des masses contribuait au repli sur soi-même et à l’acceptation d’un destin allant inconsciemment ou non à l’encontre de ce que l’on espère pour soi-même et pour ceux que l’on aime, comment réaliser l’erreur commise du mauvais chemin emprunté si ce n’est par une ouverture d’esprit sur un dialogue autre, sur une façon de voir faisant fi des idées préconçues ?

 

Le matérialisme dialectique, justement, propose une vision abstractionnelle de l’idéal sociétaire tel que nous le concevons, ou plutôt que l’on nous a imposé à percevoir tel.

 

Nous bénéficions malheureusement d’un lourd héritage d’endoctrinement idéaliste mis en exergue par les religions, dans les temps passés, mais encore bien maintenant, actuellement les gens ont besoin de se retrouver dans un modèle, même s’il est surréaliste, une idole. Ce qui entraîne à conclure une large propension de chacun à vouloir être maîtrisé par une « force supérieure » et donc une excellente prédisposition humaine à la servilité !

 

Traiter l’humain de mouton ne serait pas encore juste non plus, puisque la minorité dominante est humaine, elle aussi ; et elle prône le respect de l’individu…mais à son avantage ! L’individu, si l’on considère l’appellation faite de chacun de nous dans notre société actuelle, issu d’une individualisation à l’extrême, de la possibilité d’admettre ou de faire admettre qu’une séparation matérielle est possible entre tous, alors que nous vivons ensemble ; un comble ! Une contradiction surréaliste, et pourtant bien ancrée en chacun ; croire que le destin de notre voisin n’est pas lié au nôtre tout en vivant côte à côte.

 

Analysez et réfléchissez maintenant à ces deux groupes opposés de mots synonymes :

 

1°) Individualisme, distinction, isolement, seul.

2°) Collectivité, communauté, solidarité, ensemble.

 

Ensuite posez-vous les questions :

- Pensez-vous être seul(e) sur cette Terre ?

- Pensez-vous devoir vous approprier le maximum de richesses pour VOUS seul(e) ? Si oui, dites-moi pourquoi, donnez-moi une utilité raisonnable la justifiant, une utilité matérielle.

- Pensez-vous pouvoir dissocier totalement la vie et le destin de deux personnes vivant en deux points diamétralement opposés de la planète ?

 

Si la totalité des réponses à ces trois questions est NON,  il y a des chances que vous soyez ouvert au dialogue, à l’ouverture, à la possibilité d’existence d’une communauté, où la collectivité, solidaire, nous fais vivre ensemble, dans le respect de tous ; le concept communiste. Eh oui ! Il y aurait un communiste qui sommeille en vous, rien de moins !

 

Le communisme est, par excellence, un mode de gestion participative de tous et avec chacun ; la communauté, la vraie, passe, il faut l’admettre, par l’autogestion par tous, tout en étant ouverte et démocratique, contrairement à ce que l’on puisse penser.

 

Mais le communisme est un mot qui fait bien peur à notre époque. Ce mot a beaucoup été salit par l’endoctrinement libéralisant de notre société « à l’occidentale », dominée par cette minorité s’accaparant toutes les richesses, les matières premières d’une part, l’outil et la main d’œuvre d’autre part ; il s’agit de l’ensemble appelé « les moyens de production », devenant de ce fait appropriés par la bourgeoisie, les quelques « individus », isolés, farouchement dévorés par une soif de domination des peuples, rongés par leur ambition démesurée, contrôlant par le pouvoir de leur argent (fruit de notre asservissement) les gens qui nous gouvernent ! Car aussi sûrement ces gens issus de partis se prétendant différents les uns des autres ; ils ont beau se nommer CDH, MR, PS, ECOLO, et tous leur satellites, ils n’en demeurent pas moins des partis sociaux-démocrates bonnement dominés par la bourgeoisie !

13:48 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Morale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, philo, socialisme, communisme, societe, social |  Facebook |

24/01/2007

Un début!

Un début à ce blog, dans la hâte de voir changer ce monde pourri par le capitalisme, l’exploitation de la masse salariale, les travailleurs, manuels ou employés, dépendant du bon vouloir de ceux qui possèdent les moyens de production ; que faire sinon passer le message du désir de changement, quoi dire de plus que ces milliers de bloggeurs et de sites, sinon pratiquement la même chose !

 

Il est bon pourtant de savoir que l’on n’est pas seul à penser et à dire la même chose, pas seuls à vouloir le changement, le vrai changement qui mettra à mal cette dictature de l’impérialisme. Le retour de la gauche, de la VRAIE gauche !

 

Certes, les conditions de travail actuelles sont moins astreignantes qu’autrefois, il suffit de penser aux mineurs dans le fin fond des charbonnages prestant leurs 10 heures par jour 6 jours sur 7 ; et crevant à l’âge moyen de 50 ou 55 ans ; mais l’exploitation par les bourgeois, elle, est toujours là.

 

Une précision toutefois, le bourgeois n’est pas forcément l’heureux possesseur d’une Mercedes ou d’une BMW vivant dans une belle maison individuelle avec un salaire de 3.000€/mois, non, le vrai bourgeois est celui qui exploite la main d’œuvre, celui qui investit au détriment des défavorisés, celui qui contribue à l’avilissement des masses salariales, le « gros patron », l’actionnaire, le gros capitaliste, celui qui se trouve « au dessus du panier », mais j’aurai l’occasion de mieux traiter le sujet plus tard.

 

Maintenant, trêve de blablas, pour ce premier message.

23:32 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique, verite, socialisme, communisme, revolutionnaire, social |  Facebook |