20/12/2007

Syndicats du rail

SNCB:

Les grèves des conducteurs dans les chemins de fer, ces derniers temps, ont paralysé partiellement le trafic ferroviaire, plus particulièrement les samedis.

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Les revendications, même si elles paraîssent justifiées, du syndicat indépendant, et corporatiste, qui ne défend uniquement QUE la cause des conducteurs de trains, en délaissant les problèmes liés aux autres catégories d'agents de la SNCB; ne fait nullement progresser le combat syndical dans le sens de la solidarité entre tous les cheminots. Toute action revendicative perd fatalement de sa force et de ses effets, si l'une catégorie du personnel se désolidarise par rapport aux autres.

Nous avons pu constater ce samedi dernier lors de la grande manifestation pour le pouvoir d'achat. Les manifestants ont subi un véritable sabotage en règle par l'annulation de bon nombre de trains; empêchant du même coup une majorité d'entre-eux de montrer leur solidarité face à ce problème récurrent du peuple exploité !

Le nombre de manifestants aurait plus que doublé, voire triplé, le cas échéant.

Pour remédier à ce problème, la confiance des cheminots doit se tourner vers les syndicats reconnus du rail. La crédibilité des luttes du cheminot en serait renforcée, notamment par l'amélioration de cet esprit de solidarité, plus que nécessaire !

09:28 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : societe, syndicat, sic, cheminots, sncb |  Facebook |

21/04/2007

Syndicalisme

Le droit de grève mis à mal !

 

De plus en plus, les critiques fusent parmi nos dirigeants, tant patronaux que gouvernementaux et aussi certains médias, pour dénoncer cette « atteinte au droit du travail » qu’est la grève. C’est inadmissible ! Pourquoi ?

 

On se plaint que le courrier n’est pas distribué lorsque les facteurs sont en grève, les causes peuvent être leurs revendications non suivies par le patron ; (par exemple : « géoroute », planification informatisée de distribution du courrier, fait des ravages ; les bureaux de poste ferment les un après les autres, les cadences deviennent infernales dans les centres de tri ; la poste de proximité a pratiquement disparu). Instaurer un service minimum mettrait la pagaille dans cette entreprise où chaque postier est interactif !

Et si les trains ne roulent plus, par exemple parce que les accompagnateurs font grève, en cause les négociations n’aboutissent pas entre les cheminots et leurs patrons (un exemple : les agressions deviennent de plus en plus fréquentes, deux la semaine dernière, quatre rien que pour le week-end dernier, çà suffit !). Là aussi sont cités les navetteurs pris en otage, les travailleurs et les étudiants. Le service minimum n’assurerait pas assez de matériel roulant pour les navetteurs, ce serait là aussi la pagaille, c’est irréalisable ! Même chose pour les autres sociétés de transport (la STIB, les TEC, DE LIJN,…).

Les hôpitaux sont un cas à part, étant donné que les malades doivent absolument toujours être suivis, est-ce pour autant que le personnel hospitalier ne puisse bénéficier d’aucun droit de protestation ?

Quand aux établissements pénitentiaires, si une grève survient, on effectue le remplacement des gardiens de prison par les forces de l’ordre en « intérim » ; déforçant la sécurité des citoyens ; mais est-ce pour autant que le droit de grève des gardiens doit être remis en question ?

 

En France, Sarkozy préconise l’instauration d’un service minimum pour soi-disant ne pas pénaliser les usagers à ces services ; mais « lorsque le vent souffle en France les volets claquent en Belgique », c’est bien connu ; chez nous certains candidats aux futures élections parlementaires proposent la même chose pour leur programme, André Antoine (CDH) et Willy Borsus sont de ceux-là ; Daniel Bacquelaine (MR) a également travaillé sur un texte en proposition à la chambre depuis 2003.

 

Et pour conclure.

 

Diminuer les effets des grèves, c’est leur ôter un moyen majeur de défense aux travailleurs. Leurs droits et leur liberté s’en trouveraient diminués. Le patronat aurait dès lors toujours la part belle pour imposer ses exigences ; et c’est inadmissible !

La grève est un moyen de pression universellement reconnu, et il n’est pas question d’ôter ce droit au travailleur ! Les partisans du véritable socialisme, tout comme les syndicats, s’opposent à tout service minimum, qui vide le droit de grève de son sens.

 

 

Alex Pozetti

12:24 Écrit par Socialisme-Solidarit dans Vie sociale | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : syndicat, droits, societe, exploitation, poste, sncb, patronat, greves |  Facebook |